Le terme supramental désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, le niveau absolu d’intelligence non polarisée relevant de l’esprit, à partir duquel la conscience humaine est libérée des conditionnements de l’âme, des influences de l’astral et des constructions du mental inférieur.
Sur le plan opérationnel, le supramental se manifeste comme une pression directe de lucidité qui rectifie instantanément la perception, dissout les illusions psychologiques et impose une vision du réel sans interprétation ni affect. Il ne procède ni de croyances, ni d’idéologies, ni de systèmes conceptuels : il agit par dévoilement immédiat, compression des structures involutives et installation progressive de l’ego dans une gouverne autonome. Lorsque cette force est active, la pensée cesse d’être centre décisionnel, la personnalité se désagrège comme référence, et l’action découle d’une intelligence impersonnelle, précise et fonctionnelle.
Fonctionnellement, parler du supramental revient à nommer la phase évolutive où l’homme quitte la conscience conditionnée pour entrer dans une relation directe avec l’esprit, hors astral et hors mémoire, permettant une conduite créatrice, stable et non polarisée dans la matière.

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