Communication de Bernard de Montréal – septembre 1985
Très souvent, à tort, les parents croient que les enfants ont un rôle à jouer dans leur vie et ceci est une subtile illusion de la conscience humaine. Ce ne sont pas les enfants qui ont un rôle à jouer dans la vie des parents, ce sont surtout les parents qui ont un rôle à jouer dans la vie de leurs enfants. Et les parents qui ne réalisent pas ceci – et c’est probablement la majorité – sont des parents qui n’ont pas suffisamment de conscience autonome pour comprendre et réaliser que la raison pour laquelle ils ont mis des enfants au monde, c’est pour établir une continuité soit karmique, soit cosmique, dans la chaîne de l’évolution.
À partir du moment où des parents mettent au monde des enfants, ils deviennent sur le plan matériel les gardiens de la conscience humaine en évolution. Ce ne sont pas les enfants qui sont les gardiens de la conscience humaine en évolution, ce sont les parents. Et une telle croyance peut être très néfaste, parce qu’elle empêchera les parents de prendre les dispositions nécessaires pour corriger, sur le plan de l’éducation, les forces instinctives, astrales, animiques, qui font partie des grandes réserves d’expériences anciennes de l’enfant ou de la personnalité ; réserves qui doivent être ajustées au cours de l’évolution par des parents qui reçoivent sur le plan matériel des êtres qui font partie d’une évolution très vaste et très grande.
Sur le plan pratique, les parents qui ne réalisent pas ceci ne pourront pas découvrir en euxmêmes les ressources nécessaires pour transmuter chez leurs enfants ces forces qui, dans le passé, ont fait partie de l’expérience humaine involutive. Donc il leur sera impossible de créer sur cette planète une conscience mentale nouvelle à travers des enfants qui font partie d’une nouvelle évolution et qui aussi doivent un jour participer, tels que les parents peut-être le font aujourd’hui, à une évolution de conscience supérieure, évolution de conscience qui leur permettra éventuellement d’en arriver, sur le plan individuel autant que sur le plan collectif, à rendre à l’homme les pouvoirs de vie qui font partie de sa conscience intégrale et qui sont la mesure de son identité réelle.
La fonction de l’éducation dans la vie d’un enfant n’est pas simplement une fonction sociale. Elle est aussi une fonction psychique, c’est-à-dire qu’à l’enfant doit être donné les éléments nécessaires pour pouvoir socialement cohabiter dans un milieu où ces outils deviennent importants à la manifestation de sa personnalité. Mais aussi, l’enfant doit être amené à découvrir la nature, l’essence, de son psychisme, c’est-à-dire de cette réserve en lui, très vaste, qui fait partie de sa conscience autonome et qui doit un jour être manifestée, puisque l’enfant naît, ou peut-être naît, dans une famille où déjà, il y a une conscience évolutive.
Donc si nous parlons d’évolution de la conscience des enfants, nous parlons de l’évolution de la conscience d’être à l’intérieur d’une enveloppe qui fait déjà partie de l’évolution d’une race humaine supérieurement organisée sur le plan mental. De sorte que les lois de l’évolution vis-à-vis de la psychologie de l’enfant ne peuvent plus être les mêmes qu’elles l’ont été pendant l’involution.
Par exemple, il est absolument nécessaire pour un être humain, un parent, qui vit étroitement avec un ou des enfants, que ce dernier puisse rendre, donner, transférer à l’enfant une partie de sa conscience, c’est-à-dire une partie de sa conscience vibratoire, pour que l’enfant puisse demain saisir cette réalité nouvelle qui fait partie des droits de l’homme sur la Terre, afin que lui-même puisse un jour continuer dans son évolution, à travers ses propres enfants, à transmettre à la future Humanité le germe profond d’une conscience psychique réelle et supramentale. C’est-à-dire une conscience qui s’identifie avec la qualité essentielle et autonome de l’esprit de l’homme, au lieu d’être simplement remplie de paramètres et remplie d’aspects psychologiques qui convenaient à l’involution, mais qui ne font plus partie de la conscience humaine, puisque l’homme nouveau ne fait plus partie de l’histoire psychologique de l’Humanité.
Donc les parents conscients, c’est-à-dire créativement intelligents, ne peuvent pas vivre de l’illusion ou de la croyance que leurs enfants ont un rôle à jouer dans leur vie. Ce sont eux qui ont le rôle à jouer et ils joueront ce rôle en fonction de leur créativité, en fonction de leur potentiel évolutif, en fonction de leur intelligence créative.
Si les enfants sont amenés en contact avec de tels parents, il est inévitable que ces mêmes enfants, demain, pourront bénéficier d’une conscience parallèle, c’est-à-dire d’une conscience dont la sensibilité vibratoire ou l’aspect psychique intérieur de l’être sera la fondation même de leur nouvelle psychologie, au lieu que ces enfants vivent, tels les enfants de l’involution, d’une psychologie colorée par l’inconscience parentale et l’inconscience, très abondante, d’une société qui, aujourd’hui, déborde sur l’insanité collective, mais toujours suffisamment stable en apparence pour donner à ces enfants qui entrent dans le monde l’impression que le monde n’est pas à l’envers.
Donc les parents ont le rôle, dans la vie de leurs enfants, la responsabilité, d’instruire leurs enfants afin que leur éducation soit réelle. Et nous parlons d’instruction. Instruire un enfant veut dire donner à un enfant les outils nécessaires afin que son éducation soit valable. Il ne s’agit pas simplement d’éduquer un enfant, il faut l’instruire. Donc il faut lui donner une certaine connaissance de lui-même, à travers une discipline créative qui l’amènera demain à pouvoir réaliser, lorsqu’il sera dans le monde, que lui est à l’endroit et que le monde est à l’envers. Mais si nous attendons que nos enfants soient dans le monde pour qu’eux-mêmes découvrent que le monde est à l’envers, il sera très très possible que ces mêmes enfants découvrent que le monde est à l’envers des années plus tard. Et dans ce temps, dans cette période, déjà eux-mêmes auront été tellement à l’envers qu’ils ne sauront plus où ils se situent vis-à-vis du monde, où le monde se situe vis-à-vis d’eux, ce qui est aujourd’hui le grand dilemme de la jeunesse mondiale.
Donc l’enfant doit être amené, dans le rôle des parents vis-à-vis de l’éducation, à réaliser que c’est lui qui est à l’endroit et que le monde est à l’envers. Il ne s’agit pas nécessairement qu’il vive toutes sortes d’expériences pour réaliser ceci, mais il faut que lui-même, en relation avec le rôle des parents dans l’éducation créative, puisse réaliser son centre d’énergie ou ses centres d’énergie. Il faut que l’enfant soit amené à reconnaître toutes les qualités créatives de sa conscience, et aussi à reconnaître les aspects subjectifs et nuisibles ou non-créatifs de son inconscience.
Et si l’enfant est amené graduellement, au cours des années, à faire face à sa propre réalité, toujours surveillée par la réalité des parents, il verra très bientôt, surtout vers l’âge de la puberté, qu’il n’est pas un enfant ordinaire, qu’il est un enfant extraordinaire, qu’il est un enfant rempli de sa propre réalité. Et lorsqu’un enfant se sent rempli de sa propre réalité, les parents n’ont plus à s’inquiéter de lui pour demain, parce que demain prendra son cours en même temps que l’enfant lui-même, parce que déjà, il aura été conscientisé, c’est-à-dire amené à regarder la vie d’une façon qui coïncide avec sa propre réalité, et non pas regarder la vie avec ou d’après une façon qui coïncide avec l’irréalité de ceux qui, demain, seront autour de lui.
De sorte qu’il pourra se suffire à lui-même sur le plan psychique, ne plus souffrir des influences innombrables qui affluent vers l’homme inconscient, et maintenir pendant toute sa vie une certaine réalité de confiance qui sera la manifestation de son équilibre intérieur, donc qui lui permettra de vivre une vie pleine. Ceci est le produit du rôle des parents dans l’évolution des enfants. Si les parents font l’erreur de croire que les enfants ont un rôle à jouer dans leur vie, les parents perdront de l’énergie. Les parents perdront de cette sorte de présence mentale nécessaire pour corriger les déviations naturelles du caractère qui est le produit de l’activité subliminale et inconsciente de l’âme à travers l’ego.
Lorsque nous disons que les parents ont un rôle à jouer dans la vie des enfants et que les enfants n’ont pas de rôle à jouer dans la vie des parents, nous disons que la conscience des parents ou cette conscience chez les êtres qui est d’un ordre nouveau, cette conscience supramentale est suffisante en elle-même pour établir les conditions d’évolution maximale pour les enfants qui sont sous la juridiction des parents. Mais si les parents se laissent prendre dans l’illusion du rôle qu’ont les enfants à jouer dans leur vie, ils perdent de la concentration de cette énergie, ils perdent de cette conscience, ils se laissent subliminalement affecter par un courant émotif qui rend les enfants propriétaires des parents. Et lorsque nous disons propriétaires, nous disons que les enfants prennent, petit à petit, du terrain dans la vie psychique de la famille, et ceci n’est pas bon.
Il faut que les enfants entrent graduellement dans la vie psychique de la famille, mais il ne faut pas qu’ils prennent du terrain, parce que s’ils prennent du terrain, à ce moment-là, ils divisent la famille et ils tombent d’une façon subtile sous l’empire de la territorialité, c’est-à-dire qu’ils prennent avantage de l’éther de la famille. Et lorsque les enfants prennent avantage de l’éther de la famille, les parents perdent le contrôle vibratoire évolutif de leur conscience. Et vient un point dans la vie de ces enfants où ils ne peuvent plus bénéficier de la conscience parentale créative et instructive. Donc les parents ont besoin de savoir et de réaliser, dans leur for intérieur, que leur conscience est suffisamment créative pour pouvoir établir, en relation avec les enfants, un champ d’énergie suffisamment puissant et créatif pour que ces mêmes enfants puissent bénéficier constamment de cet éther mental, qui est l’expression créative de parents conscientisés.
Il est très facile de tomber dans le piège psychologique de la conscience de l’involution pour des parents qui n’ont pas suffisamment compris et réalisé que leur conscience est créative avant tout. Et c’est très difficile, souvent, pour des parents de réaliser que leur conscience est créative avant tout, parce qu’ils sont trop assujettis à une sorte d’émotivité qui fait partie encore d’un état mental non perfectionné ; état qui est le résultat de leur lien avec les forces de l’involution. Donc pour que des parents puissent donner à leurs enfants tout ce dont ils ont besoin sur le plan vibratoire pour développer l’outillage nécessaire à leur vie future, il leur est nécessaire et profondément nécessaire de réaliser et de comprendre qu’ils sont le centre d’énergie de leur famille.
De ce centre d’énergie irradient des forces qui serviront à faire croître l’enfant, à faire grandir l’enfant, à faire de l’enfant un être de plus en plus équilibré. Et ce sont ces forces qui sortent d’une conscience créative parentale qui est très consciente du rôle qu’elle joue dans la vie de l’enfant et non pas l’inverse. Même si les parents aiment beaucoup leurs enfants et qu’ils vivent ou qu’ils supportent des erreurs psychologiques d’une telle sorte, il est évident que leurs enfants qu’ils aiment beaucoup ne bénéficieront pas parfaitement de leur liaison, de leur échange d’énergie, de leur appartenance à un même processus d’évolution.
Dans le cadre de l’évolution psychologique de l’enfant, évolution psycho-créative de l’enfant, les parents ne peuvent pas se permettre de ne pouvoir répondre essentiellement, créativement, à un lien qui les unit à leur enfant à travers le mode opératoire de leur esprit.
Si les enfants ne sont pas donnés de reconnaître l’esprit, c’est-à-dire cette sorte d’intelligence toujours présente chez les parents, ces derniers ne pourront pas amener les enfants à percevoir leur propre esprit, parce que l’esprit des uns ne peut être perçu par l’esprit de l’autre que, si déjà, les parents possèdent suffisamment d’intelligence créative pour empêcher que les aspects foncièrement animiques et subconscients du caractère viennent entraver le développement naturel de l’esprit chez l’enfant. Et c’est là que le rôle des parents est important, c’est là que les parents doivent réaliser que leur rôle est essentiellement monolithique, c’est-à-dire que leur rôle en tant que parent-père et parent-mère doit être un rôle totalement unifié dans une réalité qui, en fonction de l’enfant ou du point de vue de l’enfant, ne se divise jamais.
Si les parents étaient réellement conscients de leur rôle vis-à-vis des enfants et non pas du rôle des enfants vis-à-vis d’eux, les parents vivraient une sorte d’unité de conscience. Ils exprimeraient une sorte de monolithisme dans l’expression de leur conscience créative et instructive à l’intérieur de l’éducation. C’est cette inhabilité chez les parents de vivre une unité dans leur conscience parentale qui donne ou qui crée chez l’enfant le doute de la réalité essentielle de l’intelligence des deux et qui, en fonction de l’activité sournoise du caractère, permettra à l’enfant d’aller vers un ou l’autre, selon la situation, selon la réjection, selon les obstacles auxquels il fera face, vis-à-vis de l’un ou de l’autre.
Et ceci ne peut pas donner à l’enfant, ne peut pas amener l’enfant à une conscience créative, c’est-à-dire à une prise de conscience de son esprit, ceci ne peut qu’enflammer en lui les douces passions de sa conscience astralisée et lui faire constamment valoir des aspects de son être subjectif, aspects qui se développeront et qu’il emmènera plus tard avec lui dans la vie, où il sera obligé de confronter, non plus ça devant une famille, mais tout un monde inconscient.
C’est à partir de la conscience de l’esprit que l’homme peut réellement comprendre les lois d’échanges entre lui et les autres. C’est à partir de la conscience de l’esprit que l’homme peut comprendre facilement le rôle qu’il peut jouer en fonction d’un autre qui est plus sujet à l’inconscience que lui-même.
C’est pourquoi les parents conscientisés qui auront découvert leur état mental à l’intérieur du rôle qu’ils doivent jouer vis-à-vis de leurs enfants, s’apercevront au fur et à mesure que progressera l’échange d’énergie entre eux et leurs enfants, que le travail devient naturellement de moins en moins difficile, de plus en plus facile, de plus en plus intéressant, et qu’à un certain âge, dans le coin où se situe la puberté, que ces enfants sont déjà élevés.
Lorsque les parents disent que les enfants à 15, 16, 17, 18 ans sont difficiles ou à 14, 15, 16, 17, 18 ans, ils sont difficiles, c’est parce que les parents n’ont pas suffisamment exercé leur rôle créatif dans l’évolution psychologique de leurs enfants. Au fur et à mesure qu’un enfant grandit, la relation entre lui et ses parents doit être plus facile, donc les parents doivent commencer lentement à bénéficier de leur investissement. Mais c’est la situation contraire qui se passe dans le monde : lorsque les enfants sont jeunes, les parents sont heureux ; lorsque les enfants grandissent, les parents commencent à se décourager. Pourquoi ? Parce que les enfants jouent dans la vie des parents un rôle plus grand que les parents ne jouent dans la leur, autrement dit, c’est un monde à l’envers à l’intérieur de la famille.
C’est pourquoi c’est très important de comprendre ceci, parce que de là, les parents récolteront une alliance de plus en plus créative avec leurs enfants au lieu d’un déboire, d’une perte, d’une remise en question, parce qu’eux-mêmes n’auront pas compris parfaitement leur rôle dans la vie de famille.
Lorsque nous disons que les parents n’ont rien à apprendre des enfants, nous disons que les parents sont supposés, doivent avoir suffisamment de conscience créative, pour réaliser que les enfants sont des êtres dont la conscience est astralisée. Et la conscience de l’enfant, elle est toujours astralisée jusqu’au jour où elle se désastralise, jusqu’au jour où elle mentalise.
Si les parents ne réalisent pas ceci, ils seront obligés de vivre de l’astralisation de la conscience de leurs enfants, et ils ne pourront pas bénéficier d’un échange créatif, perfectionné, évolué, qui fera de leurs enfants, après la puberté, des êtres faciles, plaisants à vivre avec, au lieu d’êtres qui seront ou devraient être, dans le cas contraire, difficiles et souvent amenés à se joindre plutôt à la conscience collective décadente qu’à la conscience créative d’une famille qui a été capable pendant des années d’avertir l’enfant, de rendre compte à l’enfant de certaines déviations caractérielles qui font partie de ses antécédents incarnatoires.
Un parent qui sent réellement et essentiellement son rôle dans l’évolution psychologique de son enfant est un parent qui se sent constamment présent dans la conscience vibratoire de leur relation. À partir du moment où un parent perd la conscience vibratoire de sa relation avec son enfant, il tombe sous le joug de la conscience parentale involutive, il tombe sous le joug de l’affaiblissement de l’intelligence créative parentale. Il tombe sous le joug de l’impuissance créative de la conscience parentale à l’intérieur d’un mouvement énergétique, c’est-à-dire la famille, qui doit être constamment perfectionné afin de donner demain des résultats de plus en plus perfectionnés et de plus en plus équilibrés.
Autrement dit, à partir du moment où un parent perd conscience de l’aspect égoïque subjectif d’un enfant, il entre sans s’en rendre compte dans l’inconscience de sa propre conscience. Il perd contact avec sa propre réalité, il perd contact avec son esprit, donc il ne peut pas allumer dans l’enfant la conscience de son propre esprit, de sorte qu’il empêche l’enfant d’en arriver un jour à découvrir son identité et donc à vivre d’une façon autonome et essentiellement réelle.
Bien élever un enfant veut dire, pour des êtres conscients, pour des parents conscients, amener l’enfant petit à petit à pouvoir voir les choses comme eux les voient. Ceci ne veut pas dire par opinion, ceci veut dire par vibration. Lorsqu’un enfant est amené vibratoirement à voir les choses comme le voient les parents, déjà il possède un état de conscience avancé, état de conscience qui est déjà universalisé et qui permet une relation entre les parents et les enfants de plus en plus perfectionnée.
Si un enfant peut voir les choses comme les parents les voient, d’une façon vibratoire, il est capable graduellement d’en arriver à composer avec sa propre conscience et d’en déduire d’après sa propre conscience que la conscience des parents est une conscience véritablement équilibrée, donc véritablement et essentiellement bonne pour lui. À partir de ce moment-là, il est très facile pour l’enfant de grandir, de s’ajuster, de se perfectionner, pour en arriver un jour à une autonomie et à une identité de conscience. Mais si les parents sont incapables de faire sentir à l’enfant, par vibration, leur propre conscience, leur propre sensibilité, de la valeur d’un évènement, comment voulez-vous que l’enfant réalise par lui-même ces choses qui font partie de la nature de l’esprit et qui ne font pas partie de la nature de l’âme, de la mémoire, donc du caractère ?
Un enfant aura toujours tendance à rationaliser ce qui est l’expression de son caractère, parce que c’est la chose la plus près de lui. Mais ce n’est pas la chose la plus présente en lui et ce n’est pas ce qui est près de l’enfant qui compte dans son éducation, c’est ce qui est présent en lui. Et ce ne sont que les parents qui peuvent rendre à l’enfant la vision, la sensibilité, la perception de ce qui est présent en lui, l’enfant peut très facilement réaliser par lui-même, ce qui est près de lui. Donc le rôle de l’éducation créative et supramentale ou consciente, chez les hommes de l’avenir, sera en fonction de l’écart que doit prendre dans la conscience de l’enfant entre ce qui est près de lui et ce qui est présent en lui.
Et plus l’enfant découvrira ce qui est présent en lui, plus il se découvrira, donc plus il lui sera facile, graduellement, d’ajuster ce qui est près de lui, c’est-à-dire ce qui est astral, afin de prendre conscience de sa réalité et de se donner dans sa vie d’enfant des moyens d’action qui coïncident parfaitement avec son propre esprit, donc avec l’esprit des parents, donc avec des pères de la famille. À partir de ce moment-là, le tour est joué, l’enfant est élevé et il grandit par lui-même. Il a son propre “momentum” et il se découvre de plus en plus grand, de plus en plus extraordinaire, de plus en plus vivant dans le sens réel du terme, donc de plus en plus et de façon de plus en plus permanente, heureux.
Pour qu’un enfant soit heureux, il suffit que les parents soient suffisamment présents en esprit, de son esprit troublé par les aspects extérieurs de sa vie. Et si l’esprit de l’enfant est troublé par les aspects extérieurs de sa vie parce qu’il n’a pas suffisante expérience, parce qu’il n’a pas suffisante conscience, c’est que son esprit est déjà coloré par son caractère. Et c’est le fait que le caractère de l’enfant colore son esprit qui empêche ce dernier de pouvoir être heureux.
Si les parents ne sont pas suffisamment présents, là, pour voir ceci, pour corriger ceci, pour amener l’enfant à perfectionner la relation entre son esprit et son caractère, ce dernier ne sera pas heureux, même s’il est près de lui-même. Car pour un enfant, être près de lui-même est toujours en fonction de son caractère, tandis que pour un enfant, “être présent” veut dire être réceptif à une vibration qui fait partie de sa réelle nature. Mais si les parents ne voient pas ceci, ne peuvent pas corriger ceci parce qu’ils sont trop prisonniers de leur propre caractère, à ce moment-là vous aurez une famille de plus en plus décousue, de moins en moins certaine, de moins en moins monolithique.
Qu’un enfant soit malheureux dans la vie, ce n’est pas normal, parce qu’un enfant ne peut pas être malheureux dans la vie si on lui permet d’être heureux dans la vie. Mais pour qu’on lui permette d’être heureux dans la vie, il faut que nous puissions créer les conditions pour un tel bonheur. Et les conditions d’un tel bonheur sont toujours en fonction de ce qui, dans la vie, empêche l’enfant parce qu’il n’a pas l’expérience, parce qu’il n’a pas la conscience de pouvoir faire la différence entre ce qui est en lui caractère et ce qui est en lui esprit.
Donc c’est dans le rôle des parents de faire reconnaître à l’enfant ce qui est esprit versus ce qui est caractère, et c’est ainsi que l’enfant pourra de plus en plus être heureux dans la vie d’une façon permanente, parce que l’esprit n’est pas polarisable, l’esprit est toujours dans la conscience de l’enfant quelque chose d’intelligent, quelque chose de raisonnable, dans le sens créatif. Tandis que le caractère ou ce qui est issu du caractère, que ce soit chez lui ou que ce soit chez d’autres enfants autour de lui, n’est pas toujours intelligent, n’est pas toujours issu de l’esprit.
C’est dans le rôle des parents de percevoir, de savoir l’état mental de l’enfant, c’est dans le rôle des parents de savoir si l’enfant est heureux. C’est dans le rôle des parents de demander, de temps à autre à l’enfant, est-ce qu’il est heureux. Si l’enfant est heureux, il n’y a pas de problème, si l’enfant n’est pas heureux, il faut savoir, il faut connaître la raison. Et c’est aux parents à ce moment-là d’agir en fonction de cette raison pour que l’enfant redécouvre son équilibre.
D’ailleurs, la situation d’être heureux pour un enfant est exactement la même que chez un adulte, avec cette différence que l’enfant, souvent, n’a pas les moyens pour corriger sa situation de vie. Tandis que l’adulte, lui, a ce moyen ou peut avoir ce moyen. Un enfant peut demeurer malheureux pendant des années parce qu’il n’a pas le moyen de corriger sa situation de vie, parce que des adultes autour de lui n’ont pas vu qu’il était malheureux. Ceci est terrible et ceci peut marquer un enfant pendant des années.
Donc c’est dans le rôle des parents de savoir, de s’entretenir du fait que l’enfant ou les enfants sont heureux et qu’ils sont heureux toujours, tout le temps. Jusqu’à ce jour où arrivés à leur état de maturité, à leur état de conscience, ils puissent aller eux-mêmes dans la vie et continuer à perpétuer ce bonheur qui avait été originalement établi dans leur vie, maintenu dans leur vie, par des parents conscients, intelligents et créatifs.
C’est là que nous aurons des enfants demain qui seront nés sur la Terre pour être heureux sur la Terre et bénéficier de la vie humaine sur cette planète, au lieu d’enfants qui, comme aujourd’hui nous le voyons, sont prisonniers du mensonge, malades dans l’âme, impuissants dans l’esprit, et qui se tournent vers la musique, vers la drogue, pour se créer des paradis intérieurs.
Les parents ont un rôle, ils ont une responsabilité et la responsabilité ne définit pas le rôle, c’est le rôle qui définit la responsabilité. Le rôle fait partie de l’aspect mental de l’homme parent, la responsabilité fait partie de l’aspect social de l’homme-parent. Et si l’homme parent n’a pas conscience mentale de son rôle, il ne pourra pas exercer responsablement son action dans la vie éducative de l’enfant. Et ce dernier perdra, ce dernier ne bénéficiera pas de son potentiel réel, donc il ne sera pas un enfant total pour être demain un adulte total.
Pour reconnaître son rôle en tant que parent, il ne faut pas avoir peur de soi-même, il ne faut pas être inquiet à l’intérieur de soi-même. Il ne faut pas avoir de doute de soi-même, parce que si nous vivons ceci, nous colorons notre énergie, nous l’astralisons, c’est-à-dire que nous abaissons sa vibration et nos enfants ne peuvent pas bénéficier d’une conscience réelle chez nous, ils ne bénéficient que d’une conscience subjective colorée par notre tempérament et allumée par le feu de notre caractère.
Ceci ne peut pas créer quelque chose, ceci ne peut pas transmettre à nos enfants une vibration de conscience supérieure, ceci ne peut pas donner à nos enfants la vie mentale que nous sommes en train de développer ou que nous sommes supposément capables de vivre.
Les enfants ne possèdent pas le même rythme de vie, n’ont pas les mêmes intérêts que les parents, c’est normal. Mais les enfants doivent avoir un rythme de vie et des intérêts qui ne font pas interférence vibratoirement avec la vie des parents. Donc il doit y avoir une balance, un équilibre dans les intérêts des enfants afin que ces derniers puissent parfaitement bénéficier de leurs intérêts sans mettre en péril, en déséquilibre, la vie de leurs parents, parce que si les parents ne sont pas en équilibre dans leur vie, les parents ne peuvent pas bénéficier de leur conscience créative.
Si les parents ne sont pas en équilibre dans leur vie, les enfants ne peuvent pas bénéficier de leur conscience créative. Ceci est une loi vibratoire !
Pour que les parents soient heureux, il faut que les enfants soient heureux, pour que les enfants soient heureux, il faut que les parents soient heureux. S’il y a déséquilibre dans une sphère ou dans l’autre, la famille en souffrira. Donc les enfants ne pourront pas bénéficier parfaitement de l’équilibre vibratoire de l’énergie créative de leurs parents, donc ils ne pourront pas parfaitement bénéficier éventuellement d’eux-mêmes parce que leurs intérêts auront été ou auront pris trop de place dans la vie de la famille. Et ceci sera le résultat de l’impuissance créative de la conscience parentale, ce seront toujours les parents qui seront responsables de l’échec dans l’éducation des enfants, jamais les enfants ne seront responsables de l’échec dans leur vie. Ceci est une loi cosmique.
Ce sont les parents qui ont le rôle, et non pas les enfants qui ont le rôle. Si vous n’êtes pas capables d’amener vos enfants à une conscience autonome demain, ce sera à cause de votre propre impuissance, ce ne sera jamais à cause des enfants. Vous ne pourrez jamais dire : ah, mais mon enfant était ceci, mon enfant était cela… Parce que le caractère d’un enfant se transforme, tout ce qui fait partie de la mémoire, tout ce qui est mémoire, se transforme, parce que tout ce qui est mémoire n’est pas parfait, donc tout se transforme, tout s’ajuste. Mais pour ajuster et transformer un tel matériel, il faut de la conscience, il faut de l’esprit.
Donc à partir du moment où le caractère de l’enfant est transformé, raffiné, le mouvement de l’esprit à travers la personne est très facile, l’enfant est très facile. Mais si les parents n’exercent pas leur rôle parce qu’ils n’ont pas la conscience de leur rôle et qu’ils sont sous l’influence subjective de la conscience collective, et qu’ils pensent que les enfants ont un rôle dans leur vie, à ce moment-là, ils perdront conscience de leur rôle. Ils perdront leur énergie créative, ils perdront la concentration mentale de leur action vis-à-vis des enfants. Et ces derniers ne pourront bénéficier de la présence de l’esprit des parents à travers l’éducation et à ce moment-là, ce seront les parents qui seront responsables, sur le plan évolutif, de l’impuissance créative de leurs enfants demain, ce ne seront pas les enfants.
Ne blâmez jamais vos enfants, parce que vos enfants vous ont choisis pour être amenés à leur potentiel. Et vous, vous n’avez pas été suffisamment conscients pour délivrer, pour donner à ce rôle toute sa qualité créative et essentiellement intelligente. Que nous donnions à nos enfants par excès ou que nous retenions par excès, l’excès lui-même est toujours l’expression de notre impuissance créative. Donc si l’enfant grandit mal à cause de nos excès, ce n’est pas de sa faute, c’est de notre faute, c’est-à-dire que c’est le résultat de notre impuissance.
C’est pourquoi plus les parents se conscientiseront dans la vie, plus ils verront, plus ils découvriront qu’élever un enfant, c’est aussi facile dans l’avenir que c’était difficile dans le passé. C’est aussi facile dans l’avenir, parce que dans l’avenir, l’homme saura comment travailler avec sa propre énergie mentale et la diffuser, cette énergie mentale, afin qu’elle bénéficie à ceux qui sont près de lui. Tandis que pendant l’involution, dans le passé, l’homme était trop subjectif dans sa conscience, il était trop prisonnier de son caractère, il n’avait pas suffisamment accès à l’intelligence de son esprit pour pouvoir se nourrir à la source de sa propre intelligence, d’où les échecs, d’où les malheurs, d’où les consternations que nous avons retrouvés pendant l’involution, autant dans l’histoire des parents que dans celle des enfants.
Donc les enfants sont de petits adultes en miniature qui doivent être pris en considération à partir de la conscience de ces autres adultes qui sont leurs parents. Et à partir du moment où le petit adulte, l’enfant, devient réellement enfantin, c’est-à-dire caractériellement relié à sa nature astrale, c’est le rôle des parents adultes de conscientiser cette énergie afin de ramener l’enfant à l’état de petit adulte, c’est-à-dire afin de ramener l’enfant à un état de conscience plus réel, plus près de son intelligence créative.
Voilà le rôle des parents dans l’éducation, voilà la fonction de ces mêmes parents dans le développement de la psychologie de l’enfant. Voilà la raison pour laquelle les parents ont été choisis par leurs enfants, même s’ils n’ont pas aujourd’hui conscience de ce choix, ni d’une part, ni d’une autre. Les lois de la vie sont occultes, c’est aux hommes de connaître ces lois occultes et de travailler avec ces lois afin de parfaire sur le plan matériel ce qui a été décidé dans les plans invisibles.

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