Cette rubrique explore les fondements réels de l’union humaine sous l’angle de la psychologie évolutionnaire. Il ne s’agit plus d’aborder le couple et la sexualité comme de simples faits sociaux, affectifs ou biologiques, mais comme des processus énergétiques majeurs appelés à se transformer profondément avec l’émergence de la conscience nouvelle. Dans l’instruction de Bernard de Montréal, la relation intime devient un laboratoire de lucidité où l’être humain apprend à sortir des mémoires de l’âme pour établir une alliance fondée sur l’Esprit.
Durant l’involution, le couple est essentiellement karmique. Deux êtres sont réunis par des forces astrales afin d’épurer des mémoires anciennes, souvent au prix de conflits, de dépendances et de répétitions douloureuses. Cette forme d’union repose sur l’insécurité, la possession et la compensation affective. Bernard de Montréal distingue clairement l’accouplement — union matérielle et astrale fondée sur la survie, la procréation ou la sécurité psychologique — du couple réel, qui correspond à un contrat vibratoire entre deux individus autonomes. Le couple de demain ne sera plus un refuge contre la solitude intérieure, mais une alliance consciente entre deux êtres centrés, capables de se rencontrer sans se posséder.
La sexualité est comprise comme une énergie cosmique puissante, un point de condensation de forces qui traversent les centres de l’être humain. L’ego croit en être le maître, alors qu’elle est en réalité régulée par des lois occultes qui le dépassent. L’astral utilise cette énergie pour maintenir l’homme dans la séduction, la culpabilité, l’obsession ou la perversion, en exploitant l’imagination et les désirs inconscients. Tant que la sexualité demeure psychologisée, elle devient un terrain de manipulation et de perte de contrôle.
L’Homme nouveau apprendra à la vivre de manière vibratoire, en la libérant des exigences de performance, de possession et de fantasme, pour qu’elle redevienne un simple mouvement d’équilibre énergétique.
L’une des grandes illusions de l’involution a été de confondre amour et sexualité sur le plan émotif. Cette fusion crée une dépendance réciproque : l’homme devient esclave de son besoin sexuel, souvent réduit à la génitalité, tandis que la femme devient esclave de son besoin d’affection. Cette mécanique engendre un chantage affectif permanent, où chacun utilise l’intimité pour combler ses manques intérieurs. L’évolution exige une dissociation consciente entre l’amour et le sexe.
L’amour relève de la connexion des esprits ; la sexualité est une canalisation d’énergie physique. Les séparer permet de les réunir plus haut, dans un équilibre où aucun ne sert de compensation à l’autre.
La femme joue un rôle central dans cette transformation. Par sa sensibilité et sa lucidité naturelle, elle a pour fonction de faire évoluer l’homme dans l’intimité et de l’extraire de sa brutalité ou de son inconscience. Pour accomplir cette tâche, elle doit conquérir une autonomie intégrale, affective et matérielle, afin de ne plus être psychiquement assujettie au pôle masculin. Le couple nouveau n’est plus un champ de domination, mais une unité consciente fondée sur la transparence, la communication réelle et l’ajustement permanent des deux partenaires.
Cette rubrique aborde également les diversités d’expérience de l’âme, notamment l’homosexualité, comprise comme une configuration mémorielle issue de cycles d’incarnation rapides où l’empreinte du sexe opposé n’a pas été entièrement effacée. Bernard de Montréal invite à une vision dépolarisée, fondée sur l’intelligence et non sur la morale sociale. Chaque être a droit à sa trajectoire sans être réduit au jugement collectif.
Le couple réel n’est donc ni romantique ni idéalisé. Il est un lieu de travail conscient où deux individus autonomes apprennent à se rencontrer sans se détruire. Lorsque l’énergie de l’intelligence remplace les frictions de la personnalité, la relation cesse d’être un champ de bataille affectif pour devenir un espace de paix, de régénération et de création commune.
Bernard de Montréal :
« Pour rentrer dans un couple puis pour vivre ta vie de couple parfaitement, faut que tu en arrives à total zéro. Parce que le zéro dans le couple c’est la prise de position personnelle, consciente de ta propre individualité vis-à-vis toi-même, réalisant tout’ le travail d’ajustement éventuel qui doit être fait’ pour en arriver éventuellement à une harmonie parfaite. Tu ne peux pas avoir une relation de couple et ne pas considérer et réaliser que, tu dois passer par le zéro avant d’en arriver au plus, ça c’est une réponse réelle.
La satisfaction dans le couple doit être le résultat de l’harmonisation des deux personnes en fonction d’une intelligence créative, non pas en fonction de la psychologie de couple ou de la psychologie sociale.
Si les gens sont capables, sont assez patients pour réaliser que leur degré de satisfaction est zéro, et d’attendre dans le temps puis de ne pas aller mettre leurs émotions puis leur mentalité puis toutes leurs conneries dedans, éventuellement après un certain temps ils vont avoir un degré de relation parfait. On doit avoir un degré de relation dans un couple, pas un degré de satisfaction.
Quand on commence à être dans l’intelligence, on est capable de donner des réponses qui ne sont pas intelligentes dans le sens inconscient du terme.
Si un couple est une relation psychologique, ça ne vaut plus rien. C’est deux forces opposées puis ils vont toujours être opposés, le degré de satisfaction d’un couple il ne sera jamais à cent pour cent, c’est impossible. UN COUPLE ÇA DOIT ÊTRE UNE RELATION D’ESPRIT. le couple c’est rien que la condition matérielle de deux corps, deux personnalités mais dans l’esprit, ça unifie le mental, l’émotionnel, le vital puis le physique ».
MR 256 L’émotivité c’est du pouvoir et La vibration c’est l’énergie de l’intelligence