La sexualité n’est ni un tabou ni une identité. Elle est une énergie. L’homme ancien subit la sexualité. L’homme nouveau la maîtrise. La volonté en est la clé.
D’un point de vue supramental la volonté constitue le pivot fondamental de la transformation de la sexualité humaine. Tant que la sexualité est vécue à partir de l’émotion, du désir ou de l’amour humain, elle demeure sous la gouverne de l’âme et de la mémoire. Elle agit alors comme une force involutive, génératrice de dépendance, de compensation et de déséquilibre intérieur. Lorsque la volonté s’installe, la sexualité change de nature : elle cesse d’être subie et devient maîtrisée.
La volonté réelle ne relève ni du contrôle moral ni de la répression. Elle n’est pas une discipline imposée par l’ego, mais une intelligence active issue de l’Esprit. Elle permet à l’homme de contenir l’énergie sexuelle sans la bloquer, de la canaliser sans la déformer, et de l’utiliser sans s’y identifier. Par la volonté, l’énergie cesse d’alimenter le corps de désir et se met au service de la stabilité de la matière.
Dans l’état involutif, la sexualité est intimement liée à la recherche de reconnaissance, de sécurité affective ou de valorisation personnelle. Elle devient un terrain de projection où l’ego cherche à combler un manque intérieur. Cette dynamique rend l’homme vulnérable aux influences astrales et aux formes mémorielles qui récupèrent l’énergie sexuelle pour entretenir le cycle du désir et de la répétition. La sexualité n’est alors ni libre ni consciente : elle est conditionnée.
La volonté rompt ce conditionnement. Elle introduit une distance lucide entre l’ego et l’énergie, permettant à l’homme de ne plus être entraîné par les impulsions de l’âme. Déchirer la mémoire sexuelle ne signifie pas nier l’expérience, mais dissoudre les images, les attentes et les scénarios qui emprisonnent l’énergie dans des formes répétitives. L’énergie ainsi libérée retrouve sa fonction première : soutenir l’équilibre vital et renforcer la présence de l’Esprit dans le corps.
Dans le couple, cette mutation transforme radicalement la relation. La sexualité vécue par la volonté n’est plus un échange de besoins, mais un ajustement énergétique conscient. Elle ne sert plus à maintenir un lien affectif par la dépendance, mais à préserver l’autonomie et la stabilité de chacun. L’homme et la femme ne se définissent plus l’un par l’autre : ils se rencontrent dans une intelligence vibratoire commune, sans emprise ni possession.
À mesure que la volonté s’affirme, la sexualité perd son caractère compulsif et dramatique. Elle devient simple, fonctionnelle, précise. Elle ne cherche ni l’intensité émotionnelle ni l’extase psychologique, mais l’équilibre. Cette sobriété n’est pas une perte, mais un gain de cohérence intérieure. L’énergie sexuelle cesse d’être dissipée et participe à la consolidation du corps, du système nerveux et de la conscience.
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Sexualité et volonté forment ainsi un axe central de l’évolution humaine. Là où l’homme ancien se laissait gouverner par l’énergie, l’homme nouveau apprend à la gouverner sans la contraindre. Cette maîtrise prépare le terrain à une transformation plus vaste, où la sexualité, libérée de l’âme et de l’émotion, devient un outil silencieux d’intégration de l’Esprit dans la matière. |
Approfondir :
- La sexualité – énergie cosmique et transmutation
- Trilogie – Volet 2 : La sexualité comme énergie terminale
- Trilogie – Volet 1 : La sexualité est totalement occulte chez l’homme
- Sexualité, désordres et transmutation
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


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