Sexualité : de l’instinct à la conscience

Nov 7, 2025

La sexualité, pour Bernard de Montréal, n’est ni un tabou ni une morale : c’est une énergie cosmique mal comprise. Il la décrit comme une force vitale centrale, à la fois créatrice et piégeuse, que l’homme doit un jour transformer par l’intelligence.

LA SEXUALITÉ, FORCE COSMIQUE ET VITALE

La sexualité est une fonction terminale : le point de contact où l’énergie des plans supérieurs s’ancre dans la matière. Elle nettoie la colonne d’énergie, relie l’âme au corps et maintient la vie sur Terre. Sans elle, il n’y aurait pas d’humanité. Mais cette puissance est double : elle nourrit la vie autant qu’elle peut la retenir dans la densité.

LA DÉFORMATION INVOLUTIVE

Pendant l’involution, la sexualité est devenue astralisée — pervertie par la psychologie, la culpabilité et la peur. L’homme croit la contrôler, mais elle est gouvernée par des forces invisibles. Les religions ont accentué ce déséquilibre : en voulant freiner l’animalité, elles ont coupé l’homme de son intelligence énergétique. Ainsi, la sexualité s’est chargée de honte, d’orgueil et de souffrance.

LA SEXUALITÉ ET L’IDENTITÉ HUMAINE

La sexualité révèle le niveau d’équilibre de l’ego. Chez l’homme, elle devient performance ; chez la femme, attachement affectif. Quand amour et sexualité se confondent, la relation se transforme en dépendance : la femme souffre de son émotion, l’homme de son orgueil. L’un et l’autre doivent apprendre à séparer amour et énergie pour retrouver la liberté intérieure.

LA TRANSMUTATION CHEZ L’HOMME NOUVEAU

L’homme conscient vivra sa sexualité sans astralité, comme une énergie pure sous le contrôle du mental supérieur. Elle ne sera plus désir ou culpabilité, mais mouvement intelligent. Le corps sexuel cèdera sa fonction créatrice au centre de la parole, dans la région de la thyroïde : la création deviendra verbale, éthérique. La liberté sexuelle n’est pas le libertinage, mais la maîtrise sans effort d’une énergie devenue consciente.

HOMOSEXUALITÉ, PERVERSIONS ET RÉÉQUILIBRE

L’homosexualité, pour BDM, est une manifestation astrale liée à des mémoires karmiques. Elle exprime un réajustement vibratoire entre les pôles masculin et féminin d’une même âme. Souvent vécue dans la souffrance, elle peut devenir, si elle est comprise, un facteur d’évolution et de guérison. Les perversions, au contraire, résultent d’une surcharge astrale et d’un déséquilibre du mental. Elles traduisent la perte de contrôle du centre sexuel par l’intelligence.

DE LA PASSION À L’INTELLIGENCE

La sexualité de l’avenir ne sera plus un champ de lutte entre le corps et l’esprit. Elle deviendra un instrument de création consciente, libérée de la morale et du désir. L’homme nouveau la vivra non plus comme un besoin, mais comme un échange d’énergie entre deux esprits équilibrés. La sexualité cessera d’être un miroir de l’involution pour devenir un signe d’unité intérieure.

La sexualité, dans l’œuvre de BDM, passe donc du statut d’instrument karmique de souffrance et de confusion identitaire à celui d’une activité vibratoire pure, où l’énergie est canalisée et maîtrisée par l’intelligence de l’être, au-delà de toute morale, spiritualité ou passion involutive. Elle est, au fond, un baromètre de la conscience de l’Homme..

 

  • la sexualité est une énergie cosmique avant d’être un acte
  • vécue astralement, elle devient souffrance et dépendance
  • la culpabilité et la performance en sont les deux prisons
  • la vraie liberté sexuelle naît de la conscience, non du désir
  • transmutée, elle devient un feu créateur au service de l’esprit

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