Ahriman

Fév 9, 2026

Ahriman dans l’instruction supramentale, désigne une intelligence cosmique et une puissance psychique exerçant une domination structurante sur la conscience humaine durant la phase d’involution. Il ne s’agit ni d’une figure morale démoniaque ni d’un mythe symbolique, mais d’un principe opératif chargé de maintenir l’Homme lié aux lois de la matière dense, aux cadres mécanistes de la pensée et aux structures astrales du monde de la mort.

Sur le plan opératif, Ahriman agit en renforçant la primauté du monde matériel dans la perception humaine, en fixant l’ego dans une lecture strictement rationaliste de l’existence et en bloquant l’accès à la science réelle de la Lumière et aux circuits universels. En synergie avec les forces lucifériennes — plus actives dans l’organisation psychique et la structuration de l’âme — les forces ahrimaniennes assurent que la conscience demeure attachée aux formes lourdes, aux systèmes clos et aux dynamiques de survie propres à la vie terrestre.

Cette influence s’étend aux architectures collectives. Lorsque les sphères économiques, scientifiques ou technocratiques fonctionnent en dehors d’une gouvernance réelle par l’esprit, elles deviennent des vecteurs privilégiés de ces forces, prolongeant le karma planétaire par une vision matérialiste du réel. Ahriman agit également par la manipulation du sacré, maintenant des représentations religieuses ou idéalisées qui détournent la conscience de la compréhension directe des mécanismes de la pensée et des lois cosmiques.

Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, la libération de cette emprise ne passe ni par la lutte symbolique ni par des systèmes de croyance opposés, mais par la neutralisation intérieure progressive des lois involutives, grâce à la centricité, à la lucidité froide et à l’installation d’une gouvernance directe par la parole de l’esprit. Cette transition marque l’entrée dans une conscience réorganisée — parfois dite morontielle ou éthérique — affranchie des cadres qui ont longtemps maintenu l’humanité en quarantaine psychique.

Ainsi défini, Ahriman n’est pas une abstraction religieuse, mais une force d’inertie cosmique reliant la conscience à la forme matérielle et à la pensée mécanisée, dont la compréhension éclaire les mécanismes profonds de l’involution et la nécessité de la mutation supramentale actuelle.

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