L’ajusteur de pensée – Du concept à l’identité

25 Juin 2026 | Actualités, Bibliothèque EDS

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Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de  Bernard de Montréal.

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EDS a pour vocation de fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en garantir l’intégrité et d’en soutenir la transmission auprès de ceux dont la conscience est prête à la recevoir.

L’instruction supramentale de Bernard de Montréal ne constitue ni une doctrine, ni une croyance, ni un système philosophique. Elle se présente comme une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme des mécanismes de l’ego et vers l’évolution irréversible de sa conscience.

EDS a été conçu pour préserver cette parole dans sa forme originelle et limiter les déformations, récupérations ou interprétations qui accompagnent inévitablement toute œuvre au fil du temps. Comme l’affirmait Bernard de Montréal :

« Le réel ne se pense pas, il se sait. »

Les livrets thématiques ont pour objectif d’offrir une porte d’accès élargie à l’instruction. Ils servent de fils conducteurs à travers l’œuvre en réunissant, autour d’un même thème, les principaux éléments développés par Bernard de Montréal au cours de plus de trente années de conférences et séminaires.

Les synthèses ne remplacent ni les conférences, ni les transcriptions manuelles. Elles servent de repères et de points d’entrée permettant au lecteur de naviguer plus facilement parmi les thèmes majeurs développés à travers l’ensemble de l’œuvre.

Le véritable travail demeure toutefois celui du lecteur lui-même, dans sa capacité à vérifier, observer, réfléchir et développer sa propre intelligence.

L’usage des annexes

Les sections « Constantes et nuances », « Citations majeures » et « Documents de référence » ont été intégrées afin de distinguer clairement la synthèse documentaire de la source originale. Elles offrent également un accès direct aux archives, permettent de vérifier les références utilisées et d’approfondir l’étude à partir des textes et conférences d’origine.

Synthèse documentaire : EDS — Edwige

Source originale : Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


DU CONCEPT À L’IDENTITÉ : POURQUOI BERNARD DE MONTRÉAL A PROGRESSIVEMENT DÉPASSÉ L’AJUSTEUR DE PENSÉE

L’ajusteur de pensée occupe une place importante dans les premières années de l’instruction de Bernard de Montréal. Au fil des archives, cette notion évolue cependant jusqu’à devenir un concept que Bernard lui-même juge provisoire, utile à une étape de l’évolution de la conscience, mais appelé à être dépassé lorsque l’homme accède à une identité réelle.

Cette évolution ne traduit pas un changement dans son instruction, mais un déplacement progressif de la compréhension. Les différents termes employés au fil des années — ajusteur de pensée, double, esprit, moi cosmique, doublure cosmique, corps morontiel — ne peuvent être étudiés isolément. Ils s’inscrivent dans une même progression documentaire qui conduit de la représentation mentale vers l’expérience de la conscience.

Ce livret propose de suivre cette évolution à partir des archives de Bernard de Montréal, afin de comprendre la fonction de l’ajusteur de pensée, les raisons de son dépassement progressif et la place qu’il occupe dans l’ensemble de son instruction.

Deux questions guideront cette étude:

  • Pourquoi Bernard de Montréal a-t-il progressivement abandonné le terme « ajusteur de pensée », jusqu’à souhaiter la disparition même de cette appellation ?
  • Ce terme a-t-il contribué, malgré son utilité pédagogique initiale, à maintenir une lecture spiritualisante de son instruction ?

Pourquoi cette notion demande aujourd’hui d’être clarifiée

L’ajusteur de pensée fait partie des notions les plus souvent citées dans l’œuvre de Bernard de Montréal, mais également de celles qui ont suscité le plus d’interprétations. Les archives montrent pourtant que son vocabulaire évolue progressivement et que certaines formulations des débuts sont ensuite reprises, précisées ou dépassées.

Cette clarification ne consiste donc pas à opposer deux périodes de son instruction, mais à suivre le cheminement documentaire qui conduit progressivement d’un concept pédagogique vers une compréhension plus intégrale de la conscience.

Le constat fondamental est que l’homme ne pense pas ; il reçoit la pensée d’une intelligence qui agit au-delà de son mental psychologique. Dans ce contexte, l’ajusteur de pensée est présenté comme une intelligence systémique, gardienne de l’âme et responsable de son évolution, travaillant dans l’ombre de l’involution jusqu’à ce que l’homme puisse soutenir une communication consciente avec sa source.

Les archives montrent également que plusieurs facteurs entretiennent des confusions autour de cette notion : la tendance à personnifier les réalités invisibles, la recherche d’une autorité intérieure, les influences de la mémoire astrale ou encore l’utilisation de représentations psychologiques pour expliquer des réalités vibratoires.

Au fil des conférences, Bernard de Montréal fait évoluer son vocabulaire. L’ajusteur de pensée apparaît d’abord comme un concept permettant de comprendre la fonction de l’intelligence, avant que le terme « double » ne soit progressivement privilégié pour exprimer une réalité plus directement liée à l’identité de l’homme. Cette évolution conduit finalement à affirmer que, lorsque les pensées sont ajustées et que la fusion est réalisée, le concept lui-même cesse d’avoir une fonction.

L’objectif de ce livret n’est pas d’interpréter cette évolution, mais d’en restituer la progression documentaire afin de permettre au lecteur de suivre, à travers les archives, le déplacement progressif de cette notion et les raisons qui conduisent Bernard de Montréal à dépasser cette terminologie.

L’évolution de la notion d’ajusteur de pensée vers celle du double dans l’instruction de Bernard de Montréal répond à une nécessité de passer d’une compréhension hiérarchique à une compréhension intégrale de l’homme. Voici l’état documentaire de cette clarification, les racines des confusions et la transition terminologique observée dans les archives.

Constat documentaire : Le constat fondamental est que l’homme ne pense pas, mais qu’il est le récepteur de pensées produites par des intelligences sur d’autres plans.

L’ajusteur de pensée est défini comme une entité systémique, une intelligence de lumière n’ayant jamais connu l’incarnation, dont le rôle est d’assurer l’évolution de l’âme dont il est le gardien éternel. Il agit comme un moniteur ou un support technique pour l’ego, travaillant dans l’ombre de l’involution jusqu’à ce que l’homme soit prêt pour une communication télépathique consciente.

Bernard de Montréal précise cependant que l’homme vit encore dans une ignorance de sa réalité, fonctionnant principalement à partir d’une conscience collective plutôt qu’individuelle. Cette notion demande donc à être clarifiée puisqu’elle constitue l’un des points de passage entre la conscience involutive et la conscience intégrale.

Origine des confusions : Les confusions entourant l’ajusteur de pensée et le double proviennent principalement de la nature astrale de la conscience humaine actuelle.

  • Confusion avec le monde des morts : l’homme confond souvent le contact avec son esprit (le double) et la communication avec des entités astrales ou des « morts ». Contrairement à l’esprit, les entités astrales appartiennent à la mémoire et ne possèdent pas la lumière de l’intelligence.
  • Le piège de la spiritualité et de la vérité : l’ego recherche naturellement la vérité comme valeur de sécurité. Cette recherche peut maintenir l’idée d’un ajusteur de pensée comme autorité supérieure, créant une relation de dépendance plutôt qu’une relation d’identité.
  • Anthropomorphisation : l’homme tend à donner une valeur personnelle à des forces qui sont essentiellement vibratoires. En personnifiant l’ajusteur de pensée il entretient une dualité entre lui-même et sa source.
  • Désinformation occulte : selon Bernard de Montréal, les plans invisibles ont maintenu l’homme dans une forme de désinformation afin de protéger son système nerveux d’une descente d’énergie prématurée. Sans une science du mental, l’homme interprète mal les impulsions provenant de cette source.

Évolution du vocabulaire : Le passage terminologique de l’ajusteur de pensée au double marque le passage d’un concept explicatif vers une identité vécue.

  • L’ajusteur comme étape : Bernard de Montréal reconnaît que le terme « ajusteur de pensée » constitue un concept utile pour expliquer la fonction de l’intelligence, tout en indiquant qu’il devra éventuellement être dépassé.
  • Le double comme unité : le terme « double » met l’accent sur le fait que la source cosmique et la nature matérielle de l’homme participent d’une même réalité.
  • La fin des concepts : lorsque les pensées sont ajustées, le concept lui-même perd sa fonction. Bernard indique que l’on ne parlera plus d’ajusteur de pensée, mais de conscience vibratoire ou de savoir.
  • De la connaissance au savoir : cette évolution du vocabulaire accompagne le passage d’une mémoire accumulée vers un savoir instantané.

NATURE ET ORIGINE DE L’AJUSTEUR DE PENSÉE

Nature : L’ajusteur de pensée est défini comme une entité systémique et une intelligence de lumière dont le rôle est d’assister l’homme dans son évolution.

Contrairement à l’âme, il n’a jamais connu l’incarnation et n’est pas une entité astrale.

Ces êtres ont été créés dans les premiers âges de la vie systémique et habitent des mondes dont la longueur d’onde se situe au-delà de l’infrarouge.

Bernard de Montréal précise que l’ajusteur est la partie divine dans l’homme. Il est le gardien éternel de l’âme et représente la personnification de l’intelligence.

Bien qu’il soit une entité distincte au début de l’évolution consciente, il est en réalité la contrepartie de l’homme dans des mondes d’harmonie et, ultimement, il est « cosmiquement lui ».

Définitions explicites : L’ajusteur de pensée est avant tout défini comme une entité systémique et une intelligence de lumière dont la fonction est d’assister l’homme dans son évolution.

Il est le gardien éternel de l’âme, travaillant dans l’ombre jusqu’à ce que le mortel atteigne un niveau de conscience suffisant pour un raccordement télépathique.

Les archives proposent plusieurs désignations directes :

  • une conscience morontielle cosmique ;
  • de l’énergie créative ;
  • un support technique ;
  • de la pensée pure.

Dans ses aspects les plus occultes, l’ajusteur est défini comme étant lui-même « de la pensée », une substance qui ne fait pas partie de notre galaxie matérielle.

Définitions implicites : Implicitement, l’ajusteur de pensée est présenté comme la contrepartie de l’homme dans les mondes de lumière.

Il est le « moi » réel de l’homme sur un plan mental supérieur.

Sa nature est caractérisée par :

  • l’absence d’humanité ;
  • un lien inaliénable avec l’âme ;
  • un centre de force qui propulse l’énergie vers le cerveau humain.

Bien qu’il semble extérieur à l’ego durant l’involution, il est en réalité « cosmiquement lui », la source intelligente qui propulse l’énergie vers le cerveau humain.

Évolution du concept vers la réalité du double : L’œuvre de Bernard de Montréal montre une transition volontaire du concept d’ajusteur de pensée vers celui de double.

  • Démystification du terme.
  • Passage au « double ».
  • Vers l’indifférenciation.

À terme, l’homme ne parle plus d’ajusteur car ses pensées sont « ajustées ».

L’entité devient une référence psychologique permanente et l’homme devient lui-même le guide de sa propre lumière.

Dans le corps de lumière (double éthérique), il n’y a plus d’ajusteur ni d’homme, mais une substance nouvelle appelée corps morontiel.

FONCTIONS DE L’AJUSTEUR DE PENSÉE

Dans l’œuvre de Bernard de Montréal, l’ajusteur de pensée n’est pas une simple abstraction, mais une intelligence systémique remplissant des fonctions précises pour assurer la transition de l’homme vers une conscience réelle.

Gestion de la pensée

  • Propulsion de la pensée : L’ajusteur est la source qui propulse l’énergie de la pensée vers le cerveau humain, bien que l’ego vive dans l’illusion qu’il est l’auteur de ses propres pensées.
  • Ajustement vibratoire : Sa fonction est d’ajuster l’énergie qui devient de la pensée afin de nourrir l’esprit de l’homme et de permettre à ce dernier de comprendre, à terme, son propre mystère.
  • Contrôle télépathique : Il établit une communication télépathique ou télépsychique avec le mortel dès que celui-ci atteint un niveau vibratoire suffisant, remplaçant ainsi la pensée réfléchie par le savoir.
  • Élimination de la subjectivité : Il travaille à éliminer les pensées subjectives du mental humain pour créer un état de conscience permanent et objectif.

Éducation et instruction de l’ego

  • Moniteur et coach : Il agit comme un moniteur ou un guide expérimenté, expliquant à l’ego les mécanismes internes et ce qui se passe en lui lors de sa conscientisation.
  • Référence psychologique : Une fois l’homme individualisé, l’ajusteur devient sa référence psychologique permanente, unifiant la lumière sur le plan de la conscience cosmique et planétaire.
  • Instruction du mental : Il instruit l’ego afin que ce dernier puisse éventuellement dominer la personnalité et ne plus subir d’influences dépressives.

Fonction initiatique

  • Évolution de l’âme : Sa fonction primaire est d’être le gardien éternel de l’âme et d’assurer son évolution en lui procurant les conditions nécessaires à son développement.
  • Destruction de la naïveté : L’ajusteur teste l’homme pour lui faire reconnaître le mensonge cosmique et détruire sa naïveté.
  • Utilisation du choc : Il utilise des mécanismes vibratoires (comme l’inhibition ou la gêne) pour guider le plan de vie du mortel et le forcer à transmuter ses corps inférieurs.
  • Opposition créatrice : Il force l’homme à se mettre en colère contre les plans afin de faire surgir en lui la volonté nécessaire à l’ajustement de sa programmation.

Construction des corps

  • Remodelage mental : Il travaille à remodeler le mental de l’homme pour en développer un supérieur, capable de supporter la lumière directe.
  • Soutien face au périsprit : Il sert de support réel pour vaincre les restrictions du périsprit et permettre une évolution assurée vers l’intelligence.
  • Gestion des archives : En tant que support technique, il aide l’homme à faire ressurgir les sciences accumulées sur d’autres systèmes afin de les ramener dans la matière.
  • Organisation des principes : Il utilise la mémoire de l’âme comme matériau pour créer et ajuster les corps subtils (mental, astral, vital) nécessaires à la fusion.

Finalité

  • Réalisation de la fusion : Son but ultime est la fusion avec l’âme, transformant ainsi le mortel en être immortel et le plaçant sous les lois cosmiques.
  • Unification du double : Il assure la réunion des principes cosmique et planétaire pour que le double et l’homme deviennent UN.
  • Passage à la morontialité : Son travail prépare l’homme à la conscience morontielle, lui permettant de voyager dans des mondes parallèles et de quitter le cycle des réincarnations.

LES RAPPORTS ENTRE L’AJUSTEUR ET LES AUTRES PRINCIPES

Après avoir défini la nature de l’ajusteur de pensée et présenté ses fonctions, les archives permettent de préciser les relations qu’il entretient avec les principaux principes de la constitution de l’homme.

L’ajusteur et l’esprit

  • L’ajusteur de pensée appartient aux forces de l’esprit et de la lumière.
  • L’esprit devient conscient en l’homme grâce à l’amplification de l’énergie de l’âme par la présence créative de l’ajusteur de pensée.
  • L’esprit est défini comme le point de rencontre entre le rayon (l’énergie de l’ajusteur) et le plan mental de l’homme.
  • L’ajusteur de pensée est une conscience morontielle cosmique dont la fusion avec l’âme unifie l’esprit au mortel.
  • L’ajusteur agit comme l’essence dont l’âme est la forme.

L’ajusteur et l’intelligence

  • L’ajusteur est une intelligence de lumière et une entité systémique.
  • Il est le moteur qui propulse l’énergie de l’intelligence vers le cerveau humain sous forme de pensée.
  • L’ajusteur est décrit comme « cette totalité d’intelligence ».
  • L’ajusteur de pensée est une entité issue du principe de l’intelligence universelle.
  • L’intelligence de l’ajusteur de pensée peut être bloquée si l’énergie de l’esprit est trop faible pour percer les formes astrales.

L’ajusteur et l’âme

  • L’âme est une vaste mémoire regroupant la somme totale des expériences vécues.
  • L’ajusteur de pensée en est le gardien éternel.
  • L’âme fournit le matériau que l’ajusteur utilise pour construire les corps subtils nécessaires à la fusion.
  • Durant l’involution, l’âme entrave l’ego par sa mémoire karmique.
  • Lors de l’évolution, elle doit être remplacée par l’énergie de l’esprit au sein du double éthérique.

L’ajusteur et le Mental

  • Le mental est un réseau de communication entre divers plans.
  • L’ajusteur de pensée projette son énergie dans le mental de l’homme.
  • L’esprit constitue la partie supérieure du corps mental.
  • L’évolution vers la conscience supramentale implique que le mental ne soit plus un siège de réflexion subjective mais un canal pour le savoir instantané.

L’ajusteur et l’Ego

  • L’ego est le canal qui doit servir de passage à l’intelligence universelle.
  • L’ajusteur agit comme une suprême connexion entre l’ego et la lumière.
  • Son rôle est d’instruire l’ego afin que celui-ci puisse éventuellement dominer la personnalité.
  • L’ego doit devenir translucide afin de laisser passer l’énergie de l’esprit sans interférence subjective.

L’ajusteur et la Conscience

  • La conscience représente l’ultime développement de la personne.
  • La conscience supramentale permet d’intercepter une vibration à la source de la pensée.
  • Elle naît de la réunion du principe planétaire (ego) et du principe cosmique (ajusteur/double).

L’ajusteur et la Personnalité

  • La personnalité constitue la manifestation psychologique de l’homme dans le monde.
  • Elle résulte de la réflexion de l’âme dans la matière.
  • L’ajusteur vise à dépersonnaliser le mental afin que l’être passe de la personnalité à la personne réelle.

L’ajusteur et la Prépersonnalité

  • L’esprit ou le double est qualifié d’essence prépersonnelle de l’homme.
  • L’ajusteur de pensée est une intelligence prépersonnelle agissant comme principe directeur.
  • La communication avec cette source est dite prépersonnelle puisqu’elle ne provient pas de la mémoire de l’ego mais du plan mental universel.

DU CONCEPT D’AJUSTEUR À LA RÉALITÉ DU DOUBLE

L’œuvre de Bernard de Montréal montre une transition progressive du concept d’ajusteur de pensée vers celui de double.

La transition terminologique : Bernard de Montréal explique l’évolution de son propre vocabulaire : il utilise le terme « double » pour faire comprendre que la source cosmique et la nature matérielle de l’homme font partie d’un Tout.

  • L’ajusteur est souvent perçu comme une entité « extérieure » ou supérieure durant la phase d’apprentissage.
  • Le double représente la partie cosmique mentale de l’homme, sa source intelligente.
  • Au fur et à mesure de l’individuation, l’ajusteur devient une référence psychologique permanente et l’on finit par ne plus parler d’ajusteur car les pensées sont désormais « ajustées ».

L’ajusteur et le double : Le double est défini comme l’essence de l’homme, sa contrepartie universelle et la source intelligente de sa conscience sur le plan mental cosmique.

  • Il représente l’homme réel derrière l’ego.
  • L’utilisation du terme « double » vise à faire comprendre que la source cosmique et la nature matérielle de l’homme font partie d’un Tout.
  • Le double se situe toujours plus loin dans le temps que l’homme.
  • Il est une énergie prépersonnelle, sans composante mémorielle.

Rapprochements et distinctions

  • Le double est ce que la tradition appelait l’esprit, défini ici comme une énergie vibratoire.
  • L’ajusteur est un concept créé pour l’involution ; le double représente la réalité fusionnée.
  • L’âme est mémoire alors que le double est intelligence.

Le « moi cosmique » : Le moi cosmique est défini comme la dimension universelle de l’homme d’où il puise son énergie prépersonnelle.

Il représente l’essence réelle de l’être et sa source intelligente située sur le plan mental supérieur.

Il ne correspond pas au moi psychologique de l’involution mais à une totalité indivisible.

Ses fonctions :

  • source de vie et d’énergie ;
  • instruction de l’ego ;
  • supervision de l’évolution de l’âme ;
  • protection contre les manipulations astrales.

La Doublure cosmique : La Doublure cosmique est formulée comme la contrepartie immatérielle de l’homme. Elle correspond au pouvoir de l’homme cosmique s’exerçant sur le plan planétaire.

Bernard de Montréal précise que posséder une conscience de sa doublure, c’est détenir la clé de sa destinée. Elle devient progressivement l’identité réelle se substituant à la personnalité astrale lors de la fusion.

Du concept à la réalité : Les archives établissent une corrélation directe mais nuancée entre ces différentes appellations.

  • Le double est présenté comme l’esprit.
  • L’esprit est présenté comme l’ajusteur de pensée.
  • Le moi cosmique constitue la dimension universelle de l’homme.
  • L’ajusteur de pensée apparaît progressivement comme un concept pédagogique appelé à être dépassé lorsque l’identité devient vécue.

LA FUSION ET LA DISPARITION PROGRESSIVE DU CONCEPT

Les archives montrent que la fusion marque l’aboutissement du travail de l’ajusteur de pensée et transforme progressivement la relation entre l’homme et sa source.

La fusion : La fusion est le processus de liaison et d’unification entre le double (ou l’esprit), l’âme et l’ego. Elle représente le contact entre l’ajusteur de pensée et l’âme. Ce phénomène transforme le mortel en être supra-conscient et remplace progressivement la mémoire astrale par la puissance créative de la lumière. L’unification de l’énergie de l’intelligence et de l’énergie de l’âme crée un être qui n’est plus expérimental mais créateur.

Le corps morontiel : L’aboutissement du travail de l’ajusteur de pensée est la création du corps morontiel.Dans le corps de lumière (ou double éthérique), il n’y a plus d’ajusteur ni d’homme, mais une nouvelle substance. Cette fusion permet à l’homme de ne plus subir la mort et de passer du plan matériel au plan éthérique avec une conscience intégrale.

L’homme morontiel :  L’homme morontiel travaille en parfaite harmonie avec le double. Le double devient l’éducateur et l’homme l’exécuteur. À ce stade, l’homme est devenu un être de lumière de plein droit, libéré des mémoires de l’âme.

La fin de l’ajusteur : Dans les dernières étapes de cette évolution, l’ajusteur cesse d’être perçu comme une entité distincte. Il devient une référence psychologique permanente. Le rapport vertical laisse place à une relation horizontale entre le mortel et son double. L’homme finit par intégrer l’intelligence et la volonté qui étaient auparavant attribuées au double.

Les pensées ajustées : Au fur et à mesure de l’individuation, les pensées deviennent ajustées. Le concept d’ajusteur de pensée perd progressivement sa fonction pédagogique. Bernard de Montréal indique que l’on ne parlera plus d’ajusteur de pensée lorsque les pensées seront elles-mêmes ajustées. Le vocabulaire se déplace vers une conscience vibratoire, une intelligence créatrice et une identité intégrée.

DU CONCEPT À LA RÉALITÉ

L’évolution du vocabulaire de Bernard de Montréal témoigne d’un passage graduel d’une terminologie pédagogique vers une expression de plus en plus intégrale.

Première période – L’utilisation du terme : Durant ses premières années d’instruction publique, Bernard de Montréal utilise fréquemment le terme ajusteur de pensée. Il le définit comme une intelligence systémique dont la fonction est de préparer l’homme à la fusion. Le concept permet d’expliquer la relation entre le mortel et sa source.

Deuxième période – Les premières réserves : Bernard commence progressivement à distinguer le concept de la réalité. Il précise que le terme « ajusteur de pensée » constitue une forme mentale utile pour l’évolution de la psychologie humaine. Il attire cependant l’attention sur les limites de cette représentation lorsqu’elle devient une valeur psychologique ou une autorité.

Troisième période – Le double : Le terme double apparaît progressivement. Bernard explique qu’il privilégie cette expression afin de faire comprendre que la source cosmique et la nature matérielle de l’homme font partie d’un même Tout. Le vocabulaire commence ainsi à se déplacer d’une notion de relation vers une notion d’identité.

Quatrième période – Le concept devient inutile : Bernard précise que l’ajusteur de pensée est un concept créé par les mondes élevés de l’architecture mentale. Il ajoute que ce concept est extrêmement valable pour l’évolution de la psychologie humaine.Mais il affirme également qu’il ne sert plus à l’homme une fois la fusion réalisée. Les pensées étant désormais ajustées, le concept perd progressivement sa fonction.

Cinquième période – La disparition du concept : Lorsque l’homme accède à la conscience morontielle, la dualité entre l’homme et l’ajusteur disparaît. Le vocabulaire se transforme. Les notions de corps morontiel, de corps de lumière, de conscience morontielle ou de double prennent progressivement la place des anciennes représentations. Le concept d’ajusteur de pensée cesse d’être utilisé comme référence psychologique permanente.

L’HOMME INTÉGRAL : AU-DELÀ DES CONCEPTS

Les dernières conférences de Bernard de Montréal montrent que l’évolution de la conscience ne conduit pas à l’accumulation de nouveaux concepts, mais à la disparition progressive des divisions psychologiques qui caractérisent l’homme involutif. Les notions d’ajusteur de pensée, de double, de moi cosmique ou de corps morontiel prennent place dans une démonstration dont l’aboutissement est l’unification de l’être.

La disparition de la relation psychologique : Dans les dernières années de son instruction, Bernard précise qu’il ne remet pas en question le lien vibratoire avec l’ajusteur de pensée, mais la manière psychologique dont l’homme entretient cette relation.

« je ne vais pas nier le lien vibratoire que j’ai avec mon ajusteur de pensée, mais je vais nier l’importance de sa relation psychologique avec mon mental. Puis ça, c’est la confrontation qui va créer ça. Et c’est là que l’homme va finalement pouvoir établir sur la Terre dans sa vie… les conditions nécessaires à son plein épanouissement. »

PE 076 — La division de l’écoute intérieure

La disparition des divisions intérieures : Bernard élargit ensuite cette compréhension en montrant que la conscience intégrale ne repose plus sur une division entre plusieurs « moi ».

« Donc si l’homme est une organisation complète de la conscience atomique, il n’y a pas de division en lui, donc il n’y a pas de surmoi, il n’y a pas de grand moi ou de petit moi… le tout fait Un. »

MR 39 — Le double de l’homme

La fin de la dualité : La fusion met progressivement fin à toute séparation entre l’homme et les êtres de lumière.

« À partir du moment où nous cessons de penser, ils cessent de pouvoir nous contrôler et à ce moment-là ils fusionnent avec nous. C’est-à-dire qu’ils unifient le passé et l’avenir. Ça c’est ce qu’on appelle la conscience morontielle. »

DM 136 — Le dédoublement de la pensée

Le corps morontiel : Cette unification conduit à l’apparition d’une réalité nouvelle qui dépasse les anciennes distinctions.

« Dans le double éthérique il n’y a pas d’ajusteur de pensée, il n’y a pas d’homme, il y a simplement une nouvelle substance qu’on appelle le corps morontiel de l’homme… »

FP 019 — Le double éthérique

Le concept devenu inutile : L’aboutissement de cette évolution est exprimé sans ambiguïté par Bernard de Montréal lui-même.

« L’ajusteur de pensée est un concept qui a été créé par les mondes très élevés de l’architecture mentale, et ce concept est extrêmement valide pour l’évolution de la psychologie humaine, mais il ne sert absolument rien à l’homme une fois qu’il est en fusion. »

FP 028 — L’ajusteur de pensées

ANNEXE DOCUMENTAIRE

Citations majeures

  • FP 019 — Le double éthérique
  • FP 028 — L’ajusteur de pensées
  • PE 076 — La division de l’écoute intérieure
  • MR 39 — Le double de l’homme
  • DM 136 — Le dédoublement de la pensée
  • CP 10B — L’homme nouveau
  • PE 001 — La science de l’évolution

Constantes documentaires

Les constantes

  • L’ajusteur n’est jamais une autorité spirituelle.
  • L’ajusteur agit sur la pensée.
  • La fusion met fin à la relation psychologique.
  • Le double n’est pas une entité extérieure.
  • Le corps morontiel représente une nouvelle substance.
  • L’homme intégral ne vit plus dans la division.
  • Les pensées deviennent naturellement ajustées.

Les évolutions

  • Ajusteur → Double
  • Guide → Intelligence
  • Communication → Fusion
  • Concept → Substance
  • Dualité → Unité
  • Psychologie → Vibratoire

Séries de référence

Conférences principales

  • FP 019
  • FP 028
  • PE 076
  • MR 39
  • DM 136
  • CP 10B
  • PE 001

Évolution terminologique

Première période Période de transition Période finale
     
Ajusteur de pensée Double Corps morontiel
Guide Intelligence Fusion
Relation psychologique Relation vibratoire Identité intégrale
Pensées ajustées Présence du Double Homme intégral

 

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