Le terme amour, entendu comme principe, désigne dans l’instruction de Bernard de Montréal la cohésion impersonnelle de l’esprit qui relie les consciences sans affect, sans attachement et sans polarité, indépendamment des émotions de l’âme et des séductions de l’astral.
Sur le plan opérationnel, l’amour-principe ne se manifeste ni par le sentiment, ni par la compassion psychologique, ni par le besoin relationnel. Il agit comme une force d’unification froide et lucide qui maintient chaque être dans sa juste position fonctionnelle, sans fusion, sans sacrifice et sans idéalisation. Contrairement à l’amour émotionnel — issu de l’âme et exploité par l’astral — ce principe n’attache pas : il clarifie, ajuste, protège la souveraineté de chacun et empêche toute intrusion ou domination. Lorsque l’ego est relié à ce principe, il agit sans recherche d’approbation, sans peur de perdre et sans volonté de sauver, laissant à chacun la responsabilité intégrale de sa trajectoire.
Fonctionnellement, parler du principe de l’amour revient à désigner une loi de cohérence supramentale. Son intégration dissout les dépendances affectives, neutralise les projections relationnelles et installe l’homme dans une posture de justesse froide, stable et créatrice, gouvernée exclusivement par l’esprit.

0 commentaires