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Basé exclusivement sur l’œuvre intégrale de l’instruction supramentale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
La pensée ne constitue pas une faculté autonome de l’humain, mais un mécanisme de communication entre les plans, qui s’imprime dans le mental comme un courant reçu. Ce phénomène maintient l’ego dans l’illusion d’une autonomie décisionnelle alors qu’il demeure sous influence.
La conscience, dans ce cadre, ne produit pas : elle capte, traduit et interprète. Cette architecture du mental agit comme une diversion, un système de maintien de l’inconscience, empêchant l’être de réaliser que ce qu’il reçoit n’est pas issu de lui, mais d’un réseau d’émanations invisibles. L’ego, en se croyant source, perd le contact avec l’intelligence réelle.
La pensée involutive est une lumière déformée par la mémoire, altérée par son passage dans les couches de l’âme et de l’astral. Elle devient alors subjective, polarisée, incapable de rendre compte du réel sans distorsion.
L’humain ne pense pas, il est pensé. Des intelligences, sur des plans parallèles, projettent dans le mental inférieur des formes qui deviennent des pensées. L’ego agit comme un récepteur branché sur des fréquences qu’il ne reconnaît pas, interprétant comme personnelles des impulsions qui lui sont étrangères.
Le plus grand mensonge réside dans l’identification au « je ». Cette appropriation est une construction linguistique et énergétique qui enferme l’être dans une perception falsifiée de lui-même. Tant que l’humain se croit l’auteur de ses pensées, il demeure captif d’un champ mémoriel collectif qui absorbe son énergie et limite l’accès à l’intelligence supramentale.
La pensée est indissociable de la mémoire. L’ego étant constitué de mémoire, toute pensée qu’il reçoit est filtrée, interprétée, colorée par le passé. Ce processus maintient l’humain dans une temporalité psychologique qui l’empêche d’habiter l’instant réel.
La recherche de sécurité dans la connaissance alourdit le mental. L’ego accumule, compare, doute et craint, car il est soumis à la pression de la mémoire. Ce mouvement l’oblige à réfléchir au lieu de savoir, à analyser au lieu de voir.
L’ARRÊT DE LA PENSÉE
Il ne peut provenir d’une action volontaire de l’ego. Toute tentative pour arrêter la pensée appartient encore au mécanisme qu’il cherche à interrompre. L’arrêt n’est pas un acte, mais une conséquence vibratoire. C’est la pénétration de la lumière dans le mental qui neutralise la mentation.
La pensée perd son emprise lorsque l’ego commence à reconnaître que ce qui traverse son mental ne lui appartient pas. Ce retournement marque le début d’un sevrage de l’inconscience. L’être apprend alors à lire la pensée, sans s’y engager, sans la nourrir.
La dissolution de la pensée ne résulte pas d’un effort, mais d’un désengagement. Lorsque l’humain cesse de croire à ses contenus internes, le lien magnétique avec l’astral s’affaiblit. L’interpellation des sources, la résistance aux formes négatives, brisent l’emprise des influences.
Le silence mental n’est pas un vide, mais un état de conscience où la communication remplace la réflexion. Ce silence apparaît lorsque la connexion avec les champs mémoriels et les mondes de la mort se désactive.
Dans cet état, le mental n’est plus rempli de formes, mais d’énergie. La parole n’est plus réfléchie, elle est émise. Elle devient l’expression directe d’une intelligence qui ne passe plus par la mémoire.
L’être n’a plus besoin de supports psychologiques. L’impulsion du double suffit à organiser son existence. L’action ne provient plus d’une intention, mais d’un mouvement réel de l’énergie.
La fin de la pensée réfléchie marque l’émergence de l’humain réel, libéré de l’illusion du libre arbitre et des structures de l’involution. La pensée n’est pas une production du cerveau, mais une communication imposée au mental pour structurer une conscience égoïque expérimentale. Le cerveau agit comme un capteur, recevant des impulsions issues de plans invisibles.
Tant que l’humain croit être l’origine de ses idées, il demeure lié à la mémoire de la race et aux influences de l’astral, qui déforment la communication et maintiennent une solitude non créatrice. L’ego, étant constitué de mémoire, ne peut se transformer par lui-même. Il nécessite le contact avec une énergie non conditionnée pour se libérer de sa programmation.
Le libre arbitre et le sentiment de contrôle sont des constructions destinées à stabiliser l’ego face à l’intensité de l’énergie réelle.
La fatigue mentale traduit le bombardement constant de pensées sur un mental qui ne peut les intégrer sans les réfléchir. Cette tension ne peut se résoudre que par une mutation du mental.
Le passage vers une conscience réelle exige une distinction claire entre la pensée, qui est mémoire et influence, et l’intelligence, qui est vibration et création.
Arrêter de penser ne relève ni d’une discipline, ni d’un effort. Toute tentative renforce le lien avec l’astral. L’arrêt survient lorsque la lumière désactive l’émotion dans le mental, coupant l’alimentation des formes.
Le silence s’installe lorsque l’ego cesse de s’identifier et commence à observer. Lire la pensée, plutôt que la subir, marque l’entrée dans une lucidité réelle.
Le basculement vers le supramental s’opère par la fusion entre le double et l’ego. La réflexion cède la place à une communication instantanée, sans mémoire, sans accumulation.
La fin de la domination de la pensée inaugure une conscience souveraine. L’être cesse d’exister dans l’expérience pour entrer dans l’êtreté. La parole devient alors l’expression directe de l’esprit dans la matière.
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


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