C. 83a Les enfants (éducation)

23 Oct 2025 | L'enfant et l'adolescent

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Peut-être serait-il recommandable, pour nous adultes, de bien comprendre la psychologie de l’enfant, afin de mieux pouvoir établir un équilibre dans nos rapports avec ce dernier et aussi dans le but de comprendre jusqu’à quel point, nous adultes, avons été au cours de notre enfance, démunis des moyens nécessaires afin de grandir et d’en arriver un jour à une maturité nous donnant accès à une autonomie intégrale. Il nous faut comprendre, en tant qu’adulte, que l’enfant représente un potentiel variable d’évolution, c’est-à-dire que l’enfant lorsqu’il vient au monde est déjà programmé maximalement ou minimalement, selon les accidents de sa vie c’est-à-dire, selon les relations qu’il vivra avec le monde matériel et aussi selon l’effet ou l’influence qu’aura ce monde matériel, disons au sein de la famille, sur son développement.

Lorsque l’enfant vient au monde, il possède déjà, en potentiel son avenir c’est-à-dire que son avenir est déjà ou fait déjà partie des probabilités d’évolution. L’enfant ne vient pas au monde comme une carte blanche, tel que le croient un grand nombre de psychologues, il vient au monde avec un potentiel, inscrit dans sa structure génétique mais maintenu par les forces vibratoires créatives en lui qui doivent s’ouvrir, se développer afin que l’enfant bénéficie, un jour ou l’autre, de ses possibilités et de son potentiel. 

Mais lorsque l’enfant vient au monde, il a déjà choisi le milieu familial, il a déjà choisi les parents, il a déjà choisi les conditions psychologiques de son évolution matérielle, de sorte qu’il peut, en fonction de ce choix, répondre avec une plus grande facilité aux nécessités qui doivent l’amener un jour, à découvrir de plus en plus sa réalité. Mais les parents ne le savent pas toujours, les parents ne sont pas toujours conscients que les enfants choisissent la famille où ils doivent naître. Les parents ne sont pas toujours conscients de la réalité occulte, karmique, ou créative qui existe entre eux et leur progéniture.

De sorte que très souvent à cause des lois psychologiques de l’involution, les enfants ne peuvent pas bénéficier d’une façon parfaite, de cette instruction familiale qui fait partie du développement naturel des relations père mère enfant, de sorte qu’ils se retrouvent, à un certain stage de leur évolution matérielle, à un niveau inférieur de développement qu’ils ne l’auraient été, s’ils avaient été élevés par des parents dont la conscience créative était suffisamment développée pour faire participer l’enfant à son potentiel réel c’est-à-dire, ce potentiel qui peut être développé, à partir du moment où l’enfant est en contact vibratoire avec des parents qui ont déjà un certain niveau de connaissances internes de la psychologie de sa propre évolution. 

Pour que les parents puissent comprendre leur relation avec l’enfant où les enfants, il leur faut réaliser que les enfants sont d’une façon intégrale, des potentiels d’évolution à part entière c’est-à-dire, que tout le matériel, vibratoire et génétique, coïncide avec la plus grande évolution possible de ces êtres, dans un temps donné de l’évolution de la planète. De sorte que chaque enfant représente pour un être humain, un parent, une capacité créative maximale et c’est à l’être humain, le parent, de découvrir, d’aider à maximaliser ce potentiel, afin de donner à l’enfant une possibilité d’évolution qui permettra un jour que, ce même être, les parents, la famille, puissent bénéficier d’une accumulation d’énergie créative à l’intérieur de leur milieu familial, à cause d’un accroissement, d’une addition à leur propre potentiel, addition créée par la venue d’un enfant ou de deux ou de trois enfants dans une famille.

Mais les parents n’ont pas toujours la capacité de réaliser comment traiter avec un enfant, parce que les influences sociales, influences de toutes sortes, ont tendance à forcer les parents à négliger l’aspect créatif de l’éducation pour ne donner place qu’à l’aspect culturel de l’éducation. Or l’aspect culturel de l’éducation est évidemment le produit d’influences de toutes sortes, venant de la société au large. Et à l’intérieur de ces influences, il y a des éléments ou des paramètres, réels, véritablement vibratoires, qui ne peuvent être évalués que par les parents eux-mêmes en relation avec leurs enfants, de sorte qu’il devient impossible réellement, à l’intérieur d’une famille, d’élever un enfant en fonction des paramètres psychologiques dont ils peuvent s’instruire sur la base de l’expérience sociale autour d’eux. 

Chaque enfant est unique, chaque enfant possède en lui-même des clés d’évolution qui doivent être un jour réalisées, mises en marche, mises en action, par des parents qui ont suffisamment réalisés leur propre conscience, par des parents qui ont déjà compris les lois de la conscience créative, les lois de la personne, les lois de la personnalité et les aspects du caractère qui font de l’enfant un être plus ou moins capable d’en arriver à un plein développement, s’il n’est pas aidé par des parents dont la conscience est suffisamment élevée pour voir à travers le jeu des influences sociales, qui ont tendances à colorer le comportement des parents vis de vis de l’éducation de leurs propres enfants.

Nous avons énormément tendance, dans notre société, à voir, ou à regarder, ou à faire, ce que la majorité voit, regarde, ou fait, et ceci est extrêmement dangereux parce que de cette façon nous perdons contact vibratoire avec notre propre conscience et alors, nous perdons notre capacité en tant que parents, d’élever le taux vibratoire de nos enfants afin de rendre à ces derniers leur potentiel créatif qui, naturellement, les amènerait vers un développement autonome et intégral. Si les parents ne possèdent pas suffisamment de conscience, c’est-à-dire s’ils ne sont pas suffisamment autonomes dans leur créativité, il leur sera impossible de pouvoir appliquer, dans l’éducation de leurs enfants, des principes d’action créative, coïncidant parfaitement avec les besoins vibratoires de la conscience astralisée de leurs enfants. 

Les enfants sont des êtres qui ne possèdent pas encore suffisamment de conscience mentale pour prendre conscience de la raison d’être de leurs actions. Les enfants vivent plutôt d’une façon astrale, c’est-à-dire qu’ils s’exercent, pendant leur jeune âge, à manifester leur caractère afin de pouvoir percevoir, dans leur propre conscience, des aspects subtils, évidents, ou même grotesques de leur personnalité. Ceci leur permet de prendre conscience c’est-à-dire, d’avoir une certaine mesure d’eux-mêmes. Mais la mesure que les enfants peuvent avoir d’eux-mêmes n’est jamais une mesure qui est égale à ce qu’ils pourraient être, s’ils étaient élevés par des parents dont la conscience supérieure et créative, permettrait d’élever le taux vibratoire de leur conscience astralisée. 

Dans le fond l’éducation de famille pour les enfants, revient au principe de changer le taux vibratoire de leur conscience animale, de changer le taux vibratoire ou d’élever ce taux vibratoire, afin que ces enfants passent graduellement du principe simplement du plaisir, pour en arriver au principe de la découverte de la relation entre leur réalité et la vie de tous les jours. Un enfant qui ne vit que du principe du plaisir, vit naturellement le mouvement mécanique de sa conscience animale. Il est normal pour un enfant de vivre du principe du plaisir, mais il est aussi nécessaire aux parents de faire réaliser à l’enfant, en le guidant, qu’il doit en arriver un jour, à balancer, à équilibrer, le principe du plaisir avec le principe de la réalisation de sa propre conscience c’est-à-dire, cette conscience qui lui permet, en tant qu’enfant, d’être heureux avec lui-même, d’être heureux avec ses parents, de sorte, qu’un équilibre est découvert à l’intérieur de la famille, permettant aux parents d’être heureux avec leurs enfants et vice-versa. 

Si les parents ne découvrent pas les aspects astraux de la conscience de l’enfant, qui ont tendances à contaminer leur propre éther. S’ils ne réalisent pas ou s’ils n’ont pas la force de prendre conscience, que toute conscience astrale enfantine, doit quelque part dans le temps, troubler la conscience mentale des parents, ces derniers s’empêcheront de voir et de comprendre leur relation réelle avec l’enfant. Et si les parents s’empêchent de voir la relation réelle avec les enfants, avec leur enfant, c’est qu’ils ne sont pas suffisamment « mental » pour découvrir, dans leur propre conscience, les mécanismes créatifs nécessaires qui permettraient d’ajuster la conscience astralisée de l’enfant et de rééquilibrer l’éther à l’intérieur de laquelle les enfants et les parents doivent vivre en harmonie, s’ils veulent être heureux et créer une famille parfaite. Les parents ont beaucoup de difficultés, à cause de l‘émotivité dans leur conscience, de réaliser la part des choses, en ce qui concerne la discipline envers les enfants. La discipline en elle-même, n’est pas quelque chose de négatif, elle fait partie de l’ordre qui corrige le désordre, sur le plan de la conscience astralisée des enfants. L’absence de discipline, dans certaines familles est la source même de la déviation à long terme, que vivront les enfants parce que les parents n’auront pas exercé, pendant la période de l’éducation, suffisamment de conscience mentale réelle pour corriger les abus de la conscience astralisée de leurs petits. 

Il est inévitable que les parents ont un rôle à jouer dans l’évolution des enfants et dans le développement de leur autonomie et de leur conscience intégrale et individualisée. Mais si les parents ne prennent pas leurs responsabilités, c’est-à-dire s’ils n’appliquent pas les lois de la conscience mentale, vis à vis de la conscience astralisée de leurs enfants, ils ne pourront pas, un jour, découvrir que leurs enfants représentent un état de conscience en potentiel, un état de conscience créatif, un état de conscience qui est dans leur fond un joyau de l’évolution, un potentiel neuf, individualisé, et autonome. Beaucoup de parents se refusent de voir les choses en face, beaucoup de parents ont craintes d’abuser de leur situation, d’abuser de leur prestige, d’abuser de leur position imposante dans la famille, parce qu’ils ont été influencés par des courants d’idées qui font parties de la grande décadence, vis-à-vis de l’éducation que nous retrouvons à la fin du vingtième siècle. 

Ces parents ont peur de se tromper lorsqu’ils disciplinent leurs enfants, et ceci est la plus grave erreur que peuvent connaître les parents, qui souvent sont très consciencieux, mais qui malheureusement n’ont pas la colonne vertébrale suffisamment forte, pour réellement à partir de leur conscience créative, faire en sorte que les enfants découvrent, en relation avec eux, des aspects de leur conscience qui doivent être raffinés ou qui doivent être raffinés, afin que ces mêmes enfants puissent bénéficier demain et à long terme, d’une conscience élevée et de rapports avec leurs parents, qui soient parfaitement équilibrés, rapportant ainsi aux enfants et aux parents dans un même temps. 

L’éducation d’un enfant ne doit pas être basée simplement sur le principe de la relation père, mère, enfant, elle doit être basée sur le principe de la relation, esprit dans le père, esprit dans la mère et esprit dans l’enfant. Autrement dit pour que l’éducation soit réellement créative et abondante éventuellement, de ressources pour l’enfant, il faut que les parents découvrent dans leur enfant, de l’esprit. Il faut qu’ils permettent à l’enfant de manifester son esprit et là où l’enfant ne manifeste pas de l’esprit mais ne manifeste que de la conscience astrale ou du caractère, qui est le produit de l’activité incessante de la mémoire animique, il faut que ces mêmes parents puissent corriger cette déviation, afin d’amener éventuellement les enfants à reconnaître en eux-mêmes, un autre niveau d’intelligence, un autre niveau de conscience, un autre niveau de perception, leur donnant une allure humaine beaucoup plus stable, beaucoup plus intelligente, beaucoup plus équilibrée qu’ils pourront facilement reconnaître dans leur milieu, dans leurs contacts avec les enfants ou avec les hommes, au fur et à mesure que leur expérience sociale s’épanouira, se développera, et les mettra en contact avec des êtres qui effectivement, ne possèdent pas le même niveau de conscience qu’eux-mêmes.

Il est possible pour un être humain jeune en évolution, pour un enfant, de découvrir dans sa relation avec le monde extérieur, qu’il possède effectivement, une conscience supérieure. Mais pour ceci, il faut que les parents soient prêts, capables, suffisamment conscients, d’exercer leurs droits créateurs à l’intérieur du développement d’une psychologie de l’enfant qui puisse servir à ce ou ces derniers, pendant les quelques années où les enfants sont étroitement liés avec les parents, la famille et directement sous l’ombrage d’une évolution psychologique d’une éducation enfantine qui puisse leur être utile demain. 

Il faut, lorsque nous sommes parents, considérer que ce que nous faisons sur le plan de l’éducation, sur le plan de l’évolution de la psychologie de l’enfant, que ceci soit demain utile pour l’enfant. Lorsque les parents disciplinent l’enfant, il ne faut pas qu’ils disciplinent l’enfant pour aujourd’hui, il faut qu’ils disciplinent l’enfant pour demain. Il faut qu’ils disciplinent l’enfant pour son avenir. Il faut qu’ils disciplinent l’enfant pour que demain, lorsqu’ils seront arrivés un certain stage d’évolution, ces mêmes déviations qui dans le passé, avaient rendu leurs relations difficiles, n’existent plus et que l’enfant finalement soit de plus en plus libre sur le plan de sa conscience, des forces animiques qui ont tendance à fossiliser un caractère qui, demain, peut être très difficile à vivre avec, à cause de son inconscience naturelle. Il faut que les parents comprennent que le caractère, ce que nous appelons le caractère, est le résultat de l’impression vibratoire des forces de l’âme sur la personnalité et que le caractère doit être graduellement transmuté, raffiné, élevé en intelligence afin que la personnalité passe de plus en plus, du stage de la subjectivité, au stage de l’objectivité, ce qui demain représenterait pour l’enfant, de la personne. 

Mais si les parents ne travaillent pas avec la discipline, n’utilisent pas la discipline pour ajuster, pendant des années, le caractère de l’enfant, ce dernier se retrouvera un jour, à un certain âge, à un âge où il sera trop tard pour le transformer, dans un état d’esprit qui sera effectivement infériorisé par le pouvoir vibratoire des forces astrales de sa mémoire antérieure. Donc l’enfant ne pourra pas participer demain au vif éclat manifesté de son esprit, à travers une conscience personnalisée et individualisée, où le caractère qui avait été la programmation originale de sa descente dans la matière, aura fait suite à une transformation profonde, donnant ainsi plus tard à l’enfant, la capacité de bénéficier de son intelligence créative, c’est-à-dire de son esprit, au lieu de vivre assujetti à un caractère qui faisait partie autrefois de son involution. 

Il faut comprendre ce que veut dire caractère chez un enfant. Caractère chez un enfant veut dire, le pouvoir vibratoire des forces anémiques à travers sa personnalité. Ce qui est caractériel doit être transmuté, c’est un diamant qui est encore non poli et ce diamant doit être poli, afin que la lumière de l’esprit puisse un jour passer à travers et donner à ce diamant une très grande clarté. Et à partir de ce moment-là, le diamant ne sera plus simplement un diamant non raffiné, il deviendra une pierre précieuse raffinée. C’est la différence entre la personnalité et la personne. Les parents cependant doivent comprendre, réaliser, leur propre caractère, s’ils veulent bien comprendre et réaliser le caractère de leurs enfants. Plus les enfants ont du caractère et plus les parents ont du caractère, plus vous pouvez vous attendre, dans la vie, à des chocs entre les enfants et les parents et il ne s’agit pas qu’il y ait des chocs entre les enfants et les parents. Il s’agit qu’il y ait un mouvement d’énergie créative entre eux, afin que le caractère des enfants s’ajuste et que le caractère des parents s’ajuste, par l’évolution d’une conscience personnelle et créative de plus en plus. 

Très souvent les parents découvriront dans les enfants des aspects d’une réalité interne intelligente, s’ils ont trop de caractère, ils bloqueront cette manifestation créative de l’enfant et vice versa, si les parents ont trop de caractère, les enfants ne bénéficieront pas, ne pourront pas bénéficier de leur propre esprit, parce que justement, le caractère des parents sera trop rudimentaire pour laisser passer à travers une certaine énergie d’esprit, qui pourrait donner à l’enfant un espoir relationnel basé sur une sorte d’échanges entre eux. Donc il est très important pour les parents conscients de réaliser jusqu’où va leur caractère et jusqu’où leur caractère fait interférence avec l’évolution créative et potentielle de leurs enfants. Et si les parents réalisent ceci, et en général c’est ce qui se produit lorsque des parents se conscientisent, ils passeront du stage simple de la manifestation caractérielle au stage, plus subtil, de la manifestation de l’esprit, et donc les enfants pourront bénéficier de parents qui sont un peu plus intelligents au niveau de la conscience, que la moyenne.

À partir ce moment-là, il sera plus facile pour les parents d’éduquer leurs enfants, d’élever leurs enfants parce que l’éducation ne sera pas basée sur des principes qui mettent en cause des caractères opposés, des caractères veineux, mais plutôt en cause des esprits qui agissent créativement, pour un but commun dans la vie, sur le plan de la famille c’est-à-dire, le développement d’une harmonie, le développement d’un équilibre, le développement d’une paix à l’intérieur de la famille ou en d’autres termes, l’équilibre constant et de plus en plus permanent d’un éther qui fait partie de la conscience sociale des enfants et des parents. 

Un enfant peut toujours rationaliser son action, donc il peut toujours rationaliser son caractère, et les parents doivent être très conscients de ceci, parce que c’est à travers le rationalisme ou la rationalisation de leur caractère, qu’ils se donnent de plus en plus de tendances négatives et subjectives. Plus un enfant rationalise son caractère, donc son action, plus un parent doit voir à travers son jeu c’est-à-dire, doit voir à travers cette forme d’aliénation psychologique chez l’enfant. Donc, plus un parent doit être aux aguets, plus il doit être perché haut, afin de voir ce qui se passe en réalité dans la conscience enfantine. Mais si le parent n’est pas suffisamment perché haut c’est-à-dire, s’il n’est pas suffisamment objectif, s’il n’est pas suffisamment créatif, s’il y a trop d’émotion dans son intelligence, il ne verra pas ceci, et petit à petit, de jour en jour, de semaine en semaine, de mois, d’année en année, l’enfant grandira de plus en plus dévié, et un jour l’enfant ne pourra plus bénéficier de l’ouverture créative et potentielle de toute son intelligence. Donc il sera infirmé, il sera plus pauvre, et les parents aussi en seront plus appauvris. 

Mais lorsque nous parlons de discipline, nous parlons de discipline créative, c’est-à-dire de discipline qui naît de l’intelligence des parents et non pas, qui est le résultat d’une réaction réflexe, d’une réaction basée sur un système nerveux aiguisé. Autrement dit, lorsque les parents appliquent une discipline créative, ils ne peuvent appliquer cette discipline créative que lorsqu’il est le temps de le faire, c’est-à-dire que lorsque le mental supérieur de ces parents, devient le point de départ de la vibration. Si les parents disciplinent leurs enfants à partir d’une vibration inférieure, ils le feront en fonction d’une certaine émotivité, en fonction d’une certaine attitude mentale, et cette discipline n’aura pas le résultat qu’elle aurait, si elle partait d’un centre mental supérieur. 

Il est évident que beaucoup de parents disciplinent leurs enfants dans le monde, mais regardez ce qu’est, ce que cette discipline créée. Rendus à un certain âge, les enfants veulent partir, les enfants ne veulent plus subir de discipline et le pouvoir éducatif des parents se brise, diminue, et finalement s’estompe complètement. Et ceci ne devrait pas être le cas, au fur et à mesure que l’enfant grandit, la relation entre les parents et l’enfant devrait devenir de plus en plus équilibrée, de plus en plus intelligente, la discipline devrait devenir de moins en moins nécessaire, de sorte que l’enfant, rendu à un certain âge, devrait bénéficier d’un état social, à l’intérieur de la famille, qui fait de lui un adulte, à la même valeur que les parents à l’intérieur de la famille, sont des adultes. Mais pour ceci, il faut que les parents aient travaillé toute la vie, pendant des années à créer, dans leur famille, un équilibre psychique c’est-à-dire, un éther à l’intérieur duquel les enfants et les parents sont parfaitement harmonisés et pour ce, il faut que les parents appliquent, dans la jeunesse, surtout dans cette période ou après cette période où l’enfant commence à prendre conscience égoïque, une discipline issue d’un centre mental totalement libre de l’émotivité, totalement intelligent, totalement s’écure. Si les parents n’ont pas la sécurité profonde lorsqu’ils donnent ou lorsqu’ils appliquent la discipline envers leurs enfants, il est évident que ces derniers ne pourront bénéficier d’une discipline créative, ils bénéficieront d’une discipline plus ou moins divisée contre elle-même. 

Il n’y a pas dans l’évolution de la conscience des parents, de différences entre cette dernière et l’évolution de la conscience des enfants. L’évolution d’une conscience, c’est une évolution universelle de ce qui représente chez l’être humain, une plus grande part d’action de l’esprit à travers la personne, afin de donner comme produit final, une personne intégrale. Donc, si les parents appliquent de la discipline au cours de l’évolution de leurs enfants, ils doivent eux-mêmes en être arrivés à posséder une conscience créative suffisamment élevée pour savoir instantanément, dans le moment même où ils appliquent cette discipline, que cette même discipline est irréversible et qu’elle est totalement créative. Si elle est totalement créative, les enfants le sauront, le réaliseront parce qu’un enfant qui est discipliné se donne de revoir et de remettre en question son action antérieure afin de voir où il a commis une certaine erreur, où il a fait quelque chose qui n’était pas le résultat d’une action intelligente mais plutôt d’une action extrêmement subjective. 

Donc les enfants ont la capacité de se voir, de se mesurer, en relation avec la discipline imposée par des parents qui ont une conscience créative, et s’ils bénéficient, ces mêmes enfants, d’une éducation basée sur une discipline créative, graduellement, ils s’habitueront, ce sera facile pour eux de réaliser de plus en plus rapidement, que l’action créative et disciplinaire des parents coïncide, avec l’évolution de leur conscience, avec l’ajustement de leur caractère, et eux-mêmes verront que cette discipline, elle est bonne. Et à partir du moment où un enfant peut réaliser que toute discipline est bonne dans sa vie, c’est que déjà, il a atteint un niveau de maturité suffisant, pour pouvoir en arriver un jour naturellement, sans faille, à une conscience créative autonome et parfaitement individualisée. 

C’est à partir de ce moment-là qu’un enfant commence à mesurer ses progrès, à voir qu’il avance, à voir qu’il devient de plus en plus un être humain à part entière, à voir et à réaliser qu’on le respecte de plus en plus, et qu’il est de plus en plus capable d’être une mesure réelle de lui-même. C’est là qu’un enfant commence à s’apprécier, qu’un enfant commence à s’aimer, qu’un enfant commence à réaliser une très grande affection pour des parents qui travaillent à son évolution, pour des parents qui sèment constamment, de jour en jour, un petit peu d’énergie pour que demain, l’enfant puisse bénéficier des fruits de cette semence. C’est dans la discipline mentale créative, intelligente, que les parents sèment pour demain afin que l’enfant puisse bénéficier demain de sa vraie vie. La responsabilité des parents c’est d’amener les enfants à vivre, demain, de leur vraie vie au lieu de vivre demain, des épaves de la vie sociale qui auront tendance à rendre leur propre vie, une épave. 

Mais si les parents ne possèdent pas suffisamment de conscience créative, qu’ils ne sont pas suffisamment près de leur propre centre d’intelligence, comment voulez-vous que des enfants grandissent et en arrivent un jour, à connaître et à savoir ce que veut dire être sa propre personne. Comment voulez-vous que des enfants demain, puissent être fiers d’eux-mêmes et en même temps heureux d’êtres les enfants de ces mêmes parents, qui auront pendant des années, œuvrés à l’évolution de leur conscience, à la formation, à la transformation de leur caractère de base, pour en arriver un jour à la manifestation de leur intelligence créative, c’est-à-dire de leur esprit. L’éducation d’un enfant c’est un travail à long terme, c’est un travail de tous les jours et c’est un travail qui doit être fait par des êtres qui savent travailler avec un matériel subtil qui est ou qui représente tous les paramètres d’une conscience enfantine et aussi, tous les paramètres d’une conscience parentale. 

Pour qu’un enfant passe du principe du plaisir, qui est un principe astral nécessaire, au principe de sa propre réalité, qui est un principe créatif, un principe d’évolution, il faut que les parents, eux mêmes, soient suffisamment avancés en intelligence créative ou en conscience, pour pouvoir rendre à l’enfant ce qui lui appartient c’est-à-dire, donner à l’enfant ce dont il a besoin pour grandir réellement. Mais si les parents eux-mêmes ne savent pas comment être réellement, si les parents eux-mêmes ne savent pas comment vivre réellement leur état de parents. Comment voulez-vous que les enfants bénéficient d’une éducation fructueuse, abondante, riche, heureuse, bénéfique, et à long terme, les menant à une autonomie réelle et permanente ? 

Il y a une tendance, depuis quelques années, à faire vivre à l’enfant simplement le principe du plaisir, le principe de l’autodétermination, que le principe du plaisir ou de l’autodétermination soit utilisé dans la vie de l’enfant, c’est normal, mais que le principe aussi, de sa propre réalité en évolution soit véhiculé, amené à naître, c’est essentiel. L’enfant ne peut pas être, toute sa vie d’enfant, attaché au principe du plaisir et attaché au principe de l’autodétermination, parce qu’il y a des choses dans sa conscience qui doivent être ajustées, il y a des choses dans son caractère qui doivent être transformées, afin qu’il puisse demain vivre d’une réalité beaucoup plus près de son essence qu’il ne le peut aujourd’hui. 

Et si les parents tombent dans l’impasse ou dans la trappe, du principe du plaisir, et du principe de l’autodétermination, parce que c’est la mode que les enfants fassent ce qu’ils veulent, comment ils veulent, à ce moment-là demain, ces mêmes parents récolteront ce que des milliers et des millions de parents aujourd’hui récoltent c’est-à-dire, des enfants qui n’ont plus, dans le monde, de place à aller, des enfants qui ne peuvent plus aujourd’hui s’identifier avec eux-mêmes, des enfants qui ne peuvent plus aujourd’hui réaliser leur orientation, réaliser leur direction, et qui se sentent obligés de vivre des expériences très souvent difficiles, telle la drogue, telle la boisson, afin de pouvoir se libérer un peu, du joug ou du poids, d’une conscience encore très jeune, qui n’a pas été suffisamment outillée afin de pouvoir aujourd’hui vivre leur vie, et prendre en main leur propre vie. 

Mais il ne faut pas attendre trop tard pour éduquer les enfants, pour élever les enfants, il y a un point, dans la vie de l’enfant, où il devient très, très difficile de transformer son caractère. Et ce point nous le situons à partir de la puberté où le corps astral de l’enfant se transforme, où la personnalité de l’enfant s’identifie, et où il devient de plus en plus difficile à l’enfant de vivre sous le parapluie de la conscience parentale. Il faut que la conscience créative des parents s’applique dans ces années qui précèdent la puberté. Et plus les parents agiront de bonne heure dans la vie de l’enfant, mieux il sera pour ce dernier et plus il sera pour eux-mêmes, agréable de vivre en famille. Par contre si un enfant est trop domestiqué par ses parents et la société, il devra attendre plus tard, au cours de son expérience, pour en arriver à vivre une conscience adulte et autonome, et créative, et intégrale. Si l’enfant ne peut pas bénéficier de l’éducation créative, en relation avec ses parents, ceci déjà fait partie de son plan de vie et demain, plus tard, il pourra ajuster son caractère, ajuster sa personnalité, ajuster sa mémoire et les effets de la mémoire sur sa conscience personnelle, en relation avec sa sensibilité, en relation avec le pouvoir de l’esprit sur son être. 

Autrement dit, en fonction de son intelligence réelle, si cet enfant est réellement un être qui recherche un équilibre, recherche essentiellement un centre en lui-même, il le découvrira au cours de la vie, en fonction d’autres personnes qui sauront lui apporter suffisamment de connaissances pour corriger les effets subjectifs et néfastes qu’auront créé, dans sa vie enfantine, des influences soit parentales ou sociétales, trop subjectives pour être disciplinairement créatives. Autrement dit, il n’y a pas dans la vie, de temps ou de périodes où l’évolution de l’être vers une conscience autonome soit impossible. Il est évident que l’enfant qui a la chance, de bénéficier d’une conscience créative de la part de ses parents, de vivre d’une discipline créative de ces mêmes parents, a un avantage extraordinaire parce qu’il lui sera permis, à ce moment-là de commencer à vivre, à partir du moment où il vit, connaîtra l’équilibre en lui-même, donc l’enfant n’aura pas besoin d’attendre des années et des années, trente ans, quarante ans, pour en arriver à pouvoir bénéficier de sa conscience. Il pourra un jour sortir de la famille et déjà sentir, sous son pied, la solidité de son existence créative, c’est-à-dire de sa vie personnelle, il pourra alors bénéficier de ce que les parents auront, forcément en lui, établi comme base ou comme indice préparatoire à la conservation de sa conscience autonome. 

Mais, ce n’est pas toujours le cas et il y a aussi aujourd’hui, beaucoup d’enfants qui, pour toutes sortes de raisons, ne peuvent plus bénéficier d’une éducation créative et qui doivent parfaire leurs armes dans le monde et découvrir que le monde extérieur, lorsque nous ne possédons pas de conscience autonome, est un monde extrêmement difficile à vivre, est un monde à l’intérieur duquel nous sommes obligés constamment de lutter parce que nous ne possédons pas suffisamment d’esprit pour voir à travers les jeux de la vie. Donc les parents ont une responsabilité très grande vis-à-vis de leurs enfants sur le plan de l’évolution, responsabilité qu’ils ne peuvent exercer qu’en fonction de leur propre évolution, et ils possèdent aussi, pour actualiser cette responsabilité, une autorité parentale, c’est-à-dire une autorité qui doit être une autorité réelle et non pas simplement une autorité d’occasion, que les parents aient une autorité réelle dans la vie de l’enfant, ceci fait partie à la fois de l’amour qu’ils ont pour les enfants et que ces derniers ressentent, de l’attention qu’ils ont pour les enfants et dont ces derniers peuvent toujours bénéficier et aussi de l’intelligence qu’ils ont dans leurs rapports avec les enfants, intelligence que les enfants aussi sauront reconnaître. 

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