Les chakras, dans l’instruction supramentale, ne désignent pas des centres symboliques de développement intérieur ni des outils de transformation volontaire, mais des zones de jonction énergétique entre le corps physique, les structures vitales et les plans astrals. Ils constituent des interfaces fonctionnelles par lesquelles circulent des forces invisibles influençant la sensibilité, la vitalité et la réceptivité de la conscience tant que celle-ci n’est pas stabilisée dans l’esprit.
Sur le plan opératif, les chakras agissent comme des points d’entrée et de diffusion vibratoire reliant l’organisme humain aux circuits énergétiques planétaires et astraux. Lorsqu’ils sont fortement sollicités, ils amplifient la perception sensorielle subtile, les réactions émotionnelles ou certains états d’expansion intérieure, sans pour autant garantir une relation directe avec la parole de l’esprit. Leur activité appartient à la mécanique de l’âme et non à la gouvernance supramentale de la conscience.
Lorsque le terme est mal compris, les chakras sont idéalisés comme des instruments d’éveil, de guérison ou de maîtrise intérieure, ce qui maintient l’ego dans une recherche de pouvoir énergétique et renforce l’astralité. Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, ils sont reconnus comme des structures énergétiques réelles mais subordonnées, dont l’importance décroît à mesure que la conscience se verticalise et cesse de s’orienter à partir des sensations subtiles.
Ainsi définis, les chakras ne constituent ni une finalité évolutive ni un critère d’accès au supramental, mais des relais énergétiques transitoires appartenant à l’architecture biologique et astrale de l’Homme, dont la compréhension sert avant tout à éviter les illusions liées aux expériences vibratoires.

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