La conscience, dans l’instruction supramentale, désigne la faculté de perception et de présence par laquelle l’Homme entre en relation avec le réel, que cette relation soit médiatisée par l’astral ou directe lorsqu’elle est stabilisée dans l’esprit. Elle ne se réduit ni à une activité cérébrale ni à une construction psychologique, mais constitue le champ vivant où se croisent influences invisibles, direction intérieure et capacité d’action.
Sur le plan opératif, la conscience fonctionne comme une surface de réception et de traitement de la parole intérieure. Tant qu’elle demeure saturée de mémoires de l’âme, de formes-pensées collectives et de réflexes émotionnels, elle reflète surtout les circuits du monde de la mort. Lorsqu’elle se dégage de ces interférences, elle devient un espace clair capable d’accueillir une perception non filtrée du réel et de soutenir des décisions alignées avec la parole de l’esprit.
Lorsque le terme est mal compris, la conscience est assimilée à une simple lucidité morale, à un éveil subjectif ou à un état mystique, ce qui masque sa fonction structurelle réelle. Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, elle renvoie à une mécanique précise de liaison entre l’Homme incarné et les plans invisibles, dont la transformation progressive conditionne l’accès à une autonomie réelle.
Ainsi définie, la conscience n’est pas un idéal abstrait mais une fonction dynamique dont la qualité révèle le degré de dégagement de l’Homme face aux forces involutives et sa capacité à vivre à partir d’un axe intérieur lucide, sobre et non conditionné.

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