Le terme corps de désir désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, la composante astrale de l’homme portant la qualité émotive de la mémoire, constituant l’infrastructure des réactions affectives de l’ego et la partie émotionnelle du caractère.
Sur le plan opérationnel, le corps de désir agit comme une lentille vibratoire donnant accès aux mémoires de l’âme. Conçu à l’origine comme instrument de transmission neutre, il s’est, au cours de l’involution, saturé de formes subjectives, de charges mémorielles et d’appétits émotionnels qui asservissent la conscience aux cycles de répétition et aux lois de la mort psychologique. Il ne possède pas de pouvoir autonome : il réfléchit la direction imposée depuis le plan mental, recevant aussi bien les pressions de l’astral que les orientations issues de l’esprit. Les forces astrales opèrent sur les formes désirantes qu’il contient, mais non sur son principe structurel lui-même.
Fonctionnellement, parler de corps de désir revient à désigner un instrument à transmuter. Son évolution exige la vidange progressive des désirs égoïques et des empreintes mémorielles afin qu’il cesse d’être centre de traction affective et devienne canal transparent de l’énergie de l’esprit, permettant à l’homme d’agir dans la matière sans être gouverné par ses impulsions émotionnelles.

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