La cosmicité, dans l’instruction supramentale, désigne la qualité d’appartenance de toute forme de vie à l’architecture globale de l’univers et à ses circuits invisibles de régulation. Elle ne correspond ni à une abstraction poétique ni à un sentiment d’unité mystique, mais à une condition structurelle réelle reliant la conscience humaine aux programmations cosmiques qui organisent les mondes.
Sur le plan opératif, la cosmicité se manifeste par la reconnaissance fonctionnelle que l’Homme n’est pas isolé dans son évolution, mais inséré dans des réseaux d’énergie, d’information et de forces descendantes qui dépassent l’échelle planétaire. Tant que la conscience demeure astralisée, cette insertion est subie de manière inconsciente ; lorsque la conscience se stabilise dans l’esprit, elle devient une relation lucide, non projective, avec les structures universelles.
Lorsque le terme est mal compris, la cosmicité est confondue avec un ressenti d’expansion intérieure ou une fusion émotionnelle avec l’univers, ce qui la ramène dans le registre subjectif. Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, elle est au contraire reconnue comme une donnée structurelle de la vie cosmique, indépendante des états affectifs humains et mesurable par la position réelle de la conscience dans les circuits universels.
Ainsi définie, la cosmicité n’est pas une expérience à rechercher, mais un paramètre fondamental permettant de situer l’Homme dans la hiérarchie des mondes et d’évaluer son degré de dégagement face aux forces involutives qui traversent l’univers.

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