Le terme race-racine désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, une structure évolutive collective inscrite dans la mémoire de l’âme planétaire, déterminant pour une période donnée les cadres biologiques, psychiques et culturels à travers lesquels les egos humains expérimentent l’involution.
Sur le plan opérationnel, une race-racine fonctionne comme matrice historique et vibratoire : elle conditionne les formes corporelles dominantes, les sensibilités psychologiques, les structures sociales et les modes de pensée propres à une époque de l’humanité. Ces cadres ne proviennent pas de la volonté individuelle, mais d’une programmation collective liée au cycle de l’âme dans la matière, relayée par l’astral à grande échelle. L’ego naît à l’intérieur de cette architecture globale et en subit les influences tant qu’il n’est pas relié consciemment à l’esprit, ce qui colore ses valeurs, ses peurs, ses mythologies et ses organisations civilisationnelles.
Fonctionnellement, parler de race-racine revient à nommer un dispositif transitoire d’évolution involutive. L’établissement progressif de l’homme dans l’esprit réduit l’emprise de ces conditionnements collectifs, déplace la conscience hors des déterminations historiques et prépare l’émergence d’une humanité gouvernée non plus par la mémoire planétaire, mais par l’intelligence directe et non polarisée.

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