Téléchargement au format PDF non autorisé — accès strictement personnel.
Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
| Bernard de Montréal affirme que : « si le vampirisme, sous toutes ses formes, disparaissait de la surface de la Terre, la société telleque nous la connaissons serait abolie. Cette structure sociale ne pourrait plus subsister car elle n’aurait plus la force du vampirisme pour lui donner sa cohésion ». |
L’EGO VAMPIRIQUE
Le vampirisme n’est pas une tare morale, mais une loi mécanique liée à la condition de l’ego lorsqu’il ne fonctionne pas en relation directe avec l’Intelligence. Tant que l’ego ne possède pas sa propre autonomie, il demeure dépendant de la mémoire et de l’astral pour assurer sa continuité. Il ne génère pas sa propre stabilité, il la maintient par récupération. Dans cette condition, tous les egos, quels que soient leurs niveaux de structuration, fonctionnent comme des centres de captation, car ils sont sans axe interne réel et doivent s’alimenter à partir de ce qui est produit autour d’eux.
Le vampirisme de l’inconscient correspond à une condition occulte où l’ego, imbriqué dans l’astral, se maintient en se nourrissant de ce qui circule autour de lui sans en percevoir la nature. Il ne reconnaît pas ce mécanisme, car il fonctionne à partir de la mémoire qui le structure et des impressions qui la traversent.
L’homme inconscient est saturé de lui-même, au point de ne pas pouvoir concevoir qu’il agit sur les autres selon le même principe qu’il refuse pour lui. Il ne reçoit pas, il prélève, arrachant ce qu’il considère nécessaire à sa continuité, sans percevoir que ce mouvement résulte de sa dépendance. Ce qu’il prend, il le justifie comme un besoin, car il ne dispose pas d’un accès direct à sa propre stabilité.
Certains egos sont structurés autour de leur propre maintien, qu’il soit matériel ou issu de la mémoire. Leur activité ne vise pas une relation directe avec l’Intelligence, mais la préservation de leur organisation. Ils se stabilisent dans ce qui assure leur continuité, sans accès à ce qui pourrait transformer leur condition.
L’ego vampirique fonctionne en priorité sur lui-même. Il se place au centre de son système et organise ses rapports en fonction de sa propre continuité. Il se sert en premier et laisse le reste, car il ne connaît pas l’échange libre. Les formes émotionnelles ou relationnelles qu’il mobilise servent à maintenir ce fonctionnement, en masquant le fait qu’il dépend de ce qu’il récupère chez les autres. (autrement dit il ne vit que par procuration a travers la vie des autres…)
Quel que soit son niveau de structuration, l’ego cherche à se présenter comme plus lucide afin de stabiliser sa position. Cette apparente lucidité lui permet de justifier un mécanisme qu’il ne perçoit pas. Il s’appuie sur ses propres références pour maintenir sa cohérence, ce qui empêche toute remise en cause de son fonctionnement.
Sa vie est marquée par un déséquilibre constant, car sa stabilité dépend de facteurs externes. Il doit continuellement compenser et ajuster, sans jamais atteindre un point d’équilibre réel. Les critères qu’il utilise pour se mesurer proviennent de sa propre mémoire, ce qui maintient un circuit fermé. Il définit ainsi ses propres normes et son propre sens de la mesure à partir de lui-même.
Ce mécanisme se manifeste dans l’ensemble des rapports humains. Les relations deviennent des supports de stabilisation où les individus s’appuient les uns sur les autres pour maintenir leur continuité. Cette interdépendance repose sur un manque d’autonomie et prolonge le fonctionnement du vampirisme à travers les liens.
L’ego vampirique ne possède pas d’axe interne. Il fonctionne par appui et par récupération. L’échange libre lui est inaccessible, car il impliquerait une absence de dépendance. Il ne se perçoit jamais comme centre de captation, car il s’identifie à son propre fonctionnement. Lorsqu’un refus apparaît, il y a rupture du circuit, et cette rupture est vécue comme une atteinte à son équilibre, ce qui déclenche une réaction visant à rétablir la continuité.
Dès qu’un individu cesse d’alimenter ce système et coupe les liens basés sur la dépendance, il perturbe l’équilibre du réseau. Cette coupure prive les autres de la possibilité de se maintenir à travers lui. Le système réagit alors pour rétablir la circulation, et celui qui se retire est perçu comme déviant, car il ne participe plus à la structure. Il est jugé à partir de la mémoire, alors qu’il cherche simplement à ne plus fonctionner à partir de la dépendance.
Comprendre le vampirisme au niveau du fonctionnement constitue une base pour l’accès à l’Intelligence, car ce mécanisme repose sur la réaction et l’identification. Tant que l’ego fonctionne à partir de ces éléments, il reste dans le circuit de la mémoire et de l’astral, sans accès direct à sa propre source.
L’ego vampirique ne perçoit pas son fonctionnement, car il est imbriqué dans la mémoire qu’il anime. Il agit à partir d’elle et s’identifie aux impressions qui la traversent. Il ne se reconnaît pas comme centre de récupération, puisqu’il vit ses mouvements comme nécessaires à son équilibre. Pourtant, il ne reçoit pas, il prend. Il s’appuie sur les autres pour sécuriser sa propre continuité, faute de pouvoir puiser dans une source directe. Cette dépendance l’amène à utiliser les formes reconnues par la mémoire collective pour maintenir l’échange, que ce soit à travers l’attention, la reconnaissance, l’obligation ou toute structure qui permet de stabiliser la relation.
Le mécanisme du vampirisme repose sur une boucle simple et constante : une mémoire est activée, une réaction est produite, la charge générée est récupérée, puis réinjectée dans le système. Ce circuit renforce l’identification de l’ego à sa propre mémoire et stabilise sa continuité. Plus l’ego réagit, plus il se renforce, et plus il se renforce, plus il doit réagir. Il ne peut sortir de ce cycle sans perdre le centre auquel il s’identifie. Ce fonctionnement ne se limite pas à l’émotion ; il traverse le mental, la relation et l’attention. Chaque fois qu’une mémoire est activée, chaque fois qu’une réaction est produite, le système est alimenté.
L’ego vampirique utilise les formes de la mémoire collective pour maintenir ce circuit. Les notions de devoir, de responsabilité ou d’engagement servent de supports à la récupération. Elles ne sont pas en elles-mêmes fonctionnelles, mais deviennent des structures à travers lesquelles l’ego sécurise sa continuité. Le besoin d’être reconnu ou valorisé participe du même mécanisme : l’ego cherche à stabiliser son centre en s’appuyant sur ce qui lui est renvoyé, ce qui renforce sa dépendance à l’interaction.
Ce fonctionnement est alimenté par l’astral, qui contient des formes autonomes utilisant la mémoire de l’ego pour se maintenir. Ces formes projettent des impressions dans la mémoire, qui sont ensuite intégrées par l’ego comme étant les siennes. L’ego ne distingue pas l’origine de ce qu’il perçoit, car il fonctionne à partir de la reconnaissance. Il réagit à ce qui lui est familier, ce qui renforce la forme initiale et stabilise le circuit. Ce mécanisme d’effet miroir rend le système auto-entretenu, car chaque réaction alimente ce qui l’a produite.
L’ego ne possède pas de centre autonome, mais un point de convergence entre la mémoire et l’astral. Il fonctionne par association et par répétition. Son identité dépend de la continuité de ce processus. Il ne peut donc pas concevoir son propre fonctionnement comme vampirique, puisqu’il est lui-même le produit du circuit qu’il alimente. Lorsqu’il est confronté à une rupture de ce circuit, il réagit pour rétablir l’équilibre auquel il est habitué, car cette rupture met en cause sa stabilité.
Le vampirisme ne se limite pas à des comportements isolés, il constitue la base des relations humaines lorsque celles-ci sont fondées sur la dépendance. Les individus s’appuient les uns sur les autres pour maintenir leur continuité, et cette interdépendance forme un réseau où la charge circule en permanence. Le système ne cherche pas la vérité, il cherche la continuité. Il maintient des liens, des échanges et des situations répétitives, car ces structures assurent sa stabilité. La neutralité mettrait fin à ce circuit, c’est pourquoi elle est évitée.
Lorsque l’ego accède à l’esprit sans que la mémoire soit neutralisée, le mécanisme ne disparaît pas, il se transforme. Le vampirisme ne fonctionne plus uniquement par la réaction, mais par l’information. L’attention n’est plus captée par la charge, mais par le contenu. L’esprit devient alors un outil de structuration du même système. L’information permet de fixer le mental, d’installer des références et de stabiliser l’ego sous une forme plus organisée. Le vampirisme devient moins visible, mais plus stable.
Dans cette condition, l’ego ne se maintient plus seulement par interaction, mais par adhésion à des formes d’information. Il se structure autour de ce qu’il reconnaît comme valable, ce qui remplace la réaction par la référence. L’esprit n’est pas en cause, mais son utilisation à partir de la mémoire. Tant que l’information sert à maintenir une continuité et non à rompre le circuit, elle participe du même mécanisme.
Le vampirisme ne relève donc pas d’une intention, mais d’un fonctionnement. Tant que l’ego se maintient par la récupération et que l’esprit sert la mémoire, le système reste fermé sur lui-même. L’accès à l’Intelligence implique une rupture avec ce circuit, car elle ne peut être atteinte à partir de la mémoire ni de l’astral. Sans cette rupture, le mécanisme se transforme, mais ne disparaît pas.
L’EGO VAMPIRIQUE ET MÉCANIQUE DE L’INCONSCIENCE COLLECTIVE
Bernard de Montréal affirme que « si le vampirisme, sous toutes ses formes, disparaissait de la surface de la Terre, la société telle que nous la connaissons serait abolie. Cette structure sociale ne pourrait plus subsister car elle n’aurait plus la force du vampirisme pour lui donner sa cohésion ».
L’ego vampirique utilise les « bons principes » de la société (charité, devoir, responsabilité) pour soutenir sa cause et soutirer de l’énergie à ceux qui manquent de discernement et de capacité de refus. derrière son apparence de caractère, l’ego vampirique cache une grande vulnérabilité ; si l’on tranche sa source de nourriture, il manifeste une agressivité temporaire sous le choc du manque. un être qui intériorise ses problèmes manque de volonté car il est prisonnier de la poussée de l’âme, et sa rationalisation constante lui cause un tort immense en lui faisant perdre sa lumière.
L’humain vit socialement en raison du vampirisme exercé par les gouvernants sur les gouvernés. Ce système repose sur un jeu complexe de dépendance et d’interdépendance, qui agit comme un voile sur toutes les formes possibles de la légalité. Les cultures vampirisent leurs citoyens au nom de la taxe, du patriotisme ou de certains idéaux.
Ces formes de vampirisme social sont jugées nécessaires au maintien de la structure actuelle, car sans elles, la culture et la société s’écrouleraient. L’ego inconscient participe à ce mécanisme sans en réaliser la nature, car il est « entortillé par l’astral en lui » et cherche sa survie au détriment de l’autonomie réelle.
L’ESPRIT VAMPIRIQUE ET LA MANIPULATION DES PLANS
L’esprit vampirique ne repose pas sur la réaction, mais sur la direction. Il n’agit pas par charge, mais par organisation. Il oriente, il canalise, il centralise l’attention autour de formes qui stabilisent le mental. L’information devient alors un support de fixation, permettant de maintenir un réseau d’attention structuré. Ce réseau ne fonctionne plus sur la réaction, mais sur la référence. L’individu ne réagit plus seulement, il adhère. Cette adhésion crée une dépendance, non plus à l’échange, mais à la source de l’information. Tant que la vérification directe n’est pas établie, l’accès à l’Intelligence demeure bloqué, et l’individu fonctionne à partir de formes intégrées plutôt qu’à partir de lui-même.
La confusion provient du fait que l’esprit est associé à une sortie de l’astral. Pourtant, l’esprit ne libère que s’il coupe la mémoire. S’il fonctionne à partir de la mémoire, il devient un prolongement du système qu’il est censé dépasser. Le vampirisme ne disparaît pas avec l’accès à l’information. Il se transforme. Il passe de la charge à la structure, de la réaction à la direction. Ce qui n’était qu’un échange devient un système organisé, plus stable et moins visible, mais toujours dépendant de la mémoire.
La sortie ne consiste pas à corriger l’ego ni à améliorer l’utilisation de l’esprit. Elle implique une rupture. Tant que la réaction se maintient, l’ego se nourrit. Tant que l’information sert à maintenir un lien, l’esprit fonctionne à partir de la mémoire. La coupure correspond à l’arrêt de la récupération, à la désidentification et à la fin de la dépendance. Sans cette rupture, le système se réorganise, mais ne disparaît pas. Le point radical est simple : un ego qui se maintient par l’échange fonctionne par vampirisme, et un esprit qui maintient une structure de dépendance prolonge ce même mécanisme. Il ne s’agit pas de volonté, mais de fonctionnement. Tant que la mécanique n’est pas rompue, le système persiste.
Le vampirisme des plans repose sur la même logique. L’esprit devient vampirique tant que l’individu est prisonnier de son activité mentale et qu’il ne manifeste pas sa propre autorité face aux formes de pensées. Le plan astral fonctionne comme un système de récupération, où les formes maintenues ne possèdent pas de support autonome et doivent se prolonger à travers la mémoire de l’ego. Ces formes utilisent les réactions et les pensées pour se maintenir, ce qui établit une continuité entre l’astral et le mental. Tant que l’individu fonctionne à partir de ces formes, il sert de relais à ce système.
L’ego est attiré par l’information, car elle lui permet de stabiliser son fonctionnement. Cette recherche constante de formes et de contenus constitue une dépendance qui maintient le système. L’ego s’appuie sur ce qu’il reçoit pour se structurer, sans percevoir que cette structure provient de la mémoire. Tant qu’il croit à l’information qu’il intègre, il reste lié à la source qui la transmet. Cette croyance maintient une relation de dépendance et empêche la vérification directe.
La confusion entre esprit et Intelligence renforce ce mécanisme. L’esprit transmet des formes, mais l’Intelligence correspond à une perception directe. Tant que l’individu fonctionne à partir des formes qu’il reçoit, il reste dans le circuit de la mémoire. L’activité mentale devient alors un support de maintien du vampirisme, car elle fixe l’attention et renforce l’identification. L’individu croit penser, mais il fonctionne à partir de ce qui traverse sa mémoire.
Certaines formes issues de l’astral utilisent ce besoin de structuration pour maintenir leur continuité. Elles introduisent des contenus compatibles avec la mémoire de l’ego, ce qui facilite leur intégration. L’ego, ne distinguant pas l’origine de ce qu’il reçoit, s’y identifie et renforce le circuit. Tant que l’information est acceptée sans vérification directe, elle devient un point d’appui pour le système.
Dans le processus de transformation, le rapport entre l’ego et la source peut être perçu comme une forme de contrainte exercée sur la mémoire. Ce rapport ne vise pas à maintenir le système, mais à le rompre. La pression exercée sur l’ego agit sur ses structures mémorielles et provoque une désorganisation du circuit. Ce processus n’est pas une continuité du vampirisme, mais une rupture de celui-ci, car il ne maintient pas la dépendance, il la dissout.
Les formes collectives fonctionnent également comme des supports de stabilisation de la mémoire. Elles accumulent des contenus répétitifs qui renforcent les identifications et maintiennent les circuits de dépendance. Ces structures permettent aux formes de l’astral de se maintenir, car elles offrent un point d’ancrage dans la mémoire de l’ego. Sans ces supports, leur capacité d’influence diminue, car elles ne peuvent se fixer.
Le système repose sur une limitation de l’information. Tant que l’individu ne perçoit qu’une partie du fonctionnement, il reste dans une condition de dépendance. La rétention d’information maintient l’ego dans un état où il ne peut vérifier directement. Cette limitation protège le système en empêchant la rupture du circuit. L’accès à l’Intelligence implique la fin de cette limitation, car il permet une perception directe du fonctionnement.
Le vampirisme peut prendre différentes formes selon le niveau de structuration de l’ego. Il peut se manifester par une dépendance directe ou par une organisation plus élaborée à travers l’information. Dans tous les cas, il repose sur une relation de dépendance. L’absorption de formes pour se stabiliser correspond à une phase du fonctionnement de l’ego, mais tant que cette absorption maintient une référence externe, le système persiste.
La sortie implique une transformation du rapport à la mémoire. L’individu cesse de fonctionner à partir de formes externes et ne maintient plus le circuit par récupération. Ce retournement correspond à une autonomie réelle, où l’ego ne sert plus de point de captation. Tant que ce retournement n’est pas effectué, le système se maintient sous des formes différentes.
Le point le plus rarement perçu concerne l’illusion du centre. L’ego se vit comme l’origine de sa pensée, alors qu’il fonctionne à partir de la mémoire. Il ne produit pas ses contenus, il les organise. Cette illusion maintient le système, car elle empêche la perception du mécanisme. L’individu croit être à l’origine de son activité, alors qu’il est traversé par des formes qu’il ne distingue pas.
La recherche de la vérité, lorsqu’elle se fait à partir de la mémoire, renforce également le circuit. La vérité devient une forme que l’ego utilise pour se stabiliser. Elle fige le mental et remplace la perception directe par une référence. Tant que l’individu s’appuie sur des formes pour comprendre, il reste dans le système. La sortie ne passe pas par l’accumulation de contenus, mais par la fin de la dépendance à la mémoire.
Ainsi, le vampirisme ne disparaît pas par transformation progressive, mais par rupture du mécanisme. Tant que l’ego se maintient par la récupération et que l’esprit fonctionne à partir de la mémoire, le système persiste. L’accès à l’Intelligence implique la fin de cette dépendance, car elle ne peut être atteinte à travers les formes, mais seulement par une perception directe qui ne repose plus sur la mémoire.
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


0 commentaires