L’évolution est le processus cosmique par lequel l’esprit prend possession de la matière afin d’en élever le taux vibratoire. Elle s’oppose radicalement à l’involution, période durant laquelle l’humanité fut dominée par l’astral, la mémoire de l’âme et la pensée réfléchie. L’évolution n’est ni un progrès social ni une élévation collective : elle est une mutation individuelle irréversible qui fait passer l’être humain du statut de créature à celui de créateur.
Ce passage implique la fin de l’hégémonie de l’intellect au profit de l’intelligence réelle, fondée sur un savoir instantané issu de la communication télépathique avec le double. L’évolution exige la destruction de la mémoire subjective : ce n’est pas l’ego qui détruit ses formes, mais la lumière de l’intelligence qui, en pénétrant le mental, pulvérise les structures anciennes afin de libérer l’esprit du passé.
La finalité de l’évolution est la fusion, soit l’unification de l’ego, de l’âme et de l’esprit. Cette jonction met fin au retour au monde de la mort et ouvre à une conscience morontielle, continue et immortelle. Sur le plan racial, l’humanité clôt le cycle de la cinquième race-racine pour entrer dans la sixième, une race mentale consciente de son lien universel, puis dans la septième, marquant la fin de l’expérience biologique terrestre.
L’évolution n’est pas le fruit d’un choix égoïque. Elle est imposée par la descente de la lumière, qui crée des chocs vibratoires forçant la transmutation de la personnalité. La souffrance associée à ce passage est vibratoire et technique : elle sert à ajuster le système humain à la puissance de l’énergie cosmique. À terme, l’homme évolué conquiert son droit d’aîné et devient partenaire égal des hiérarchies universelles, capable de commander à la matière.

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