Le hasard, dans l’instruction supramentale, ne désigne pas une absence de loi ni une pure contingence, mais l’apparence d’imprévisibilité produite lorsque la conscience humaine ne perçoit pas les programmations cosmiques et les croisements de forces invisibles qui gouvernent les événements. Il correspond à une limite de lecture plutôt qu’à une réalité autonome du fonctionnement de l’univers.
Sur le plan opératif, ce que l’Homme appelle hasard résulte de l’intersection de multiples circuits universels, de décisions prises à différents niveaux de conscience et de dynamiques évolutives ou involutives agissant simultanément dans l’espace-temps. Lorsque la conscience demeure astralisée, ces agencements apparaissent chaotiques ou fortuits ; lorsqu’elle se stabilise dans l’esprit, elle reconnaît des cohérences structurelles derrière ce qui semblait aléatoire.
Lorsque le terme est mal compris, le hasard est absolutisé comme principe ultime ou utilisé pour nier toute organisation cosmique, ce qui enferme la perception dans une lecture partielle du réel. Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, il est reconnu comme une notion relative révélant surtout l’angle mort de la conscience humaine face aux lois invisibles.
Ainsi défini, le hasard n’est pas une force indépendante ni une entité agissante, mais un mot décrivant l’ignorance temporaire des mécanismes cosmiques sous-jacents, dont la compréhension progressive accompagne l’évolution réelle de la conscience humaine.

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