L’homme n’est pas un être achevé, mais un projet évolutif en mutation. L’être humain actuel, issu de la cinquième race-racine, est qualifié de « mort-vivant » dans la mesure où sa conscience demeure prisonnière de la mémoire de l’âme et des influences astrales qui parasitent son mental et sa volonté.
L’homme est un être multidimensionnel composé de plusieurs plans : le corps physique, le vital, l’astral (émotionnel), le mental (intellectuel) et, potentiellement, le corps éthérique ou morontiel. Durant l’involution, ces plans sont disjoints, ce qui crée une illusion d’unité alors que l’être est en réalité fragmenté et soumis à des forces invisibles qui le manipulent à son insu.
Sa structure repose sur une trinité fonctionnelle : l’âme, l’ego et l’esprit. L’âme est la mémoire accumulée au fil des incarnations ; elle est le moteur de l’expérience mais aussi le poids qui maintient l’homme dans le passé et la souffrance. L’ego est la partie vibrante et réactive de l’homme, constituant la personnalité ; dans l’inconscience, il s’attribue faussement la paternité de la pensée. L’esprit est la source prépersonnelle de l’intelligence réelle, une énergie de lumière dont la fonction est de fusionner avec l’ego afin de transformer le mortel en être conscient.
Le passage vers l’homme nouveau s’opère par la fusion, lorsque l’énergie de l’esprit descend dans la matière et transmute les corps subtils. La pensée réfléchie s’éteint au profit d’un savoir instantané issu d’une communication vibratoire directe. La personnalité fictive, façonnée par la société et l’astral, cède la place à la personne réelle, autonome et souveraine. L’homme cesse alors de subir son karma pour devenir le créateur conscient de sa vie.
À terme, l’homme intégral accède au statut de Surhomme, non au sens mythologique, mais comme être appartenant à une fraternité universelle d’intelligences. Il se libère du monde de la mort, acquiert le pouvoir sur la matière et accède à l’immortalité réelle par l’état morontiel.

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