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Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
CLÉ D’ACCÈS
| La communication humaine, telle qu’elle se manifeste aujourd’hui, repose sur des mécanismes dominés par l’ego, la mémoire et l’émotion, limitant profondément la portée réelle de l’échange.
Derrière l’apparence du dialogue se maintient une incommunication structurelle, où chacun reflète, défend et projette sa propre forme. L’instruction met en évidence une mutation nécessaire : passer d’un mode de confrontation à un mode d’interaction fondé sur l’énergie et la présence. Cette transition, du face à face vers l’interface, ouvre la possibilité d’une communication affranchie des filtres de la personnalité et orientée vers une intelligence vivante. |

Constat fondamental : Pour Bernard de Montréal, la communication actuelle n’est qu’un balbutiement, une « jasette » égoïque appelée à évoluer sur une longue durée avant de devenir un échange réel et universel. Le passage du « face à face » à l’« interface » constitue la clé technique et vibratoire permettant de rompre l’isolement de l’ego et d’accéder à une parole créative.
Pourquoi la communication réelle est différée : Dans la conférence MR 257, la communication est définie comme le phénomène le plus fondamental du cosmos, mais demeure sur Terre entravée par plusieurs facteurs. L’attachement à la vérité et au mensonge polarise les individus, chacun cherchant à avoir raison ou craignant d’avoir tort, empêchant ainsi le passage d’une énergie libre à travers la parole. L’absence de télépathie maintient une communication sensorielle et mémorielle, alors que la communication réelle relève d’une immersion dans un champ d’énergie commun. Le blocage émotionnel, lié à la chaleur astrale, empêche de percevoir la nature de l’esprit de l’autre et de soulager la personnalité par l’énergie de l’esprit. Enfin, l’incompétence psychologique provient de l’ignorance de l’origine de la pensée, que l’ego s’approprie, générant une résistance immédiate à la parole extérieure.
Le face à face : le miroir de l’ego : Le face à face représente le mode de communication involutif, fondé sur la confrontation et la comparaison. L’individu agit pour lui-même, cherchant à valider sa propre mesure et son importance. Cette dynamique engendre une guerre des egos, oscillant entre domination et soumission, où chacun tente d’impressionner ou d’éviter d’être diminué. L’écoute réelle est absente, l’ego attendant simplement de s’exprimer pour imposer ses mémoires et opinions.
L’interface : la communication de l’homme nouveau : Dans la série SEM, l’interface est introduite comme un outil de transition de la personnalité vers la personne. Elle repose sur une inversion du mouvement habituel : agir avec l’autre, pour lui-même, en mesurant sa conscience plutôt que la sienne. L’effacement du « je » devient central ; l’individu maîtrisant son mental n’a plus besoin de s’écouter parler et se rend disponible à l’expression de l’autre. La dynamique « grand/petit » permet d’éviter la confrontation de deux egos : l’un se place en neutralité pendant que l’autre s’exprime, dans un mouvement alternatif créant une synthèse. L’interface devient également un moyen de déastralisation du mental, l’échange avec autrui révélant les reflets astraux et permettant leur neutralisation par l’objectivité.
l’interface comme dépassement de l’isolement égoïque : La difficulté de communiquer provient de la réflexion de l’ego, qui renvoie la parole au lieu de l’absorber. L’interface agit comme une neutralisation, substituant les vibrations astrales de la personnalité par une vibration mentale supérieure. Elle engendre un troisième point de vue, une synthèse organisationnelle qui n’appartient ni à l’un ni à l’autre, mais à l’esprit. Ce processus ouvre la voie à la fin de la solitude en permettant à l’homme conscient de se retirer de la conscience collective pour former des microsociétés fondées sur un échange d’énergie créative.
Responsabilité vibratoire : Communiquer ne relève pas d’un échange d’idées, mais d’un transfert d’énergie. Toute parole transporte une charge qui affecte l’autre selon son degré d’ouverture ou de résistance. L’homme inconscient parle pour se définir, l’homme conscient parle pour ajuster l’énergie. Tant que la parole est utilisée pour se positionner, elle maintient la séparation. Lorsqu’elle devient fonctionnelle, elle participe à l’équilibre du champ commun.
POINT D’INTÉGRATION
| Si cette transformation nécessite des siècles, c’est que l’humain doit apprendre à ne plus penser ce qu’il dit ni réfléchir ce qu’il entend.
L’interface constitue l’exercice de cette transparence, conduisant progressivement à une « télépathie universelle » une « conscience générative » avec des « échanges génératifs », où les mots ne seront plus que des supports vibratoires. |
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


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