L’individu, dans l’instruction supramentale, désigne l’être humain incarné tant que sa conscience fonctionne à partir de la structure de l’ego et des mémoires de l’âme, dans un cadre de séparation psychique et d’identité personnelle. Il ne s’agit pas d’un jugement moral ni d’un statut figé, mais d’une condition transitoire propre à la phase involutive de l’évolution humaine.
Sur le plan opératif, l’individu se définit par un sentiment d’autonomie psychologique, des réactions émotionnelles, des croyances personnelles et une organisation de la vie intérieure autour de la survie affective ou sociale. Il se perçoit comme centre décisionnel alors que ses pensées et ses impulsions sont largement modulées par des circuits invisibles du monde de la mort. Tant que cette structure demeure dominante, la conscience n’est pas gouvernée directement par l’esprit.
Lorsque le terme est mal compris, l’individu est absolutisé comme réalité ultime de l’être humain ou confondu avec la personne réelle issue de la fusion, ce qui empêche de situer correctement sa fonction évolutive. Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, il est reconnu comme une forme provisoire d’identité appelée à être dépassée à mesure que la conscience se verticalise et que la parole de l’esprit prend la direction effective de la vie.
Ainsi défini, l’individu n’est ni une essence définitive ni un défaut à condamner, mais un stade fonctionnel de l’histoire cosmique de l’Homme, indiquant le niveau réel de gouvernance intérieure et la distance qui subsiste entre la conscience humaine et une autonomie supramentale.

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