Kundalini, sa direction réelle et les périls liés aux désirs de l’ego

19 Déc 2025 | Glossaire, Livrets thématiques

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La kundalini n’est ni une énergie à conquérir ni une puissance à manipuler, mais un feu cosmique qui obéit à un ordre précis : celui de la descente. Toute tentative de l’ego pour en inverser la direction constitue une méprise fondamentale, génératrice de périls psychiques, d’astralisation et de déséquilibres profonds. L’instruction de Bernard de Montréal replace la kundalini dans son axe réel : non pas une ascension forcée de l’homme vers le ciel, mais la descente du feu intelligent lorsque l’homme est devenu apte à le recevoir.

Dans la psychologie supramentale, l’énergie réelle ne monte pas depuis les centres inférieurs sous l’impulsion du désir ou de la volonté personnelle ; elle descend par le sommet de la tête lorsque la structure intérieure le permet. Bernard de Montréal précise que l’énergie cosmique véritable pénètre l’homme par le haut et se distribue ensuite vers le bas, ouvrant les centres dans un ordre naturel.

Ce ne sont pas les efforts de l’ego qui activent les chakras, mais l’action du double, cette partie cosmique de l’homme qui, lorsqu’elle prend autorité, électrifie les centres et les relie afin que l’énergie puisse entrer dans la matière sans dévastation. Toute approche qui cherche à provoquer l’ouverture par en bas relève d’une inversion du positif cosmique ; elle appartient à une spiritualité involutive qui tente de forcer le ciel au lieu de devenir apte à le recevoir.

Les dangers liés à la manipulation de la kundalini par l’ego sont majeurs et systématiquement sous-estimés. Lorsqu’un individu cherche à éveiller cette énergie par des méthodes personnelles, il agit rarement par lucidité réelle ; il est mû par le désir de puissance, de reconnaissance ou d’expériences extraordinaires.

Bernard souligne que ces démarches relèvent des expertises ésotériques astrales, où l’homme confond développement intérieur et quête de pouvoir. Forcer l’énergie à partir des centres inférieurs astralise les chakras, soumet l’individu à des forces parallèles et peut mener à des états de confusion mentale, de dérive psychique ou de folie ouverte.

Une activation prématurée détruit l’équilibre du corps éthérique, affaiblit la cohésion mentale et rend l’homme vulnérable, parfois jusqu’à l’impotence psychique. Bernard évoque même des vortex kundaliniens déviés, où l’énergie est aspirée presque exclusivement vers le mental inférieur, asséchant les autres fonctions de l’être, phénomène observable chez certains individus avides de domination.

L’éveil réel de la kundalini ne relève donc pas de techniques, mais d’une initiation solaire, conditionnée par une préparation vibratoire profonde. L’homme doit avoir transmuté sa personnalité ; tant que l’ego demeure le centre de gravité, la tension électrique de la kundalini est insupportable.

Sans un double suffisamment constitué, aucune harmonie n’est possible avec ce feu. Les chocs de la vie, la souffrance vibratoire et les ruptures initiatiques servent précisément à renforcer la résistance intérieure, afin que les corps puissent absorber cette énergie sans se disloquer. Lorsque la volonté cosmique s’installe dans l’homme, le feu de la kundalini s’allume par en haut ; il n’est plus sous le contrôle de l’ego, mais sous celui de l’intelligence universelle agissante.

L’instruction de Bernard de Montréal avertit clairement que frapper à la porte de la kundalini avec les mains de l’ego ne fait que meurtrir les poings de l’homme. La lumière ne se conquiert pas ; elle descend lorsque le canal est prêt, comme un courant électrique qui traverse un fil ayant acquis la résistance nécessaire pour ne pas fondre. L’ego qui cherche à forcer la kundalini ressemble à un apprenti électricien branchant une ampoule miniature sur une ligne à haute tension : sans transformateur, sans ordre de descente correct, il n’y a pas illumination, mais explosion.

C’est dans ce cadre que Bernard de Montréal situe les pratiques de yoga et de tantra. Il ne les nie pas historiquement ; il les replace. Ces méthodes ont servi, à une époque, à sortir l’homme d’un matérialisme grossier en raffinant la sensibilité de l’âme. Mais elles demeurent liées à la conscience astrale. Leur approche par le bas, leur recours à des techniques de respiration, de mantras ou de postures constituent une tentative de l’ego pour accéder aux mondes invisibles par la forme. Elles sécurisent l’ego en lui donnant des cadres, mais l’éloignent de sa propre source réelle. L’individu s’attache à la méthode plutôt qu’à l’intelligence qui devrait le traverser.

Le tantra, en particulier, représente un terrain hautement instable lorsque l’énergie sexuelle est manipulée sans conscience mentale réelle. Astralisée, cette énergie nourrit des égrégores puissants, ouvre la porte à la magie, aux dérives sectaires et à la possession. La recherche de pouvoirs occultes par la sexualité flatte l’ego et le rend perméable à des forces qui se nourrissent de cette charge énergétique. Forcer ce courant à partir du désir crée une déviation du vortex vital.

Bernard est explicite : l’initié ne cherche jamais le pouvoir ; la puissance vient à lui par la fusion avec le double, jamais par des manœuvres mécaniques.

La rupture fondamentale entre le yoga traditionnel et la psychologie évolutionnaire réside dans la direction du courant. Dans la conscience supramentale, l’ordre est clair : du haut vers le bas.

C’est le double qui descend et ouvre les centres lorsque l’homme est prêt. Vouloir faire monter la kundalini par des efforts personnels constitue une offense à l’intelligence universelle, une tentative de viol du ciel, dont les conséquences sont des chocs vibratoires que les corps ne peuvent absorber.

Enfin, Bernard annonce une mutation profonde de la sexualité chez l’homme intégré. Elle cesse d’être une passion de l’âme pour devenir une fonction terminale de l’énergie, destinée à équilibrer le corps vital. Sous le contrôle du mental supérieur, elle perd son caractère sacralisé ou tabou et devient une simple circulation d’énergie entre deux êtres en fusion consciente. Les béquilles techniques disparaissent ; l’homme n’a plus besoin de mantras ni de rituels pour se sentir réel, car il est devenu sa propre lumière.

Vouloir atteindre le supramental par le yoga ou le tantra relève d’une illusion majeure. Ces pratiques renforcent souvent la carapace que le feu réel doit précisément consumer. La véritable kundalini n’est pas un fluide que l’on manipule pour satisfaire la curiosité ou le désir de pouvoir ; c’est un feu descendant, destiné à brûler l’astralité afin que l’homme puisse enfin habiter la matière en conscience réelle.

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