La conscience supramentale marque la fin d’un cycle humain. Elle représente la percée de l’intelligence libre dans la matière, l’émergence d’une nouvelle condition d’être où la pensée cesse d’être mémoire et devient énergie consciente. Bernard de Montréal y voit non pas une philosophie ni un idéal spirituel, mais une mutation de la conscience elle-même : le passage de l’homme psychologique à l’homme créateur.
UNE NOUVELLE INTELLIGENCE EN ACTION
La conscience supramentale est une dimension supérieure de l’intelligence, au-delà de la raison et de l’émotion. Elle introduit une perception directe de la réalité, sans filtre de croyance ni de subjectivité. C’est une conscience objective, libre du doute, du jugement et de la peur. Elle ne se pense pas : elle se vit. Là où l’homme ancien réfléchit, l’homme supramental sait. Son intelligence est créative, immédiate, totale. Elle ne cherche pas à comprendre : elle reconnaît ce qui est. Cet état d’intelligence pure met fin à la dépendance du mental humain envers la mémoire. Le savoir n’est plus accumulé, mais capté à la source de l’esprit universel. Bernard de Montréal décrit cette conscience comme le point culminant de l’évolution sur Terre : la dernière phase avant l’accès à la conscience morontielle, propre aux plans supérieurs de la vie.
LE LIEN AVEC L’ESPRIT ET LE DOUBLE
La conscience supramentale est le fruit du contact entre l’ego et l’esprit universel, médiatisé par le Double. Elle se manifeste lorsque l’énergie du Double pénètre le mental de l’homme et neutralise les interférences de l’âme et de la mémoire. L’ego devient alors translucide, réceptif à la vibration de l’intelligence. Ce n’est pas l’ego qui s’élève vers l’esprit, mais l’esprit qui descend dans l’ego lorsque celui-ci est prêt à supporter la vibration. Le supramental appartient à l’esprit de l’ego, non à sa personnalité. C’est un état d’union consciente entre la volonté humaine et la volonté cosmique, où la pensée cesse d’être séparée de sa source.
LA RUPTURE AVEC L’HOMME INVOLUTIF
L’accès au supramental exige la rupture avec toutes les formes de la psychologie involutive : la spiritualité, la philosophie, la croyance, la peur et la morale. Ces structures appartiennent au passé de la conscience, à l’époque où l’homme devait interpréter ce qu’il ne pouvait encore percevoir. L’homme supramental ne prie pas, ne cherche pas, ne croit pas : il agit dans la certitude de l’intelligence. Il n’est plus émotif, car l’émotion procède de la faiblesse du mental. Dans l’intelligence pure, la volonté détruit la peur, et la clarté remplace le doute. Cette rupture est totale : elle détruit les formes anciennes de la connaissance comme la parole détruit les formes du langage. La spiritualité disparaît, non par rejet, mais parce qu’elle devient inutile. La conscience supramentale est l’intelligence sans intermédiaire.
TRANSFORMATION DE L’HOMME ET DE LA MATIÈRE
La conscience supramentale n’est pas un état intérieur abstrait : elle agit jusque dans la matière. Elle transforme la physiologie, les corps subtils et le rapport de l’homme à l’énergie. Le corps éthérique devient plus sensible, capable d’absorber directement l’énergie mentale. L’homme supramental travaille avec la matière par la vibration, non par la force. Sa volonté créative émet une onde qui influence la structure même des plans inférieurs. Il peut diriger les forces atomiques de la matière par la conscience. Le contrôle de l’atome, dit Bernard de Montréal, sera la conséquence naturelle de cette mutation. L’énergie obéira à la pensée consciente, parce que la pensée ne sera plus séparée de la source de l’énergie. Ainsi, la conscience supramentale est la science vivante de l’énergie mentale. Elle transforme la biologie et ouvre la voie à une nouvelle humanité : une race où la conscience et la matière seront unifiées.
L’ÈRE DE L’HOMME NOUVEAU
L’homme nouveau, porteur de la conscience supramentale, vit à la fois dans l’individualité et dans l’universalité. Il est parfaitement individualisé, mais sa conscience est cosmique. Il ne dépend plus des forces collectives de la Terre, ni des pulsions de l’âme. Cette nouvelle conscience est télépathique : elle communique directement avec les intelligences des plans supérieurs sans en être dominée. La pensée devient universelle, transparente, non localisée. L’homme ne médite plus : il émet et reçoit la vibration de l’esprit. Cette transformation annonce la sixième race racine, une humanité affranchie de la mémoire, de la souffrance et du karma. Le supramental fonde la psychologie de cette race : une conscience sans polarité, sans bien ni mal, où la vie est vécue comme une énergie intelligente en mouvement.
| – La conscience supramentale n’est pas une croyance, mais un état vibratoire réel. – Elle marque la fusion de l’ego avec l’esprit universel à travers le Double. – Elle neutralise la mémoire, l’émotion et la peur, sources de l’involution. – Elle transforme le corps et le mental en instruments d’énergie consciente. – Elle inaugure l’ère de l’Homme nouveau, unifié dans sa volonté et son intelligence. |


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