Avortement, l’âme et le mystère de l’incarnation

Nov 10, 2025

L’avortement, dans la parole de Bernard de Montréal, ne relève ni du dogme ni de la morale. Il s’inscrit dans une compréhension plus vaste de la vie, où la respiration, la mémoire et la conscience forment les fondations invisibles de l’incarnation. L’âme ne descend pas dans la chair avant la naissance ; elle attend que le corps respire pour s’y animer. Ce savoir transforme entièrement le regard porté sur la vie, la mort et la responsabilité humaine.

L’AVORTEMENT ET L’ÉQUILIBRE SOCIAL

Bernard de Montréal reconnaît la charge émotionnelle et politique du sujet. Il s’impose une réserve publique, conscient que certaines vérités ne peuvent être exposées sans perturber l’ordre psychologique collectif. Selon lui, le contrôle de l’avortement, tel que le prônent certaines institutions, joue encore un rôle dans le maintien d’un équilibre social. Sans ce cadre, le chaos moral et affectif serait inévitable.

Il observe que la perception de l’avortement varie selon les civilisations : dans certaines sociétés où les structures traditionnelles demeurent, la notion de “non-avortion” préserve encore un ordre social vivant. Ailleurs, notamment en Europe, l’individu moderne, détaché de ces repères, agit selon son libre arbitre sans référence à une autorité collective. Pour Bernard de Montréal, cette différence révèle moins une question de droit que de degré d’évolution psychique : là où la conscience individuelle n’est pas encore affranchie du collectif, les lois sociales servent de garde-fous à l’involution.

LE MOMENT DE L’INCARNATION DE L’ÂME

L’âme n’est pas présente dans le corps avant la naissance. Elle s’incarne au moment où le nouveau-né respire : la respiration est le signal de son entrée dans la matière. Ce premier souffle relie le corps vital au corps physique et permet à l’âme d’y déposer son énergie animique.

Avant la naissance, le fœtus n’est qu’un assemblage de matière vivante : un corps vital en formation, structuré par des Intelligences du Monde de la Mort. Ces forces surveillent la génétique humaine, soutiennent la chimie du corps et préparent le véhicule à recevoir l’âme. Ce travail invisible s’effectue dans la lumière astrale, là où les mémoires karmiques et les plans de vie se dessinent.

Au moment précis où l’enfant crie, le souffle vital introduit le prana, cette substance de vie qui permet à l’âme de fonctionner dans la densité. Le médecin, par le geste réflexe qui provoque la respiration, agit sans le savoir comme un médiateur entre deux plans. C’est ce souffle — et non la conception biologique — qui marque l’entrée de l’âme dans le monde des vivants.

L’ÂME, L’EGO ET LE DOUBLE À TRAVERS LES VIES

L’âme est mémoire ; elle conserve la trace de toutes les expériences vécues par l’ego au fil de ses incarnations. L’ego, lui, est le centre créateur, l’entité qui choisit de revenir dans la matière pour poursuivre son œuvre d’évolution. Il construit les corps nécessaires à son expérience, tandis que l’âme s’y attache automatiquement, attirée par la vibration de ce qu’elle a connu.

À chaque cycle, le Double — ou Ajusteur de Pensée — accompagne l’ego et l’âme. Il est la dimension supramentale de l’être, le témoin cosmique qui oriente le processus évolutif. Le Double ne change pas ; il suit l’âme depuis ses premières incarnations jusqu’à la fusion, où l’ego devient un être créateur, libre du cycle des mémoires.

L’âme ne change donc pas d’ego à chaque vie : elle s’y relie de manière continue, accumulant les traces de toutes les expériences. Mais tant que l’ego demeure sous la domination de cette mémoire, il souffre, car l’âme cherche à le pénétrer pour poursuivre son propre perfectionnement. L’émancipation réelle consiste à inverser ce rapport : que l’ego cesse de servir la mémoire de l’âme pour servir la lumière du Double.

LE SEXE; LA POLARITÉ ET L’ÉVOLUTION

L’ego peut s’incarner en homme ou en femme selon les besoins de son évolution.

Le sexe du corps n’est pas un choix arbitraire : il est déterminé par la structure génétique et vibratoire du plan de vie, construite par l’ego avant la naissance. L’âme est attirée vers ce corps précis parce qu’il correspond à la mémoire qu’elle doit transformer.

Ainsi, l’alternance des sexes à travers les vies permet à la conscience d’expérimenter la totalité des polarités. Un être ne peut atteindre la fusion qu’après avoir intégré les deux aspects — masculin et féminin — de la même énergie. Les phénomènes d’homosexualité ou de transsexualité s’expliquent par un retour trop rapide dans la matière, où la mémoire du sexe précédent n’a pas eu le temps de se dissoudre. Ce n’est pas une faute ni une anomalie : c’est un effet de la continuité des mémoires dans le processus de réincarnation.

L’expérience des sexes n’a donc rien de moral ; elle appartient au travail de l’âme et à la progression de l’ego vers la libération karmique. L’homme et la femme ne sont que deux expressions d’une même conscience en apprentissage.

 

– L’âme ne s’incarne qu’à la naissance ; l’avortement ne détruit pas une âme, mais interrompt la formation d’un corps vital.
– Les lois sociales entourant l’avortement demeurent nécessaires tant que la conscience humaine n’a pas intégré la mécanique de l’incarnation.
– L’âme et l’ego poursuivent leur œuvre commune à travers les vies, sous la supervision du Double.
– L’alternance des sexes est un passage obligé pour que la mémoire de l’âme devienne lumière dans l’esprit.

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