Téléchargement au format PDF non autorisé — accès strictement personnel.
Basé exclusivement sur l’œuvre intégrale de l’instruction supramentale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
Bernard de Montréal voyait la vie comme un grand écran où la conscience projette ses formes. Ce qu’il appelait le « film supramental » n’était pas un projet artistique mais une expérience vivante de création intégrale : faire descendre l’énergie de l’esprit jusque dans la matière. Dans sa vie quotidienne comme dans sa relation de couple, cette projection prenait la forme d’un dialogue continu, d’une présence lucide et d’un jeu créatif constant entre deux consciences éveillées.
FAIRE SON FILM : LA CRÉATIVITÉ DU COUPLE CONSCIENT
Dans une de ses mini-rencontres, BdM évoque avec humour les soirées partagées avec son épouse. Tous deux regardent la télévision grâce au « dish américain », et lorsque le programme ne les inspire pas, ils éteignent l’écran et se mettent à parler jusqu’à trois heures du matin. « On descend dans la cuisine, on s’assied à terre, puis on parle jusqu’à ce temps qu’on se crève », dit-il. Ce « crever des films » n’est pas une fatigue ordinaire : c’est une manière d’épuiser la matière mentale pour laisser jaillir la vibration créative.
Là où d’autres couples se distraient pour fuir le vide, eux s’y plongent pour le transformer. Leur échange est leur cinéma, leur 3D consciente. Ils ne regardent pas la vie : ils la projettent ensemble.
L’ÉNERGIE VIBRATOIRE DE SON ÉPOUSE
Son épouse, décrite comme une « experte à rien faire », incarne pour lui la spontanéité de la vibration. Elle ne cherche pas à comprendre ou à analyser : elle vit. Qu’elle dorme ou veille, elle demeure active sur d’autres plans. « Elle s’en va sur les plans, puis elle a du fun », disait-il en riant. Cette attitude révèle un rapport direct à l’énergie, sans mental ni effort. Elle vit en continuité entre les plans, sans rupture entre veille et sommeil. Dans cette simplicité vibratoire, BdM voyait l’expression d’une conscience féminine déjà centrée, libre du poids psychologique. Sa compagne n’était pas élève ni disciple, mais miroir vivant de l’équilibre entre esprit et matière.
LE COUPLE SUPRAMENTAL : DIALOGUE ET CRÉATION
L’union entre BdM et son épouse illustre la fonction du couple conscient : une communication constante, vibratoire et créatrice. Dans la conférence L’identité individuelle dans le couple (DM019), il raconte : « Moi puis ma femme, on parle jusqu’à trois, quatre heures du matin… on passe des heures à s’intéresser mutuellement, puis à découvrir des choses ensemble. » Ce dialogue permanent n’est pas sentimental : il est supramental. Deux esprits s’y rencontrent pour générer des formes nouvelles, non pour se rassurer. Leur couple est un laboratoire d’énergie, un champ de fusion où le masculin et le féminin cessent d’être opposés pour devenir complémentaires. Ce n’est plus un couple amoureux : c’est une unité créative.
LE CINÉMA ASTRAL ET LE CINÉMA SUPRAMENTAL
BdM critiquait souvent le cinéma terrestre comme une fabrique d’illusions astrales. Les films séduisent les masses parce qu’ils nourrissent l’émotion et la projection psychique. L’homme inconscient s’identifie aux images ; il croit vivre alors qu’il rêve. À l’inverse, le « cinéma supramental » n’est pas vu, il est vécu. L’être conscient projette ses propres formes, sans écran, sans acteur. Il n’a plus besoin d’images extérieures : il crée la réalité directement à partir de la vibration de son esprit. Ce que les plans astraux imitent par illusion, l’esprit supramental le manifeste par intelligence créative.
LE FILM DE LA VIE RÉELLE
Le « film supramental » n’est donc pas une invention technique mais une nouvelle manière de vivre la matière. La conscience supramentale transforme l’existence en scène vivante : chaque parole, chaque geste, chaque échange devient projection de l’esprit. L’homme et la femme qui vivent dans cette clarté ne subissent plus leur scénario ; ils écrivent ensemble la trame du réel. Faire son film, dans ce sens, c’est cesser d’être spectateur de sa vie. C’est passer du rêve à la création, de la mémoire à la lumière. C’est faire du réel un art vibratoire.
Vivre supramentalement, c’est cesser de regarder la vie à travers un écran : c’est devenir le projecteur même, celui par qui la lumière crée le monde. |


0 commentaires