Le Moi-même – identité cosmique et réalité invisible

Jan 11, 2026

Le Moi-même est une réalité fondamentale qui se distingue radicalement du Moi psychologique ou egoïque. Alors que le Moi est une construction matérielle issue des sens, de la mémoire et de l’expérience planétaire, le Moi-même représente la réalité cosmique et invisible de l’homme. Il n’appartient pas au champ de la personnalité, mais à celui de l’identité universelle prépersonnelle.

Le Moi naît de l’impression des sens dès la naissance. Il est une enveloppe dense, réfléchissante, qui permet à l’individu de se percevoir comme une entité séparée dans le monde matériel. Cette structure est nécessaire à la survie planétaire, mais elle demeure irréelle, sans référence absolue, car elle est entièrement conditionnée par la mémoire et la forme. Le Moi-même, à l’inverse, est la personnalité cosmique, l’être invisible porteur du pouvoir réel. Il n’a pas besoin de la notion d’être pour exister ; il est la source derrière le reflet, le soleil derrière l’image.

Durant l’involution, ce que l’homme croit être son Moi-même est en réalité une projection astrale psychologique dans le mental et l’émotionnel. Cette confusion génère une culpabilité existentielle qui maintient l’ego dans l’ignorance de sa conscience universelle. Le Moi est alors créé et entretenu par le Moi-même astralisé afin de donner à l’homme l’illusion d’une identité autonome. Le « Je » utilisé par l’homme inconscient n’est qu’un reflet déformé de son Moi cosmique ; en s’appropriant l’intelligence par ce Je, l’homme reste prisonnier de la forme et ne peut accéder à l’esprit pur. Toute souffrance humaine provient de cet attachement au Moi et au Moi-même psychologique, car ils constituent la matière astrale qui voile la lumière.

L’évolution implique le désengagement progressif de ce Moi-même psychologique pour permettre l’intégration du Moi-même réel. Par la fusion, le Moi perd sa densité et devient une lentille transparente : la personne. L’homme cesse alors de vivre de notions et commence à vivre de son énergie. Dans la communication télépathique avec les plans supérieurs, la fonction du Je est suspendue au profit d’un « Tu » prépersonnel, qui correspond à la voix du Moi-même réel s’adressant à l’ego. À ce stade, le Moi-même devient l’exécutant de la volonté du Vous-même, c’est-à-dire de l’être universel ou de l’esprit, sur les plans invisibles.

Sur le plan systémique, les Moi-mêmes œuvrent déjà dans des mondes parallèles ou des laboratoires éthériques afin de structurer la science de la sixième race-racine. Ils sont interconnectés entre eux et gèrent l’activité sur le plan physique à l’insu de l’homme inconscient. Le Moi-même réel est décrit comme un être d’une beauté et d’une puissance incomparables, bien au-delà de la forme matérielle de Bernard de Montréal. Il ne peut être perçu qu’en conscience morontielle.

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