Parole créatrice de Bernard de Montréal

Nov 10, 2025

La parole de Bernard de Montréal échappe aux cadres habituels du langage. Elle ne cherche pas à séduire ni à convaincre, mais à fracturer les formes mentales qui maintiennent l’homme dans l’involution. Son vocabulaire, souvent déroutant, est l’outil d’une science nouvelle : celle du mental libéré de la mémoire. Ce n’est pas une langue de connaissances, mais une langue de choc du savoir, qui transmet par vibration plutôt que par signification.

UNE LANGUE NÉE DE LA NÉCESSITÉ

Bernard de Montréal a dû forger ou redéfinir des mots pour dire ce que la langue commune ne pouvait contenir. Les termes de l’involution sont trop étroits pour exprimer la réalité supramentale. Certains mots anciens ont donc été purifiés, d’autres transformés, quelques-uns inventés. Des expressions comme supramental, ego planétaire, double, fusion, conscience vibratoire sont devenues les piliers de cette architecture mentale nouvelle.

Cette création linguistique n’est pas un jeu d’auteur : c’est une exigence cosmique. Le mental nouveau doit disposer d’outils de pensée capables de supporter une vibration plus haute. Le glossaire de ses œuvres, notamment La Genèse du Réel, fixe la tonalité de ce langage inédit. Il ne s’agit pas d’un style, mais d’un système vibratoire : chaque mot agit comme une clé énergétique, destinée à calibrer le mental plutôt qu’à l’informer.

LES MOTS COMME PRISONS DE LA CONSCIENCE

Pour Bernard de Montréal, les mots sont dangereux. Ils enferment la pensée dans les formes héritées de la mémoire. « Tous les mots sont des prisons », dit-il, car ils figent l’intelligence vivante dans des structures mortes. L’homme, lorsqu’il parle, parle à travers les débris de siècles de croyance. Chaque mot est chargé d’histoire, d’émotion, de pouvoir collectif.

Les religions, les idéologies et les philosophies ont canonisé certains mots — péché, élu, salut, maître, foi — qui continuent d’envoûter le mental humain. Ces termes sont devenus des aimants psychiques qui relient l’homme à l’astral, à la mémoire planétaire. Détruire le sérieux des mots, c’est rompre avec cette colonisation invisible du langage.

Bernard de Montréal invite à écouter vibratoirement plutôt qu’intellectuellement. Comprendre sa parole n’exige pas de croire ni d’analyser, mais de ressentir la fréquence qui traverse le mot, au-delà de sa forme.

LA DESTRUCTION DES FORMES VERBALES

Le travail de Bernard de Montréal consiste à détruire les formes. Dans la matière comme dans la pensée, toute forme finit par trahir la vie qu’elle devait transmettre. Son langage est donc volontairement dérangeant, parfois rude, toujours vivant. Il parle pour casser les cadres mentaux, non pour les consolider.

Son usage du parler québécois — avec ses sacres, sa crudité, sa franchise — participe de cette mécanique de destruction. Ce « parler gras » n’est pas provocation, mais outil vibratoire : il secoue la conscience, désacralise les mots, oblige le mental à se détacher de la forme pour capter la vibration. Derrière la vulgarité apparente se cache une précision énergétique : il faut que le mental entende autrement pour se libérer du sérieux des mots.

UNE PAROLE VIBRATOIRE ET CONSTRUCTRICE

Bernard de Montréal ne pense pas avant de parler : il construit en parlant. Sa parole est une émission directe du mental supérieur. Ce processus spontané n’obéit pas à la logique du discours, mais à celle de la radiation. Ses mots sont choisis par nécessité vibratoire. Ce n’est pas l’idée qui dicte le mot, mais la vibration qui choisit son véhicule.

Lorsqu’il publie, il sait que cette énergie doit être ajustée. Ses textes sont parfois “adoucis” par d’autres plumes afin de tempérer la puissance de la vibration. Ce qu’il nomme une “contamination nécessaire” : un léger voile posé sur la lumière pour qu’elle ne brûle pas le lecteur. La parole supramentale doit être rendue assimilable à un mental encore humain.

Ainsi, son langage n’est ni poétique ni mystique : il est fonctionnel et évolutif. Il ne cherche pas à créer des formes nouvelles, mais à en dissoudre l’usage inconscient. Chaque mot devient un instrument de transmutation mentale.

 

– Les mots de Bernard de Montréal ne doivent pas être interprétés mais vécus vibratoirement.
– Ses néologismes ne sont pas des inventions littéraires, mais des outils de transformation du mental.
– La destruction des formes verbales libère la conscience du pouvoir des mots anciens.
– Le parler direct, parfois cru, est une mécanique énergétique destinée à briser le sérieux du langage.
– Sa parole ne transmet pas du savoir, mais la fréquence d’une intelligence nouvelle.

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