La haine n’est pas un sentiment humain destructeur, mais une force cosmique de protection indispensable à l’homme en voie d’évolution. Redéfinie hors de toute émotion, elle devient une énergie froide et consciente servant à briser le conditionnement millénaire de l’involution.
La haine consciente n’est ni passionnelle ni polarisée. Elle est une force de division réelle qui permet de séparer le réel de l’irréel. Sa fonction est de détruire les formes mentales, les mémoires de l’âme et les structures de manipulation qui encombrent la conscience. Elle ne contient aucune motion subjective : elle est une colère organique dirigée exclusivement contre l’invisible dominateur.
L’homme doit apprendre à haïr les forces occultes qui l’ont manipulé et vampirisé. L’amour doit servir les rapports humains ; la haine doit protéger l’homme contre les « dieux », les entités et les systèmes invisibles qui ont fondé la spiritualité et la soumission. Là où l’involution a été marquée par l’amour des forces et la religion, l’évolution sera marquée par la haine des forces et l’émergence d’une science réelle.
Cette haine constitue un mécanisme de transmutation. Lorsqu’un individu réalise qu’il est manipulé par ses pensées, une colère interne surgit, permettant de casser le jeu astral et de reprendre le contrôle de son territoire psychique. Elle nettoie le canal entre l’ego et l’esprit en expulsant les interférences émotionnelles et mémorielles.
Une fois sa fonction accomplie, la haine disparaît d’elle-même. Elle est remplacée par un état durable de paix et de calme. Il est essentiel de ne jamais diriger cette force vers un autre être humain : haïr l’homme est une marque d’inconscience. La haine doit rester interne, télépathique et orientée vers la source de la manipulation, jamais vers la personne.

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