La liberté, dans l’instruction supramentale, ne correspond pas à la simple possibilité de choisir selon ses désirs ni à une indépendance sociale ou psychologique, mais à l’état réel d’une conscience dégagée de la gouvernance de l’ego, des mémoires astrales et des influences invisibles du monde de la mort. Elle désigne une autonomie structurelle obtenue lorsque la parole de l’esprit devient l’axe directeur de la vie intérieure.
Sur le plan opératif, la liberté se manifeste par l’absence de compulsion émotionnelle, la disparition des scénarios défensifs, et une capacité d’action sobre ne dépendant ni de la peur ni de la recherche de reconnaissance. L’individu cesse alors de fonctionner par réaction et agit à partir d’une lecture directe du réel. Cette liberté n’est pas proclamée : elle se mesure concrètement à la stabilité intérieure et à la cohérence des décisions dans le temps.
Lorsque le terme est mal compris, la liberté est confondue avec une licence personnelle, une affirmation de l’ego ou un idéal philosophique abstrait, ce qui la maintient dans le registre involutif. Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, elle est reconnue comme un seuil évolutif majeur résultant de la sortie effective des circuits astraux et de l’intégration progressive des forces supramentales.
Ainsi définie, la liberté n’est ni une revendication ni un concept politique, mais une condition cosmique précise indiquant jusqu’où la conscience humaine s’est libérée des conditionnements invisibles et a établi une relation directe, froide et souveraine avec la parole de l’esprit.

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