Identité et nom personnel

Nov 10, 2025

L’identité réelle ne se définit pas par les statuts, les métiers ou les rôles sociaux. Ce que l’homme appelle « son identité » est souvent une construction culturelle : médecin, architecte, avocat, juge, ou simple citoyen. Ces identités extérieures sont fragiles et temporaires. Elles appartiennent au monde de la forme et peuvent être retirées à tout moment. Lorsqu’un individu perd son titre ou sa fonction, il perd aussi la perception de ce qu’il croyait être. Une telle identité n’est donc pas réelle, car elle dépend des circonstances. L’identité véritable, celle dont parle l’instruction supramentale, ne peut être enlevée ni altérée, car elle ne repose sur aucune forme. Elle est la reconnaissance intérieure de ce que l’homme est en tant qu’énergie consciente — un être en relation directe avec son Double et non avec la mémoire collective de son ego.

LE NOM « BERNARD DE MONTRÉAL »

Le nom Bernard de Montréal est un pseudonyme (proposé par RG) accepté par l’instructeur pour préserver la transparence de son travail et la discrétion de son existence matérielle. Ce nom n’appartient pas à l’individu, il représente une fonction vibratoire. Il a été créé lors de sa première apparition publique à la télévision, afin de protéger son identité privée et d’éviter que la personnalité terrestre ne devienne un objet de projection. Le nom lui-même porte un sens symbolique : Montréal, ville-pivot, représente le centre d’une vibration particulière, un lieu d’émission de la parole supramentale vers le monde.

L’ANONYMAT ET LA TRANSPARENCE

L’anonymat est une nécessité vibratoire. Nommer, c’est créer une forme. Chaque fois qu’un nom est prononcé, il engendre une image mentale qui cristallise la perception de l’autre. Or, l’Esprit ne supporte aucune forme. C’est pourquoi l’instructeur disait préférer se fondre dans la masse, se faire oublier, voire « jouer le niaiseux » en société, afin de rester libre de toute projection psychologique. Être anonyme, c’est demeurer transparent à la lumière. C’est permettre au Verbe de circuler sans que la personnalité humaine ne s’interpose.

LE DÉPASSEMENT DU MOI

L’identité véritable commence là où cesse la mémoire du moi. Tant que l’homme cherche à savoir « qui il est », il demeure prisonnier de la pensée réflexive, car penser à ce que l’on est empêche d’être. L’homme conscient ne cherche plus à se définir : il agit. Il ne se souvient pas de lui-même, car il vit dans l’instant. L’instructeur disait ne pas savoir qui il est, non par ignorance, mais parce qu’il n’existe plus pour lui de personnalité distincte. Il n’est plus dans la mémoire du personnage, mais dans la pure fonction de l’Esprit.

L’identité supramentale ne se nomme pas, elle se vit. Le nom appartient à la mémoire de la forme, tandis que l’identité appartient à la lumière de l’esprit. Être identifié à son nom, c’est vivre dans la personnalité. Être conscient de son identité, c’est disparaître en tant que forme pour devenir canal de la vibration du réel. Le véritable anonymat n’est pas le silence du nom, mais l’absence du moi.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *