Mal (le)

Fév 11, 2026

Le mal, dans l’instruction supramentale, ne désigne pas une entité morale autonome ni un principe religieux absolu opposé au bien, mais une fonction cosmique liée aux phases d’involution de la conscience. Il correspond à l’ensemble des forces, mécanismes et structures invisibles qui maintiennent l’Homme dans la peur, la division, la croyance et l’identification à l’ego tant que son évolution supramentale n’est pas activée.

Sur le plan opératif, le mal se manifeste par la domination des circuits astraux, la manipulation émotionnelle, la rigidification idéologique, la répétition des souffrances psychologiques et l’assujettissement de la pensée à des formes-pensées collectives. Il n’agit pas comme une volonté morale cherchant la faute, mais comme une architecture de contraintes invisibles destinée à soutenir l’expérience de séparation propre à la phase involutive de l’humanité.

Lorsque le terme est mal compris, le mal est personnifié, diabolisé ou absolutisé comme puissance métaphysique indépendante, ce qui empêche d’en saisir la fonction cosmique réelle. Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, il est reconnu comme un effet de structure lié à la gouvernance du monde de la mort, nécessaire dans certaines étapes de la genèse humaine mais appelé à se dissoudre à mesure que la conscience se libère des lois involutives.

Ainsi défini, le mal n’est ni une punition ni une fatalité morale, mais un indicateur fonctionnel du degré d’astralisation de la conscience, révélant jusqu’où l’Homme demeure soumis aux forces de division et dans quelle mesure il s’approche d’une gouvernance directe par la parole de l’esprit.

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