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Conférence du 10 juillet 1982
… et d’autres que l’autre les aime, que l’autre les respecte, que l’autre les voit d’un bon œil et ainsi de suite. Et ceci fait partie de la conscience inférieure de l’homme, ça fait partie de l’insécurité psychologique de l’homme. Et un jour, l’homme doit être suffisamment dans son intelligence pour ne pas avoir besoin de ceci pour bien vivre dans son état d’esprit. Son état d’esprit doit être le produit instantanément d’une intelligence qui s’impose, qui se super-impose sur son esprit, et qui crée la personnalité dont lui a besoin pour bien vivre.
Alors il ne faut pas que cette conscience qui est une habitude chez l’homme, continue trop longtemps pendant la période de transition parce qu’à un certain moment, l’homme perdra énormément d’énergie. L’homme doit conserver son énergie parce que l’énergie de l’homme est une valeur psychique qui fait partie de son psychisme éventuel. Et si l’homme perd trop d’énergie, automatiquement il retarde l’évolution de son psychisme et le psychisme de l’homme c’est beaucoup plus réel, c’est beaucoup plus présent, c’est beaucoup plus près de l’homme que sa psychologie. Les gens se dévoilent, l’homme se dévoile à l’homme parce qu’il voit toujours dans son dévoilement un intérêt quelconque.
Et l’homme qui se dévoile, perd son intérêt. Il n’en crée pas un. Et c’est l’absence, c’est l’absence d’intelligence réelle dans l’homme qui produit ceci. C’est l’absence, c’est l’imperfection de la fusion entre l’esprit universel et l’esprit de l’homme qui produit ceci. C’est très difficile pour un homme qui n’est pas conscient de s’imaginer dans son esprit qu’il n’a pas besoin de l’homme. Parce que pour réaliser dans son esprit qu’on n’a pas besoin de l’homme, il faut dans son esprit être libre de l’esprit de l’homme. Si on est libre de l’esprit de l’homme, à ce moment-là, on réalise qu’on n’a pas besoin de l’homme.
Ça ne veut pas dire qu’on n’a pas besoin de l’homme pour vivre sur le plan matériel mais ça veut dire qu’on n’a pas besoin de l’homme en esprit, puisqu’on a notre propre esprit. C’est au niveau de la valeur de l’esprit que je parle, ce n’est pas au niveau de la valeur psychologique des relations entre l’homme et l’homme. Et je sais très bien qu’un homme qui est dans son esprit, qui serait à un certain moment de sa vie, flanqué quelque part sur le globe, dans une condition totalement nue, totalement non civilisée, serait capable de survivre et de continuer à vivre parce qu’il serait dans son esprit, c’est-à-dire qu’il serait dans son intelligence.
C’est-à-dire qu’il aurait accès à son intelligence et automatiquement accès à son psychisme, et automatiquement accès à contrôler les vibrations de l’éther et ainsi de suite, il pourrait reformer par lui-même une condition de vie qui serait égale à lui-même. Alors, tout cet aspect fait partie de la réalisation chez l’homme qui se conscientise qu’un jour il doit être capable de vivre sans se dévoiler à l’homme. Ça semble peut-être abstrait ce que je vous dis, parce que c’est effectivement abstrait mais c’est extrêmement important. Parce que lorsque vous aurez appris à ne pas vous dévoiler à l’homme, vous aurez appris deux choses :
– D’abord, vous aurez appris que vous n’êtes pas aussi faible que vous vous imaginez.
– Et deuxièmement que vous êtes plus fort que vous pensez.
Lorsque vous aurez appris que vous n’êtes pas aussi faible que vous vous imaginez, vous aurez appris que vous n’êtes pas autant en dehors de votre intelligence que vous pensez. Et lorsque vous aurez réalisé que vous êtes plus fort que vous pensez, vous aurez réalisé qu’il y a en vous une intelligence créative qui peut très facilement subordonner vos émotions à votre intelligence.
Mais il faut que l’homme puisse, pour réaliser ceci, vivre l’isolation intérieure c’est-à-dire vivre en relation avec l’homme de telle façon qu’il n’ait pas besoin de l’homme psychologiquement. Et aujourd’hui dans la société moderne, on crée des conditions au large où l’homme a de plus en plus besoin de l’homme psychologiquement. 12 012 ! « Moi je le fais, fais le donc ! » Hein ?
[commentaires inaudibles du public]
Comment ça va ?
[commentaires du public] Tout le monde le fait
« Tout le monde le fait, fais le donc ! » Alors, ça fait partie de la conscience sociale. Et il y a des gens qui, s’ils ne le font pas, se sentent mal, parce qu’ils disent : « Mais tout le monde le fait, pourquoi moi je ne le fais pas ? » Alors les gens ne peuvent pas s’excluer de la société, ils veulent s’inclure dans la société parce qu’on est beaucoup plus confortable quand on s’inclut. Remarquez et rappelez-vous quand vous étiez jeune et que vous alliez dans des fêtes et que ça ne fonctionnait pas dans la fête, vous n’étiez pas le centre de fête. Vous étiez dans votre coin seul, ça ne fonctionnait pas.
La fille ça ne fonctionnait pas, le garçon ça ne fonctionnait pas. Et les autres, eux autres, ils s’amusaient. C’est dur sur l’ego. Quand on est inconscient, on me dit que c’est normal de ne pas pouvoir bénéficier de ce que l’on ne sait pas. Mais quand on commence à savoir quelque chose, c’est très normal de pouvoir bénéficier de ce que l’on sait. Et les hommes doivent apprendre au cours des siècles, des générations, à bénéficier de ce qu’ils savent. Et pour qu’un homme bénéficie de ce qu’il sait, il faut qu’il puisse supporter le poids psychologique de ce qu’il sait.
Et le poids psychologique de ce qu’un homme sait, intérieurement lorsqu’il est dans son intelligence, ne peut pas être contrebalancé par ce qu’il peut dévoiler à l’homme dans la société pour des raisons émotives ou des raisons d’insécurité psychologique, c’est normal. C’est normal ! Alors les hommes devront apprendre au cours des générations à conserver dans leur intelligence, ce qui convient seulement à l’intelligence entre les hommes, ils ne pourront plus éventuellement se permettre, ils ne seront plus capables d’ailleurs parce que les changements vibratoires auront été trop accentués, les hommes ne seront plus capables de converser avec les hommes d’une façon égalitaire.
C’est-à-dire d’une façon qui convient à l’esprit de l’homme. Ils seront obligés de converser avec l’homme, s’ils le veulent, d’une façon qui convient à leur esprit sur l’esprit de l’homme, grande différence ! Et à ce moment-là ce qu’ils diront à l’homme fera partie de ce qu’ils veulent dévoiler à l’homme, et non pas partie d’un dévoilement émotif provenant d’une ou issue d’une conscience psychologique inférieure qui est minée par l’émotivité ou l’insécurité intellectuelle. Même si ce matériel peut sembler banal à certains, je vous assure que ce matériel demain fera partie d’un centre de gravité dans votre intelligence qui deviendra le point central de toute votre activité psychique.
Parce qu’autant l’homme dans l’inconscience vit à l’extérieur de son esprit, vit en fonction de l’esprit des hommes, autant lorsqu’il est conscient il vit à l’intérieur de son esprit, il ne vit plus en fonction de l’esprit des hommes. De sorte que vient un moment dans sa vie où il n’est plus intéressé à dévoiler ce qu’il a appris à l’intérieur de son esprit. Autrement dit ce qu’il a appris dans les convocations télépathiques entre lui-même et l’intelligence, parce qu’il sait trop de choses qui ne peuvent pas, qui ne valent pas la peine d’être expliquées à moins qu’elles soient expliquées à d’autres personnes qui sont sur une longueur d’onde qui convienne à la sienne et qui peuvent instantanément comprendre l’aspect de ce qu’ils ont appris ou de ce qu’ils savent.
L’homme n’est pas sur le plan matériel pour convenir avec l’homme, l’homme a convenu avec l’homme pendant des siècles pour créer, pour que s’établisse sur le globe une civilisation matérielle. Mais l’homme n’est pas un être qui doit éventuellement convenir avec l’homme. L’homme est un être qui doit éventuellement créer alors qu’il crée sur le plan matériel avec le pouvoir de la parole, c’est une dimension, demain il créera sur un autre plan en fonction d’autres pouvoirs psychiques qui font partie de sa conscience, et c’est une continuité.
Mais il faut que l’homme apprenne petit à petit à condenser ce qu’il est, à le condenser et à vivre avec ce qu’il est sans être obligé toujours de l’expliquer à l’homme, pour avoir une confirmation, pour avoir un rebondissement permettant à son ego de juger de la véracité de la correctitude, de la notion et ainsi de suite. Il faut que l’homme apprenne au cours des générations, à se fier non pas au jugement des hommes mais à se fier au rapport entre son intelligence et l’intelligence qui est en communication avec lui, parce que l’homme demain découvrira ce que c’est cette intelligence, ce que c’est cet ajusteur de pensée.
Et lorsque l’homme découvrira ce que c’est un ajusteur de pensée, ce qu’on veut dire par, qu’est-ce que c’est ce phénomène de l’ajusteur de pensée, il sera surpris de réaliser que cet ajusteur de pensée, que l’ajusteur de pensée est une portion de lui-même, et non simplement une portion qui est à l’extérieur de lui-même. Mais c’est effectivement une portion de lui-même. Alors si c’est une portion de lui-même, avec qui doit-il le plus converser ? Avec qui doit-il le plus être en relation d’esprit ? C’est avec cette partie de lui-même !
Mais cette partie de lui-même est tellement perfectionnée que s’il commence à se dévoiler à l’homme, il ne pourra pas y avoir d’équilibre entre cette partie de lui-même qui sait ce que lui doit savoir et ce qu’il rapporte à l’homme pour des raisons d’émotivité psychologique. Moi si je disais tout ce qui me passe par la tête, tout ce qui convient à mon esprit, je dirais des choses qui passeraient par-dessus la tête du monde et je perdrais de l’énergie à dire ces choses. Ce serait une perte de temps ! Alors l’ego, l’homme doit être suffisamment près de son intelligence pour pouvoir retenir ce qui fait partie de son intelligence.
Et non pas toujours l’amener à l’extérieur de lui-même pour qu’il vive une certaine confirmation ! L’idée qu’on peut se faire de l’homme, l’idée qu’on peut se faire des autres quand on leur parle, c’est une idée qui n’est aucunement réelle. Alors l’idée que les autres se font de vous, c’est la même chose. Aucune personne ne peut se faire une idée de vous, et vous ne pouvez jamais vous faire une idée d’une autre personne, de sorte que si une personne vous projette quelque chose, se dévoile à vous, ce qu’elle dévoile vers vous va simplement devenir une structure psychologique, une alibi psychologique, dont vous vous servirez pour l’atteindre, cette personne là.
Et vous pourrez peut-être l’atteindre à cause de son émotivité qui a été le facteur qui lui a permis de se dévoiler mais vous n’atteindrez jamais son être réel. Alors ce que vous atteindrez dans cette personne c’est la faiblesse. Une personne qui exploite une autre personne parce qu’elle est faible, parce qu’elle se dévoile à lui, il va pouvoir se servir de cette personne, il va pouvoir l’enticher cette personne mais elle ne découvrira jamais le réel de cette personne. Alors ni celui qui se dévoile, ni celui à qui on dévoile, ne peut bénéficier du dévoilement de la personne. Un être humain doit être totalement opaque, totalement opaque. Regardez vos conversations avec l’invisible, regardez vos conversations avec les intelligences.
Qu’est-ce qui se produit quand vous voulez leur demander des secrets ou des questions, ou vous voulez entrer dans le secret des choses, qui convient beaucoup plus à une sorte de projection anthropomorphique de votre conscience, que de leur réalité, ils vous disent : « Ce n’est pas important. Demain ! ». C’est la même chose avec l’homme. C’est exactement la même chose avec l’autre. C’est exactement la même chose entre deux hommes. Il y a quelqu’un la semaine passée qui m’a dit que je ressemblais à Bernard de Montréal, j’ai dit : « Oui, je lui ressemble » [rires du public] Alors je m’empêche de perdre de l’énergie, pourquoi je perdrais de l’énergie, pour me dévoiler ? Je lui ressemble, c’est vrai ! [rires du public]
J’ai même déjà dit que je n’étais jamais allé à ses conférences mais je l’avais vu à la télévision, c’est vrai, je ne peux pas me voir à mes conférences mais je peux me voir à la télé [rires du public] Et c’est sortie vite-vite quand j’ai dit ça, j’ai dit : « Je ne l’ai jamais vu dans une conférence mais je l’ai vu à la télévision ». J’ai trouvé ça intéressant [rires du public]. Et le mécanisme dans le phénomène de se dévoiler provient du manque d’importance que nous nous donnons. Je veux attaquer cet aspect. Un homme qui est dans l’intelligence doit être capable de réaliser l’importance de son intelligence, non pas de lui-même mais de son intelligence.
Et quand je dis l’importance de son intelligence, je veux dire le réel de son intelligence. Quand je dis le réel de l’intelligence, je dis l’importance de l’intelligence lorsqu’elle est manifestée. Alors un homme qui est dans l’intelligence réalise l’importance c’est-à-dire l’importance qu’il donne à sa réalité intelligente. Alors si un homme peut donner de l’importance à sa réalité intelligente, il ne peut pas perdre l’importance en se dévoilant à d’autres, lorsqu’il sait qu’ils ne pourront pas comprendre sa réalité intelligente parce qu’ils ne sont pas sur la longueur d’onde pour se comprendre. Vous comprenez ce que je veux dire ? C’est subtil mais c’est…
Alors, ils disent qu’il faut que l’homme, l’homme nouveau, en arrive à réaliser l’importance de son intelligence, et lorsqu’il aura réalisé l’importance de son intelligence, il comprendra l’importance de sa relation entre lui et son intelligence et il ne conviendra plus de l’importance entre lui et les hommes. C’est sa relation entre lui et son intelligence qui prendra de l’importance et automatiquement parce que cette relation prendra de l’importance, il aura conscience de ne pas perdre son temps à se dévoiler ou à dévoiler ce rapport avec lui-même ou le haut lui-même, ou l’autre aspect de lui-même.
Mais lorsque l’homme n’est pas conscient de son intelligence, lorsque l’homme n’a pas réalisé l’importance de son intelligence, lorsque l’homme n’a pas réalisé le réel de son intelligence, il ne fonctionne que par la valeur sociologique, sociale, relative de la psychologie de son intelligence et automatiquement, il va chercher à dévoiler son intelligence pour faire connaître à l’autre son intelligence, le niveau de son intelligence, pour que lui puisse, par rebondissement, avoir une mesure quelconque dans la vue de l’autre, de ce qu’il est. C’est comme ça que fonctionnent les intellectuels. Ils parlent. Pourquoi ils parlent ? Pourquoi ils discutent ? Pourquoi ils font de la philosophie ? Pour toujours mesurer le niveau de leur intelligence.
Ils cessent simplement de parler lorsqu’ils rencontrent une autre intelligence qui les met dans le coin et là à ce moment-là, ils vont lire plus de livres pour pouvoir encore parler plus. Et dans le domaine culturel, on dit souvent : « Il faut être à jour, on se met à jour, on se recycle ». Il y a une course au théâtre à New York sur Broadway, les gens qui ont moindrement, parce que ça coûte très cher d’aller au théâtre là-bas, les gens qui ont moindrement, qui sont moindrement huppés, qui ont moindrement d’argent, ils vont à Broadway toutes les semaines hein. Il y en a qui font ça cinq jours par semaine, ils travaillent le jour, le soir ils se mettent au courant de tout ce qui se passe sur Broadway.
Alors, quand ils sont ensemble dans une situation de convivialité, ils discutent le théâtre. Ça leur donne un plateau pour se faire valoir au niveau de leur intelligence, de leur savoir social, culturel. Et si ils ont le malheur de manquer une pièce, ils sont foutus [rires du public] C’est la même chose chez les jeunes avec la nouvelle musique. Les jeunes se tiennent au courant de tout ce qui se passe dans le monde de cette musique. Si vous avez le malheur de dire : « Tu n’as pas écouter ça ! » ben… Le type va se l’acheter le lendemain. Et ça, ça fait partie du même mécanisme du dévoilement mais ce son l’inverse.
Puis ce sont les autres qui nous dévoilent à nous autres qu’on n’est pas à jour dans le mouvement social des choses. Alors l’homme qui se dévoile perd de l’énergie, et l’homme qui se dévoile souffre du fait qu’il n’est pas centrique, autrement dit il souffre de ne pas être à point dans le monde de l’intelligence, dans le monde des valeurs intellectuelles. Ça va des deux côtés. C’est pour ça que les egos sont malheureux. C’est pour ça que les gens ont des complexes d’infériorité. Le complexe d’infériorité est directement lié au fait que, on est obligé de se dévoiler. Un homme qui serait capable de ne pas se dévoiler serait automatiquement dans son intelligence, il ne pourrait jamais avoir de complexe d’infériorité parce qu’il n’aurait pas besoin de se dévoiler pour se mesurer. Les gens se dévoilent pour se mesurer. C’est pour se mesurer qu’on se dévoile.
Et si on ne se dévoile pas c’est parce qu’il y a des mécanismes en nous qui nous empêchent de nous dévoiler. La gêne. Toutes sortes de mécanismes. Et à ce moment-là on souffre mais intérieurement au lieu de souffrir psychologiquement à l’extérieur, on souffre intérieurement. C’est interne. Il y a des gens qui voudraient se dévoiler, ils aimeraient parler, se dévoiler ils ne sont pas capables, ils sont bloqués, c’est la même chose.
C’est ignoble, c’est ignoble, c’est effarant l’insécurité de l’ego. C’est effarant, l’insécurité de l’ego. Et c’est tellement effarant qu’il y a une équation, il y a une équation : Là où l’ego ne sent pas d’insécurité proportionnellement là il y a plus d’intelligence, je ne dis pas qu’elle est parfaite cette intelligence mais je dis là où il y a insécurité dans l’ego, là où il y a un manque d’intelligence, moins il y a d’insécurité dans l’ego, plus il y a d’intelligence. C’est une équation relative mais qui est réelle.
Et regardez les hommes d’affaires, les hommes qui ont brassé des grosses choses, il y a une sécurité dans l’ego, une sorte de sécurité dans l’ego, parce qu’il y a toujours de l’insécurité dans l’ego, il s’agit simplement de rencontrer un autre ego qui te met à terre. Mais je veux dire, il y a toujours, il y a une sorte de sécurité, et il y a de l’intelligence, c’est proportionnel, parce que l’intelligence dans l’homme, je parle de l’homme inconscient, l’intelligence dans l’homme, lui donne de la sécurité. Mais lorsque l’homme passe à l’étape de l’intelligence réelle, à ce moment-là c’est une autre sorte de sécurité, ce n’est pas la même sécurité qu’il avait avant.
Ce n’est pas la sécurité intellectuelle, c’est la sécurité qui vient avec la réalisation d’être dans l’intelligence réelle. Ça, c’est une autre sécurité, ce n’est pas une sécurité psychologique, c’est un pouvoir vibratoire de l’esprit universel sur l’esprit de l’homme. La sécurité de l’homme de la sixième race c’est la relation, c’est le résultat du pouvoir vibratoire de l’esprit universel sur son esprit. Ce n’est pas le résultat d’un équilibre quelconque, d’une psychologie personnelle. Un homme qui est dans la relation de ce pouvoir d’esprit à esprit, ne peut pas être insécure à aucun niveau c’est impossible ! Parce qu’il a perdu la faculté de penser qu’il a une valeur quelconque. Il réalise constamment d’une façon permanente que sa valeur, c’est son intelligence.
C’est l’intelligence en lui, c’est l’intelligence qui coule, c’est la relation entre son esprit et l’intelligence universelle. Et c’est la seule sécurité réelle et c’est cette sécurité et ce réel qui a mené pendant des siècles des philosophes à rechercher la pierre philosophale. C’est ça la pierre philosophale. La pierre philosophale c’est la rencontre entre l’esprit universel et l’esprit de l’homme. C’est un point d’appui universel pour l’homme et c’est un point d’appui universel pour l’esprit universel. Et quand je dis que c’est un point d’appui, je dis c’est un point d’appui. C’est un point d’appui qu’on ne peut pas réaliser aujourd’hui parce qu’on est dans la matière c’est lorsque l’homme est dans l’éthérique qu’il réalise que effectivement c’est le point d’appui.
C’est le point de rencontre entre deux forces, deux niveaux de vibration et ce point de rencontre-là, il est fixe, il est inébranlable. Alors lorsqu’il est manifesté ce point d’appui dans la conscience humaine, vous avez un homme qui est dans son intelligence, qui est sécure et qui ne se dévoile pas, qui dévoile ce qu’il veut et non pas ce qu’il peut. La psychologie de l’homme est beaucoup trop complexe pour l’homme, beaucoup trop compliqué pour l’homme pour qu’il puisse l’analyser. Elle est beaucoup trop compliquée pour l’homme pour qu’il puisse la comprendre d’une façon qui convienne à son intelligence. Il va la comprendre selon un moyen ou des moyens qui conviennent à sa psychologie. On appelle ça de l’analyse.
Mais il faut que l’homme puisse comprendre son intelligence, que l’homme puisse réaliser son intelligence, et lorsqu’il sera dans son intelligence, qu’il réalisera son intelligence, il n’aura plus besoin de psychologie, l’homme n’a pas besoin de psychologie, il est psychologie, c’est-à-dire qu’il est manifestation de l’intelligence dans le monde de l’homme, ceci devient de la psychologie. L’homme n’a pas besoin de psychologie ! Et aussitôt que l’homme fait le faux pas, et tous les hommes le font, de se trouver une psychologie, de se rassurer dans une psychologie quelconque, il est forcé de se dévoiler à l’homme. L’homme n’a pas besoin de psychologie. Il en crée.
Qu’est-ce que c’est de la psychologie ? C’est la capacité de créer des impressions. C’est ça la psychologie. Plus vous êtes capable de créer des impressions, plus vous avez de la psychologie. Plus vous êtes assujetti aux impressions créées par les autres, moins vous avez de psychologie, plus vous êtes prisonnier de la psychologie sociale. Et ça c’est la situation de tous les hommes. Plus les hommes sont affectés par les impressions mécaniques créées par la psychologie des autres, sur eux, ils deviennent assujettis, et c’est pourquoi les hommes ne sont pas capables de se découvrir eux-mêmes, que les hommes ne sont pas capables de se comprendre eux-mêmes.
Pour qu’un homme se comprenne lui-même, il doit avoir aucune psychologie, il doit avoir simplement de l’intelligence qui crée de l’impression, des impressions, dans sa relation avec les hommes à ce moment-là, il crée des impressions mais lui n’a aucune psychologie. Il est manifestation de l’intelligence à travers des impressions, qui sont des formes, qui devient une forme de psychologie pour les autres mais lui n’a pas besoin de psychologie. Et c’est ça la psychologie de la conscience supramentale, la psychologie de la conscience supramentale ce n’est pas une psychologie pour soi, c’est une psychologie de soi pour les autres.
C’est probablement une des plus grandes définitions du renversement de la psychologie. La psychologie supramentale c’est une psychologie pour les autres. Si jamais quelqu’un vous demande : « Qu’est-ce que c’est la psychologie supramentale ? » Vous direz : « C’est une psychologie pour les autres » Ils ne comprendront rien [rires du public] Alors à ce moment-là ils vous demanderont : « Mais pourquoi tu t’intéresses à cette psychologie ? » Vous direz : « Je ne m’y intéresse pas » Alors ils vous diront : « Pourquoi est-ce que tu parles dans le cadre de cette psychologie ? » Vous direz : « C’est pour que tu la comprennes. » C’est toujours pour les autres ! C’est impossible que la psychologie supramentale soit pour soi-même. Impossible !
Parce que pour qu’une psychologie soit pour soi-même il faut qu’elle soit réflective, la psychologie supramentale elle n’est pas réflective, elle est créative. Qu’est-ce qu’un homme conscient a besoin de psychologie ? Il n’a pas besoin de psychologie, il la créé. Autrement dit, il crée des impressions pour qu’il s’établisse entre lui et les hommes des relations dont il a besoin mais il n’a pas besoin, lui, de vivre des impressions que créent les hommes sur son esprit, il n’est pas capable, il n’est pas affecté. Ils disent que si vous comprenez ceci, que la psychologie supramentale c’est une psychologie pour les autres, vous comprendrez quelque chose. Est-ce qu’il y en a qui comprennent ça ? C’est une psychologie pour les autres la psychologie supramentale.
La psychologie subjective c’est une psychologie pour soi-même, qui fait partie de soi-même, qui fait partie de notre manque d’intelligence, autrement dit qui fait partie de notre appartenance à une intelligence qui n’est pas réelle, c’est-à-dire le monde de la pensée. C’est ça qui crée la psychologie subjective et c’est de cette psychologie dont tous les hommes souffrent. Tous les gens souffrent dans leur psychologie. La preuve tous les hommes ont, à un certain niveau, une sorte d’insécurité dans leur ego, ça fait partie de leur psychologie. La seule force qui peut détruire ceci c’est l’intelligence dans l’homme, l’intelligence universelle sur l’esprit de l’homme, le contact, la télépathie, le mouvement interne, c’est ceci qui peut détruire cela.
C’est pourquoi pour l’homme d’apprendre éventuellement à ne pas pouvoir, ne pas devoir se dévoiler à l’homme c’est extrêmement important parce que c’est un des mécanismes qui va enlever à l’homme, subjectivement, la capacité de se créer une règle de mesure extérieure à lui-même pour avoir une mesure de lui-même. L’homme se fait, l’homme se fait, l’homme se trompe, l’homme se fait mal lorsqu’il se dévoile à l’homme, parce que ce qu’il dévoile n’est pas réel, ce n’est qu’une mesure de ce qu’il vit, de ce qu’il est aujourd’hui temporairement et ceci ce n’est pas sa réalité, ce n’est pas sa réalité ! On a l’impression nous les hommes, qu’on est obligé de se démontrer devant les autres comme étant ceci ou cela pour avoir la faveur des autres.
Mais cette illusion que nous avons provient du fait que nous ne sommes pas capables de supporter notre isolation intelligente. Nous ne sommes pas capables de vivre dans l’isolation de notre propre intelligence parce que nous ne sommes pas habitués à de l’intelligence. Nous sommes habitués à de l’intellect mais nous ne sommes pas habitués à de l’intelligence. Nous ne sommes pas habitués à la condition de vie imposée par l’intelligence. Nous ne sommes pas habitués à la condition de vie que l’intelligence nous fait vivre, nous ne sommes pas habitués.
Et aussitôt qu’on vit plus ou moins inconsciemment à l’intérieur de soi-même, on devient excentrique. Les gens qui sont excentriques sont des gens qui vivent plus ou moins à l’intérieur d’eux-mêmes mais ils n’ont pas encore la conscience pure alors automatiquement ils deviennent excentriques mais ils ont quand même la capacité de maintenir une sorte d’identité, une sorte de rapport entre eux et eux-mêmes sur un autre plan qu’ils ne comprennent pas, qu’ils ne savent pas qui existe. Alors, ils sont des êtres qui souffrent d’une certaine sensibilité, les excentriques sont tous des gens qui ont une certaine sensibilité, ils souffrent de cette sensibilité.
Mais l’homme ne doit pas souffrir de sa sensibilité, l’homme doit se servir de sa sensibilité. Il doit bénéficier de sa sensibilité, ne jamais souffrir de sa sensibilité. Les gens prennent la sensibilité comme étant une vertu, ce n’est pas une vertu c’est une faiblesse. La sensibilité, ce n’est pas une vertu c’est une faiblesse de l’homme. C’est l’astral qui est débalancé chez l’homme, c’est la conscience astrale qui est trop présente dans l’homme. C’est un manque d’intelligence. Et les gens qui se conscientisent aujourd’hui sont très sensibles. Heureusement qu’ils sont sensibles parce que s’ils n’étaient pas sensibles, ils ne seraient pas amener à la conscience mais cette sensibilité, éventuellement il faut qu’elle soit mise en échec.
Il faut qu’elle soit mise en échec cette sensibilité c’est très mauvais de la sensibilité puis si ça va trop loin, ça devient de la sensiblerie. On dirait que l’homme est un être qui doit être totalement recousu, il doit être décousu et il doit être recousu. Il doit être totalement décousu et recousu. Et tant qu’il n’est pas totalement décousu, l’homme, il n’est jamais parfaitement orienté. L’homme, qui se conscientise doit être comme un radar. Alors l’antenne, elle doit pointer dans cette direction, et tant qu’elle ne pointe pas dans cette direction, c’est qu’il y a des mécanismes qui l’empêchent de pointer dans cette direction. Un homme qui se conscientise pointe dans cette direction.
Il ne peut pas ne pas pointer dans cette direction, il est obligé d’aller… Alors tout ce qui l’empêche doit être décousu pour qu’il pointe dans cette direction. C’est pour ça que les hommes souffrent des interférences dans la conscience pour l’amener dans cette direction. Quand l’homme sera dans cette direction, il n’y a plus d’interférence dans sa vie, il est bien. Mais tant qu’il n’est pas dans cette direction, il sera décousu par la conscience, par l’intelligence. Si l’homme se dévoile dans la vie, il fait deux choses :
– Il empêche que son intelligence prenne contrôle de son esprit, et ça c’est grave. Un homme qui se dévoile empêche que l’intelligence en lui prenne contrôle de son esprit c’est-à-dire que, son esprit devienne intelligent.
– Et deuxièmement il empêche que son esprit prenne contrôle de son intelligence.
Alors il y a deux aspects parce que l’esprit de l’homme doit prendre contrôle de l’intelligence de la même façon que l’intelligence prend contrôle de l’esprit de l’homme. Le premier mouvement c’est la prise de contrôle de l’intelligence sur l’esprit de l’homme. Ce que vous vivez aujourd’hui c’est ceci. Aujourd’hui, plus vous avancez dans l’état où vous êtes, dans l’état de transition, l’intelligence, la vibration, prend contrôle de votre intelligence. La preuve c’est que vous perdez petit à petit de la mémoire. Mais un jour, votre esprit doit prendre contrôle de l’intelligence.
Il y a deux mouvements dans la fusion de l’homme :
– Le mouvement de haut en bas et le mouvement de bas en haut.
– Et le deuxième mouvement vient ensuite, la prise de contrôle de votre esprit de l’intelligence viendra après que l’intelligence aura bien pris contrôle de votre esprit.
C’est à partir de ce moment-là que vous cesserez de vous dévoiler aux hommes. Parce que tant que l’homme se dévoile, c’est qu’il subit la descente de l’énergie de l’intelligence sur son esprit, et la descente elle est tellement forte qu’il n’est pas capable de ne pas se dévoiler. Mais lorsqu’il a suffisamment subi, qu’il a suffisamment été aguerri, qu’il a suffisamment souffert de cette descente de l’énergie de l’intelligence sur son esprit, il dit à l’homme ce qu’il veut bien dire, ce qu’il veut bien dire parce qu’il sait très bien que s’il dit telle chose ou telle chose qui ne convient pas à l’esprit de l’homme, il perdra de l’énergie, il créera une situation quelconque et l’homme conscient ne veut pas souffrir.
Se dévoiler nous amène toujours à une certaine souffrance. Et l’homme conscient ne veut pas souffrir. Comme il est conscient, il est centrique, comme il est centrique, il n’est pas obligé de s’expliquer aux autres. Il n’est pas intéressé à s’expliquer aux autres. Il n’a aucun intérêt à s’expliquer aux autres parce qu’il ne vit pas des autres. Comme je disais auparavant, l’homme conscient n’a pas besoin de l’homme. Il n’a pas besoin de l’esprit de l’homme. Et c’est très subtil ceci, de réaliser que l’homme doit en arriver un jour à ne pas avoir besoin de l’esprit de l’homme. Et quand on n’a plus besoin de l’esprit de l’homme, on est bien dans notre propre esprit. On ne se dévoile plus à personne.
Mais les gens se font tellement assoiffer de connaissances, veulent tellement vérifier ce qu’ils savent, ce qu’ils sentent, ce qu’ils pressentent, qu’ils vont à l’esprit de l’homme pour avoir une sorte de confirmation et ceci n’est pas bon parce qu’ils sont obligés d’absorber une condition de l’esprit de l’homme que j’appelle « une opinion » et un homme ne peut pas vivre de l’opinion d’un homme. Un homme ne peut pas vivre de l’opinion d’un homme, un homme vit de son intelligence, jamais de l’opinion d’un homme.
Il peut écouter l’opinion d’un homme mais ne jamais vivre de cette opinion, s’il vit de l’opinion d’une personne, il se nourrit d’une nourriture qui ne convient pas nécessairement à son esprit, qui convient à l’esprit de l’homme, avec lequel il parle mais qui ne convient pas à son esprit à lui. Et on a la mauvaise et la maudite habitude de vivre de l’opinion des autres. Échanger avec quelqu’un pour qu’un homme, moi je le fais souvent je vais dire à quelqu’un, d’ailleurs je l’ai fait cette semaine à quelqu’un qui est venu chez moi, j’ai dit : « J’ai besoin de ton opinion ».
Mais j’ai créé une impression sur son esprit, autrement dit je le mettais dans une sorte de lien d’amitié avec ma personne, c’est pour ça, c’est pourquoi je l’ai fait. Je lui ai demandé son opinion sur telle chose. Alors il m’a donné son opinion et son opinion avait de l’intelligence et avait aussi de l’erreur dans son intelligence. Alors, si j’avais pris son opinion, j’aurais foutu mon affaire en l’air. Mais lui au moins, ça lui a fait plaisir. C’est comme ça qu’on crée de l’impression dans l’esprit de l’homme pour établir des liens avec l’homme parce que quand vous demandez à quelqu’un son opinion, ça lui fait plaisir. Ça fait partie de la chaleur humaine. Au lieu de toujours vivre dans votre tour d’ivoire, dans votre autonomie.
Si vous voulez parler avec les hommes, hé bien vous leur demandez leur opinion ça fait chaud, ça fait plaisant, à ces hommes-là. Mais ça ne veut pas dire que vous allez vivre de leur opinion. C’est simplement pour engager une conversation qui peut être correcte, qui peut être juste dans son jugement ou qui peut être erronée. Ça permet à la personne de s’exprimer vis-à-vis de telle ou telle chose. Se dévoiler à une personne crée chez soi, crée chez celui qui le fait, une distraction dans son intelligence. C’est une distraction de notre intelligence qui fait qu’on se dévoile à une personne. C’est une distraction.
Regardez-vous dans l’action, regardez-vous un jour quand vous vous dévoilerez à une personne et vous verrez qu’il y a de l’émotivité dans votre situation. C’est une distraction de votre intelligence. Une personne qui se dévoile, comme je le disais, est à l’extérieur de son intelligence. Elle est distraite de son intelligence. Et plus une personne a tendance à se dévoiler, plus elle est distraite dans son intelligence, plus le temps est long pour elle d’entrer dans son intelligence. Créer une impression dans une personne, c’est se servir de son intelligence, c’est le mouvement opposé. Dire ce que l’on veut dire, ça fait partie de notre intelligence.
Mais se dévoiler ça devient une distraction de notre intelligence. Ce dévoiler empêche l’ego de réaliser qu’il est capable de ne pas se comprendre dans la façon dont il se dévoile. Autrement dit, ce dévoiler permet à l’ego de se soucier de ce que l’autre pense de lui. Autrement dit, se dévoiler fait en sorte que l’ego qui se dévoile, en se souciant de ce que l’autre pense de lui, se donne lui l’impression que l’autre pense ceci de lui, lorsque en fait l’autre, il se produit quelque chose de totalement autre dans sa tête. Pensez-vous que les gens sont intéressés à vos histoires, à votre dévoilement ?
Regardez ce qu’il se produit quand vous dites à quelqu’un : « Ah, je me suis acheté une automobile neuve ! » Il va vous dire : « Ah oui, ha oui… ? » Il y a une maudite différence entre vous qui se dévoile et lui qui reçoit le dévoilement. Il y a cinq mille pièces de différences ! Dites à quelqu’un : « J’ai quelque chose pour toi » vous allez voir la différence : « Je t’ai fait un petit cadeau ».
Quand l’homme se dévoile à l’homme, il donne à l’homme un peu de lui-même. C’est à dire qu’il donne à l’homme, le point sensible de sa personne, le point ! C’est comme s’il disait à l’homme : « Un jour tu pourras m’accrocher sur ce point sensible là » c’est ça qu’il fait l’homme, quand il se dévoile à l’homme. Un homme qui se dévoile à un homme, crée dans l’esprit de l’autre une impression qui va à l’encontre de ce que l’autre déjà pense de lui.


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