Conférence du 12 décembre 1982
L’homme planétaire a été tellement habitué à combattre, à améliorer sa condition humaine que dans le domaine de la conscience, il essaie de faire la même chose. Mais le domaine de la conscience n’est pas le domaine de l’homme planétaire, c’est le domaine de l’homme cosmique. Donc, vos insécurités vous devez les vivre jusqu’à temps que, elles s’éteignent. Donc, vous devez en vivre la souffrance jusqu’à temps qu’elles ne soient plus. L’homme planétaire n’a aucun pouvoir contre son insécurité.
Il peut la déplacer, il peut la transformer, il peut lui donner un autre visage, c’est tout. Mais il ne peut pas l’éliminer. Seul l’homme cosmique peut éliminer l’insécurité dans l’homme planétaire. C’est pourquoi, dans la phénoménalisation de l’homme, réel, de l’homme futur, il est très important pour l’homme planétaire de vivre son insécurité jusqu’au bout, de la vivre. Et s’il s’empêche de la vivre pour quelles que raisons que ce soient et qu’il est mandaté par le double de connaître un jour d’autres dimensions, il est évident que le double poussera à l’insécurité.
C’est-à-dire que le double créera des événements dans sa vie pour qu’il vive l’insécurité, pour qu’il la brûle dans la souffrance de sa conscience. Et toutes les expériences que vous vivez tous les jours dans toutes les conditions de vos vies, sont la manifestation de ceci. Quand vous dites… Quand vous dites : « J’ai eu une belle journée aujourd’hui » c’est de l’insécurité. Vous comprenez ce que je veux dire ? Quand vous dites : « Ha ça a été bien aujourd’hui » vous vous prédisposez à « aujourd’hui » afin de confondre ce qui pourrait vous amener demain.
Alors l’homme, on va développer un autre truc, qu’il a dit : « Ah, ça va bien aujourd’hui mais, je touche du bois » pour se protéger. Il n’y a rien dans la conscience planétaire de l’homme qui soit aussi subtil que l’insécurité. L’insécurité est la racine de tout ce qui fait, de tout ce qui compose l’homme planétaire. L’insécurité est le boulon qui bloque le canal de l’intelligence cosmique sur la Terre. Et l’homme ne comprend pas qu’il doit la vivre son insécurité, jusqu’au bout, afin que le boulon saute.
Et il ne fait pas ça. Au lieu de faire ceci, il essaie de la transformer, de… de la contrôler, de l’arrêter. Impossible ! Et plus vous serez conscient de ce mécanisme, plus vous pourrez voir l’insécurité chez les hommes et vous verrez que l’insécurité fait partie de ce que nous appelons la conscience planétaire. La conscience planétaire est enveloppée d’insécurité. Tout sur la Terre est en sécurité, à un niveau ou à un autre. Et lorsque l’homme commence à prendre conscience de ceci, il devient automatiquement créatif.
Il devient créateur parce qu’il canalise, quoi ? Il canalise son énergie. Il canalise l’énergie de son double, qui est sur un autre plan. Autrement dit il canalise une pensée cosmique. Autrement dit, qu’est-ce que c’est le double ? Le double c’est une pensée. La pensée elle est faite d’énergie qui est infinie. Donc le double et la pensée étant un, l’intelligence créative de l’homme est infinie. C’est pourquoi l’intelligence créative de l’homme est infinie, parce que le double est infini, parce que le double est pensée, qui est alimentée, créée, maintenue par l’énergie indifférencié, cosmique qui est infinie.
Alors c’est très normal que l’homme sur le plan matériel devienne un être créateur à travers lequel passe des fluides dont la manifestation dans la matière, sur le plan matériel, devienne infinie, il n’y a plus de fin. Et c’est ce qui crée dans le cosmos la possibilité de créer des évolutions qui sont sans fins, parce que, tout ce qui est double, tout ce qui est lumière est infini. Mais dès qu’il y a insécurité, cette énergie ne passe pas. C’est pour ça que les hommes ont toujours l’impression de ne pas être à la hauteur d’eux-mêmes.
Ils n’ont pas l’impression d’être à la hauteur de ce qu’ils sont derrière la matière. Donc, ils n’ont pas l’impression d’être à la hauteur de l’intelligence qui est eux derrière la matière. Donc, ils n’ont pas l’impression de pouvoir sentir, vibrer à l’énergie de la pensée qui est eux derrière la matière. Donc ils n’ont pas l’impression d’être total... Ils n’ont pas l’impression d’être parfaits. Ils ne sont même pas capables de s’imaginer qu’est-ce que c’est être parfait. Ils ne sont pas capables de s’imaginer que c’est possible pour un homme dans la matière de se sentir parfait, et ainsi de suite. Pourquoi ?
Parce qu’il y a beaucoup trop d’insécurité chez l’homme pour qu’il puisse même commencer ou dénier s’imaginer qu’il est parfait. Il faut avoir aucune insécurité pour se savoir parfait. Un ego qui serait insécure et qui se saurait parfait mourrait de crainte. Et c’est pourquoi l’homme a créé « dieu ». Pourquoi l’homme a créé dieu ? Parce que l’homme étant incapable de se réaliser comme parfait, a voulu projeter à l’extérieur de lui-même cette perfection, cet idéal, qu’on appelait ‘dieu’ donc l’homme a créé un dieu.
Autrement dit, il a créé une pensée forme qui est un dieu, il a été emprisonné, prisonnier de ce dieu pendant des siècles. Et aujourd’hui, à la fin d’un cycle où il doit réaliser que le dieu qu’il a créé n’est pas là-bas mais que ce dieu c’est lui, il doit réviser totalement ses positions donc il doit enfreindre les lois psychologiques de son insécurité, donc il doit détruire le sacré du spirituel, donc il doit détruire le temple qui a été érigé en lui, par lui, pour des raisons émotionnelles et mentales, un temple qui ne constitue en aucune façon la réalité de son être cosmique.
Un temple qui ne représente d’aucune façon, les conditions qu’il a lui-même projetées dans son mental, pour maintenir l’équilibre entre lui planétairement et lui cosmiquement, parce qu’il n’était pas suffisamment conscient pour pouvoir vivre cette tension inouïe qui naît de la réalisation que l’homme est « dieu ». Autrement dit, que l’homme est parfait dans sa conscience qui n’est plus planétairement organisée mais qui est cosmiquement imprimée sur son cerveau. Donc, l’homme a créé un dieu par insécurité.
Et ce dieu est demeuré jusqu’à la fin du vingtième siècle, et maintenant que l’homme doit le détruire, il devient encore insécure, parce qu’il a peur de détruire quelque chose, dont il ne connaît pas la possibilité de conséquences sur sa psychologie insécure, une fois qu’il aura commis le geste mental d’avoir détruit la fondation du trône du fils de l’homme pour l’érection dans le temps, du trône du « fils de dieu ».
Glenn me parlait, hier il me demandait, il disait le Nazaréen il disait : « Il parlait de son père ». Alors, le père pour le Nazaréen est devenu le « Père » pour les hommes. Lorsqu’en fait le père pour le Nazaréen c’était sa volonté, donc c’était la volonté de son double, donc c’était la volonté de dieu, donc c’était la volonté du Nazaréen. Et les hommes ont pris, et se sont servis du père du Nazaréen pour se construire eux-autres leurs propres paternels et depuis ce temps-là, la famille des hommes est divisée.
Le phénomène de l’insécurité de l’homme planétaire c’est le phénomène le plus occulte, le plus inculte, le plus terrible qui existe dans l’expérience historique de notre civilisation, de nos tribus. C’est le phénomène le plus inouï. Parce que c’est un phénomène qui ne découle pas de l’intelligence, c’est un phénomène qui découle de la mémoire, qui découle de la crainte, qui découle de l’insécurité, qui découle de l’émotion, qui découle de la coloration de l’intelligence de l’homme par son émotion. C’est un phénomène existentiel.
C’est un phénomène qui amène l’homme éventuellement aux portes de la mort. Je l’explique avec des mots mais l’homme doit le vivre vibratoirement. La différence entre ce que je vous dis et ce que vous devez vivre, elle est l’absolue. Moi je ne suis là que pour vous indiquer les choses mais vous, vous devrez les vivre. Alors la relation entre l’insécurité, la transmutation et le double est une relation absolue. L’insécurité sert au double et servira au double jusqu’à la fin des temps, et la transmutation n’est que la collusion entre le double et la matière humaine, mentale, émotionnelle, vitale et physique. L’homme n’est pas, sur le plan matériel.
Mais tant qu’il a de l’insécurité, il a l’impression de l’être. C’est pourquoi il l’est ! C’est l’insécurité de l’homme qui le garde dans la matière. C’est l’insécurité de l’homme qui donne à ses sens la prépondérance de l’orientation psychologique de son expérience mentale supérieure. C’est l’insécurité qui cache le réel. C’est l’insécurité qui empêche l’homme de voir la différence entre le monde astral et le monde de l’éther. Et c’est l’absence d’insécurité qui est la différence entre la cinquième et la sixième race. Vous pouvez rationaliser n’importe quoi.
Aujourd’hui vous pouvez rationaliser, demain vous pourrez rationaliser, dans cinq ans vous pourrez rationaliser, dans un certain temps vous ne pourrez plus rationaliser. Et quand vous ne pourrez plus la rationaliser, c’est parce que vous n’aurez plus le pouvoir subjectif d’utiliser au niveau de votre ego, votre insécurité pour camoufler, pour cacher le visage de l’espèce de l’homme ! Vous ne pourrez plus vous cacher derrière le mur de votre matière, ou de vos émotions, ou de votre mental.
À ce moment-là vous serez éblouis par votre propre expérience et vous reconnaîtrez ce que les anciens ont connu, lorsqu’ils se sont écriés : « Que la lumière soit et que la lumière fût ». Mais lorsque l’homme dit « que la lumière soit » il faut qu’il soit dedans. Et lorsqu’il est dedans, elle fût. Et lorsque l’homme aura compris la relation entre les paroles anciennes qui témoignent de la création, l’homme à ce moment-là pourra comprendre le mystère de la création et il réalisera que lorsqu’il a été dit « Que la lumière soit et que la lumière fût » ce n’était pas un dicton.
Ou ce n’était pas une parole qui imprimait dans la conscience de l’homme le phénomène de la création en fonction de ses origines mais que c’était un phénomène qui imprimait dans la conscience de l’homme, la réalisation, chez la part de celui qui a pu manifester ces paroles, la concrète réalité que l’homme est un dieu et que ce dieu est cosmique et que tout ce qui est cosmique n’est pas régi par les lois de la création.
Ce qui est cosmique n’est pas régi par les lois de la création, donc les lois de la création sont régies par des mondes, par des royaumes inférieurs qu’on appelle le monde de l’astral. En dehors du monde de l’astral, la création n’existe pas. Il n’y a pas de création dans l’éther. Il n’y a de création qu’à partir de l’astral vers les pays, les plans inférieurs comme celui que nous connaissons. La création n’existe pas dans l’éther dans l’éther. Mais pour que l’homme réalise que la création n’existe pas dans l’éther, il ne faut pas qu’il y ait d’insécurité psychologique.
Parce que s’il a l’insécurité psychologique, il va se dire : « Où est-ce que je vais, moi ? » Il va s’inquiéter d’un lieu, il va s’inquiéter d’un espace. Pourquoi ? Parce qu’il aura conçu dans son inquiétude, que la réalité de l’homme, la continuité de sa conscience à travers le mur, au-delà du mur de l’espace et du temps, n’est pas une continuité telle qu’il la voit aujourd’hui mais est une continuité telle qu’il la saura demain, lorsque la lumière est.
À ce moment-là l’homme connaîtra les mystères de la création, l’homme connaîtra l’alpha et l’oméga, et l’homme réalisera que la création a été instituée par les forces astrales-lucifériennes pour maintenir sur la Terre, pendant un certain temps, des conditions suffisantes au développement d’un corps mental, d’un corps astral, d’un corps vital et d’un corps matériel pour la continuité, sur les plans inférieurs, d’une volonté qui vient et d’une intelligence qui vient de pays beaucoup plus supérieurs à la constante énergétique que nous connaissons comme étant la galaxie ou que nous connaissons comme étant le monde sidéral.
Nous avons de la difficulté parce que nous sommes des êtres qui pensons, parce que nous sommes des êtres qui vivons d’insécurité, nous avons de la difficulté à concevoir l’infinité de l’énergie. Nous avons de la difficulté à concevoir l’infinité de la conscience, et nous voulons toujours participer à la conscience parce que nous avons peur d’être totalement éliminés de l’expérience ou de la conscience expérimentale. Parce que nous sommes soufflés de, nous sommes remplis de, nous sommes faits de conscience expérimentale. L’homme est fait de conscience expérimentale.
Et étant fait de conscience expérimentale il n’est même pas capable de s’imaginer qu’il n’est pas possible à l’homme réel, à l’homme conscient, de subir la moindre influence de la conscience expérimentale. Donc, il ne peut même pas s’imaginer que, être un homme, être homme ou être réel ne convient aucunement à son insécurité psychologique. Si vous mettez un miroir ici, et que vous vous regardez dans le miroir, supposons que vous auriez une nature inférieure, moins intelligente, vous regarderiez dans le miroir et vous verriez quelqu’un là, et ce quelqu’un serait réel pour vous.
Mais aujourd’hui vous êtes plus intelligents et vous regardez dans le miroir et vous savez très bien que ce quelqu’un, c’est une réflexion de vous. Demain, vous regarderez dans un miroir qui sera l’éther et vous serez obligés de réaliser que ce quelqu’un que vous voyez, c’est vous et que la personne qui est ici n’est pas vous. C’est ça la conscience cosmique de l’homme. Alors tant que vous ne serez pas capable de faire le saut à partir de ceci à cela, vous serez encore des êtres inconscients.
Vous aurez de l’insécurité, parce que c’est votre insécurité qui vous empêchera de faire le saut. Il faut avoir une absence totale d’insécurité pour passer de cet état à cet état. Quand vous serez capable de le faire à ce moment-là, vous serez dans l’éthérique. Ceci ne veut pas dire dans le même temps, que vous ne pouvez pas vous amuser. Bien au contraire ! Si pour en arriver à constater cette partie, vous devez rompre des conditions psychologiques ici, qui sont fondées sur l’insécurité, il faudra que vous vous amusiez, parce que l’homme planétaire ne connaît pas les lois de l’intelligence.
Il ne connaît pas les lois du double. Donc, il vit toujours selon une programmation ici. Il ne faut pas qu’il s’amuse trop… Il faut qu’il se spiritualise… qu’il soit bon garçon, ainsi de suite. Alors, l’homme vit toujours selon des lois qui sont des programmations. S’il avait conscience de ceci, il pourrait vivre ici, selon les lois d’ici. À ce moment-là la vie serait pour lui en attendant très intéressante. Mais ceci détruit totalement l’insécurité, ou ceci requiert qu’il n’y ait aucune insécurité, ou une partielle destruction de l’insécurité.
Quand on va trinquer dans un club hein, ce n’est pas pour rien le club ! Il sert mauditement le club ! L’homme est insécurité. Il est insécurité. Il est insécurité absolument, l’homme, planétaire. C’est la mesure de lui-même. Et dans l’insécurité il a la fausse sécurité et il y a l’insécurité. Autrement dit dans l’insécurité il y a la vérité et le mensonge de la sécurité. Si on se sent sécure, c’est le mensonge de l’insécurité. Si on se sent insécure, c’est la vérité de l’insécurité. Donc, la vérité et le mensonge, l’énergie négative ou l’énergie positive font partie de l’expérience planétaire de l’homme.
D’un côté ou d’un autre, on est trompé. Si je dis qu’il y a une relation directe entre la transmutation et l’insécurité, je vous dis la chose probablement la plus importante que je ne vous ai jamais dites. L’insécurité vous empêche de parler. L’insécurité vous empêche d’être vous-même. L’insécurité vous empêche d’absorber des pensées qui sont plus grandes que, ce que vous pouvez digérer. L’insécurité vous fait chercher à vous convaincre que, ce que vous savez est réel. L’insécurité vous fait rechercher la vérité. L’insécurité vous fait craindre le mensonge.
Lorsque vous n’aurez plus d’insécurité, vous serez aussi à l’aise avec le mensonge que la vérité. Mais l’homme a peur du mensonge plus que de la vérité parce que… La vérité a servi à créer une civilisation, tandis que le mensonge sert à la détruire. Donc l’homme veut créer, constater, ou contenir ou conserver sa civilisation, c’est normal. Mais l’homme ne réalise pas que le mensonge sert autant dans le jeu des forces, que la vérité. Donc lorsque vient le temps pour la destruction d’une civilisation, le mensonge est plus nécessaire que la vérité.
Alors, nous avons des types comme Staline, nous avons des types comme Hitler. Si nous avions seulement des Nazaréens, il n’y aurait pas de fin de cycle. Et ce temps-là n’est pas arrivé. L’homme découvrira au fur et à mesure qu’il perdra son insécurité. qu’il n’y a aucune allégeance en lui, possible. L’homme n’a aucune allégeance. L’homme réel n’a aucune allégeance. Ça n’existe pas, l’allégeance. L’allégeance à une vérité ou au mensonge, ça n’existe pas dans la réalité de l’homme cosmique, ça existe dans la réalité de l’homme planétaire, dans la réalité de l’homme cosmique. ça n’existe pas.
Moi je passe ma vie à conter des mensonges. Pour forcer les gens à se dissocier de la vérité, je suis obligé de le faire. Mais ce sont des mensonges intelligents, qui peuvent être corrigés. Si je disais simplement des vérités, à ce moment-là, je créerais un gros mensonge. Alors il faut faire la part des choses. Il faut se servir de l’énergie positive, de l’énergie négative et de faire une synthèse. Et ça, c’est le double qui peut le faire. C’est ça qui détruit chez l’homme l’insécurité.
Quand on va dans un club, on va dans un endroit, dans un espace, où le mensonge maintient la forme. C’est le mensonge qui maintient la forme dans un club. C’est le mensonge ! Un club n’est pas maintenu par la vérité. Il est maintenu par le mensonge. Alors si vous amenez un homme qui cherche la vérité dans un club qui est maintenu par le mensonge, il est évident qu’il va passer des expériences particulières [rires du public]. Donc, il apprendra à moins se soucier de la vérité et éventuellement il pourra bénéficier un peu du mensonge du club pour devenir un petit peu plus sécure en lui-même. C’est ce qui s’est passé dernièrement !
Un des plus grands pièges de l’insécurité sur la planète, sur notre planète, dans le cadre de notre civilisation, dans le cadre de l’involution, en général, le plus grand piège de l’insécurité, c’est le fait que l’homme cherche à connaître. Le phénomène de chercher à comprendre… Le phénomène de chercher à comprendre c’est le plus grand piège de l’insécurité. Autrement dit l’insécurité, si vous prenez l’insécurité comme une noix, ou l’enveloppe d’une noix, à l’intérieur il y a un noyau, et ce noyau-là c’est la recherche chez l’homme, l’effort d’essayer de comprendre.
Le phénomène d’essayer de comprendre, c’est le plus grand piège de l’insécurité, et c’est à la base du phénomène d’insécurité chez l’homme. Aussitôt que vous essayez de comprendre, ça vient de l’insécurité chez l’homme. Parce que, c’est équivalent à l’homme planétaire d’être l’homme cosmique ! La partie planétaire qui est faite du mental inférieur, de l’émotionnel, du vital et du physique, veut être équivalent à la partie qui est cosmique, c’est impossible. C’est impossi-ble ! Et c’est ce qui a créé, dans l’involution, ce que nous appelons la civilisation, nos systèmes d’éducation, ainsi de suite, ainsi de suite…
Le plus grand piège de l’insécurité dans l’involution, au cours de l’involution c’est l’effort chez l’homme planétaire d’essayer de comprendre ! C’est pour ça que l’homme planétaire n’est pas capable de comprendre, qu’il n’y a rien à comprendre, parce que quand je dis qu’il n’y a rien à comprendre, je m’adresse à l’homme planétaire. Ça c’est le plus grand piège de l’insécurité. C’est la fondation même du phénomène polarisé de la vérité et du mensonge, qui crée l’anxiété existentielle, qui crée la tension émotionnelle entre le mental et l’émotionnel, et qui crée la dispersion de l’énergie cosmique de l’homme à travers ces centres-là.
Et cette dispersion-là, on appelle ça de l’éducation. Puis ça, il y a seulement l’homme cosmique en vous qui peut vous dire ça. Jamais l’homme planétaire ne pourra le penser. C’est la partie cosmique dans l’homme, qui peut lui dire ça. Et ce, cette illusion, pas cette illusion, je n’aime pas ça ce mot … ce, qu’est-ce que j’ai dit tout à l’heure ?
[commentaires du public] Le piège
Le piège ! Ce piège là, il est tellement… grand, il est tellement parfait, que l’homme n’est pas capable de le voir. L’homme planétaire n’est pas capable de le voir parce que, ce piège-là est à la mesure de la conscience mentale de l’homme planétaire. Autrement dit la conscience mentale de l’homme planétaire, elle est faite de l’existence de ce piège là : « Chercher à comprendre ». L’homme planétaire ne réalise pas qu’un jour il doit être fusionné ou unifié à l’homme cosmique pour pouvoir canaliser ce que l’homme cosmique sait.
Pour qu’il en arrive un jour à avoir la connaissance infuse. Ayant la connaissance infuse eh bien il n’a plus besoin d’essayer de comprendre, il n’a plus besoin de rechercher ! L’homme cosmique lui dit, lui dicte les lois de la vie, les lois de la matière, ainsi de suite. Donc il n’y a pas de perte d’énergie à ce moment-là chez l’homme planétaire donc, le mental inférieur ne sert plus qu’à une chose, qu’à absorber l’énergie de l’homme cosmique pour la canaliser dans le monde.
Le corps astral ne sert qu’une chose à absorber l’énergie de l’homme cosmique pour la manifester dans le monde. Le corps vital est la partie inférieure de l’homme cosmique dans le monde et le corps matériel, c’est le plan sur lequel se manifeste les énergies diffusées par les corps subtils. Il n’y a plus d’insécurité. Si l’homme planétaire réalise ou quand l’homme planétaire réalise ceci, il commence à moins s’inquiéter. L’inquiétude psychologique de l’homme planétaire naît du fait qu’il essaie de comprendre quelque chose. Donc, qu’est-ce qui se produit s’il essaie de comprendre quelque chose ?
Comme il ne peut pas le comprendre parfaitement parce qu’il n’est pas conscient parfaitement, comme il ne peut pas vivre sa vie parfaitement parce qu’il n’est pas suffisamment conscient, il vit une certaine anxiété parce que : Il n’y a rien à comprendre. Et quand je dis qu’il n’y a rien à comprendre, je ne veux pas dire que l’homme cosmique n’est pas capable d’expliquer à travers l’homme planétaire ce qu’un homme planétaire peut lui demander. Mais je dis que l’homme planétaire qui demande quelque chose à un homme qui véhicule son énergie à travers ses centres inférieurs, va penser que lui comprend quelque chose.
Il y a bien des gens qui pensent que moi je comprends beaucoup de choses. Je ne comprends rien ! Je peux expliquer beaucoup de choses mais moi je ne comprends rien, je n’ai pas de mémoire. Il faut avoir de la mémoire pour comprendre quelque chose. Quand tu n’as pas de mémoire tu ne comprends rien ! Mais tu n’as pas besoin de comprendre, si tu fonctionnes d’une façon unifiée avec la partie de toi-même qui n’est pas régie par les lois planétaires, tu n’as plus besoin de rien comprendre. Elle va te le dire. Tu n’as pas besoin de chercher. Elle le sait !
Donc, l’homme planétaire doit s’habituer à… concrétiser dans son expérience le vide qui est cosmique, à travers son expérience mentale, son expérience émotionnelle. Il faut que l’homme planétaire puisse transposer dans son expérience inférieure planétaire, le vide qui déjà existe au niveau de l’homme cosmique.
À ce moment-là l’homme planétaire ne vit plus subjectivement son corps astral dans une émotivité désordonnée, il ne vit plus mentalement son corps mental dans une activité cérébrale désordonnée, il ne vit plus son corps vital comme il la vivait avant, comme ayant un effet constant sur lui à cause de la mentation et de l’émotion. Ce qui rend l’homme malade ainsi de suite, c’est tout ce qu’on connaît. Fait que finalement l’homme planétaire sur le plan physique, vit bien.
Mais l’intérêt que l’homme planétaire a pour la connaissance, c’est un intérêt qui naît de quoi ? Qui naît de sa liaison avec le monde astral, et la liaison de l’homme avec le monde astral, naît de la connexion entre l’homme au niveau de sa mémoire, avec la mémoire de l’humanité, avec l’influence astrale, à travers la mémoire de l’humanité, qui devient la mémoire de l’homme. Donc, naturellement l’homme recherche, cherche à arriver à la source mais à la source de quoi ? Il cherche à arriver à l’origine du monde astral. Parce que c’est seulement dans le plan astral, dans le monde astral, dans le monde luciférien que l’origine existe.
Et c’est la recherche de l’origine chez l’homme qui fait que, il a le désir ou l’intérêt de comprendre quoi que ce soit. Si l’homme allait au-delà de l’origine du monde astral, au-delà de l’origine créée par des hiérarchies qui sont essentiellement anti-homme, pas dans un sens moral mais anti-homme dans le sens qu’elles ont pour but de constituer l’homme planétaire, à ce moment-là, l’homme comprendra, comprendrait, qu’il n’a rien à découvrir en connaissant ou en recherchant l’origine des choses.
L’origine des choses, elle est aussi réalisée ou réalisable par le double, qu’elle peut l’être par l’investigation astrale de l’homme. Le double connaît beaucoup plus l’origine du monde astral que les entités ou les influences ou la mémoire d’âme ou la mémoire de l’humanité qui est le monde astral. Puisque tout ce qui a été créé est le résultat de la sortie de l’espace absolu pour la création. Donc, le double venant des espaces qui sont en dehors de la création, le double est déjà, essentiellement à l’origine de toutes choses. Et c’est ce double-là que l’homme doit connaître, et lorsque l’homme connaît ce double-là, il n’est plus capable, il n’est plus intéressé à chercher quoi que ce soit.
Donc, il se désinvestit de l’expérience historique de l’humanité, de l’homme involutif, il se désinvestit du phénomène de, ce que j’ai dit à soir, de l’insécurité psychologique. Il y a une relation directe entre l’insécurité psychologique et rechercher, comprendre, il y a une relation directe, directe, directe, directe, directe, elle est directe. C’est pour ça que les animaux sont bien ! Mais ils n’ont pas notre faculté. L’homme doit devenir un animal intelligent, au lieu d’être un animal éduqué. Ils disent que l’homme c’est un animal intelligent, l’homme ce n’est pas un animal intelligent, c’est un animal éduqué.
Tu peux éduquer un singe. Tu peux éduquer un chien, tu peux, parce qu’ils n’ont pas notre corps mental. Tu peux éduquer un homme, plus. Tu peux éduquer un perroquet. Mais il ne s’agit pas d’éduquer l’homme. Il s’agit que l’homme devienne intelligent. Une fois que l’homme est intelligent, il est automatiquement éduqué. Puis on a eu des expériences dans les annales, dans les annales psychiques que : Edgar Cayce pour en citer un, Edgar Cayce il se promenait, il était dans un petit village une journée, il est allé acheter quelque chose dans une épicerie.
Puis la personne qui était là, la marchande, c’était une espagnole, il est rentré là dedans, il a parlé espagnol, puis il est sorti. Pourtant il n’était pas éduqué à l’espagnol ! Il était… Intelligent. Puis quand il a réalisé ça, il était tout énervé [rires du public]. Aussitôt que l’homme prend conscience, que l’homme devient intelligent, il est bouleversé. On est bouleversé quand on est intelligent, quand on est éduqué ça on aime ça, ça nous flatte. Les doctorats, on les met sur les murs dans nos bureaux puis tout, on est content de les montrer qu’on est éduqué.
Mais aussitôt qu’on est intelligent, ça on le cache dans le bureau, puis on ne le dit à personne ! Parce que quand tu es éduqué tu n’as pas de responsabilité envers l’homme. Mais quand tu es intelligent, là tu as une responsabilité envers l’homme. Quand tu es éduqué tu dis des choses que tout le monde a déjà entendues. Mais quand tu es intelligent, tu dis des choses que personne n’a jamais entendu, de fait là, là… tu es tout seul. Tu ne peux pas aller voir la « Fraternité ». [rires du public] C’est mauditement délicat d’être intelligent. Être éduqué ce n’est pas délicat du tout. Mais être intelligent… !
Moi je m’amuse des fois je rencontre des gens, des fois je rencontre des mathématiciens. Je commence à discuter, puis parler de mathématique avec eux, puis ils disent : « Dans quelle classe que tu as étudié, patati patata ? » [rires du public] Surtout quand je commence à discuter des nombres imaginaires là. [rires du public] Des fois je fais exprès je dis : « Je suis allé jusqu’à la quatrième année » [rires du public] Puis ça, ça je leur corrige ça, je dis : « Je suis allé jusqu’à la douzième ! » [rires du public]. Ça les énerve ! Parce que, ils n’ont pas appris ça à l’école.
Fait que l’homme qui a été éduqué si tu le dés-éduque, il va se sentir caduque [rires du public] Fait qu’à ce moment-là il faut que tu prennes la responsabilité des morceaux, des éclats de verre ! Ce n’est pas facile d’être intelligent. C’est quasiment une œuvre. Parce que quand tu es éduqué, tu sais ce que tu vas dire, quand tu es intelligent tu ne le sais pas ! Y en a-t-ils qui sont allés à la conférence hier ? À Montréal, avec Glenn ? Tu sais, quand j’ai parlé de la France !
[commentaires du public] Oui [rires du public]
Le monde ils n’ont pas tous compris ce que j’ai dit, hein ! Ça a crée des flammèches ! Fait que, quand tu es intelligent tu ne sais pas ce que tu vas dire ! Tu n’es jamais à l’abri quand tu es intelligent ! Il y a toujours un retour d’information. Il faut que tu sois assez fort pour le prendre. Il faut que tu aies de la patience pour réorienter ce qui a été mal compris ainsi de suite. Moi j’ai bien dit que la France c’est une putain, je n’ai pas dit que la femme c’est une putain, il y en a bien qui ont compris que c’est la femme qui est une putain, ça c’est de l’insécurité !
Moi je sais bien quand je vais dans les conférences, je me dis dans ma tête : « Cela va-t-il bien aller ce soirée là ? » Ça me répond : « Oui ». Alors je suis correct. Des fois ça me répond « WOuuiiiille » là je sais qu’il y va avoir de la merde ! [rires du public] Alors, qui c’est qui prend le tas, c’est moi ! Si je ne suis pas capable de prendre le tas, je ne suis pas capable d’être intelligent ! Ça va arrêter à un niveau. C’est subtil.
[commentaires inaudibles du public]
Ce n’est pas bête du tout ton affaire … Ce n’est pas bête ! Puis tu as entièrement raison ! Tu as entièrement raison ! C’est mon insécurité qui demande ! C’est subtil, hein ! C’est mon insécurité qui fait demander : Si ça va bien aller ce soir ? Mais c’est une autre sorte d’insécurité. C’est l’insécurité, ce n’est pas l’insécurité psychologique, c’est l’insécurité de la souffrance. Parce que l’homme, un homme qui est conscient ne veut pas souffrir.
Mais l’homme est obligé de souffrir à cause des conditions de vie. Alors je suis obligé de souffrir certaines choses. Mais quand tu es intelligent, tu es intelligent ! Donc, tu t’arranges pour souffrir le moins possible, donc si tu demandes : « Cela va-t-il bien aller ce soir ? » Et que c’est un : « WOuuiiiille » à ce moment là, tu es obligé de t’assurer que ça ne sera pas trop « WOuuiiiille ». Autrement dit, que si ça va mal, il faut que ce soit supportable.


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