Conférence du 20 février 1983
… Ce n’est pas quelque chose qui lui est donné par vertu de la création. Je dis que le double n’existe pas sur la Terre. Quand je parle du double je ne parle pas du corps astral, moi. Le double n’existe pas. Le double il est créé pièce par pièce, couleur par couleur, rayonnement par rayonnement. Chaque tri-ton, qui constitue le centre d’énergie dans le double, est le produit d’une souffrance humaine ! Chaque triton.
Chaque partie du double est créée par la souffrance de l’homme, dans le mental et dans l’astralité de son émotion. Le double appartient à l’homme, l’homme doit le contrôler, l’homme doit se décharger complètement, c’est à dire se recharger complètement, c’est à dire aller chercher dans cette partie de lui, qui a été constituée par la souffrance, à cause de l’organisation atomique du plan mental, astral, vital et physique qui lui donne accès et droit à la liberté.
Donc la liberté de l’homme ce n’est pas quelque chose qui a été donnée par les forces cosmique qu’on appelle : les esprits de la forme, ou les forces cosmique qu’on appelle : les esprits de la lumière. La liberté de l’homme est le produit du perfectionnement du mental, vital, physique et astral de l’homme, sous l’impulsion, sous la perméabilité, à travers le processus d’osmose de l’énergie à travers la matière dense, que nous appelons l’être humain.
Et c’est à travers cet être humain, que le double est formé, et demain l’homme appartiendra au double comme le double lui appartiendra. Et le double de l’homme deviendra sa clé qui lui permettra d’entrer dans les dimensions ultimes de la matière, où l’œil ne peut pas pénétrer mais où l’énergie de la conscience supérieure de l’homme faite du double, lui donnera accès à tous les mystères de la création.
Donc à ce moment-là l’homme pourra reconnaître, une fois pour toute, l’inévitabilité de l’intelligence, reconnaître une fois pour toute, que l’esprit de lumière est un être qui doit le servir, que la lumière doit le servir, comme dans le passé la lumière l’a desservi pour des raisons ultimes d’évolution. Dans l’avenir la lumière doit servir l’homme et dans le futur, dans la septième race de l’homme, la forme servira l’homme.
De sorte que dans la septième race de l’homme, l’homme créera par la pensée la forme, et la matière surgira des pénombres, des pénombres de l’énergie. L’homme créera la matière avec la pensée créative. Donc les esprits de la forme seront assujettis à l’homme, comme l’esprit de la lumière sera assujetti au cours de la sixième race à l’homme et l’homme deviendra le prochain cultivateur de la galaxie.
Avec le développement de la démocratie dans le monde occidental, après la révolution française, il y a eu un changement dans la conscience de l’humanité, et l’homme a réalisé, après la destruction des monarchies en Europe que, et aussi après la venue de la science, l’homme a réalisé qu’il avait été exploité par les hiérarchies planétaires, qui composaient les anciens royaumes européens. Et la démocratie a remplacé un peu, a changé un peu l’optique de l’homme vis-à-vis lui-même.
Et ensuite le communisme international ou le socialisme a donné à l’homme sur le plan collectif, sur le plan économique, politique, une sorte… une sorte d’espoir vis-à-vis la relation homme / état. L’espoir qui s’est effondré avec la période stalinienne[1] et les différents pogroms[2] en Europe, le nazisme, le fascisme ainsi de suite, bon.
Les masses mondiales découvrirons de par leurs propres expériences politiques, les masses mondiales découvriront que c’est absolument impossible à l’homme, quelque soit son idéalisme, de se donner des formes politiques qui conviennent parfaitement à sa nature. Donc il y aura toujours à l’intérieur d’une forme politique humaine, tant que l’homme est inconscient, il y aura toujours une sorte d’exploitation du plus fort.
Que le plus fort soit purement capitaliste ou qu’il soit de nature politique, comme le politburo[3], ou que le plus fort soit une société hermétique comme le sionisme juif, que le plus fort soit n’importe quoi, il y aura toujours une impression imposée à partir du haut de la pyramide sociale, dans quelque forme de gouvernement que ce soit, contre l’homme, contre l’individu.
Dans la démocratie capitaliste, le plus fort se manifeste comme étant les grands monopoles, les grandes organisations gigantesques qui mesurent le pouls de l’évolution économique, politique, même sociale de l’humanité. Et là où l’homme a été exploité, quand je parle exploité, je ne parle pas nécessairement exploité dans le sens que Marx, ou Lénine, ou Trotski ou Boukharine ont employés des termes « d’exploitations ».
Mais là où l’homme a été exploité par l’organisation sociale de l’homme, ça relève toujours du fait que l’homme dans son inconscience, quel que soit son idéalisme politique, économique, l’homme ne peut pas rendre à l’homme, d’une façon universelle, le bien qui revient à chaque individu. C’est impossible ! Tandis que l’homme est astral, l’homme a un corps de désir, l’homme en tant qu’individu a différentes facultés, il y a des hommes qui sont fait pour mener le monde, il y a des hommes qui sont fait pour être menés dans le monde ainsi de suite, bon.
À la fin du cycle lorsque l’expérience politique, mondiale, socialiste, capitaliste, aura été essayé à toute les sauces, l’homme réalisera que la seule forme de liberté qui puisse exister sur une planète est en fonction de lui-même, est en fonction de son intelligence et de sa volonté. Mais dans cette réalisation, dans ce nouveau cycle de conscience, l’homme aura réalisé l’inexcusable inhabilité ou l’excusable inhabilité, des gouvernements de donner à l’homme ce qu’il a besoin.
Mais l’homme découvrira aussi autre chose, il découvrira aussi que la domination ou l’exploitation de l’homme de l’humanité, n’est pas simplement un forfait qui est l’expression d’un désir purement humain mais c’est un forfait qui est l’expression d’une conscience astrale implantée chez l’homme par des forces qui sont extérieur à lui, mais qui lui sont voilées, dont il n’a pas conscience. Et l’exploitation de l’humanité par l’invisible, est beaucoup plus dangereuse que l’exploitation de l’humanité par le matériel, par le physique, par l’invisible.
Parce que cette exploitation elle est du domaine de l’esprit, tandis que l’autre elle est du domaine de l’esprit aussi mais, en fonction d’un aspect psychologique, matériel, économique et social. Et à l’âge où nous sommes aujourd’hui dans les temps qui courent présentement, l’exploitation psychique de l’homme devient de plus en plus grande et l’homme n’est pas équipé à reconnaître, non pas les erreurs expérimentales d’une politique invisible, parce qu’à ce niveau-là ce ne sont pas des erreurs de politique expérimentales, comme nous le retrouvons sur le plan matériel, mais des influences énormes, énormes.
Et l’Homme nouveau, l’homme conscient, l’homme, l’homme qui naîtra de l’homme ancien, découvrira que le danger de l’homme ce n’est pas la société, ce ne sont pas les gouvernements dans quelques formes que ce soient. Parce qu’un homme qui est moindrement conscient du processus psychologique en lui, un homme qui est moindrement conscient des illusions en lui, peut se sortir de n’importe quelle condition sociale, politique ou économique.
Et lorsque l’homme se sort de ces conditions sociales-là, politiques ou économiques, il s’aperçoit qu’il y a d’autres conditions internes à lui, qui font partie de lui, qui font partie de ses voiles, dont qu’il n’est pas encore extirpé. Et plus le cycle avance, plus nous avançons vers la fin du cycle, plus nous verrons des hommes dans différentes expériences de vie, se heurter contre la manipulation extraordinairement complexe de forces qui sont en lui, qui font partie de sa conscience, mais qui sont aussi, avec le temps, totalement neutralisables.
Et c’est le facteur de temps que je veux expliquer en fonction de cette conscience humaine. Il est évident que l’homme, il est évident que l’homme qui prend conscience des forces en lui, des forces à tous les niveaux qui exploitent son psychisme. Il est évident que l’homme doit vivre, souffrir une certaine période de temps pour que ces forces éventuellement se neutralisent, soient neutralisées en lui, c’est évident. Mais ce qui n’est pas évident à l’homme, c’est que le temps qui est nécessaire pour écourter cette souffrance ou cette sorte de domination subliminale, cette sorte d’influence, est directement proportionnelle à sa volonté d’agir.
Remarquez que l’homme aujourd’hui, l’homme de la Terre n’est pas un homme fusionné, donc il n’est pas obligé de subir la vie telle qu’il la subit. Si l’homme était fusionné oui, il est obligé de la subir, il n’a pas de choix. Mais l’homme n’étant pas fusionné, l’homme allant vers la fusion autrement dit, allant vers une intelligence intégrée, n’est pas obligé de subir le conditionnement mental ou émotionnel de son être à son insu. Il a définitivement une porte d’action, il a une série d’actions qu’il peut créer pour ralentir cette domination, pour changer son rapport avec lui-même.
Mais le problème c’est que l’homme ne le voit pas toujours, il ne le voit pas. Et pourquoi il ne le voit pas ? Parce que, il n’est pas conscient, il n’a pas suffisante conscience de l’intégrale participation de son double avec son ego. Donc il vit toujours une sorte de dualité, il vit toujours une partie intérieure et une partie extérieure, alors qu’il devrait réaliser que la partie intérieure est lui-même. Donc qu’en fait il n’y a pas de partie intérieure dans l’homme ! Il n’y en a pas. Et ce qui donne à l’homme l’impression qu’il y en a une, c’est justement parce que, astralement ou mentalement, ses corps ne sont pas suffisamment raffinés.
Et tant que l’homme n’a pas réalisé qu’il n’y en a pas de partie intérieure en lui, tant que l’homme n’a pas réalisé que ça n’existe pas le « grand Moi » ou « petit moi », que ce sont simplement des conventions psychologiques qui sont directement proportionnelles à la couleur de son corps astral ou à la couleur de son corps mental, qui donnent à son êtreté une impression de dualité, tant que l’homme n’a pas réalisé ceci, il est obligé de vivre une sorte d’influence, de subir une sorte d’influence. D’ailleurs une sorte d’influence que l’homme planétaire inconscient ne connaît pas, qui est subie par inadvertance, tandis que nous, nous le subissons en conscience.
Et tant que l’homme n’a pas réalisé qu’il n’y en a pas de grand Moi, qu’il n’y en a pas de petit moi, il ne peut pas réaliser une chose, qu’il est absolument important à tout être humain, sur quelque plan que ce soit, dans quelque région de l’univers que ce soit, il ne réalise pas qu’un être humain, c’est un être, autrement dit une organisation complexe et complète de la conscience atomique.
L’homme c’est une organisation complète de la conscience atomique, que ce soit sur le plan mental, sur le plan vital, sur le plan physique, sur le plan astral ou sur les autres plans. Donc si l’homme est une organisation complète de la conscience atomique, il n’y a pas de division en lui, donc il n’y a pas de surmoi, il n’y a pas de grand Moi ou de petit moi.
Mais nous n’avons pas compris, dans notre expérience, la nature de la communication mentale, nous n’avons pas compris dans notre expérience la nature objective et subjective à la fois de la pensée. Pour que nous puissions comprendre, réaliser la pensée objectivement, nous sommes obligés de la réaliser subjectivement, une fois que nous la réalisons subjectivement ensuite nous pouvons passer à l’objectivité de la pensée.
Mais la pensée qu’elle soit objective dans ce sens qu’elle est dépersonnifiée, qu’elle soit à l’extérieur de l’ego, ou qu’elle soit subjective et interne, c’est toujours la même pensée ! Et elle donne à l’homme la faculté de recevoir ou d’exprimer. Mais en fait cette pensée, elle est totalement synthétique, elle n’est pas polarisée, elle n’est pas divisée entre un petit moi puis un grand Moi, une partie mortelle et une partie impersonnelle, le tout fait Un.
Et ce qui crée l’inquiétude dans l’ego de l’homme, ce qui crée la division dans les perceptions de l’intelligence, ce qui crée des nuances dans l’exactitude de l’intelligence, ce qui empêche l’homme de connaître l’inévitabilité de l’intelligence, c’est justement le fait que l’homme est incapable dans son expérience actuelle de réaliser qu’en fait, il n’y a pas en lui de conscience intérieure et de conscience extérieure.
Il n’y a en lui que de l’intelligence, plus ou moins ajustée à ses corps subtils et c’est ça qui créer l’impression d’une dualité, c’est ça qui crée l’impression spirituelle d’une dualité, c’est ça qui crée le besoin chez l’homme d’avoir une contrepartie spirituelle qu’il appelle le grand Moi et une contrepartie matérielle ou physicalisée dans un cadre psychologique quelconque, qu’il appelle son « moi » ou son « je ».
Et l’illusion elle est très grande, elle est très vaste, elle est très profonde et elle constitue la façon même dont est utilisé l’homme, par les forces qui constituent, ce que nous appelons nous les hommes, l’esprit ou la lumière, ou d’autres forces qui constituent ce que nous appelons : les esprits de la forme, ou d’autres forces que nous appelons : les esprits archaïques, ou les forces archaïques.
Donc l’homme dans son acheminement, l’homme dans sa conscientisation, l’homme dans le développement de son intelligence, avant qu’il soit arrivé à un stage, où il puisse être absolument sans réflexion, subit une période de réflexion qui l’amène à découvrir une dualité, qui l’amène à reconnaître une supériorité à l’intérieur de la dualité, lui étant la partie inférieur de la dualité et l’autre partie étant supérieur à lui, parce qu’elle est force, tandis que lui n’est que récepteur de cette force.
Et c’est cette subtile division, de l’intégrale intelligence de l’homme, qui fait que l’homme est obligé dans son expérience matérielle, en tant qu’ego, en tant qu’être qui en fait est complet, mais non perfectionné, de substituer l’intelligence, autrement dit l’énergie de l’intelligence pour l’impression de l’intelligence. Et c’est lorsqu’il substitue l’énergie de l’intelligence pour l’impression de l’intelligence qu’il tombe dans le piège de la dualité de l’intelligence et qu’il se découvre un faux mal, ou une fausse réalité qui lui plaît spirituellement, mais qui en fait n’existe pas, qu’on appelle le petit moi et le grand Moi.
L’ego de l’homme a été constitué par étape. La première partie de l’ego de l’homme qui s’est développée ça été la partie astrale, autrement dit la partie animale / émotive. Ensuite la partie mentale subjective, et ensuite la partie supramentale subjective / objective, que certain parmi vous aujourd’hui puissent, pouvez comprendre. La partie émotive astrale de l’ego a donné à l’homme l’impression d’être physiquement dans la matière. La partie mentale subjective de l’homme, lui a donné l’impression d’avoir une conscience d’être dans la matière. La partie objective et subjective supramentale de l’homme, lui donne la conscience d’avoir l’impression d’être en relation avec de l’intelligence à l’extérieur de lui.
La partie éventuelle de l’homme supramental totalement développée, c’est-à-dire perfectionnée dans son mental, lui permettra de réaliser qu’il n’y a aucune différence entre l’intelligence en lui, l’intelligence qui vient à lui, l’intelligence qui passe par lui, l’ego en lui, l’ego qui reçoit et l’ego qui exprime cette intelligence-là. Et à ce moment-là l’homme réalisera, et c’est ça la fusion, l’homme réalisera pour la première fois l’état de fusion, c’est-à-dire qu’il réalisera qu’il n’y a aucune différence entre lui, qu’il soit matériel ou invisible, ou qu’il soit partie attenante à la matière dense ou une partie attenante à une matière plus subtile.
Donc à ce moment-là, l’homme pourra reconnaître, non pas par l’ego, mais à travers l’ego, que la conscience de l’homme n’est pas matérielle, que la conscience de l’homme est d’un autre plan mais que la conscience de l’homme se manifeste dans la matière comme elle peut se manifester dans un autre plan. Mais lorsque l’homme prend conscience de ceci, il s’aperçoit que les plans n’existent pas, parce qu’il s’aperçoit à ce moment-là que, il est aussi présent dans l’éther de l’intelligence, que l’intelligence est présente dans l’éther de sa matière, donc il a une amalgation en lui de sa conscience.
C’est-à-dire il y a une réunion en lui à la fois instantanément, de toute la présence créative de conscience réelle en vertu de son corps matériel, en fonction de son corps matériel, pour le bénéfice de son corps matériel, ou pour le bénéfice de l’homme en général. Donc à ce moment-là il n’y a plus de division entre la matière de l’homme et sa matière subtile, donc à ce moment-là il n’y a plus de séparation entre l’homme qui est et l’homme qui est demain et l’homme qui est dans deux ans et l’homme qui est dans dix ans, c’est toujours le même homme il n’y a plus de séparation.
À partir de ce moment-là, l’homme commence à prendre conscience que, la relation entre son intelligence interne objective et sa manifestation qui devient souvent externe et subjective à cause de ses émotions et de son mental inférieur, devient de plus en plus raffiné jusqu’au moment où un jour suffisamment raffiné à cause de la souffrance… cette intelligence devient une matière et qu’elle devient une matière totalement unifiée à sa conscience égoïque.
Et à partir de ce moment-là il n’y a plus de séparation entre l’homme intérieur et l’homme extérieur, il n’y a plus de moi, il n’y a plus de petit moi, il n’y a plus de grand Moi. Et c’est à partir de ce moment-là que l’homme commence à réaliser l’inévitabilité de l’intelligence. C’est très, très, difficile pour l’homme de se dissocier de sa mémoire et c’est d’autant plus difficile pour l’homme de se dissocier de son petit moi, parce que son petit moi c’est sa mémoire ! Tandis que son grand Moi c’est une autre mémoire, mais une mémoire à laquelle il a accès, quand le petit moi disparaît.
Donc pour l’homme pour avoir accès à la mémoire de ce qu’il appelle le grand Moi, il doit perdre la mémoire du petit moi et à ce moment-là il a accès à la mémoire du grand Moi et le grand Moi devient lui et à ce moment-là lui, le grand Moi disparaît. Aussitôt que l’homme a accès à une mémoire quelconque, que ce soit la mémoire du petit moi du « je », il y a une contrepartie de lui qui disparaît.
Quand l’homme a pris conscience de la mémoire du « je », le grand Moi a disparu, l’homme a développé au niveau égoïque. Quand l’homme prend conscience de la mémoire du grand Je, la petite mémoire disparaît et il prend conscience de la mémoire non égoïque ou la mémoire supramentale, ou la mémoire consciente. Et quand la mémoire du grand « Je » disparaît comme la mémoire du petit « je » disparaît, il est inévitable que l’homme devienne mémoire créative et il est inévitable à ce moment-là que l’homme devient intelligence créative, il est inévitable à ce moment-là que l’homme devienne inévitablement intelligent.
L’homme n’a plus de choix ! Parce que dans ce processus-là, toutes les avenues qui servent, ou qui peuvent servir à bloquer l’intelligence, ou toutes les avenues qui peuvent empêcher que l’homme réalise énergiquement ce que c’est de l’intelligence, ont été éliminées, parce que les deux mémoires ont été éliminées et autant l’homme doit perdre la mémoire du petit «je», autant l’homme doit perdre l’incessante recherche, l’incessant désir pour avoir une mémoire cosmique. Autrement dit, autant l’homme doit perdre l’incessant désir, pour tout savoir. Pour savoir.
Et ça c’est un phénomène d’énergie, ce n’est pas un phénomène d’option psychologique, c’est un phénomène d’énergie. Et dans la transmutation de l’homme, dans le processus de pénétration de l’énergie du double au cours des années vers des matières inférieures de l’homme, il doit en arriver à perdre la mémoire subjective, et il en arrivera éventuellement à perdre l’intérêt à la connaissance, l’intérêt à la connaissance étant une manifestation psychologique de son intérêt à avoir accès à une mémoire cosmique.
Et c’est à ce moment-là que le petit moi et le grand Moi disparaîtra. Et quand l’homme n’aura plus le petit moi et n’aura plus de grand Moi, la synthèse sera faite l’homme sera inévitablement intelligent, c’est-à-dire qu’il n’aura pas de choix, il sera obligé de l’être.
Et quand l’homme sera obligatoirement intelligent qu’il n’aura pas de choix, dans ce sens que les avenues qui auront menées à ce développement, auront été vécues par l’expérience, l’homme sera totalement en dehors de la polarité du cosmique et du planétaire, il aura une conscience interplanétaire et il pourra parler avec n’importe qui, de n’importe quoi, à n’importe lequel niveau dans n’importe quel temps ! Ce sera l’Homme nouveau.
Donc chez ceux parmi vous qui ont encore cette soif presque insatiable de s’intéresser à la connaissance subjectivement, je ne parle pas de l’intérêt à la connaissance qu’on puisse avoir d’une façon détachée, je parle de l’intérêt de la connaissance que l’on puisse avoir subjectivement, je vous dis que, viendra un jour, viendra le jour où vous devrez réaliser la perte d’énergie totale dans tout intérêt que l’homme puisse avoir dans quelque forme de connaissance que ce soit. C’est une perte d’énergie totale ! Et ce qui crée dans l’homme cette énergie, ce n’est pas son double, c’est la réaction astrale et mentale inférieure à l’énergie de son double.
Donc tant que l’homme est intéressé à la connaissance, il perd de l’énergie, donc il ne peut pas avoir accès inévitablement à l’énergie de l’intelligence, ou à l’énergie de la volonté. Parce que quelque part dans le temps il créera essentiellement le besoin de vivre soit au niveau de son petit moi qui est conscient de son grand Moi ou il vivra au niveau de son grand Moi qui s’impose sur son petit moi, autrement dit, il vivra une initiation quelconque.
Donc la condition existentielle de l’homme planétaire, ou la condition spirituelle ou conscientisante de l’homme qui a potentiellement la capacité de fusionner, est une condition qui réfléchit constamment la dualité en lui, vécue sur le plan du petit moi ou du grand Moi et cette conscience est absolument anti-fusion, elle est anti-fusion. C’est impossible à un homme fusionné d’être intéressé à quoi que ce soit ! Parce que, être intéressé à quoi que ce soit implique un désir quelconque et le désir quelconque ne peut être rempli que si l’on a accès à une mémoire quelconque, soit planétaire subjective, ou cosmique. Et cette condition elle est très importante parce que l’homme doit un jour…
Pourquoi moi je parle ? Pourquoi j’ai la faculté de parler ? Parce que, il n’y a aucune perte d’énergie en moi, qui fait que mon petit moi serait intéressé à garder un peu ou à sentir, ou à percevoir un peu de ce que mon grand Moi pourrait me dire, et vice versa. Donc l’énergie n’a qu’un endroit à aller, c’est de descendre dans le cerveau et de se manifester par la parole. L’homme ne peut pas à la fois constater son intelligence et à la fois être, créatif. Et d’ailleurs le problème de l’homme, c’est que l’homme est beaucoup trop intéressé à être intelligent.
L’homme est intéressé à être intelligent parce que ça donne à son petit moi, un support psychologique, ça lui donne quelque chose. Lorsqu’en fait l’homme n’a pas besoin d’être intelligent, l’homme est intelligent ! Mais il ne l’est pas, parce que il est trop intéressé à l’être. Pour que l’homme soit, entre parenthèse, intelligent, il ne faut pas qu’il soit intéressé à être intelligent. Parce que l’intérêt à être intelligent fait partie de l’activité du petit moi, qui recherche dans le grand Moi un support donc une mémoire cosmique, plus vaste et à ce moment-là, le mouvement de l’énergie à travers l’homme, s’arrête, bloque.
Quand je disais dans mes séminaires que l’orgueil, l’orgueil c’est très subtil l’orgueil, et si je donne une autre définition plus nuancée de l’orgueil, je pourrais dire que l’orgueil c’est tout intérêt qu’ à l’ego à lui-même, à quelque niveau que ce soit. Tout intérêt qu’à l’ego à lui-même, tout intérêt qu’à l’ego pour lui-même, c’est de l’orgueil. Et c’est justement cette vibration-là dans le mental, qui fait que l’homme n’est pas capable de synthétiser l’énergie de l’intelligence, ou l’énergie de la volonté, il n’est pas capable de vivre la constante présence du double, et sa pression, contre ses corps subtils.
Parce que, être, en parenthèse, ce qu’on appelle intelligent, autrement dit être créatif, ça veut dire être imprégné complètement de l’énergie du double. Plus un homme est imprégné de l’énergie du double, plus il est créatif. Donc automatiquement si le double l’imprègne, il ne peut pas y avoir de place en lui pour aucune réflexion autre, qui serait soit la perception du petit moi ou la perception d’un grand Moi. Donc la perception d’un grand Moi chez l’homme mène à l’orgueil spirituel et la perception du petit moi mène à l’orgueil intellectuel, les deux sont aussi mauvaises l’une que l’autre.
Que vous vouliez être un saint ou un bandit il n’y a pas de différence ! Que vous soyez fier d’être un bandit ou fier d’être un saint, vous êtes fier. Quand je parle de l’inévitabilité de l’intelligence de l’humanité, je parle de la destruction totale chez l’homme au cours de son évolution, de la dualité entre le petit moi et le grand Moi. Donc je parle de la destruction chez l’homme de la conversation, entre une partie spirituelle en lui et une partie psychologique.
La partie spirituelle dans l’homme étant celle qui lui crée des reflets d’une certaine couleur, qui donne à sa partie psychologique, l’impression d’être particulier, spécial, plus avancé que l’autre, plus conscient que l’autre, c’est la partie spirituelle qui crée ça dans l’ego, et le gars lui il mange ça comme du Clendack[4] Et c’est à la partie psychologique de refuser ces insinuations, c’est la partie psychologique de l’homme de refuser toute forme d’aliénation du vrai caractère qui doit exister entre ces deux parties. Sans ça il n’y a jamais de synthèse possible.
Donc l’homme devra réaliser au cours des générations que, ce qui est important dans son évolution ce n’est pas seulement sa conscience de la partie spirituelle mais c’est aussi la destruction éventuelle, de l’intérêt qu’il a en elle. Et lorsque l’homme a perdu l’intérêt dans cette partie spirituelle, il ramène, il fait un cercle à trois cent soixante degrés, et il revient dans la matière, mais ayant déjà été touché par l’onction de l’autre partie, autrement dit, il est conscient.
Mais il est conscient intelligemment au lieu d’être conscient par infection spirituelle. Parce que la spiritualité c’est une infection ! C’est un bon mal, mais c’est un mal pareil. Que vous ayez une belle maladie ou une mauvaise maladie, c’est une maladie. Donc la spiritualité c’est une maladie. Mais l’homme préfère être spirituellement malade que matériellement inconscient. Parce que lorsque l’homme est spirituellement malade, il se permet de se donner une conscience, une certaine valeur psychologique personnelle.
Autrement dit, il se sent bien dans son odeur de spiritualité, ça sent bon son parfum ! Et il aime sa spiritualité. Et il y en a qui ont tellement de parfum qu’ils en puent. Et naturellement ce ne sont pas les gens qui sont parfumés qui vont sentir ou qui vont être repoussés par le parfum des autres. Ce n’est pas quand on fume qu’on n’aime pas la cigarette. Mais ce sont ceux qui éventuellement ne seront plus parfumés ou parfumables qui ne pourront plus sentir le parfum, même si c’est du Christian Dior. Et c’est ça que l’homme doit réaliser.
Et c’est là que commence sa grande réalisation en tant qu’homme, que le pouvoir de l’intelligence, le pouvoir de la créativité, ou appelez ça comme vous voulez, le pouvoir de rendre dans la matière, ou sur un plan quelconque, une énergie qui fait partie du cosmos, de l’univers, que ce pouvoir fait partie de l’homme, qu’il n’y a absolument rien d’inhabitué ou d’inhabituel dans cette manifestation que c’est très normal et c’est lorsque l’homme commence à réaliser qu’il est normal dans le pouvoir, qu’il n’y a plus de parfum dans sa conscience.
Ceux qui réaliseront l’inévitabilité de l’intelligence, c’est-à-dire ceux au cours des années, ou des générations qui seront suffisamment conscients de la mystique de l’intelligence, de la mystique de l’énergie et de l’intelligence qu’elle crée lorsqu’elle passe à travers le mental et l’émotionnel de l’homme, ces gens-là deviendront demain, ceux qui instruiront l’humanité dans les sciences occultes de la science, de la musique, de l’architecture, de la médecine ainsi de suite. Ce sont ces gens-là qui demain seront les scientistes nouveaux de la nouvelle humanité.
Parce que l’inévitabilité de l’intelligence, autrement dit le processus inévitable qui résulte de la synthèse de la destruction de la dualité entre le planétaire et le cosmique, mène l’homme inévitablement à un rapport étroit avec l’énergie. Et c’est ce rapport étroit avec l’énergie qui constituera demain, le rapport étroit entre l’homme et la science nouvelle. Pas d’autre chose. Nous avons tendance à penser en forme de mémoire pour mesurer l’intelligence, et nous avons tendance à penser en termes de mémoire pour mesurer l’intelligence, parce que nous ne sommes pas capables de vivre de l’énergie pure et simplement.
Donc nous invoquons toujours une mémoire, qu’elle soit planétaire pour les intellectuels ou les gens inconscients, ou quelle soit cosmique pour les gens spirituels qui veulent devenir des grands maîtres ! Nous invoquons toujours une mémoire. Et ce que nous ne réalisons pas, c’est que l’homme est une unité complète et que cette unité complète lorsqu’elle est prête, lorsqu’elle est vibrante ne peut pas faire autre chose que de synthétiser l’énergie et la rendre au plan qui en n’a de besoin pour l’évolution d’une civilisation matérielle ou d’une civilisation éthérique.
L’homme n’a aucun effort à faire pour devenir créateur, mais il doit souffrir les conditions de son évolution qui sont en fonction dans sa mémoire, et qui sont en fonction de l’illusion permanente qu’il a, et presque absolue, que lui est toujours une quantité de quelque chose d’autre. Et tant que l’homme aura en lui l’impression psychologique d’être une quantité de quelque chose d’autre, il sera obligatoirement lié à une mémoire, qu’elle soit planétaire ou qu’elle soit cosmique.
Donc il n’aura jamais le pouvoir de l’énergie, il aura simplement la capacité psychologique de rendre cette mémoire selon le mode de sa domination, que ce soit dans le cas de l’homme inconscient qui rend la mémoire inconsciemment de l’humanité, et qui se domine automatiquement et qui rend les rouages de sa société totalement… difficile, ou l’homme qui se conscientise ou qui a une pellicule de conscience mystique, ou qui a du mysticisme dans sa conscience, et qui a l’impression d’avoir accès à une mémoire, à une sorte d’intelligence qui est au-dessus de lui, et qui devient aussi, dominé par cette impression.
L’homme est un être qui vit d’impressions, nous vivons d’impressions et nous ne savons pas encore ce que c’est que de l’impression. L’impression c’est l’énergie organisée à l’échelle du mental et de l’émotion de l’homme. Et le seul homme qui peut manipuler l’impression, qui peut créer de l’impression, qui peut ne pas être impressionné par l’impression, c’est l’homme qui a fait la synthèse du planétaire et du cosmique, autrement dit l’homme à l’intérieur duquel le petit moi et le grand Moi n’existe pas, autrement dit à l’intérieur duquel il n’y a qu’un vide, donc lui devient le canal pour l’expression dans la matière, s’il est dans la matière, d’une force vitale quelconque, ou dans l’éther d’une autre force vitale.
Et dans la pensée de l’homme, dans le mécanisme de la pensée subjective, dans le mécanisme astral de nos imaginations, dans le mécanisme astral et mental de nos perceptions psychiques, il y a constamment de l’impression créée pour une raison seulement, créée pour raffermir nos personnalités et les cimenter dans une mémoire quelconque, que ce soit une mémoire planétaire, ou que ce soit une mémoire cosmique.
Je vous donne un exemple : il y a combien de gens parmi vous qui ont fait pendant des années la course aux soucoupes volantes ? Qui se sont déplacés pour aller à tel endroit pour voir des soucoupes volantes, ou pour rencontrer des extraterrestres comme notre cher ami Glenn les appelle, avec tant de candeur ! Autrement dit ces impressions étaient logées dans le cerveau pour une éducation éventuelle quelconque. Autrement dit pour une réalisation éventuelle que c’est une perte de temps puis d’énergie.
Et dans le domaine de l’homme, dans le domaine de l’homme planétaire ou de l’homme qui se conscientise, qui développe une conscience universelle, dans le domaine de l’homme qui n’est pas encore fixé en dehors de la dualité, du cosmique et du planétaire, de la conscience et de l’inconscience, dans le domaine de l’homme il y a toujours une partie de lui qui doit être exorcisée. Et cette partie de lui qui doit être exorcisée, c’est cette partie de lui qui devient demain la partie créative. Autrement dit, le résultat de la fusion, autrement dit l’habilité à l’ego, cristallisé, d’utiliser à volonté l’énergie du double.
[1] Référence à J. Staline dirigeant soviétique de 1924 à 1953
[2] Mouvements violents dirigés contre une communauté
[3] Bureau politique du parti communiste soviétique
[4] Nom d’un bonbon caramélisé au Canada : Clennedaque prononcé : Clendack


0 commentaires