Conférence du 16 avril 1983
Maintenant dans la confusion, il y a de l’intelligence. Quand vous serez confus, quand vous vivrez la confusion, essayez de remarquer que, dans la confusion il y a un centre d’énergie, il y a comme un noyau, et ce noyau représente l’intelligence de la situation, mais non perçu psychologiquement à travers les mots ou les pensées par l’ego. Autrement dit il est possible à l’homme de savoir, dans la confusion, qu’il s’en va par-là, mais il lui est impossible de savoir dans la confusion, comment il va s’y prendre. Comprenez-vous ce que je veux dire ?
Il sait qu’il s’en va par-là, même si l’état de confusion est très profond, ceci ne peut pas lui être enlevé, parce que déjà dans la confusion il y a de l’intelligence. Autrement dit, il n’y a jamais dans l’homme, de la confusion sans intelligence. Mais l’ego n’est pas habitué à la psychologie et à la compréhension des lois de l’esprit et de l’intelligence universelle en lui.
Donc, n’étant pas habitué, il ne voyait que les aspects périphériques de la confusion, il n’osait jamais, et il n’aurait jamais pu aller dans le centre d’elle-même et de s’asseoir et de vivre et de sentir et de percevoir l’intelligence dans ce centre, et s’il avait pu faire ceci, déjà depuis très longtemps l’ego n’aurait pas souffert psychologiquement.
Vous remarquerez maintenant que je vous l’indique, qu’il y a dans la confusion un centre d’intelligence qui ne peut pas vous êtes enlevé, parce que là où il y a confusion il y a intelligence qui sert à vous amener à un autre taux de vibration, pour l’acheminement de vos activités sur la Terre et pour l’organisation éventuel, de l’énergie dans vos corps par l’expérience que vous devez vivre.
Mais comme l’ego est seul dans la confusion, comme il ne peut pas être soulagé, si elle est forte cette confusion, il est obligé… de souffrir. Lorsqu’il n’est plus seul dans la confusion, c’est-à-dire lorsqu’il a conscience de l’origine de son intelligence, lorsqu’il a conscience de lui-même sur un autre plan, lorsqu’il est conscient de son esprit, lorsqu’il est conscient de son double, à ce moment-là il n’est plus seul dans la confusion. Il est déjà avec un partenaire qui ne lui parle plus, parce que dans la confusion le double ne communique pas avec l’ego, seul l’astral parle à l’ego.
Donc ceci est une clé importante : dans la confusion il n’y a pas de communication entre le double et l’ego. Il n’y a que le rapport vibratoire entre le double et l’ego qui devient un centre d’énergie d’où l’ego peut puiser la certitude de son intelligence malgré toute la mascarade, malgré tout le cirque qui se passe autour de ce centre, et s’il y a communication, s’il y a, parlé, langage, pensée… ça ne vient pas du double, ça vient de l’astral.
Donc, si l’ego sait ceci, si on lui explique ceci, et qu’il le vérifie dans l’expérience, il saura se retirer dans la confusion du phénomène périphérique de cette confusion, pour s’asseoir profondément dans le centre de cette confusion, et maintenir contact avec l’énergie du double et lorsque ceci sera fait, l’énergie de la confusion se dissipera et l’ego continuera sa route, n’ayant plus souffert dans son mental et dans son émotion.
C’est impossible au double de communiquer ou c’est très difficile au double de communiquer lorsqu’il y a confusion dans l’homme, parce qu’il y a nuage autour du centre d’énergie, qui est son mental supérieur, donc la communication ne passe pas.
Là où il y a confusion, tension quelconque, le double peut ne pas communiquer avec l’homme, donc l’homme ne peut pas, l’ego ne peut pas avoir de rapport vibratoire, télépathique avec son double. Ceci augmente la tension de la confusion, mais une fois habitué l’homme peut vivre cette tension, ne pas s’assujettir au problème périphéral, et ne pas tomber dans la trappe de l’astral sur le plan émotionnel et sur le plan mental. Il y a… est-ce assez claire la confusion ?
Nous devons tout comprendre ! Tout comprendre. Parce que si nous comprenons tout, nous ne pouvons plus ensuite, perdre conscience de ce que nous vivons. Si nous perdrons moindrement conscience de ce que nous vivons, nous perdons l’intelligence de ce que nous faisons, donc nous faisons des erreurs, donc nous ajoutons à la possibilité d’évènements qui pourraient demain, créer la confusion.
L’homme est un être très simple, la mécanicité de l’homme, de son esprit, de son intelligence est très simple mais elle peut devenir très complexe ! Et elle devient complexe par le biais de la confusion. C’est la confusion qui rend l’esprit de l’homme, la psychologie de l’homme, le mental de l’homme complexe. Mais le phénomène humain en lui-même, dans sa vertu essentielle, dans sa collusion avec l’énergie, c’est un phénomène très simple, il n’y a rien de plus simple qu’un homme.
Un homme peut très facilement se comprendre, peut très facilement comprendre les hommes s’il est dans son énergie mais s’il n’est pas dans son énergie parfaitement, parce qu’il y a trop de confusions en lui, il est évident que la constatation et l’observation de lui-même, ou l’observation des autres, peut devenir un fardeau, d’où la dislocation entre une énergie et l’ego, d’où alors le pouvoir de l’astral, de l’âme sur l’ego.
Le plus grand danger de l’humanité c’est de ne pas pouvoir… s’élever au-delà du vrai et du faux. Le plus grand piège de l’homme, c’est le vrai et le faux. Le vrai et le faux c’est la mesure de l’involution, c’est la programmation de l’involution. C’est terrible le vrai et le faux ! C’est très difficile à l’homme de s’imaginer que le vrai et le faux n’existe qu’en fonction de sa psychologie ! Que le vrai et le faux n’est en fonction de sa psychologie. Regardez le mahométan, regardez l’hindou, regardez le chrétien, regardez le juif, regardez la polarité des religions.
C’est le vrai et le faux qui a été le couteau tranchant de la guerre entre les hommes. Et nous sommes tellement habitués à cette expérience psychologique, que lorsqu’elle est mise, non pas en doute, mais lorsqu’elle est testée par l’énergie, à travers la confusion, nous souffrons énormément parce que nous perdons le pied que nous avions dans le passé, dans l’attachement émotif pour le vrai, qui nous convient, pour le faux qui convient à l’autre.
C’est inouï ! Un jour vous le réaliserez dans votre propre intelligence, vous le comprendrez dans la profonde réalisation de l’énergie de l’intelligence dans votre mental, un jour vous le reconnaîtrez par vous-même, ce n’est pas quelque chose que nous reconnaissons parce que quelqu’un le dit. C’est quelque chose qui fait partie intégrale du puissant refoulement chez l’homme de ce que vous appelez : son inconscience. Pourquoi l’inconscience, où les psychologues parlent de l’inconscience ? Pourquoi l’inconscient existe chez l’homme ou le subconscient existe chez l’homme ?
Parce qu’il y a en l’homme du vrai et du faux, le subconscient est fait du vrai et du faux, en général l’homme se garde le vrai dans la conscience et garde le faux dans le subconscient. Rares sont les hommes qui se servent du faux dans leur conscience, exceptés ceux qui sont astralement débalancés et qui peuvent, comme le marquis de Sade, ou des hitlériens, menacer l’humanité d’une sorte d’extinction d’esprit. Donc lorsque nous vivons du vrai nous avons conscience, inconsciente, lorsque nous vivons du faux, nous le repoussons dans ce que nous appelons notre inconscient.
Si l’homme pouvait vivre dans sa conscience diurne, le faux qui existe dans son subconscient, il serait automatiquement envoyé à la grande bâtisse[1]. Et d’ailleurs ceux qui sont dans la grande bâtisse sont justement ceux qui, dans la conscience diurne ont accès un peu au vrai qui faisait auparavant partie de leur subconscient. Ce subconscient se traduit en images, se focalise dans leur champ d’action mental et émotionnel sur le plan de vie diurne et ils sont automatiquement considérés comme arriérés ou aliénés mentaux.
Donc j’adjure l’humanité à constater un jour par ma vision des choses, que le vrai empoisonne l’homme et que le faux lui empêche de constater qu’il y a en lui suffisamment d’intelligence pour se servir de lui, pour éclairer le vrai, qui est une autre contrefaçon du faux mais sur le plan de la conscience diurne. C’est une constatation de fait et je le cite, je le dis, je l’explique ceci n’est que du domaine expérientiel de l’homme.
Mais ce n’est qu’une constatation de fait, dans l’expérience parfaite de l’énergie, que tout ce qui est donné à l’homme, par la voie de la parole, inscrite dans le livresque, fait partie du vrai et du faux. Et ce qui est donné à l’homme par la parole juste, ne fait pas partie du vrai ni du faux. Très difficile à l’ego de constater ceci. Comment l’ego peut-il constater quelque chose qui est réel lorsque lui-même ne l’est pas ? Comment voulez-vous que l’ego constate du réel, de la réalité, un aspect de la réalité, lorsque lui-même ne l’est pas ? Impossible ! Il est obligé de vivre de la dualité du vrai et du faux.
D’où la nécessité éventuellement, s’il va vers la transmutation, de subir, de vivre la puissante souffrance de la confusion créée en lui par l’énergie de son double qui doit se défaire complètement de cette polarité. Et autant le vrai et le faux dans la dimension morale du sens, existe, autant le passé et le futur fait partie du vrai et du faux. Donc dans la généalogie de la parole, pour l’entretien psychique et vibratoire de l’intelligence de l’homme dans la matière, le vrai c’est le futur, le faux c’est le passé.
Et il y a un rapport entre le vrai et le futur, et le faux et le passé. Mais ce rapport ne peut pas être compris psychologiquement, il ne peut être comprise que lorsque l’homme est établi solidement dans une dimension parallèle. Et c’est à partir de ce moment-là que l’homme peut voir que, le vrai qui fait partie du futur, est plus sain que le faux qui fait partie du passé. Mais c’est aussi dans cette situation qu’il peut s’apercevoir que le vrai qui est plus sain, peut servir aussi à l’engouffrer dans le faux parce qu’il ne connaît pas son avenir. Donc il projette, et ceci fait partie de son expérience.
L’homme est un être d’énergie, il n’est pas simplement un être fixé dans une matière solide quelconque. Et lorsqu’il réalise qu’il n’est qu’énergie, lorsqu’il a un centre de mentation qui est au-dessus de la dualité du vrai et du faux, il s’aperçoit très bien qu’il ne peut pas être, s’il prend conscience de l’un ou de l’autre. C’est pour ça que ceux qui sont spirituels ou ceux qui mangent de la spiritualité et ceux qui boivent le sang du Christ, faites attention de ne pas vous saouler !
Se saouler par imagination ! Autrement dit de vous empêcher éventuellement dans le temps, de reconnaître, que ce qui a été servi à l’homme dans le passé, que ce qui a été bon à l’homme dans le passé faisait partie de la nourriture que l’homme devait se nourrir dans le passé ! Mais l’homme n’est plus dans le passé, il est dans le présent ! Et dans le présent on ne mange pas : du vin ou du pain.
Autrement dit on ne mange pas de symbologie, autrement dit on ne mange pas de sentiment. On ne vit que d’énergie. Et cette énergie c’est la même nourriture, c’est la même matière dont été fait la conscience sublime du Nazaréen. Alors vous vivrez la confusion. D’ailleurs je vous parle ainsi pour la créer. Si moi je ne crée pas la confusion dans vos esprits, qui va la créer ? C’est mieux que ce soit moi que d’autres ! Au moins moi je sais la défaire, tandis que d’autres peuvent la créer et ne pas pouvoir la défaire, donc vous êtes pris avec. Mais ça encore c’est tout lié à la confusion. Bon eh bien je pense que j’ai été assez confus.
[1] Centre hospitalier de psychiatrie


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