Le terme orgasme désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, une concentration momentanée d’énergie cosmique sur un plan inférieur de l’homme, produisant une suspension transitoire de l’ego et une perception sensorielle de l’infinité énergétique.
Sur le plan opérationnel, l’orgasme correspond à la jonction brève d’un centre énergétique avec une source cosmique qui excède les structures psychologiques ordinaires. Durant cet instant, l’ego se retire partiellement de sa fonction interprétative, ce qui permet une immersion directe — bien que fugitive — dans une intensité non médiatisée par la pensée ou la mémoire.
La durée et la qualité de cette manifestation varient selon les plans : sur le plan sexuel physique, l’énergie apparaît sous une forme extrêmement courte ; sur le plan astral, elle se prolonge sous forme de félicité liée à des images et des états subtils ; sur le plan mental supramental, elle devient continue et cesse d’être événementielle pour se stabiliser comme vibration permanente.
Dans ce dernier cas, la descente d’énergie n’est plus interrompue par la psychologie de l’ego ni par les mémoires de l’âme : elle circule comme un fluide créatif équilibrant les centres internes et participant à une fonction de régénération et de construction évolutive.
Fonctionnellement, parler d’orgasme revient ainsi à désigner le terminus d’une descente énergétique qui, chez l’homme involutif, sert d’incitatif biologique à la reproduction, et qui, chez l’homme en transformation, devient une force créatrice libérée de la subjectivité, intégrée à une dynamique consciente de renouvellement et d’édification.

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