Le terme personnalité désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, une structure psychologique transitoire et non réelle, constituée par l’assemblage du tempérament et du caractère, à travers laquelle l’ego fonctionne dans la matière tant qu’il n’est pas gouverné directement par l’esprit.
Sur le plan opérationnel, la personnalité agit comme une coque fonctionnelle permettant à l’ego d’évoluer dans l’involution, mais elle demeure un système mécanique issu des mémoires de l’âme et des influences astrales. Le tempérament fournit sa coloration extérieure — magnétique, sociale et planétaire — orientant spontanément les réactions, tandis que le caractère constitue sa trame intérieure — mémorielle, karmique et répétitive — imposant à l’ego des formes de conduite qu’il confond avec sa nature propre. Cette organisation masque l’identité réelle de l’homme, car elle fonctionne à partir de conditionnements énergétiques plutôt que d’une intelligence directe.
Fonctionnellement, la personnalité subsiste tant que l’ego s’identifie à ses habitudes, à son passé et à ses affects. Sous la pression de l’esprit, cette structure se défait : le tempérament perd son pouvoir magnétique, le caractère cesse d’imposer ses mémoires, et l’ego devient instrument lucide au lieu d’être centre psychologique, ouvrant le passage de la personnalité à la personne réelle.

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