Le terme réel désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, ce qui est perçu et compris directement par l’esprit sans filtrage de l’âme, sans interprétation de l’astral et sans construction du plan mental inférieur.
Sur le plan opérationnel, le réel se manifeste comme une donnée immédiate, neutre, non émotive et non spéculative qui s’impose à la conscience sans débat intérieur. Il ne dépend ni d’une croyance, ni d’un point de vue, ni d’une opinion, mais d’une perception directe qui précède toute élaboration psychologique. Lorsque l’ego est relié à l’esprit, il traite le réel sans le transformer : il voit ce qui est, tranche ce qui doit être fait et agit sans justification ni dramatisation. À l’inverse, tout ce qui est filtré par la mémoire de l’âme, coloré par l’astral ou remodelé par la pensée conditionnée appartient au domaine du non réel, même si cela paraît logique ou convaincant.
Fonctionnellement, parler du réel revient à désigner le champ de référence ultime de la conscience évolutive. L’accès stable au réel correspond à la sortie progressive de l’homme de la subjectivité psychologique et à son établissement dans une intelligence impersonnelle, précise et immédiatement opérative.

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