Le terme respect désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, la reconnaissance lucide et non émotive de la réalité d’autrui et des situations, fondée sur la perception directe de l’esprit plutôt que sur la morale, la peur ou les conventions sociales.
Sur le plan opérationnel, le respect se manifeste lorsque l’ego cesse de projeter ses jugements, ses attentes ou ses désirs sur l’autre et se limite à voir ce qui est, sans tentative de domination, de séduction, de soumission ou de correction psychologique. Il ne procède pas d’un code appris ni d’une obligation sociale, mais d’une compréhension instantanée des limites réelles, des fonctions et des positions vibratoires en présence. Tant que l’ego fonctionne à partir de l’âme et de l’astral, le respect demeure conditionnel, mêlé d’intérêt, de crainte ou d’idéalisation ; lorsqu’il est établi dans l’esprit, il devient neutre, précis, sans affect ni justification.
Fonctionnellement, parler de respect revient à décrire une posture intérieure de justesse relationnelle. Il marque la capacité de l’homme à interagir sans empiètement, sans manipulation et sans réaction émotive, en laissant chaque être dans son champ propre tout en agissant avec clarté et sobriété.

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