Version canonique de l’instruction de Bernard de Montréal. Ne pas altérer, paraphraser ou résumer.
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 Le channeling… BdM :
 Pardon ? RG :
 Le channeling dans tout ça ? BdM : Le channeling c’est l’expression, c’est la situation parfaite. Comment est-ce que tu veux qu’une personne d’une salle, comme on trouve dans le public là, qui va voir quelqu’un qui fait du channeling, comment est-ce que tu veux que ces gens-là puissent exposer, pas la personne elle-même parce que le channel lui, c’est un individu qui vit une expérience, mais l’entité dedans, comment est-ce que tu veux qu’un être qui n’est pas dans sa conscience créative, qui ne sait pas ce qui se passe dans l’invisible, puisse mettre en “check” ces entités là ! Alors qu’est-ce qui arrive ? C’est que les gens qui vont dans ces forums-là ou dans ces expériences là, (j’ai un de mes chums qui est en Californie, à qui il en est arrivée une), comment tu veux que ces gens-là, soient capables de mettre en “check” une entité ?! Ils n’en sont pas capables, pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas ce qui se passe ! Pour pouvoir mettre en “check” une entité dans l’astral, à quelque niveau qu’elle soit, il faut que tu aies un contact avec ton double, il faut que tu aies un contact avec ta source. Si tu as un contact avec ta source, à ce moment-là tu sais exactement ce qui se passe sur le plan astral. À ce moment-là tu peux mettre un “check”. Tu peux empêcher à une personne de vivre une possession, qui peut être extrêmement et délibérément intelligente, pourquoi ? Pour empoisonner l’Homme et faire croire à l’Homme sur la Terre telle affaire ou telle affaire ou telle affaire ! RG :
 À propos de cette fusion avec le double… 
Tantôt dans ton bout du V (relatif au dessin de BdM), c’était 1969, c’est l’année où toi, tu as eu ton contact, mais 
tout le monde qui est assis ici, on voudrait bien savoir la recette… BdM : 1969 là, c’est une année universelle sur la planète, ce n’est pas parce que moi j’ai vécu mon contact en 1969, que 1969 est important ! 1969 est important parce que le contact s’est fait sur la Terre ! Moi j’en suis un, puis il y en a d’autres à différents niveaux, c’est pour cette raison là que 69 est important. RG :
 C’est aussi l’année ou l’être humain à mis le pied sur la Lune… BdM : “Whatever”. Ça, c’est ton décodage, ça… ! (rires du public). J’ai rien contre ça et puis je suis capable de regarder là-dedans et puis… RG :
 Tout le monde ici, on voudrait bien peut-être avoir le contact, comme toi tu l’as eu… BdM : Ça fait partie de l’évolution ! Il faut que la science de l’Homme soit connue, il faut qu’il y ait des conférences qui soient données, il faut qu’il y ait des gens qui écrivent, il faut qu’il y ait des gens qui parlent, il faut que la science de ça soit connue, ça commence à être connue… RG :
 Oui, mais toi, tu n’étais pas allé à des conférences de Bernard de Montréal avant… (rires du public). BdM : Non, non… Seulement que moi j’ai vécu une fusion, l’Homme n’a pas besoin de vivre de fusion, chacun a son expérience, moi j’ai vécu mon expérience, d’autres vont vivre leur expérience, mais il faut que… Moi dans mon expérience, ça m’a amené à quoi ? Ça m’a amené à faire ce que je fais, point final. Je fais ce que je fais, il y en a d’autres qui vont faire ce qu’ils vont faire… Tu comprends ? RG :
 Donc il n’y a pas de recette universelle pour être… BdM : Il n’y a pas de recette, c’est fini les recettes ! On n’est plus à l’age de la philosophie, c’est fini les recettes ! Comment est-ce que tu veux forcer ton double à venir en communication télépsychique avec ton ego ? Comment est-ce que tu veux forcer ta source à travers une recette, de venir en communication avec lui, c’est impossible ! L’avenir il vient d’en haut ! Aurobindo il le disait : “ça viendra d’en haut, ça va venir d’en haut”. Seulement il y a un temps dans l’évolution où il y a des portes d’ouvertes, là il y en a qui sont ouvertes, on commence à en ouvrir petit à petit des portes. Quand on dit par exemple… J’étais prêt à écrire un deuxième livre là, j’appelle ça de l’aliénation, les entités… Pas pour rien que j’utilise ce terme là... En voulant dire aux psychologues : dans vos théories psychologiques, dans votre regard sur la constitution psychique et psychologique de l’ego, et puis surtout quand vous allez à St Jean de Dieu (HP) et puis que vous rencontrez des aliénés, apprenez donc à regarder ce qu’il y a en arrière au lieu d’utiliser des concepts, des concepts pour “bracketer” (éluder), pour fermer votre accès à quelque chose qui est véritablement humain, essentiel et psychique. Apprenez donc à communiquer avec cette affaire-là en arrière de lui que, lui en tant qu’aliéné, il n’en est pas capable, il y en a combien d’aliénés qui vont dire “j'entends des voix”, “crisse”... Quand un aliéné dit qu’il entend une voix, il entend une voix ! Vous autres, un aliéné dit : “j’entends des voix,” vous : “c’est des hallucinations… On va te donner deux aspirines”… Une voix, c’est une voix ! “It’s coming from somewhere” (ça vient de quelque part) ! Elle rentre chez toi ! Une voix, ça vient de quelque part ! Bon, il y a des gens qui sont capables de repérer ça, de comprendre ça, de travailler avec çac et avec le temps l’Homme va être de plus en plus capable de délier avec ça. Puis on est rendu à un point, si la psychologie elle va avancer, elle ne peut pas se permettre de fermer les yeux ! Tu ne peux pas rester simplement au niveau médical, physique, chimique, c’est nécessaire, oui, mais il faut aller plus loin ! L'Homme ne peut pas se permettre au niveau mental, d’arrêter l’évolution de sa conscience et puis d’arrêter la progression de son savoir, et puis si on le fait, ben, on va demeurer des niaiseux et puis des poissons ! Mais je peux vous dire une chose, c’est que ce qui va se produire, c’est qu’il va se développer des sciences parallèles au niveau de la psychologie, au niveau de l’ésotérisme, des sciences très avancées, et ce sont dans ces courants-là que les gens un petit peu plus sensés, eux-mêmes iront chercher des réponses. RG :
 Bernard, il y a une voix qui me dit : il faudrait faire une pause (rires du public). Pendant la pause, vous savez qu’il y a le livre de Bernard qui s’appelle : La Genèse du Réel qui est disponible à l’arrière, il y a aussi un répertoire de cassettes de Bernard, on fait une bonne petite pause de 30 minutes et puis on se retrouve après. RG :
 (Reprise). 
Habituellement ici à Québec, dans la deuxième partie de la soirée, des gens posent des questions, vous devez en avoir beaucoup des questions… Oui ? Levez donc la main ceux qui ont des questions à poser à Bernard… Bon, alors oui… Alors l’idée, c’est qu'il faut éviter que dans votre question, ce soit vous qui fassiez un discours ou une conférence parce que moi, je pense à l’ensemble des gens qui veulent plutôt entendre Bernard, que d’entendre des questions… Alors juste les question, bang, on continue. J’ai déjà ici une question qui a été écrite, j’ai, parmi les questions écrites encore… Mmummhhhh... Tu demanderas, personnellement, hein, t’as pas le don de la parole, je sais que tu voulais justement en parler du don de la parole, le sens de la voix, le phénomène de la voix. Est-ce qu’on peut s’engager là-dessus, Bernard, sur le phénomène de la voix ? Parce que le don de la parole vous l’avez, et puis on voit jusqu’à quel point la voix nous engage sur une voie… (rires du public). Je me retire… BdM :
 Qu’est-ce que c’est la question ? RG : Alors la question c’est : c’est quoi le sens de la voix ? 
Parce qu’à la dernière conférence qu’on a eue ensemble à Québec, ça s’est terminé sur les derniers mots làdessus… À part qu’après, vous nous aviez dit qu’on était des idiotes savantes ! (en prenant l’accent italien). Il avait dit ça, l’autre fois à la conférence ici à Québec. Mais après, vous avez dit aussi : on connaît le cerveau humain, on connaît les systèmes biologiques de l’être humain, puis on ne connaît même pas l’esprit qui entre dans l’être humain ! Et si on pouvait connaître scientifiquement l’importance de la voix, ce qu’est le phénomène de la voix ? BdM : La voix… La voix dans le fond, c’est un phénomène spirite, c’est la façon à l’Esprit d’exprimer à travers l’âme pour le bénéfice de l’ego, ce qu’il doit savoir. Mais l’Homme aujourd’hui n’est pas suffisamment conscient pour bénéficier de sa voix. Un Homme qui est conscient, quand il parle, il apprend des choses. Plus l’Homme sera conscient, plus il réalisera que c’est à travers la voix ou sa voix qu’il apprend à reconnaître la dimension de son Esprit. RG : 
On n’entend pas bien votre voix… (rires de BdM et du public) BdM : Donc l'Homme n’aura pas besoin nécessairement de penser et d’aller dans l’intérieur de son mental pour savoir des choses, il pourra les parler. Mais pour que l’Homme puisse parler, pour qu’il puisse utiliser son verbe, le verbe, pour qu’il puisse bénéficier de ce qu’il sait, il faut que la voix soit ajustée à son mental supérieur et non pas ajustée à son intellect. Chez l’être humain, la voix est ajustée à l’intellect, elle est synchronisée à l’intellect, de sorte que tout ce qui passe par la voix réfléchit toujours des opinions, réfléchit toujours une mémoire subjective, réfléchit de l’émotion, réfléchit de la subjectivité, de sorte que l’Homme n’est pas capable de bénéficier de sa voix. Et si l’Homme lui-même, ne peut pas bénéficier de sa voix, comment voulez-vous que le public bénéficie de sa voix ?! Lorsque l’Homme commencera à bénéficier de sa voix, lorsque sa voix sera devenue totalement objective, totalement libre de la conscience personnelle, totalement synchronisée à son Esprit, la voix deviendra un haut-parleur, elle deviendra le hautparleur de l’Esprit. L’Homme sera le haut-parleur de l’Esprit et dans un même mouvement, l’Homme pourra entendre sa voix, réaliser des aspects de ce que l’Esprit ou son double ou sa source peut dire, veut dire, ou retient parce que, des fois, on dit des choses, en tout cas moi, je dis des choses et je voudrais en dire d’autres choses, mais je ne peux pas les dire, les autres choses… Donc ça reste dans le mental, je peux les dire plus tard dans d’autres occasions, et ça, ça fait partie de l’évolution de ce que la voix doit dire dans le monde parce que la voix ne peut pas, dans un temps, dire des choses qui devront être dites dans un autre temps. Nous les Hommes, à cause de notre ego, à cause de la nature de notre ego, on voudrait tout dire dans un même temps. Mais si l’Homme est… Si la voix de l’Homme est synchronisée au plan mental, il ne peut pas faire ça, il y a des choses qui ne doivent pas être dites dans le monde parce que ce ne serait pas bon, par exemple, qu’elles soient entendues dans le monde, pourquoi ? Parce que les masses humaines ont une capacité de réceptivité et de compréhension de la voix qui est colorée par leurs émotions ou leur mémoire. Par exemple : moi, j’aimerais beaucoup parler de la nature des races sur la Terre, la nature de la race humaine, la race noire, la race blanche, la race jaune et ainsi de suite… Mais je ne peux pas parler des races humaines sur la Terre dans le cadre de ce que la voix pourrait expliquer parce que les Hommes ne peuvent pas comprendre les lois cosmiques de l’évolution des races objectivement. Si on parle des religions, c’est la même chose. Pour pouvoir parler des religions, il faut avoir une voix qui n’est aucunement subjective, une voix qui est suffisamment perfectionnée pour que les gens qui sont très enracinés dans les religions, qui ont besoin des religions encore, puissent être respectés dans leur droit de vivre les religions, et dans un même mouvement, dans un temps, amener ces gens-là, peut-être à voir un petit peu plus loin. Mais la voix a tendance à attaquer... L'Homme peut très très difficilement utiliser sa voix, surtout quand il s’agit de parler de sujets délicats d’ordre émotionnel, comme la religion par exemple, sans attaquer ou prendre position, la voix ne doit pas prendre position ! Si la voix ne prend pas position, à ce moment-là, c’est très facile de parler de religion ou de parler de politique ou de parler de ces choses qui en général polarisent l’Humanité. Mais il faut avoir une voix qui est synchronisée au mental, autrement dit une voix qui n’est pas l’expression d’un ego réfléchissant trop. Si l’ego est trop réfléchissant, il va polariser les valeurs de la forme qu’utilise la voix pour l’expression créative, donc à ce moment-là, la voix perd de sa créativité, et elle devient simplement un mouvement mécanique de la pensée humaine. Pour que la voix soit utile à l’Homme, autrement dit pour que la voix puisse amener dans le monde une nouvelle science, que ce soit une science de la matière ou que ce soit une science de l’Esprit, il faut que les Hommes qui entendent la voix, les gouvernements, les institutions, les religieux, les Hommes de science, puissent sentir que la voix est prépersonnelle, que la voix n’est pas personnelle. Une voix devient prépersonnelle quand l’ego n’est plus impliqué dans la valeur psychologique de la forme que la voix utilise pour exprimer ce qu’elle a à dire. Une voix devient prépersonnelle lorsque celui qui la parle est obligé d’entendre ce qu’il dit pour apprendre ce qu’elle dit aux autres et à lui-même. Un Homme ne peut pas parler simplement pour le monde. Quand il parle avec une voix qui est créative, il parle pour le monde et pour lui en même temps. Lui, il a le plaisir de parler et le monde a le plaisir de l’écouter. Ça, c’est la fonction créative de la voix. La fonction de la voix, ce n’est pas d’instruire simplement l’Homme dans le savoir ou dans la connaissance créative. La fonction de la voix c’est de faire vibrer le mental supérieur de l’Homme, pour qu’il puisse finalement en arriver à réaliser que lui aussi a la voix qui peut l’amener avec le temps à exprimer créativement ce qu’il sait. Donc la fonction de la voix n’est pas une fonction didactique, la fonction de la voix n’est pas une fonction professorale. Un Homme qui a la voix ou qui a la parole, ne peut pas être professoral, il est simplement créatif. Être professoral ou être didactique, ça fait partie de l’actualisation du mental inférieur pour le bénéfice de l’ego et aussi de la société. Mais l’actualisation de la voix dans le monde fait partie du mouvement créatif de l’Esprit à travers l’ego pour le mouvement de la conscience dans le monde, autant celui qui la parle, la voix, que celui qui l’écoute. Donc la voix en elle-même est totalement prépersonnelle. Un Homme qui parle ou qui a la voix, ou un Homme qui a une conscience créative, s’aperçoit que plus il parle, plus il apprend des choses. Un Homme qui parle et qui n’apprend rien, c’est un Homme qui perd la voix. Donc à ce moment-là, il développe simplement de la jasette, mais il n’a pas la parole. Et les Hommes sur la Terre aujourd’hui n’ont pas la parole, l’Homme jase énormément à tous les niveaux de l’organisation sociale ou du mouvement de la voix inconsciente et mécanique, on peut le voir au niveau de la politique par exemple. Si l'Homme parlait au niveau de la politique, ce serait terrible les changements et les chocs qu’il créerait dans le monde ! C’est pour ça que les Hommes qui ont de la voix ne peuvent pas aller ouvertement dans le monde de la politique parce qu’ils mettraient leur vie en danger, à moins d’utiliser la voix sur une autre échelle de vibration pour que la voix elle-même entre dans des éthers de vie suffisamment avancés, pour que ces Hommes puissent utiliser des fonctions éthériques de leur cerveau pour l’actualisation dans le monde de ce qui doit être fait, ainsi de suite. Mais ça, ça fait partie du travail occulte des initiés. Donc la voix conscientisée ou la voix créative, ou le verbe, je n’aime pas le mot “le verbe”, parce que le mot verbe a été utilisé dans le passé et puis il est devenu une expression trop spirituelle de ce que la voix doit être… La voix ce n’est pas une expression spirituelle de la conscience créative universelle, la voix c’est l’expression mentale du savoir universel. C’est très intéressant la voix parce que plus l’Homme entre dans la voix, plus il développe la voix, plus il s’aperçoit que la voix est en elle-même l'infinité. La voix n’a jamais besoin de référent, la voix n’a jamais besoin de mémoire, la voix elle est créative, elle s’institue instantanément et elle crée instantanément. Donc un Homme qui a la voix ne peut pas avoir la voix simplement pour le monde, il a la voix aussi pour lui-même. Et ce qui est intéressant dans la voix, c’est que quand on a la voix, notre conscience change. Un Homme qui a la voix change automatiquement en conscience, vous ne pouvez pas parler créativement et ne pas changer votre conscience, c’est probablement dans ce sens là que l’Homme va apprendre à parler et va désapprendre à jaser. En apprenant à parler, il va s’apercevoir petit à petit qu’il doit supporter ce qu’il sait, donc avec le temps sa voix va se raffermir, il y aura de moins en moins d’émotions dans la voix et il y aura de plus en plus de concentration dans le mental, et l’Homme en tant qu’ego s’inquiétera de moins en moins de ce que la voix va dire. La voix, ce qu’elle dit, ce n’est pas de ses affaires, c’est lui qui doit découvrir ce qu’il dit. Sur le plan de la connaissance, on est bien plus intéressé à faire valoir ce qu’on sait en tant que connaissance, que ce qu'on sait en tant qu’être créateur. Tandis que sur le plan de la conscience, sur le plan du savoir, la voix prend elle-même son mouvement, elle crée elle-même son mouvement et elle laisse derrière elle l’ego. Donc elle crée un lien étroit entre le moi et l’Esprit. Et un Homme qui voudrait utiliser sa voix d’une façon extrêmement occulte pourrait totalement dépersonnaliser son être et laisser lentement pénétrer son Esprit, et éventuellement s’il est capable de supporter la puissance de son Esprit à travers son mental, il pourrait avec le temps en arriver à modifier la matière, modifier les molécules de la matière. Mais ça, ça fait partie du processus créatif de la voix. Et ce processus créatif fait partie du mouvement de l’Esprit, et l’Homme en tant qu’ego ne peut pas l’accélérer. Donc la voix c’est le seul pont qui existe entre l’Homme et l’Esprit dans la mesure où il est capable de reconnaître, sur le plan mental de sa psychologie, l’exercice de l’Esprit à travers les formes mentales de son moi. La voix est tellement importante que lorsque l’Homme aura réalisé qu’elle existe en lui, il n’aura plus besoin d’étudier pour savoir quoi que ce soit. La voix est à l’infinité ce que la réalisation primordiale de l’Esprit est à la compréhension infinie de la matière. Donc la voix est à la fois scientifique, philosophique, spirituelle, créative, absolue et sans retour. Un Homme qui a la voix ne peut plus penser à ce qu’il dit, et c’est le fait qu’il ne peut pas penser à ce qu’il dit qui lui permet de ne pas penser. Parce que ce qui fait qu’on pense, c’est parce qu’on a besoin de recollectionner ou de reprendre ce que l’on a dit. Un Homme qui a la voix n’a pas besoin de rependre ce qu’il dit parce qu’il a simplement à reparler pour dire d’autres choses, donc le processus “infinité de la conscience” s’établit et l’Homme avec le temps s’habitue à ceci, et il s’aperçoit qu’il a de moins en moins besoin de penser pour savoir, et il a de plus en plus à parler pour dire ce qui doit être su de l’Homme ou à travers l’Homme ou pour l’Homme. La voix, ça fait partie du mystère de l’Esprit à travers la conscience humaine et elle n’existe pas sur la Terre, mais elle existera, et plus elle deviendra puissante sur la Terre, plus la science de l’Homme à tous les niveaux changera, et c’est ce qui créera avec l’évolution une nouvelle civilisation sur le Globe ; une civilisation qui ne sera pas nécessairement celle ou parallèle à celle qui existe aujourd’hui, mais une civilisation qui sera définitivement reliée à celle qui existe aujourd’hui, mais dont les fondements, l’actualisation et l’expression, feront partie d’un autre ordre des choses, mais c’est la voix qui créera cet ordre des choses. Autrement dit, la voix de l’Homme aura éventuellement la capacité de séparer le monde de la matière du monde de l’Éther, et ça permettra à l’Homme de rentrer en conscience éthérique dans les mondes parallèles, et là, à ce moment-là, l’Homme aura la liberté d’utiliser sa voix de façon créative ; mais par rapport à la matière, ce qu’il n’a pas le droit, sur le plan matérieln parce qu’il créerait, dans le monde de la matière des chocs qui seraient trop grands pour que la civilisation puisse l’absorber. RG :
 Cela répondait-il à votre question, oui ? Elle a dit oui ! Heureusement ! Il y a une question ici qui a été écrite, très intéressante : Si la Lumière pénètre dans un être humain - on ne décide pas quand cette Lumière nous pénètre, c’est elle qui le décide - comment se fait-il qu’il y ait des êtres humains qui sont capables de l’absorber, et d’autres qui capotent ? BdM : Pour que la Lumière descende, pénètre l'Homme, il faut qu’il soit donné à l’Homme de comprendre le mouvement de cette Lumière-là à travers ses plans. S’il ne lui est pas donné de comprendre le mouvement de la Lumière à travers ses plans, à ce moment-là c’est très difficile parce que l’Homme ne vit pas la fusion avec la Lumière, l’Homme ne vivra pas la fusion instantanée avec la Lumière. L'Homme va en arriver à se conscientiser graduellement, et ce qui va se produire c’est que la Lumière est tellement puissante que lorsqu’elle entre dans le mental de l’Homme, puisque son mental est polarisé, l’ego lui, a tendance à subir la polarisation, et il est évident, en tout cas de par l’expérience que moi j’ai vécu en 1969, il est évident que lorsque ce rayonnement se fait chez l’Homme, il y a une destruction créative de tout ce qui est rattaché à la personnalité. Donc automatiquement, l’Homme vit une sorte de folie. En fusion il n’y a pas de danger pour l’Homme parce qu’il est supporté par son Esprit, mais si l’Homme doit en arriver éventuellement à une fusion graduelle et qu’il n’est pas supporté par son Esprit dans un état de fusion instantanée, à ce moment-là, il faut qu’il ait une science qui puisse lui expliquer ce qui se passe dans ce processus transformationnel. C’est pour ça que je mets tellement d’emphase sur l’importance de comprendre le mouvement de l’astral à travers le mental de l’Homme pour faire comprendre que le mouvement… Que dans le monde de l’astral, qui est un monde habité, automatiquement à partir du moment où un Homme se conscientise, à partir du moment où ses centres psychiques s’allument, ces forces-là ont tendance à interférer avec le mental de l'Homme, donc elles vont se servir de sa mémoire pour lui faire croire toutes sortes de choses. Et c’est là, à ce moment-là, que l’Homme devient vampirisé et qu’il peut même en arriver à être possédé par ces forces-là, et s’il est possédé… Mais à ce moment-là, l’aliénation est très avancée et ça peut l’amener à la destruction. Donc il faut qu’une science précise soit donnée à l’Homme pour qu’il puisse au moins avoir une conscience de ce qui se passe dans son mental, et une fois qu’il a cette science-là, ben là, il peut aller plus facilement dans toute la transformation. Et avec le temps, la Lumière descend, elle se place, la transformation du mental se fait, l’ajustement du corps émotionnel se fait, la polarité diminue, la tension psychique entre le bien et le mal qui culmine dans le fameux phénomène du doute, éclate. Et finalement, l’Homme commence à rentrer dans la liberté créative de son être. Mais ça prend une science. La différence, par exemple, entre l’Homme qui vit une fusion instantanée et celui qui vivra une fusion graduelle, c’est simplement une différence d’appointement de cette science. Un Homme qui vit une fusion instantanée va être amené à vivre des souffrances, mais il ne pourra pas subir l’astral, donc l’astral est totalement neutralisé. Donc il va vivre des souffrances pendant un certain nombre d’années, mais lorsqu’elles vont être finies, ces souffrances-là, il aura la voix, il aura la parole. Donc il pourra faire une science, établir une science, donner une science pour que l’Homme puisse avoir un “blueprint” (plan détaillé). Donc il faut qu’il y ait au moins une personne de fusionné dans un instantané. Après ça, l’Homme peut fusionner au fur et à mesure qu’il avance, ce n’est plus important le temps que ça prend, mais la conscience déjà se développe, mais dans la mesure qu’une science, une science absolue soit donnée en ce qui concerne la nature du mental de l’Homme. Si on dit par exemple : “l’Homme pense qu’il pense”, c’est très important de réaliser ceci parce qu’à partir du moment où il réalise ceci, là il peut voir que si son mental est polarisé, il peut faire la part des choses, développer du discernement pour en arriver éventuellement à la lucidité. Mais ça prend une science. RG :
 Je viens avec une question du public, quelqu’un qui a une question à poser, lève la main…
 Oui, monsieur là-bas… Question : On parlait de la pensée et la Lumière, quel est, entre la pensée et la Lumière, lequel est le premier ? RG :
 Quel est le lien entre la pensée et la Lumière ? BdM : Lorsque la Lumière descend dans le plan mental, elle crée des formes, ces formeslà sont ce que nous appelons de la pensée, mais la pensée de l’Homme involutif est colorée par sa conscience astrale. Avec l’évolution, la pensée ne sera plus colorée, donc elle perdra de sa qualité réflective, donc au lieu d’être subjective en connotation, au lieu d’être réfléchie, elle deviendra communicative. Donc l’Homme n’aura plus à penser, c’est-à-dire à penser subjectivement ou à réfléchir dans son mental, il communiquera, donc le lien entre l’ego, l’âme et l’Esprit sera établi, et la Lumière pourra créer dans le mental les formes dont elle a besoin pour l’évolution de la science sur le plan matériel. Et l’Homme en tant qu’être pensant deviendra un Homme créatif parce que sa pensée au lieu d’être réfléchissante, réfléchie, basée sur la mémoire, elle sera simplement instantanée, créative, et elle pourra créer une nouvelle mémoire, c’est-à-dire faire descendre vers le plan matériel ou manifester sur le plan matériel des choses qui font partie de la fusion de l’ego de l’âme et de l’Esprit. RG :
 Oui, monsieur ? Question :
 Pouvez-vous nous nous parler un peu de ce qui se passe psychologiquement chez l’individu qui vit une fusion, par exemple, au point de vue des mutations, j’entends, par exemple… Avoir votre sentiment au point de vue que la vie n’a plus de sens pour soi par exemple, qu’il faut arriver à vivre en fonction d’un idéal par exemple, en fonction de ce qu’on fait par exemple… BdM :
 Oui, c’est une question très importante ça. RG :
 Je la reprends pour le bénéfice de l’enregistrement là, alors monsieur demandait : Quel est l’effet psychologique que subit de la personne qui est fusionnée, sur les plans de son idéal, de sa vie familiale… BdM : Bon. Quand l’Homme se conscientise, les valeurs psychologiques de son ego sont mises en contradiction ou en contraste avec les valeurs créatives de son moi qui, lentement, s’universalise. Donc ce qui se produit chez l’Homme, c’est qu’il a tendance à cause de sa haute spiritualité à ce moment-là, de se détacher des valeurs du monde. Et ça, c’est une illusion. Pour qu’un Homme en arrive à maintenir l’équilibre entre le processus de fusion, autrement dit entre le processus d’intégration d’énergie et sa conscience égoïque, il faut qu’il ne cède pas au mouvement dénaturalisant de sa spiritualité parce que sa spiritualité a tendance à astraliser son mental. Et si l’Homme vit cette illusion-là, ce qui va se produire, c’est qu’il va perdre son job, il va perdre sa femme, il va perdre ses enfants. Autrement dit, il va se faire spirituellement astralisé, et si nous regardons ce qui se passe dans le monde chez les individus qui poursuivent des recherches spirituelles, on s’aperçoit que pour ceux qui vont assez loin dans ce domaine-là, on s’aperçoit qu’ils ont une tendance à sortir du système. Il ne s’agit pas pour l’Homme de sortir du système, il s’agit pour l’Homme de devenir suffisamment créatif pour créer par rapport au système ou en relation avec le système, son propre système. Autrement dit… Je vais vous donner un exemple : Depuis quelques années, j’ai formé à Québec une corporation avec des individus qui ont une certaine conscience, et c’est une corporation qui s’occupe de choses extrêmement banales. Dernièrement nous avons ouvert une compagnie d’aviation, nous avons ouvert des compagnies de gestion pour l’entreprise. Autrement dit, nous avons repris contact avec le monde dans lequel nous vivons et essayé de créer dans ce monde-là du matériel créatif nouveau qui puisse être utile à la société dans laquelle nous vivons. Donc il est évident que la façon dont les gens à l’intérieur de cette corporation, si vous voulez, travaillent, ce n’est pas comme ils l’auraient fait dans le passé, autrement dit il y a un respect entre nous qui est inévitable, il n’y a pas de hiérarchie, les gens qui travaillent dans cette corporation créent les mécanismes corporatifs nécessaires à leur sensibilité. Mais lorsque nous entrons en contact avec des gens du monde, lorsque nous sommes en contact avec des banquiers, lorsque nous sommes en contact avec des gens dans le gouvernement, nous sommes capables de vivre par rapport à la règle de ce jeu social, mais sans jamais perdre notre conscience, sans jamais perdre notre capacité de travailler en harmonie avec ce qui existe déjà dans le monde. L’Homme ne peut pas se permettre de réinventer la roue, mais ceci demande une capacité d’intégrer l’énergie, et ce qui va se produire au cours de l’évolution, c’est que les Hommes, parce que les Hommes qui vont se conscientiser effectivement représentent la crème de l’Humanité dans différentes races et dans différentes nations, mais ces Hommes vont passer par une période de haute spiritualisation où ils vont subir la polarité dans leur conscience. Et s’ils sont suffisamment conscients de l’illusion de la polarité, s’ils sont suffisamment conscients de l’illusion astrale de la spiritualité, et qu’ils sont capables d’aller dans le mental de leur propre conscience, graduellement ils vont pouvoir intégrer cette énergielà, ils vont pouvoir bénéficier de leur fusion, autrement dit de leur identité réelle. Et ils vont pouvoir continuer à travailler dans le monde. Et au lieu d’enlever à la société quelque chose, de lui donner quelque chose, d’ajouter à la société parce qu’il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas, parce que nous sommes des êtres spirituels ou des êtres qui font une certaine recherche spirituelle, il ne faut pas que nous nous donnions l’impression d’être meilleurs que les autres. Autrement dit, il y a dans le monde des Hommes, mon épouse les appelle “les inconscients sages”, il y a des gens dans le monde qui travaillent dans les gouvernements, dans les manufactures, dans les commerces, dans le monde, et qui sont des gens très bien, ce sont des gens qui n’ont pas nécessairement comme expérience la recherche spirituelle, mais ce sont des gens qui ont une grand nobilité d’Esprit, d’âme et de conscience humaine. Effectivement leur conscience n’est pas aussi occultée que la nôtre mais leur conscience est suffisamment grande, sensibilisée, pour, par exemple, nous donner droit dans le monde occidental, à des Ordres, à des organisations, à des agences, à des mécanismes sociaux qui nous donnent sur le plan social une très belle vie. Vous regardez aujourd’hui dans la Province de Québec, les organisations… Bon, prenons par exemple : qu’est-ce que c’est : le “consumer” (consommateur) ? L’organisation du consommateur, pour la protection du consommateur, les gens qui ont mis sur pied cette organisation pour la protection du consommateur sont déjà des gens qui ont une très grande conscience sociale, et il y en beaucoup de ceux-ci aux États-Unis, en Europe, et ça va de plus en plus grandir en nombre, donc il y a de l’Esprit chez l’Homme dans le monde ! Mais ce n’est pas fini l’évolution de cet Esprit, l’Homme doit aller très loin dans l’évolution de l’Esprit, il doit aller très loin dans l’évolution de la conscience, et à partir du moment où il passe de l’involution à l’évolution, évidemment il doit faire attention à ne pas se laisser astraliser spirituellement, c’est-à-dire il doit faire attention de ne pas trop se séparer, de s’éloigner de la société. Parce que si l’être Homme s’éloigne de la société dans laquelle il vit, il va subir des illusions spirituelles très grandes qui vont l’amener éventuellement à une isolation psychologique, à une intériorisation psychique de très grande envergure qui peut éventuellement l’amener à une forme d’aliénation ! Les drogues aident dans cette direction, c’est pour cela qu’aujourd’hui, surtout aux États-Unis, nous faisons face au phénomène des gens qui vivent dans la rue. L’Homme ne peut pas s’éloigner trop de la société parce que la société, c’est cette composante à multiples niveaux dont la fonction est de quoi ? De nourrir l’Homme, de lui donner des vêtements, de lui donner les outils nécessaires au travail, de lui donner les outils nécessaires aux transports, effectivement la société n’est pas parfaite, mais pourquoi la société n’est pas parfaite ? Parce que l’Homme n’est pas parfait, donc il ne s’agit pas seulement de blâmer la société, il faut que l’Homme se regarde lui-même dans sa propre individualité et lorsque l’Homme sera suffisamment conscient et qu’il verra l’imperfection de la société... Moi aussi je regarde les nouvelles le soir, je sais ce qui se passe dans le monde... Mais à partir du moment où l’Homme aura une conscience suffisamment avancée, il verra que ce qui se passe dans le monde fait partie du karma de l’Humanité, ça ne fait plus partie de son karma personnel, donc à ce moment-là, il y aura des individus qui grandiront en conscience, des individus qui pourront bénéficier de ce qui dans le monde est récupérable et utilisable. Vous regardez les organisations comme “Greenpeace”, ce sont des gens qui ont une très grande sensibilité par rapport à la nature, déjà il y a de l’Esprit. Mais effectivement, tant que l’Homme vit une conscience sociale ou tant que l’Homme vit une conscience par rapport à la conscience sociale, il vit une expérience d’âme, donc souvent dans le monde, ces gens qui ont une grande sensibilité vivent des expériences d’âme, alors que l’Homme conscient ne vit pas d’expériences d’âme, il vit de conscience créative, il vit du lien étroit avec son Esprit. Donc le danger de la spiritualisation, le danger original de la conscientisation chez l’Homme, c’est celui de perdre les pédales, c’est celui de s’imaginer qu’il a découvert un monde nouveau, c’est celui de s’imaginer qu’il a découvert que le monde n’est pas assez bon pour lui, c’est celui de s’imaginer que la Terre est pourrie, que tout ce qui est dans le monde est pourri. Et ça, c’est une illusion que l’astral essaiera de créer dans le mental de l'Homme pour le séparer de la société, pour l’empêcher d’aller voir les psychiatres s’il a besoin d’aide, pour l’empêcher d’aller voir les médecins s’il a besoin d’aide, pour finalement le récupérer lui, et l’amener à une forme d’aliénation et à une forme de perdition éventuelle. Et c’est ce qui se passe. Je rencontre beaucoup de gens qui se sont intéressés aux sciences ésotériques, aux sciences occultes, ou qui se sont lancés à tue-tête dans des mouvements collectifs de haute spiritualité, et qui se sont retrouvés des années après totalement sans fondation psychologique, sans fondation psychique, totalement à la merci de personnages, de sectes, de maîtres. L'Homme doit réellement faire attention dans la mesure où il se conscientise parce que l’équilibre en lui n’est dépendant que de lui. Je dis que nous avons besoin d’une science très avancée, très occultée, cette science est déjà en apparition dans le monde, nous devons regarder cette science, la regarder d’une façon intéressante, attentive, légère, mais nous ne pouvons pas nous permettre de mélanger trop de spiritualité avec cette science. Parce que la science de la psychologie supramentale ou la science de la conscience, ou le savoir de la conscience ou tout ce que l’Homme demain saura de l’universalité de son maître, c’est une science qui est tellement grande, que l’ego ne peut pas, pour la percevoir, pour y goûter, pour en bénéficier, laisser pénétrer en lui trop de courants astraux. Parce que l’astral travaille contre l’Homme, ce sont des forces extrêmement intelligentes, ce sont des forces qui font partie de la multidimensionalité de l’être, ce sont des mondes, ce sont des mondes vivants et éventuellement même la psychologie sera obligée de regarder dans ces mondes-là pour en arriver à comprendre réellement ce qui se passe derrière le subconscient de l’Homme. C’est un peu la réponse que je peux donner à votre question. BdM : Est-ce que j’ai répondu à votre question ? RG :
 Oui, j’espère… 
Et vingt minutes plus tard, si vous écoutez un petit peu le journal TV là, l’histoire de celui qui a décidé qu’il mourrait vite, il s’appelle Rushdie, les versets sataniques… BdM : Ah ! Oui… Oui, oui, oui. Cette situation, c’est une situation qui est très pénible pour l’individu, c’est une situation aussi qui est très pénible pour le peuple islamique, il faut être objectif ! Vous comprenez ? Vous comprenez comment la voix parle, hein ! C’est une situation pénible pour l’individu, l’occidental qui écrit, et c’est une situation qui est pénible pour le peuple islamique, le peuple islamique qui est plongé dans le mouvement extrêmement profond et souterrain de ses émotions spirituelles. Ce peuple-là souffre d’un mouvement littéraire tel que celui qui a été exprimé par ce jeune homme en Angleterre, donc la position d’un Homme qui est moindrement conscient face à un évènement comme celui-ci est quoi ? C’est une position qui l’amène à dire que l’évènement en lui-même, sur le plan de la politique mondiale, sur le plan de l’évolution politique de l’Islam est très important, évidemment. Mais vous ne pouvez pas demander à un Homme qui a une voix de prendre position pour l’un ou pour l’autre, parce qu’un Homme qui est moindrement conscient des forces de l’Islam aujourd’hui, qui est moindrement conscient de toute la révolution profonde qui se produit dans l’âme de cette collectivité et qui écrit un livre tel que celui qu’il a écrit, même s’il y a dans ce livre des aspects intéressants, doit réaliser que dans la mesure où tu parles, ou que tu utilises ta parole dans le monde à l’échelle publique, tu as la responsabilité des chocs que tu crées. Donc tu es responsable des chocs que tu reçois, ça c’est le côté en ce qui concerne l’individu, et en ce qui concerne le mouvement islamique ou toute cette fermentation dans le Moyen Orient, ça fait partie de la fin du cycle. Ça fait partie du besoin d’un grand nombre d’individus qui ont été plongés pendant des millénaires dans l’ascétisme désertique d’une religion profondément spirituelle et mystique et qui veulent retrouver les racines profondes d’une politique nationale, à la mesure de leur sensibilité mystique, eux aussi ont le droit à leur propre vision. Mais c’est à eux de découvrir si la vision qu’ils possèdent est une vision élevée de l’Esprit ou si c’est une vision qui résulte d’une forme quelconque de manipulation astrale. Mais ça, ça fait partie de l’âme et de l’Esprit de chacun, donc dans le mouvement de cette expérience, de cet évènement dans le monde, nous verrons avec le temps les conclusions, les chocs, les résultantes, ça fait partie du temps dans lequel nous vivons. Moi je suis allé dans les Pays D’Arabie dernièrement, j’ai rencontré à Skoura, des Arabes, des êtres, des Hommes islamistes, et j’ai eu des conversations absolument intéressantes avec un de ces bonshommes, mais pourquoi il me fût facile de parler avec ces individus qui sont extrêmement enracinés dans le logos de leur religion ? C’est parce que je n’ai pas essayé de pénétrer leur conscience en utilisant l’attaque que l’ego utilise en général pour faire valoir un point. Je suis simplement entré dans leur Esprit en utilisant le mouvement circulaire qui va lentement vers le centre, autrement dit, j’ai pénétré dans la conscience de cet individu pour m’apercevoir, comme lui pouvait s’apercevoir, qu'en tant qu’islamique ou en tant qu’homme occidental tel que je suis, il y avait une conscience universelle ! Mais pour en arriver à expliquer à un islamique des aspects d’une doctrine, il faut avoir une voix qui porte très doucement dans la profondeur très vaste de son être qui doit être totalement respecté. Parler avec ces êtres, ce n’est pas comme parler avec les étudiants de la Province de Québec, donc nous devons utiliser avec l’évolution de la conscience une voix qui est de plus en plus prépersonnelle, et une voix prépersonnelle c’est une voix qui pénètre la conscience, ce n’est jamais une voix qui choque la conscience. Elle peut créer de la coloration qui crée des semblants de chocs dans un certain humour, dans une certaine utilisation de mots, mais ça, c’est simplement pour créer une vibration, pour détendre l’Esprit. Mais la voix elle-même lorsqu’elle fait son travail de pénétration dans la conscience de l’Homme, qu’elle s’adresse à un Chinois, qu’elle s’adresse à un Bouddhiste, qu’elle s’adresse à un Américain ou un Russe, ou un Homme qui vient de l’Islam ou un Berbère qui vient de Skoura, cette voix doit toujours être pénétrante, jamais agressive, toujours parfaitement patiente. Et j’ai été tellement patient avec ces gens quand j’étais là-bas que, quand je suis revenu au Portugal j’étais totalement malade, donc… Mais ma femme en est le témoin, ma fille aussi, j’ai dû supporter l’inconscience des gens dans les kiosques, dans les souks, à un tel point que j’en ai développé des spasmes qui m’ont forcé à retourner à Lisbonne. Mais dans ce processus de patience, et de patience, et de patience, dans cette capacité de dire au guide qui venait, Mustapha : “écoute Mustapha, je t’engage pour la semaine, mais si je ne te vois pas demain, je prends un autre guide et ensuite je le renvoie, et je te reprends le lendemain”, pour faire comprendre à Mustapha que je l’engage, mais je l’engagerai tout le temps. La journée après, je le réengage, mais s’il n’est pas là, je vais engager un autre guide. Parce que j’ai eu besoin d’un autre guide, mais lorsque je rencontre Mustapha deux jours plus tard, il me dit : “pourquoi tu as engagé un autre guide, tu as fait de la peine à mon esprit”... J’ai dit : “je n’ai pas fait de la peine à ton esprit, je n’ai pas voulu faire de peine à ton esprit, j’ai voulu simplement me donner l’occasion d’avoir un autre guide avant que toi, tu reviennes”… Alors Mustapha a dit : “c’est bien alors, tu es gentil”, et ensuite, l’autre guide que j’avais engagé me dit : “mais pourquoi tu me laisses pour Mustapha”... Et je dis : “viens, je vais te prendre avec Mustapha”… Donc j’ai eu deux guides, donc ça m’a coûté deux fois plus cher que ça m’aurait coûté originellement, donc j’avais deux guides, mais vous allez me dire : “mais pourquoi deux guides”... Mais j’avais deux fois plus de protection dans le souk ! Donc personne ne me harcelait avec deux guides et j’ai continué comme cela toute la semaine, et finalement j’avais cinq guides dans le souk (rires du public). Parce que ces gens-là ne comprennent pas la mentalité occidentale, donc c’est à l’occidental de comprendre la mentalité du peuple qui est hôte du peuple qui le reçoit. Si vous n’êtes pas capables de faire ça, vous ne pouvez pas finalement en arriver à travers le mouvement des évènements à rencontrer ces autres gens que j’ai rencontrés à Skoura qui, maintenant, sont intéressés à traduire mon livre ! (rires du public.) Vous vous imaginez ? Un Arabe qui veut traduire le livre de Bernard de Montréal ? C’est un tour de force ! Donc c’est très intéressant comment ça fonctionne la voix. Apprenez donc quand vous parlez, et je vais vous donner une chose, une clé : quand vous parlez, ne cherchez jamais à avoir raison, occupez-vous simplement de parler… RG :
 Là, attention, parce que l’Arabe il a besoin de ne pas s’appeler Dierush, (Rushdie…) Celui qui va profaner l’Islam en traduisant le livre de Bernard de Montréal en Arabe, là, il va se faire courir après ! BdM : Non, parce que mon livre est un livre qui n’attaque pas, c’est un livre qui explique les choses, et c’est un type qui a une grande sensibilité. 
On est extrêmement polarisé dans nos émotions face à des peuples que nous ne comprenons pas ou dont nous ne comprenons pas la langue, et pourtant quand je suis allé à Skoura, à Skoura et… Ou à Aït Ben Haddou, j’ai rencontré un Touareg et il m’a demandé si je voulais bien lui montrer ma main. Donc il a regardé ma main, et quand il a regardé ma main il a baissé la tête en signe de respect vis-à-vis de ma personne, donc vous avez dans le monde de l’Homme, vous avez dans ces peuples que nous considérons souvent au-dessous de notre cheville, vous avez des individus d’une grande sensibilité. Et si nous avons de l’Esprit, nous pouvons bénéficier d’un rapport étroit avec ces Hommes, ces Hommes qui nous semblent étranges dans leurs comportements, étranges dans leur langage, mais qui sont réellement universels dans leur Esprit, dans la mesure où nous sommes universels dans notre propre Esprit, ce qui nous permet d’établir avec eux des liens universels entre les Hommes. RG :
 En parlant d’actualité, ici au Québec, pendant que tu étais là-bas, il y a eu un sondage en Amérique du Nord et on a découvert que des Québécois, les jeunes adolescents Québécois sont les plus tolérants sur les niveaux religieux, sexuels et tout le reste, ce sont les plus ouverts. Alors que le même sondage qui a été fait dans des zones anglophones, oh ! Il ne fallait pas leur parler de certains sujets ou leur poser des questions, ils étaient tout insultés de ça, alors qu’ici, ils sont très tolérants vis-à-vis de l’homosexualité, très compréhensifs vis-à-vis de l’utilisation des condoms (préservatifs), très très ouverts, tout… Il n’y a pas autant de barrières que… Est-ce un signe ? BdM : Le peuple québécois, la conscience québécoise, c’est une très grande conscience, le peuple québécois c’est un grand peuple, le problème avec le peuple québécois c’est qu’il ne sait pas qu’il a de la grandeur, il commence un petit peu à tâtonner, à sentir. Mais le peuple québécois, c’est un peuple qui a une très grande conscience, une très grande sensibilité, et qui au vingt-et-unième siècle sera de plus en plus considéré comme une grande étendue d’individus. 
C’est un grand peuple, le peuple québécois. RG :
 Mais comment réagir quand on est branché sur les émigrants qui arrivent ? BdM : Je vais simplement ajouter une chose à cette qualification. Le problème avec le peuple québécois, c’est qu’il vit, il s’exprime à travers un langage bâtard et quand vous allez dans des pays qui ne nous connaissent pas... J’ai eu l’expérience dernièrement lorsque je suis allé à Haïti, où il y avait justement deux Québécois qui travaillent pour l’Hydro-Québec, et que vous entendez ces gens dirent : “ah, ben, câlisse là, mets-là la bière, tabarnak là”... (rires du public). Oubliez le fait que les gens ne savent pas ce que ça veut dire : “câlisse, tabarnak” (jurons québécois) (rires du public). Mais simplement dans la vibration… Il y a une vibration qui se dégage parce que le peuple québécois, c’est un peuple qui vit ou qui connaît une violence cachée, non manifeste, nous sommes des êtres violents, et la violence de notre être se répercute dans notre langage. Le langage est très coloré, il est très intéressant pour nous, mais nous devons l’utiliser de façon suffisamment sensible pour que la violence ne passe pas à travers le langage, pour qu’il ne reste que la coloration du langage, et si on me demandait quelle est l’objection que vous faites au langage québécois ou à la conscience québécoise, surtout à la conscience québécoise qui va dans le monde, c’est ce langage coloré, mais trop violent que nous utilisons dans le monde. Pourquoi ? Parce que nous avons un complexe national d’insécurité psychologique ! Nous avons une infériorité psychologique, et cette infériorité psychologique, elle se démasque dans le langage, et ceci n’est pas bon pour les relations interculturelles. C’est pour cela que nous avons besoin dans nos écoles, dans nos institutions académiques, nous avons besoin de développer une conscience de notre langage, pour que nous puissions de temps à autre parler comme du monde, et de temps à autre nous laisser aller dans notre langage coloré entre nous. Moi aussi je l’ai fait, je l’ai déjà fait à la télévision, je l’ai fait déjà avec Glenn, j’ai déjà utilisé ce langage purement québécois pour faire passer une vibration, pour créer un choc dans la forme. Mais je ne peux pas passer mon temps dans le monde à parler avec un langage aussi violent, donc je dois raffiner un peu mon langage, pour que la parole soit plus accessible et plus plaisante à l’oreille. Et le Québécois a besoin de prendre conscience de ceci, s’il ne veut pas créer dans les autres pays cette réaction. Vous savez qu’à Mexico, à Puerto Vallarta, c’est marqué dans certains restaurants ou à la porte de certains restaurants : Nous ne servons pas “los tabernacos” ! (rires du public) C’est ridicule ! Et vous savez très bien parce que vous avez voyagé un peu, parce que les Québécois voyagent beaucoup, vous savez très bien comment certains de nos concitoyens vivent leurs vacances… Moi je suis Québécois, je suis content de vivre au Québec, mais quand je vais à l’extérieur du Québec je suis content de ne pas connaitre des Québécois… (rires du public). Il y a quelqu’un qui m’a dit dernièrement : “vous n’êtes pas… vous n’avez pas l’accent québécois”… J’ai dit : “je suis Québécois, je l’ai, câlisse, l’accent québécois”... Mais je ne l’utilise pas toujours. Ça va loin la conscience ! Ça va même jusque dans la conscience de la langue, dans la conscience du langage, comment on parle… Donc ça fait partie du phénomène de la voix ! Vous pouvez dire des choses à des gens avec une voix qu’ils prendront, et vous pouvez dire des choses à des gens avec une autre voix qu’ils ne prendront pas, donc il faut que la voix soit consistante, et plus l’Homme aura une conscience mentale plus elle sera consistante. Mais si nous n’avions pas la coloration québécoise dans notre langage, nous ne pourrions pas, au Québec, faire passer le message avec autant de force que nous pouvons le faire. Parce qu’il y a des moments où la conscience publique a besoin d’être éveillée, a besoin d’être piquée ! Et qu’est-ce qu’il y a de plus efficace qu’une bonne bourrade québécoise ! Mais si nous allons dans nos grands termes français, à ce moment-là, ça ne passe pas, il y a une grande différence comme je l’ai déjà dit entre : “ah, ben, merde” et “Câlisse”. “Câlisse” ça passe, ça traverse, ça fait vibrer le plexus solaire ! “Merde”, ça ne fait qu’insulter l’autre ! C’est extraordinaire le langage québécois, mais il ne faut pas que nous soyons prisonniers de notre langage, il faut que nous puissions l’utiliser d’une façon créative pour donner à la voix la juste note dont elle a besoin pour faire passer son message… RG :
 Bernard, en Europe il y a un regain du mouvement néo-nazi, à cause justement de l’infiltration de gens de plus en plus nombreux, qui viennent d’autres pays, entre autres du Maghreb, des musulmans, et ici au Québec on commence à s’apercevoir que si on ne remonte pas le défi de la dénatalité, si on ne fait pas beaucoup de petits, avant longtemps il va y avoir plus d’étrangers au Québec que de Québécois… Alors comment réagir devant cette marée d’étrangers qui arrivent avec leurs croyances, leurs mentalités, et puis ils profitent surtout du système social, unique au monde, avec toutes les protections médicales, avec toutes les protections sociales, avec toute la sécurité sociale qu’on a ici au Québec, ils viennent carrément comme des parasites, abuser de notre niveau de conscience sociale que nous avons ici et qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. BdM : Bon. Je vais vous dire une chose, les gouvernements ont la responsabilité de faire des lois et de les bien faire. Si nous parlons des lois d’immigration, l’immigration c’est extrêmement important pour le maintien de l’équilibre des forces sociales dans une nation. Donc les gouvernements ont la responsabilité de faire des lois qui soient réellement intelligentes. Mais nous vivons dans des pays démocratiques et nous sommes tous souffrants d’un même mal, c’est qu'il y a trop de gens qui affichent des positions de trop grand libéralisme, c’est le libéralisme à outrance qui va faire en sorte que les gouvernements ne pourront pas travailler, le libéralisme à outrance va lier les mains des gouvernements, va lier les mains des agences. Si le peuple ou les peuples, ou les nations veulent protéger leur patrimoine, si ces peuples veulent faire venir des gens de l’extérieur qui peuvent amener quelque chose, additionner quelque chose dans leur patrimoine, ces peuples-là ont besoin de prendre conscience que le mouvement à outrance du libéralisme qui existe dans le monde occidental, doit éventuellement commencer à s’équilibrer. C’est très bien ça d’être étudiant à l’Université, être jeune et pendre les pancartes… Coupure enregistrement - Reprise de l’enregistrement en cours… BdM : (…) Servent à ouvrir l’esprit des nations libérales, mais à ne pas lier les nations libérales à travers des activités légales qui les condamnent à recevoir des gens qui dans un ordre réellement intelligemment régi, ne se produirait pas. Nous avons besoin au Canada de main d’œuvre, nous n’avons pas beaucoup de population, c’est un peuple qui est en expansion, c’est une nation qui est ouverte, mais nous devons prendre conscience du besoin de légiférer intelligemment nos frontières. Si nous ne le faisons pas aujourd’hui nous serons obligés de le faire dans dix ans, les Anglais le réalisent aujourd’hui, la France le réalise aujourd’hui, mais dans ce mouvement de légifération, nous devons prendre conscience des convenances internationales, des ententes internationales, et c’est au peuple, aux lois, aux gouvernements de s’assurer que les gens qui viennent vers eux, sont des gens qui sont honnêtes, sont des gens qui veulent travailler, sont des gens qui viennent pour des raisons intelligentes et créatives et qui peuvent servir à l’évolution de la nation. Aujourd’hui avec la technologie, l’informatique, les cerveaux électroniques, ils ont à la pointe de leurs doigts l’information ! Qu’ils s’en servent ! Mais ce ne sont pas les gouvernements que je blâme en ce qui concerne ceci, ce sont les masses humaines et les opinons politiques locales. Il y a trop d’organisations, nous avons ça aux États-Unis, il y a des milliers et des milliers d’organisations, le gouvernement prend une position, il y a une organisation qui se lève contre ! Le gouvernement prend une autre position il y a une autre organisation qui se lève contre ! Regardez ce qui se passe au niveau de l’avortement, comment voulez-vous que le gouvernement prenne une position lorsque vous avez constamment des groupes qui s’affrontent et qui lient le gouvernement dans sa prise de position ! Donc si nous regardons la situation de l’émigration d’un point de vue de conscience créative, nous disons : les gouvernements ont leur tâche, les gouvernements sont conscients de leurs tâches, et ce sont les masses mal informées, mal politisées, qui lient les mains du gouvernement. Donc au lieu de vous promener avec vos pancartes et au lieu de faire du brouhaha devant le gouvernement, essayez de réellement comprendre la situation. Essayez de réaliser qu’il y a des millions et des millions d’êtres qui sont prêts à venir, à Montréal, à Québec, à Toronto, essayez de réaliser que si ces êtres veulent venir ici, il faut qu’il y ait des infrastructures qui puissent les prendre, essayez de réaliser que si ces êtres viennent ici, qu’ils ne peuvent pas simplement bénéficier de nos supports sociaux parce que c’est nous qui allons payer les taxes ! Donc nous ne pouvons pas simplement traiter le problème de l’émigration avec la voie du cœur, nous devons aussi le traiter avec la voie de l’Intelligence. Et si nos ne faisons pas ça, si nous n’avons pas la volonté de réellement mettre le pied lorsqu’il doit être mis, nous paierons le prix, et jusqu’ici toutes les nations occidentales ont payé le prix. Il n’y a pas eu de pays qui s’est réellement soulevé ou qui a pris une position rigide dans ce domaine, excepté les Américains, les Américains sont un peuple assez intéressant, lorsqu’il en ont plein le cul, ils en ont plein le cul, excusez l’expression québécoise. Donc en français, j’aurais dit : “lorsqu’ils en ont plein le nez, ils en ont plein le nez”. Et ensuite une fois que les Américains ont fait leur mouvement, ah là, les petits Canadiens font le mouvement ! Pourquoi est-ce que nous, nous ne ferions pas le mouvement ! Pourquoi ne ferions-nous pas le mouvement comme les Néo-zélandais l’ont fait, le mouvement, sur le plan des explosions atomiques dans le Pacifique ! Nous n’avons pas de colonne, et pourtant nous devrions avoir de la colonne parce qu’au Québec nous représentons une entité collective qui a suffisamment de conscience sociale pour prendre conscience de son bien-être ! Mais d’un autre côté si nous nous laissons idéaliser, si nous nous laissons idéologiser par des maîtres chanteurs qui se promènent avec des pancartes et qui n’ont pas l’expérience des problèmes que peuvent engendrer une légifération de migration mal faite, malsaine, c’est nous qui payons le prix. Il ne s’agit pas d’empêcher les gens de l’extérieur de venir dans nos pays et d’ajouter à notre population, il s’agit de nous assurer que les gens qui viennent de l’extérieur servent les intérêts de la nation, pour que la nation puisse bien les servir à leur tour. C’est ça de la politique créative ! RG :
 Avez-vous d’autres questions ? Ah ! Ben, il est déjà onze heures…. Une dernière question.
 Qui a claqué des doigts ? Oui, vas-y. RG : 
La question est sur l’avortement. BdM : Je ne peux pas en public répondre, donner ma position sur l’avortement, mais pour le public, je peux dire que l’avortement, si j’étais un être public, une personne publique, je dirais que l’avortement est une situation, une expérience qui est directement attaché à l’état émotif et spirituel de la personne, donc il y a des gens qui verront dans l’avortement un aspect négatif, il y a des gens qui verront dans l’avortement un aspect positif sur le plan social. Donc le problème de l’avortement, c’est un problème de philosophie spirituelle, personnel. Moi je ne peux pas donner mon opinion personnel sur l’avortement parce que ce n’est pas bien que je le fasse. Le problème de l’avortement ça fait partie des problèmes d’ordres sociaux que vivent et que connaissent aujourd’hui les nations en général, et surtout les nations qui sont extrêmement proches d’une certaine morale chrétienne. Ça fait partie de l’expérience politique des peuples, ça fait partie (coupure de l’enregistrement…) (…) Quand l'Homme sera conscient, quand il aura sa propre identité, il prendra sa position par rapport à l’avortement, ou il prendra sa position par rapport à l’euthanasie, parce qu’il n’aura pas d’émotions dans le mental pour barrer ou pour l’empêcher de voir clair dans cette condition. Mais d’ici là, l’avortement, l’euthanasie et toutes ces choses, ça fait partie de la problématique psychologique de l’ego face à la philosophie de la valeur de la forme, ça fait partie des problèmes avec lesquels doivent traiter les gouvernements. Si les gouvernements ne veulent pas prendre de position d’une façon autonome ou unilatérale sur l’avortement, qu’il fassent un référendum. Autrement dit, si t’as le référendum, si 70 % de la population dit pour et 30 % dit contre ou moins, là on ne pourra pas dire que le gouvernement était dans une position ou dans une autre, ou que le gouvernement a une position plus religieuse ou moins religieuse, qu’ils fassent des référendums ! Pourquoi les gouvernements ne font pas de référendums ? Parce qu’ils ont la vanité de croire que c’est à eux le rôle de légiférer. Effectivement ils ont la fonction de légiférer, mais il y a des cas, il y a des nœuds dans l’expérience de l’Homme, où les gouvernements ont beaucoup de difficulté à légiférer parce que s’ils légifèrent dans une condition, ils vont soulever une autre condition contre elle. Donc qu’ils aillent à la population et selon la maturité de la population, selon l’état psychologique de la population, elle prendra un oui ou un non, le gouvernement péquiste l’a fait sur le plan du référendum on est allé vers la population, et on a dit : “estce que les Québécois veulent aller pour un oui ou pour un non”... Et la population a donné sa réponse et ça en a été fini pour ce temps-là. C’est la même chose pour l’avortement ou d’autres questions qui sont d’ordre moral, qui sont très difficiles à trancher, dans la mesure où l’Homme est inconscient des lois de l'Esprit, des lois de la matière, ou de la valeur de la vie sur le plan biologique avant la gestation. Il s’agit d’avoir… Il faut que l’Homme ait une conscience occulte pour comprendre la valeur du fœtus avant la gestation. Mais ça, pour l’avoir cette réponse-là, il faut être en contact avec les plans qui puissent l’instruire de cette science, à ce moment-là l’Homme est libre sur le plan moral de la question, mais tant que l’Homme ne sera pas conscient, ces questions viendront et feront partie de la lutte incessante qui existe entre différentes idéologies, entre différentes valeurs sociales, morales. Mais moi, en tant que personne, en tant que personne occulte ou initiée, je ne peux pas dans le public faire connaître ma réponse. RG : Pourquoi ? 
Parce que c’est peut être ça, la question de monsieur, il aurait voulu savoir derrière… BdM : Je ne peux pas le faire, parce que des gens diront : “Bernard de Montréal dit ça, eh bien, on fait ça”, donc ce n’est pas bon, et je peux même aller contre cette intervention, je peux dire, par exemple, que si le Vatican, si l’Église dans certains pays, je ne dis pas au Québec, mais je dis dans certains pays l’Amérique du Sud, l’Afrique, si l’Église légiférait pour l’avortement, il y aurait énormément de meurtres. Il y aurait énormément d’éliminations d’enfants, de fœtus, parce que les gens sont pauvres, les gens sont dans la misère, les gens n’ont pas besoin de cet autre enfant, donc l’Église en tant que consensus mondial, en tant qu’autorité mondiale, lorsqu’elle légifère contre l’avortement, sur le plan de l’équilibre psychosociologique, elle a raison. Mais sur le plan interne, mental, occulte de la nature de la vie à travers le fœtus qui n’est pas rendu à l’expression biologique astralisante, c’est à dire respirante, je ne peux pas répondre. Mais si un prêtre ou bien l’Église me demandait : “est-ce que vous croyez que c’est une bonne idée qu’on ait légiféré contre l’avortement”... Je dirais : “dans les pays d’Amérique du Sud, dans les pays qui sont extrêmement sous-développés, je dirais, oui”. Et si on me demandait : “est-ce que c’est bon au Canada ou au Québec, dans un pays plus civilisé, qu’on légifère contre l’avortement”... Je dirais : “à ce moment-là, vous retardez l’évolution psychologique des masses ou des individus”, donc à ce moment-là, l’Église pourrait dire : “eh bien, on est obligé de prendre une position universelle, on ne peut légiférer pour l’Amérique du Sud et légiférer pour le Québec”. Et je dirais : “effectivement, vous ne pouvez pas le faire, donc légiférez pour la planète”, et que les gens qui font partie des civilisations ou des peuples plus avancés, plus libres, plus philosophiques, plus avancés dans leur mental, que ces gens-là puissent prendre leurs décisions, si capables ils sont ! S’ils ne sont pas capables et qu’ils sont obligés de se laisser leurrer, influencer par des groupes de pression, ça fait partie de leur expérience, mais il y aura des gens capables de prendre leur propre position par rapport à l’avortement, et ils le feront dans le silence de leur expérience, ils le feront dans le silence de leur propre conscience, mais ils le feront parce que déjà, ça a été fait. RG :
 Dans ces pays sous-développés, les gens manquent de nourriture, et une des techniques idéales : c’est en étant catholique, ils peuvent aller à la messe deux trois, quatre, cinq fois par jour en changeant de chapelle pour avoir des communions deux, trois, quatre, cinq fois par jour, afin qu’ils mangent un p’tit peu… BdM : Vous savez, je vais vous dire quelque chose, monsieur Glenn, ça va vous prendre dix ans avant d’en arriver à avoir une maturité mentale suffisamment, suffisamment grande… (rires du public). RG :
 Aiguisée…. BdM : Aiguisée, pour pouvoir réellement servir le peuple, les masses, la science. Dix ans… RG : 
C’est pas si pire ! c’est pas si pire ! Avant l’an 2000… BdM : Je ne vous dis pas ça, je ne vous dis pas ceci pour vous insulter parce que j’ai beaucoup de respect pour vous, je vous dis ceci simplement pour vous faire réaliser que, pour en arriver à avoir une voix, à bénéficier d’une voix, et à faire bénéficier des milliers de personnes d’une voix, il faut avoir une très grande patience dans le mental. Il faut avoir une très grande objectivité dans le mental et il faut réaliser que lorsque nous disons des choses, nous devons dire des choses non pas simplement pour faire rire ou pour créer l’impression, mais pour faire réfléchir l’Homme d’une façon sérieuse sur des choses qui sont, en fait, extrêmement sérieuses parce qu’elles sont extrêmement profondes. Moi je vous respecte parce que vous avez la sensibilité d’aller plus loin que les gens en général, mais je vous respecterai encore plus lorsque, dans dix ans d’ici, vous aurez réellement atteint l’âge d’une grande raison. RG : 
Mais j’espère, j’espère ne jamais me prendre au sérieux. BdM : Non, effectivement ça c’est une qualité que je vous donne, vous ne vous prenez pas au sérieux, mais le problème c’est que…. RG : 
Et le public aussi ne doit pas prendre au sérieux… BdM : Non. Effectivement, le public ne doit pas prendre au sérieux les choses, mais il y a des gens dans le public qui ont tendance à prendre les choses au sérieux. C’est très difficile pour le public de réaliser qu’il existe entre vous et moi une sorte de complicité intelligente, une sorte de complicité dans le travail, une sorte de capacité de mélanger nos deux êtres ensemble pour créer un produit qui soit bénéfique au monde. Il y a des gens qui sont extrêmement naïfs, il y a des gens qui sont extrêmement spirituels, il y a des gens qui ne sont pas capables de voir à travers vos “innuendoes” (insinuations) humoristiques, quelque chose qui est simplement une vibration pour faire rire le monde, il y a des gens qui prennent les choses au sérieux, et ce sont ces gens-là qu’il faut protéger. Donc moi je vous dis qu’au cours des dix prochaines années, surtout si vous continuez à travailler avec moi, vous allez être amené petit à petit à développer une sorte de sérieux léger, une sorte d’humour créatif, et non pas simplement un humour pour un humour. RG :
 Mais, Bernard, moi je n’ai jamais prétendu travailler avec Bernard… BdM :
 Oui, mais… RG :
 Pas plus qu’avec un autre invité que je reçois, je le dis même à tout le monde, je n’ai jamais eu …. BdM : Effectivement… RG : Et si on n’est pas venu sur la Terre pour s’amuser, ce serait bien triste ! BdM : Oui, effectivement, vous vous amusez, mais moi je ne m’amuse pas, moi je travaille en m’amusant, donc c’est ça la différence. (rires du public et applaudissements). [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]

Transcription audio intégrale de la conférence de Bernard de Montréal –  instruction originale

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RG062C Involution vs évolution – mini séminaire (partie 3)

Bernard de Montréal | Entretiens avec Richard Glenn

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RG062C involution vs évolution – mini seminaire (partie 3)

Reprise en cours d’enregistrement 62 C :

BdM : (…) Tu deviendras communiquant… Hé, Richard Glenn, comment ça va ? Il va se passer telle affaire cet après midi, alors automatiquement, toi en tant que JE, tu commenceras à vivre la conversion psychologique du JE en TU, donc tu t’apercevras que tu n’as pas le même JE que tu avais hier, que tu es rendu à fonctionner au niveau du TU, que tu es rendu à avoir de la pensée qui te tutoie… Et l’Homme est protégé contre ça par sa psychologie, par son équilibre psychologique, par le travail, par son attention au monde matériel.

Mais si l’Homme n’était pas protégé contre ça, il serait vampirisé par l’astral et c’est ce qui se passe aujourd’hui, il y a de plus en plus de monde, de gens, d’individus dans le monde, qui commencent à en vivre de drôles de pensées, puis qui commencent à vivre la transformation du JE en TU, et puis qui commencent à se poser des questions. Autrement dit, l’Homme inconscient involutif de la cinquième race-racine, de la quatrième race-racine, c’est un être habité. Pourquoi il est habité ? Parce que pour le développement de l’ego sur une planète expérimentale, ça nécessite un certain niveau de pensée accolé à un certain niveau d’expérience que seul l’Homme possède.

Et pour que l’Homme en arrive à pouvoir bénéficier d’un niveau de pensée qui n’est pas basé sur l’expérience, autrement dit qui n’est pas relié à des mondes habités par des Intelligences qui ont eu une expérience dans la matière, il faut que l’Homme ait un mental supérieur, c’est-à-dire qu’il faut que la conscience de son soi soit élevée en vibration, autrement dit que la nature de sa pensée soit élevée en conscience, après ça il n’y a plus de danger ! Là, à ce moment-là, l’Homme peut être en contact direct avec sa source, son double, appelle ça comme tu veux et vivre une conscience mentale créative, non basée sur l’expérience, c’est ça l’évolution future.

Aujourd’hui nous sommes à un point où les sphères, les plans invisibles sont dans une situation de lutte pour le contrôle de l’Esprit de l’Homme. Parce que c’est connu dans les mondes parallèles qui ont des longueurs de temps beaucoup plus vaste que le nôtre et beaucoup plus de connaissances au niveau de l’évolution que nous autres, que l’Homme est en train de passer d’une conscience involutive expérimentale à une conscience évolutive créative.

Donc sur les autres plans, les forces psychiques sont en train de réaliser qu’elles perdent petit à petit le contrôle de l’Homme. Et des Hommes comme moi, par exemple, sont pour ces Intelligences-là une menace parce qu’elles savent qu’un Homme qui a une conscience intégrée ne peut plus être influencé par l’astral et que le mot ou la parole au cours de l’évolution, ça change la conscience des masses.

Donc plus le temps passe, plus on avance, et puis on va le voir au cours des années, plus on va voir de la possession chez les Hommes, on va le voir dans des actes antisociaux, des actes d’aliénation partout, en Europe, au Canada, parce que ça fait partie de la fin d’un cycle. Pourquoi ? Parce que l’Homme n’a pas été éduqué au cours de l’involution à connaître la nature du plan astral.

RG :
 Le channeling…

BdM :
 Pardon ?

RG :
 Le channeling dans tout ça ?

BdM : Le channeling c’est l’expression, c’est la situation parfaite. Comment est-ce que tu veux qu’une personne d’une salle, comme on trouve dans le public là, qui va voir quelqu’un qui fait du channeling, comment est-ce que tu veux que ces gens-là puissent exposer, pas la personne elle-même parce que le channel lui, c’est un individu qui vit une expérience, mais l’entité dedans, comment est-ce que tu veux qu’un être qui n’est pas dans sa conscience créative, qui ne sait pas ce qui se passe dans l’invisible, puisse mettre en “check” ces entités là !

Alors qu’est-ce qui arrive ? C’est que les gens qui vont dans ces forums-là ou dans ces expériences là, (j’ai un de mes chums qui est en Californie, à qui il en est arrivée une), comment tu veux que ces gens-là, soient capables de mettre en “check” une entité ?! Ils n’en sont pas capables, pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas ce qui se passe !

Pour pouvoir mettre en “check” une entité dans l’astral, à quelque niveau qu’elle soit, il faut que tu aies un contact avec ton double, il faut que tu aies un contact avec ta source. Si tu as un contact avec ta source, à ce moment-là tu sais exactement ce qui se passe sur le plan astral. À ce moment-là tu peux mettre un “check”. Tu peux empêcher à une personne de vivre une possession, qui peut être extrêmement et délibérément intelligente, pourquoi ? Pour empoisonner l’Homme et faire croire à l’Homme sur la Terre telle affaire ou telle affaire ou telle affaire !

RG :
 À propos de cette fusion avec le double… 
Tantôt dans ton bout du V (relatif au dessin de BdM), c’était 1969, c’est l’année où toi, tu as eu ton contact, mais 
tout le monde qui est assis ici, on voudrait bien savoir la recette…

BdM : 1969 là, c’est une année universelle sur la planète, ce n’est pas parce que moi j’ai vécu mon contact en 1969, que 1969 est important ! 1969 est important parce que le contact s’est fait sur la Terre ! Moi j’en suis un, puis il y en a d’autres à différents niveaux, c’est pour cette raison là que 69 est important.

RG :
 C’est aussi l’année ou l’être humain à mis le pied sur la Lune…

BdM : “Whatever”. Ça, c’est ton décodage, ça… ! (rires du public). J’ai rien contre ça et puis je suis capable de regarder là-dedans et puis…

RG :
 Tout le monde ici, on voudrait bien peut-être avoir le contact, comme toi tu l’as eu…

BdM : Ça fait partie de l’évolution ! Il faut que la science de l’Homme soit connue, il faut qu’il y ait des conférences qui soient données, il faut qu’il y ait des gens qui écrivent, il faut qu’il y ait des gens qui parlent, il faut que la science de ça soit connue, ça commence à être connue…

RG :
 Oui, mais toi, tu n’étais pas allé à des conférences de Bernard de Montréal avant… (rires du public).

BdM : Non, non… Seulement que moi j’ai vécu une fusion, l’Homme n’a pas besoin de vivre de fusion, chacun a son expérience, moi j’ai vécu mon expérience, d’autres vont vivre leur expérience, mais il faut que… Moi dans mon expérience, ça m’a amené à quoi ? Ça m’a amené à faire ce que je fais, point final. Je fais ce que je fais, il y en a d’autres qui vont faire ce qu’ils vont faire… Tu comprends ?

RG :
 Donc il n’y a pas de recette universelle pour être…

BdM : Il n’y a pas de recette, c’est fini les recettes ! On n’est plus à l’age de la philosophie, c’est fini les recettes ! Comment est-ce que tu veux forcer ton double à venir en communication télépsychique avec ton ego ? Comment est-ce que tu veux forcer ta source à travers une recette, de venir en communication avec lui, c’est impossible ! L’avenir il vient d’en haut ! Aurobindo il le disait : “ça viendra d’en haut, ça

va venir d’en haut”. Seulement il y a un temps dans l’évolution où il y a des portes d’ouvertes, là il y en a qui sont ouvertes, on commence à en ouvrir petit à petit des portes.

Quand on dit par exemple… J’étais prêt à écrire un deuxième livre là, j’appelle ça de l’aliénation, les entités… Pas pour rien que j’utilise ce terme là… En voulant dire aux psychologues : dans vos théories psychologiques, dans votre regard sur la constitution psychique et psychologique de l’ego, et puis surtout quand vous allez à St Jean de Dieu (HP) et puis que vous rencontrez des aliénés, apprenez donc à regarder ce qu’il y a en arrière au lieu d’utiliser des concepts, des concepts pour “bracketer” (éluder), pour fermer votre accès à quelque chose qui est véritablement humain, essentiel et psychique.

Apprenez donc à communiquer avec cette affaire-là en arrière de lui que, lui en tant qu’aliéné, il n’en est pas capable, il y en a combien d’aliénés qui vont dire “j’entends des

voix”, “crisse”… Quand un aliéné dit qu’il entend une voix, il entend une voix ! Vous autres, un aliéné dit : “j’entends des voix,” vous : “c’est des hallucinations… On va te donner deux aspirines”… Une voix, c’est une voix ! “It’s coming from somewhere” (ça vient de quelque part) ! Elle rentre chez toi ! Une voix, ça vient de quelque part !

Bon, il y a des gens qui sont capables de repérer ça, de comprendre ça, de travailler avec çac et avec le temps l’Homme va être de plus en plus capable de délier avec ça. Puis on est rendu à un point, si la psychologie elle va avancer, elle ne peut pas se permettre de fermer les yeux ! Tu ne peux pas rester simplement au niveau médical, physique, chimique, c’est nécessaire, oui, mais il faut aller plus loin ! L’Homme ne peut pas se permettre au niveau mental, d’arrêter l’évolution de sa conscience et puis d’arrêter la progression de son savoir, et puis si on le fait, ben, on va demeurer des niaiseux et puis des poissons !

Mais je peux vous dire une chose, c’est que ce qui va se produire, c’est qu’il va se développer des sciences parallèles au niveau de la psychologie, au niveau de l’ésotérisme, des sciences très avancées, et ce sont dans ces courants-là que les gens un petit peu plus sensés, eux-mêmes iront chercher des réponses.

RG :
 Bernard, il y a une voix qui me dit : il faudrait faire une pause (rires du public).

Pendant la pause, vous savez qu’il y a le livre de Bernard qui s’appelle : La Genèse du Réel qui est disponible à l’arrière, il y a aussi un répertoire de cassettes de Bernard, on fait une bonne petite pause de 30 minutes et puis on se retrouve après.

RG :
 (Reprise). 
Habituellement ici à Québec, dans la deuxième partie de la soirée, des gens posent des questions, vous devez en avoir beaucoup des questions… Oui ?

Levez donc la main ceux qui ont des questions à poser à Bernard… Bon, alors oui… Alors l’idée, c’est qu’il faut éviter que dans votre question, ce soit vous qui fassiez un discours ou une conférence parce que moi, je pense à l’ensemble des gens qui veulent plutôt entendre Bernard, que d’entendre des questions…

Alors juste les question, bang, on continue. J’ai déjà ici une question qui a été écrite, j’ai, parmi les questions écrites encore… Mmummhhhh… Tu demanderas, personnellement, hein, t’as pas le don de la parole, je sais que tu voulais justement en parler du don de la parole, le sens de la voix, le phénomène de la voix. Est-ce qu’on peut s’engager là-dessus, Bernard, sur le phénomène de la voix ? Parce que le don de la parole vous l’avez, et puis on voit jusqu’à quel point la voix nous engage sur une voie… (rires du public). Je me retire…

BdM :
 Qu’est-ce que c’est la question ?

RG : Alors la question c’est : c’est quoi le sens de la voix ? 
Parce qu’à la dernière conférence qu’on a eue ensemble à Québec, ça s’est terminé sur les derniers mots làdessus… À part qu’après, vous nous aviez dit qu’on était des idiotes savantes ! (en prenant l’accent italien). Il avait dit ça, l’autre fois à la conférence ici à Québec. Mais après, vous avez dit aussi : on connaît le cerveau humain, on connaît les systèmes biologiques de l’être humain, puis on ne connaît même pas l’esprit qui entre dans l’être humain ! Et si on pouvait connaître scientifiquement l’importance de la voix, ce qu’est le phénomène de la voix ?

BdM : La voix… La voix dans le fond, c’est un phénomène spirite, c’est la façon à l’Esprit d’exprimer à travers l’âme pour le bénéfice de l’ego, ce qu’il doit savoir. Mais l’Homme aujourd’hui n’est pas suffisamment conscient pour bénéficier de sa voix. Un Homme qui est conscient, quand il parle, il apprend des choses. Plus l’Homme sera conscient, plus il réalisera que c’est à travers la voix ou sa voix qu’il apprend à reconnaître la dimension de son Esprit.

RG : 
On n’entend pas bien votre voix… (rires de BdM et du public)

BdM : Donc l’Homme n’aura pas besoin nécessairement de penser et d’aller dans l’intérieur de son mental pour savoir des choses, il pourra les parler. Mais pour que l’Homme puisse parler, pour qu’il puisse utiliser son verbe, le verbe, pour qu’il puisse bénéficier de ce qu’il sait, il faut que la voix soit ajustée à son mental supérieur et non pas ajustée à son intellect. Chez l’être humain, la voix est ajustée à l’intellect, elle est synchronisée à l’intellect, de sorte que tout ce qui passe par la voix réfléchit toujours des opinions, réfléchit toujours une mémoire subjective, réfléchit de l’émotion, réfléchit de la subjectivité, de sorte que l’Homme n’est pas capable de bénéficier de sa voix. Et si l’Homme lui-même, ne peut pas bénéficier de sa voix, comment voulez-vous que le public bénéficie de sa voix ?!

Lorsque l’Homme commencera à bénéficier de sa voix, lorsque sa voix sera devenue totalement objective, totalement libre de la conscience personnelle, totalement synchronisée à son Esprit, la voix deviendra un haut-parleur, elle deviendra le hautparleur de l’Esprit.

L’Homme sera le haut-parleur de l’Esprit et dans un même mouvement, l’Homme pourra entendre sa voix, réaliser des aspects de ce que l’Esprit ou son double ou sa source peut dire, veut dire, ou retient parce que, des fois, on dit des choses, en tout cas moi, je dis des choses et je voudrais en dire d’autres choses, mais je ne peux pas les dire, les autres choses… Donc ça reste dans le mental, je peux les dire plus tard dans d’autres occasions, et ça, ça fait partie de l’évolution de ce que la voix doit dire dans le monde parce que la voix ne peut pas, dans un temps, dire des choses qui devront être dites dans un autre temps.

Nous les Hommes, à cause de notre ego, à cause de la nature de notre ego, on voudrait tout dire dans un même temps. Mais si l’Homme est… Si la voix de l’Homme est synchronisée au plan mental, il ne peut pas faire ça, il y a des choses qui ne doivent pas être dites dans le monde parce que ce ne serait pas bon, par exemple, qu’elles soient entendues dans le monde, pourquoi ? Parce que les masses humaines ont une capacité de réceptivité et de compréhension de la voix qui est colorée par leurs émotions ou leur mémoire.

Par exemple : moi, j’aimerais beaucoup parler de la nature des races sur la Terre, la nature de la race humaine, la race noire, la race blanche, la race jaune et ainsi de suite… Mais je ne peux pas parler des races humaines sur la Terre dans le cadre de ce que la voix pourrait expliquer parce que les Hommes ne peuvent pas comprendre les lois cosmiques de l’évolution des races objectivement.

Si on parle des religions, c’est la même chose. Pour pouvoir parler des religions, il faut avoir une voix qui n’est aucunement subjective, une voix qui est suffisamment perfectionnée pour que les gens qui sont très enracinés dans les religions, qui ont besoin des religions encore, puissent être respectés dans leur droit de vivre les religions, et dans un même mouvement, dans un temps, amener ces gens-là, peut-être à voir un petit peu plus loin. Mais la voix a tendance à attaquer… L’Homme peut très très difficilement utiliser sa voix, surtout quand il s’agit de parler de sujets délicats d’ordre émotionnel, comme la religion par exemple, sans attaquer ou prendre position, la voix ne doit pas prendre position !

Si la voix ne prend pas position, à ce moment-là, c’est très facile de parler de religion ou de parler de politique ou de parler de ces choses qui en général polarisent l’Humanité. Mais il faut avoir une voix qui est synchronisée au mental, autrement dit une voix qui n’est pas l’expression d’un ego réfléchissant trop. Si l’ego est trop réfléchissant, il va polariser les valeurs de la forme qu’utilise la voix pour l’expression créative, donc à ce moment-là, la voix perd de sa créativité, et elle devient simplement un mouvement mécanique de la pensée humaine.

Pour que la voix soit utile à l’Homme, autrement dit pour que la voix puisse amener dans le monde une nouvelle science, que ce soit une science de la matière ou que ce soit une science de l’Esprit, il faut que les Hommes qui entendent la voix, les gouvernements, les institutions, les religieux, les Hommes de science, puissent sentir que la voix est prépersonnelle, que la voix n’est pas personnelle.

Une voix devient prépersonnelle quand l’ego n’est plus impliqué dans la valeur psychologique de la forme que la voix utilise pour exprimer ce qu’elle a à dire. Une voix devient prépersonnelle lorsque celui qui la parle est obligé d’entendre ce qu’il dit pour apprendre ce qu’elle dit aux autres et à lui-même. Un Homme ne peut pas parler simplement pour le monde. Quand il parle avec une voix qui est créative, il parle pour le monde et pour lui en même temps. Lui, il a le plaisir de parler et le monde a le plaisir de l’écouter. Ça, c’est la fonction créative de la voix. La fonction de la voix, ce n’est pas d’instruire simplement l’Homme dans le savoir ou dans la connaissance créative.

La fonction de la voix c’est de faire vibrer le mental supérieur de l’Homme, pour qu’il puisse finalement en arriver à réaliser que lui aussi a la voix qui peut l’amener avec le temps à exprimer créativement ce qu’il sait. Donc la fonction de la voix n’est pas une fonction didactique, la fonction de la voix n’est pas une fonction professorale. Un Homme qui a la voix ou qui a la parole, ne peut pas être professoral, il est simplement créatif. Être professoral ou être didactique, ça fait partie de l’actualisation du mental inférieur pour le bénéfice de l’ego et aussi de la société.

Mais l’actualisation de la voix dans le monde fait partie du mouvement créatif de l’Esprit à travers l’ego pour le mouvement de la conscience dans le monde, autant celui qui la parle, la voix, que celui qui l’écoute. Donc la voix en elle-même est totalement prépersonnelle. Un Homme qui parle ou qui a la voix, ou un Homme qui a une conscience créative, s’aperçoit que plus il parle, plus il apprend des choses. Un Homme qui parle et qui n’apprend rien, c’est un Homme qui perd la voix. Donc à ce moment-là, il développe simplement de la jasette, mais il n’a pas la parole.

Et les Hommes sur la Terre aujourd’hui n’ont pas la parole, l’Homme jase énormément à tous les niveaux de l’organisation sociale ou du mouvement de la voix inconsciente et mécanique, on peut le voir au niveau de la politique par exemple. Si l’Homme parlait au niveau de la politique, ce serait terrible les changements et les chocs qu’il créerait dans le monde !

C’est pour ça que les Hommes qui ont de la voix ne peuvent pas aller ouvertement dans le monde de la politique parce qu’ils mettraient leur vie en danger, à moins d’utiliser la voix sur une autre échelle de vibration pour que la voix elle-même entre dans des éthers de vie suffisamment avancés, pour que ces Hommes puissent utiliser des fonctions éthériques de leur cerveau pour l’actualisation dans le monde de ce qui doit être fait, ainsi de suite. Mais ça, ça fait partie du travail occulte des initiés.

Donc la voix conscientisée ou la voix créative, ou le verbe, je n’aime pas le mot “le verbe”, parce que le mot verbe a été utilisé dans le passé et puis il est devenu une expression trop spirituelle de ce que la voix doit être… La voix ce n’est pas une expression spirituelle de la conscience créative universelle, la voix c’est l’expression mentale du savoir universel. C’est très intéressant la voix parce que plus l’Homme entre dans la voix, plus il développe la voix, plus il s’aperçoit que la voix est en elle-même l’infinité.

La voix n’a jamais besoin de référent, la voix n’a jamais besoin de mémoire, la voix elle est créative, elle s’institue instantanément et elle crée instantanément. Donc un Homme qui a la voix ne peut pas avoir la voix simplement pour le monde, il a la voix aussi pour lui-même. Et ce qui est intéressant dans la voix, c’est que quand on a la voix, notre conscience change. Un Homme qui a la voix change automatiquement en conscience, vous ne pouvez pas parler créativement et ne pas changer votre conscience, c’est probablement dans ce sens là que l’Homme va apprendre à parler et va désapprendre à jaser.

En apprenant à parler, il va s’apercevoir petit à petit qu’il doit supporter ce qu’il sait, donc avec le temps sa voix va se raffermir, il y aura de moins en moins d’émotions dans la voix et il y aura de plus en plus de concentration dans le mental, et l’Homme en tant qu’ego s’inquiétera de moins en moins de ce que la voix va dire. La voix, ce qu’elle dit, ce n’est pas de ses affaires, c’est lui qui doit découvrir ce qu’il dit.

Sur le plan de la connaissance, on est bien plus intéressé à faire valoir ce qu’on sait en tant que connaissance, que ce qu’on sait en tant qu’être créateur. Tandis que sur le plan de la conscience, sur le plan du savoir, la voix prend elle-même son mouvement, elle crée elle-même son mouvement et elle laisse derrière elle l’ego. Donc elle crée un lien étroit entre le moi et l’Esprit.

Et un Homme qui voudrait utiliser sa voix d’une façon extrêmement occulte pourrait totalement dépersonnaliser son être et laisser lentement pénétrer son Esprit, et éventuellement s’il est capable de supporter la puissance de son Esprit à travers son mental, il pourrait avec le temps en arriver à modifier la matière, modifier les molécules de la matière. Mais ça, ça fait partie du processus créatif de la voix. Et ce processus créatif fait partie du mouvement de l’Esprit, et l’Homme en tant qu’ego ne peut pas l’accélérer. Donc la voix c’est le seul pont qui existe entre l’Homme et l’Esprit dans la mesure où il est capable de reconnaître, sur le plan mental de sa psychologie, l’exercice de l’Esprit à travers les formes mentales de son moi.

La voix est tellement importante que lorsque l’Homme aura réalisé qu’elle existe en lui, il n’aura plus besoin d’étudier pour savoir quoi que ce soit. La voix est à l’infinité ce que la réalisation primordiale de l’Esprit est à la compréhension infinie de la matière. Donc la voix est à la fois scientifique, philosophique, spirituelle, créative, absolue et sans retour. Un Homme qui a la voix ne peut plus penser à ce qu’il dit, et c’est le fait qu’il ne peut pas penser à ce qu’il dit qui lui permet de ne pas penser. Parce que ce qui fait qu’on pense, c’est parce qu’on a besoin de recollectionner ou de reprendre ce que l’on a dit.

Un Homme qui a la voix n’a pas besoin de rependre ce qu’il dit parce qu’il a simplement à reparler pour dire d’autres choses, donc le processus “infinité de la conscience” s’établit et l’Homme avec le temps s’habitue à ceci, et il s’aperçoit qu’il a de moins en moins besoin de penser pour savoir, et il a de plus en plus à parler pour dire ce qui doit être su de l’Homme ou à travers l’Homme ou pour l’Homme.

La voix, ça fait partie du mystère de l’Esprit à travers la conscience humaine et elle n’existe pas sur la Terre, mais elle existera, et plus elle deviendra puissante sur la Terre, plus la science de l’Homme à tous les niveaux changera, et c’est ce qui créera avec l’évolution une nouvelle civilisation sur le Globe ; une civilisation qui ne sera pas nécessairement celle ou parallèle à celle qui existe aujourd’hui, mais une civilisation qui sera définitivement reliée à celle qui existe aujourd’hui, mais dont les fondements, l’actualisation et l’expression, feront partie d’un autre ordre des choses, mais c’est la voix qui créera cet ordre des choses.

Autrement dit, la voix de l’Homme aura éventuellement la capacité de séparer le monde de la matière du monde de l’Éther, et ça permettra à l’Homme de rentrer en conscience éthérique dans les mondes parallèles, et là, à ce moment-là, l’Homme aura la liberté d’utiliser sa voix de façon créative ; mais par rapport à la matière, ce qu’il n’a pas le droit, sur le plan matérieln parce qu’il créerait, dans le monde de la matière des chocs qui seraient trop grands pour que la civilisation puisse l’absorber.

RG :
 Cela répondait-il à votre question, oui ? Elle a dit oui ! Heureusement ! Il y a une question ici qui a été écrite, très intéressante : Si la Lumière pénètre dans un être humain – on ne décide pas quand cette Lumière nous pénètre, c’est elle qui le décide – comment se fait-il qu’il y ait des êtres humains qui sont capables de l’absorber, et d’autres qui capotent ?

BdM : Pour que la Lumière descende, pénètre l’Homme, il faut qu’il soit donné à l’Homme de comprendre le mouvement de cette Lumière-là à travers ses plans. S’il ne lui est pas donné de comprendre le mouvement de la Lumière à travers ses plans, à ce moment-là c’est très difficile parce que l’Homme ne vit pas la fusion avec la Lumière, l’Homme ne vivra pas la fusion instantanée avec la Lumière. L’Homme va en arriver à se conscientiser graduellement, et ce qui va se produire c’est que la Lumière est tellement puissante que lorsqu’elle entre dans le mental de l’Homme, puisque son mental est polarisé, l’ego lui, a tendance à subir la polarisation, et il est évident, en tout cas de par l’expérience que moi j’ai vécu en 1969, il est évident que lorsque ce rayonnement se fait chez l’Homme, il y a une destruction créative de tout ce qui est rattaché à la personnalité.

Donc automatiquement, l’Homme vit une sorte de folie. En fusion il n’y a pas de danger pour l’Homme parce qu’il est supporté par son Esprit, mais si l’Homme doit en arriver éventuellement à une fusion graduelle et qu’il n’est pas supporté par son Esprit dans un état de fusion instantanée, à ce moment-là, il faut qu’il ait une science qui puisse lui expliquer ce qui se passe dans ce processus transformationnel.

C’est pour ça que je mets tellement d’emphase sur l’importance de comprendre le mouvement de l’astral à travers le mental de l’Homme pour faire comprendre que le mouvement… Que dans le monde de l’astral, qui est un monde habité, automatiquement à partir du moment où un Homme se conscientise, à partir du moment où ses centres psychiques s’allument, ces forces-là ont tendance à interférer avec le mental de l’Homme, donc elles vont se servir de sa mémoire pour lui faire croire toutes sortes de choses.

Et c’est là, à ce moment-là, que l’Homme devient vampirisé et qu’il peut même en arriver à être possédé par ces forces-là, et s’il est possédé… Mais à ce moment-là, l’aliénation est très avancée et ça peut l’amener à la destruction. Donc il faut qu’une science précise soit donnée à l’Homme pour qu’il puisse au moins avoir une conscience de ce qui se passe dans son mental, et une fois qu’il a cette science-là, ben là, il peut aller plus facilement dans toute la transformation. Et avec le temps, la Lumière descend, elle se place, la transformation du mental se fait, l’ajustement du corps émotionnel se fait, la polarité diminue, la tension psychique entre le bien et le mal qui culmine dans le fameux phénomène du doute, éclate. Et finalement, l’Homme commence à rentrer dans la liberté créative de son être. Mais ça prend une science.

La différence, par exemple, entre l’Homme qui vit une fusion instantanée et celui qui vivra une fusion graduelle, c’est simplement une différence d’appointement de cette science. Un Homme qui vit une fusion instantanée va être amené à vivre des souffrances, mais il ne pourra pas subir l’astral, donc l’astral est totalement neutralisé. Donc il va vivre des souffrances pendant un certain nombre d’années, mais lorsqu’elles vont être finies, ces souffrances-là, il aura la voix, il aura la parole.

Donc il pourra faire une science, établir une science, donner une science pour que l’Homme puisse avoir un “blueprint” (plan détaillé). Donc il faut qu’il y ait au moins une personne de fusionné dans un instantané. Après ça, l’Homme peut fusionner au fur et à mesure qu’il avance, ce n’est plus important le temps que ça prend, mais la conscience déjà se développe, mais dans la mesure qu’une science, une science absolue soit donnée en ce qui concerne la nature du mental de l’Homme. Si on dit par exemple : “l’Homme pense qu’il pense”, c’est très important de réaliser ceci parce qu’à partir du moment où il réalise ceci, là il peut voir que si son mental est polarisé, il peut faire la part des choses, développer du discernement pour en arriver éventuellement à la lucidité. Mais ça prend une science.

RG :
 Je viens avec une question du public, quelqu’un qui a une question à poser, lève la main…
 Oui, monsieur là-bas…

Question : On parlait de la pensée et la Lumière, quel est, entre la pensée et la Lumière, lequel est le premier ?

RG :
 Quel est le lien entre la pensée et la Lumière ?

BdM : Lorsque la Lumière descend dans le plan mental, elle crée des formes, ces formeslà sont ce que nous appelons de la pensée, mais la pensée de l’Homme involutif est colorée par sa conscience astrale. Avec l’évolution, la pensée ne sera plus colorée, donc elle perdra de sa qualité réflective, donc au lieu d’être subjective en connotation, au lieu d’être réfléchie, elle deviendra communicative. Donc l’Homme n’aura plus à penser, c’est-à-dire à penser subjectivement ou à réfléchir dans son mental, il communiquera, donc le lien entre l’ego, l’âme et l’Esprit sera établi, et la Lumière pourra créer dans le mental les formes dont elle a besoin pour l’évolution de la science sur le plan matériel.

Et l’Homme en tant qu’être pensant deviendra un Homme créatif parce que sa pensée au lieu d’être réfléchissante, réfléchie, basée sur la mémoire, elle sera simplement instantanée, créative, et elle pourra créer une nouvelle mémoire, c’est-à-dire faire descendre vers le plan matériel ou manifester sur le plan matériel des choses qui font partie de la fusion de l’ego de l’âme et de l’Esprit.

RG :
 Oui, monsieur ?

Question :
 Pouvez-vous nous nous parler un peu de ce qui se passe psychologiquement chez l’individu qui vit une fusion, par exemple, au point de vue des mutations, j’entends, par exemple… Avoir votre sentiment au point de vue que la vie n’a plus de sens pour soi par exemple, qu’il faut arriver à vivre en fonction d’un idéal par exemple, en fonction de ce qu’on fait par exemple…

BdM :
 Oui, c’est une question très importante ça.

RG :
 Je la reprends pour le bénéfice de l’enregistrement là, alors monsieur demandait : Quel est l’effet psychologique que subit de la personne qui est fusionnée, sur les plans de son idéal, de sa vie familiale…

BdM : Bon. Quand l’Homme se conscientise, les valeurs psychologiques de son ego sont mises en contradiction ou en contraste avec les valeurs créatives de son moi qui, lentement, s’universalise. Donc ce qui se produit chez l’Homme, c’est qu’il a tendance à cause de sa haute spiritualité à ce moment-là, de se détacher des valeurs du monde. Et ça, c’est une illusion.

Pour qu’un Homme en arrive à maintenir l’équilibre entre le processus de fusion, autrement dit entre le processus d’intégration d’énergie et sa conscience égoïque, il faut qu’il ne cède pas au mouvement dénaturalisant de sa spiritualité parce que sa spiritualité a tendance à astraliser son mental. Et si l’Homme vit cette illusion-là, ce qui va se produire, c’est qu’il va perdre son job, il va perdre sa femme, il va perdre ses enfants. Autrement dit, il va se faire spirituellement astralisé, et si nous regardons ce qui se passe dans le monde chez les individus qui poursuivent des recherches spirituelles, on s’aperçoit que pour ceux qui vont assez loin dans ce domaine-là, on s’aperçoit qu’ils ont une tendance à sortir du système.

Il ne s’agit pas pour l’Homme de sortir du système, il s’agit pour l’Homme de devenir suffisamment créatif pour créer par rapport au système ou en relation avec le système, son propre système. Autrement dit… Je vais vous donner un exemple : Depuis quelques années, j’ai formé à Québec une corporation avec des individus qui ont une certaine conscience, et c’est une corporation qui s’occupe de choses extrêmement banales. Dernièrement nous avons ouvert une compagnie d’aviation, nous avons ouvert des compagnies de gestion pour l’entreprise. Autrement dit, nous avons repris contact avec le monde dans lequel nous vivons et essayé de créer dans ce monde-là du matériel créatif nouveau qui puisse être utile à la société dans laquelle nous vivons.

Donc il est évident que la façon dont les gens à l’intérieur de cette corporation, si vous voulez, travaillent, ce n’est pas comme ils l’auraient fait dans le passé, autrement dit il y a un respect entre nous qui est inévitable, il n’y a pas de hiérarchie, les gens qui travaillent dans cette corporation créent les mécanismes corporatifs nécessaires à leur sensibilité. Mais lorsque nous entrons en contact avec des gens du monde, lorsque nous sommes en contact avec des banquiers, lorsque nous sommes en contact avec des gens dans le gouvernement, nous sommes capables de vivre par rapport à la règle de ce jeu social, mais sans jamais perdre notre conscience, sans jamais perdre notre capacité de travailler en harmonie avec ce qui existe déjà dans le monde.

L’Homme ne peut pas se permettre de réinventer la roue, mais ceci demande une capacité d’intégrer l’énergie, et ce qui va se produire au cours de l’évolution, c’est que les Hommes, parce que les Hommes qui vont se conscientiser effectivement représentent la crème de l’Humanité dans différentes races et dans différentes nations, mais ces Hommes vont passer par une période de haute spiritualisation où ils vont subir la polarité dans leur conscience.

Et s’ils sont suffisamment conscients de l’illusion de la polarité, s’ils sont suffisamment conscients de l’illusion astrale de la spiritualité, et qu’ils sont capables d’aller dans le mental de leur propre conscience, graduellement ils vont pouvoir intégrer cette énergielà, ils vont pouvoir bénéficier de leur fusion, autrement dit de leur identité réelle. Et ils vont pouvoir continuer à travailler dans le monde. Et au lieu d’enlever à la société quelque chose, de lui donner quelque chose, d’ajouter à la société parce qu’il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas, parce que nous sommes des êtres spirituels ou des êtres qui font une certaine recherche spirituelle, il ne faut pas que nous nous donnions l’impression d’être meilleurs que les autres.

Autrement dit, il y a dans le monde des Hommes, mon épouse les appelle “les inconscients sages”, il y a des gens dans le monde qui travaillent dans les gouvernements, dans les manufactures, dans les commerces, dans le monde, et qui sont des gens très bien, ce sont des gens qui n’ont pas nécessairement comme expérience la recherche spirituelle, mais ce sont des gens qui ont une grand nobilité d’Esprit, d’âme et de conscience humaine. Effectivement leur conscience n’est pas aussi occultée que la nôtre mais leur conscience est suffisamment grande, sensibilisée, pour, par exemple, nous donner droit dans le monde occidental, à des Ordres, à des organisations, à des agences, à des mécanismes sociaux qui nous donnent sur le plan social une très belle vie.

Vous regardez aujourd’hui dans la Province de Québec, les organisations… Bon, prenons par exemple : qu’est-ce que c’est : le “consumer” (consommateur) ? L’organisation du consommateur, pour la protection du consommateur, les gens qui ont mis sur pied cette organisation pour la protection du consommateur sont déjà des gens qui ont une très grande conscience sociale, et il y en beaucoup de ceux-ci aux États-Unis, en Europe, et ça va de plus en plus grandir en nombre, donc il y a de l’Esprit chez l’Homme dans le monde !

Mais ce n’est pas fini l’évolution de cet Esprit, l’Homme doit aller très loin dans l’évolution de l’Esprit, il doit aller très loin dans l’évolution de la conscience, et à partir du moment où il passe de l’involution à l’évolution, évidemment il doit faire attention à ne pas se laisser astraliser spirituellement, c’est-à-dire il doit faire attention de ne pas trop se séparer, de s’éloigner de la société.

Parce que si l’être Homme s’éloigne de la société dans laquelle il vit, il va subir des illusions spirituelles très grandes qui vont l’amener éventuellement à une isolation psychologique, à une intériorisation psychique de très grande envergure qui peut éventuellement l’amener à une forme d’aliénation ! Les drogues aident dans cette direction, c’est pour cela qu’aujourd’hui, surtout aux États-Unis, nous faisons face au phénomène des gens qui vivent dans la rue.

L’Homme ne peut pas s’éloigner trop de la société parce que la société, c’est cette composante à multiples niveaux dont la fonction est de quoi ? De nourrir l’Homme, de lui donner des vêtements, de lui donner les outils nécessaires au travail, de lui donner les outils nécessaires aux transports, effectivement la société n’est pas parfaite, mais pourquoi la société n’est pas parfaite ?

Parce que l’Homme n’est pas parfait, donc il ne s’agit pas seulement de blâmer la société, il faut que l’Homme se regarde lui-même dans sa propre individualité et lorsque l’Homme sera suffisamment conscient et qu’il verra l’imperfection de la société… Moi aussi je regarde les nouvelles le soir, je sais ce qui se passe dans le monde… Mais à partir du moment où l’Homme aura une conscience suffisamment avancée, il verra que ce qui se passe dans le monde fait partie du karma de l’Humanité, ça ne fait plus partie de son karma personnel, donc à ce moment-là, il y aura des individus qui grandiront en conscience, des individus qui pourront bénéficier de ce qui dans le monde est récupérable et utilisable.

Vous regardez les organisations comme “Greenpeace”, ce sont des gens qui ont une très grande sensibilité par rapport à la nature, déjà il y a de l’Esprit. Mais effectivement, tant que l’Homme vit une conscience sociale ou tant que l’Homme vit une conscience par rapport à la conscience sociale, il vit une expérience d’âme, donc souvent dans le monde, ces gens qui ont une grande sensibilité vivent des expériences d’âme, alors que l’Homme conscient ne vit pas d’expériences d’âme, il vit de conscience créative, il vit du lien étroit avec son Esprit.

Donc le danger de la spiritualisation, le danger original de la conscientisation chez l’Homme, c’est celui de perdre les pédales, c’est celui de s’imaginer qu’il a découvert un monde nouveau, c’est celui de s’imaginer qu’il a découvert que le monde n’est pas assez bon pour lui, c’est celui de s’imaginer que la Terre est pourrie, que tout ce qui est dans le monde est pourri. Et ça, c’est une illusion que l’astral essaiera de créer dans le mental de l’Homme pour le séparer de la société, pour l’empêcher d’aller voir les psychiatres s’il a besoin d’aide, pour l’empêcher d’aller voir les médecins s’il a besoin d’aide, pour finalement le récupérer lui, et l’amener à une forme d’aliénation et à une forme de perdition éventuelle. Et c’est ce qui se passe.

Je rencontre beaucoup de gens qui se sont intéressés aux sciences ésotériques, aux sciences occultes, ou qui se sont lancés à tue-tête dans des mouvements collectifs de haute spiritualité, et qui se sont retrouvés des années après totalement sans fondation psychologique, sans fondation psychique, totalement à la merci de personnages, de sectes, de maîtres. L’Homme doit réellement faire attention dans la mesure où il se conscientise parce que l’équilibre en lui n’est dépendant que de lui.

Je dis que nous avons besoin d’une science très avancée, très occultée, cette science est déjà en apparition dans le monde, nous devons regarder cette science, la regarder d’une façon intéressante, attentive, légère, mais nous ne pouvons pas nous permettre de mélanger trop de spiritualité avec cette science. Parce que la science de la psychologie supramentale ou la science de la conscience, ou le savoir de la conscience ou tout ce que l’Homme demain saura de l’universalité de son maître, c’est une science qui est tellement grande, que l’ego ne peut pas, pour la percevoir, pour y goûter, pour en bénéficier, laisser pénétrer en lui trop de courants astraux.

Parce que l’astral travaille contre l’Homme, ce sont des forces extrêmement intelligentes, ce sont des forces qui font partie de la multidimensionalité de l’être, ce sont des mondes, ce sont des mondes vivants et éventuellement même la psychologie sera obligée de regarder dans ces mondes-là pour en arriver à comprendre réellement ce qui se passe derrière le subconscient de l’Homme. C’est un peu la réponse que je peux donner à votre question.

BdM : Est-ce que j’ai répondu à votre question ?

RG :
 Oui, j’espère… 
Et vingt minutes plus tard, si vous écoutez un petit peu le journal TV là, l’histoire de celui qui a décidé qu’il mourrait vite, il s’appelle Rushdie, les versets sataniques…

BdM : Ah ! Oui… Oui, oui, oui. Cette situation, c’est une situation qui est très pénible pour l’individu, c’est une situation aussi qui est très pénible pour le peuple islamique, il faut être objectif ! Vous comprenez ? Vous comprenez comment la voix parle, hein ! C’est une situation pénible pour l’individu, l’occidental qui écrit, et c’est une situation qui est pénible pour le peuple islamique, le peuple islamique qui est plongé dans le mouvement extrêmement profond et souterrain de ses émotions spirituelles.

Ce peuple-là souffre d’un mouvement littéraire tel que celui qui a été exprimé par ce jeune homme en Angleterre, donc la position d’un Homme qui est moindrement conscient face à un évènement comme celui-ci est quoi ? C’est une position qui l’amène à dire que l’évènement en lui-même, sur le plan de la politique mondiale, sur le plan de l’évolution politique de l’Islam est très important, évidemment.

Mais vous ne pouvez pas demander à un Homme qui a une voix de prendre position pour l’un ou pour l’autre, parce qu’un Homme qui est moindrement conscient des forces de l’Islam aujourd’hui, qui est moindrement conscient de toute la révolution profonde qui se produit dans l’âme de cette collectivité et qui écrit un livre tel que celui qu’il a écrit, même s’il y a dans ce livre des aspects intéressants, doit réaliser que dans la mesure où tu parles, ou que tu utilises ta parole dans le monde à l’échelle publique, tu as la responsabilité des chocs que tu crées.

Donc tu es responsable des chocs que tu reçois, ça c’est le côté en ce qui concerne l’individu, et en ce qui concerne le mouvement islamique ou toute cette fermentation dans le Moyen Orient, ça fait partie de la fin du cycle. Ça fait partie du besoin d’un grand nombre d’individus qui ont été plongés pendant des millénaires dans l’ascétisme désertique d’une religion profondément spirituelle et mystique et qui veulent retrouver les racines profondes d’une politique nationale, à la mesure de leur sensibilité mystique, eux aussi ont le droit à leur propre vision.

Mais c’est à eux de découvrir si la vision qu’ils possèdent est une vision élevée de l’Esprit ou si c’est une vision qui résulte d’une forme quelconque de manipulation astrale. Mais ça, ça fait partie de l’âme et de l’Esprit de chacun, donc dans le mouvement de cette expérience, de cet évènement dans le monde, nous verrons avec le temps les conclusions, les chocs, les résultantes, ça fait partie du temps dans lequel nous vivons.

Moi je suis allé dans les Pays D’Arabie dernièrement, j’ai rencontré à Skoura, des Arabes, des êtres, des Hommes islamistes, et j’ai eu des conversations absolument intéressantes avec un de ces bonshommes, mais pourquoi il me fût facile de parler avec ces individus qui sont extrêmement enracinés dans le logos de leur religion ? C’est parce que je n’ai pas essayé de pénétrer leur conscience en utilisant l’attaque que l’ego utilise en général pour faire valoir un point.

Je suis simplement entré dans leur Esprit en utilisant le mouvement circulaire qui va lentement vers le centre, autrement dit, j’ai pénétré dans la conscience de cet individu pour m’apercevoir, comme lui pouvait s’apercevoir, qu’en tant qu’islamique ou en tant qu’homme occidental tel que je suis, il y avait une conscience universelle ! Mais pour en arriver à expliquer à un islamique des aspects d’une doctrine, il faut avoir une voix qui porte très doucement dans la profondeur très vaste de son être qui doit être totalement respecté.

Parler avec ces êtres, ce n’est pas comme parler avec les étudiants de la Province de Québec, donc nous devons utiliser avec l’évolution de la conscience une voix qui est de plus en plus prépersonnelle, et une voix prépersonnelle c’est une voix qui pénètre la conscience, ce n’est jamais une voix qui choque la conscience. Elle peut créer de la coloration qui crée des semblants de chocs dans un certain humour, dans une certaine utilisation de mots, mais ça, c’est simplement pour créer une vibration, pour détendre l’Esprit.

Mais la voix elle-même lorsqu’elle fait son travail de pénétration dans la conscience de l’Homme, qu’elle s’adresse à un Chinois, qu’elle s’adresse à un Bouddhiste, qu’elle s’adresse à un Américain ou un Russe, ou un Homme qui vient de l’Islam ou un Berbère qui vient de Skoura, cette voix doit toujours être pénétrante, jamais agressive, toujours parfaitement patiente. Et j’ai été tellement patient avec ces gens quand j’étais là-bas que, quand je suis revenu au Portugal j’étais totalement malade, donc… Mais ma femme en est le témoin, ma fille aussi, j’ai dû supporter l’inconscience des gens dans les kiosques, dans les souks, à un tel point que j’en ai développé des spasmes qui m’ont forcé à retourner à Lisbonne.

Mais dans ce processus de patience, et de patience, et de patience, dans cette capacité de dire au guide qui venait, Mustapha : “écoute Mustapha, je t’engage pour la semaine, mais

si je ne te vois pas demain, je prends un autre guide et ensuite je le renvoie, et je te reprends le lendemain”, pour faire comprendre à Mustapha que je l’engage, mais je l’engagerai tout le temps. La journée après, je le réengage, mais s’il n’est pas là, je vais engager un autre guide. Parce que j’ai eu besoin d’un autre guide, mais lorsque je rencontre Mustapha deux jours plus tard, il me dit : “pourquoi tu as engagé un autre guide, tu as fait de la peine à mon esprit”… J’ai dit : “je n’ai pas fait de la peine à ton esprit, je n’ai pas voulu faire de peine à ton esprit, j’ai voulu simplement me donner l’occasion d’avoir un autre guide avant que toi, tu reviennes”…

Alors Mustapha a dit : “c’est bien alors, tu es gentil”, et ensuite, l’autre guide que j’avais engagé me dit : “mais pourquoi tu me laisses pour Mustapha”… Et je dis : “viens, je vais

te prendre avec Mustapha”… Donc j’ai eu deux guides, donc ça m’a coûté deux fois plus cher que ça m’aurait coûté originellement, donc j’avais deux guides, mais vous allez me dire : “mais pourquoi deux guides”… Mais j’avais deux fois plus de protection dans le souk ! Donc personne ne me harcelait avec deux guides et j’ai continué comme cela toute la semaine, et finalement j’avais cinq guides dans le souk (rires du public). Parce que ces gens-là ne comprennent pas la mentalité occidentale, donc c’est à l’occidental de comprendre la mentalité du peuple qui est hôte du peuple qui le reçoit.

Si vous n’êtes pas capables de faire ça, vous ne pouvez pas finalement en arriver à travers le mouvement des évènements à rencontrer ces autres gens que j’ai rencontrés à Skoura qui, maintenant, sont intéressés à traduire mon livre ! (rires du public.) Vous vous imaginez ? Un Arabe qui veut traduire le livre de Bernard de Montréal ? C’est un tour de force ! Donc c’est très intéressant comment ça fonctionne la voix. Apprenez donc quand vous parlez, et je vais vous donner une chose, une clé : quand vous parlez, ne cherchez jamais à avoir raison, occupez-vous simplement de parler…

RG :
 Là, attention, parce que l’Arabe il a besoin de ne pas s’appeler Dierush, (Rushdie…) Celui qui va profaner l’Islam en traduisant le livre de Bernard de Montréal en Arabe, là, il va se faire courir après !

BdM : Non, parce que mon livre est un livre qui n’attaque pas, c’est un livre qui explique les choses, et c’est un type qui a une grande sensibilité. 
On est extrêmement polarisé dans nos émotions face à des peuples que nous ne comprenons pas ou dont nous ne comprenons pas la langue, et pourtant quand je suis allé à Skoura, à Skoura et… Ou à Aït Ben Haddou, j’ai rencontré un Touareg et il m’a demandé si je voulais bien lui montrer ma main.

Donc il a regardé ma main, et quand il a regardé ma main il a baissé la tête en signe de respect vis-à-vis de ma personne, donc vous avez dans le monde de l’Homme, vous avez dans ces peuples que nous considérons souvent au-dessous de notre cheville, vous avez des individus d’une grande sensibilité. Et si nous avons de l’Esprit, nous pouvons bénéficier d’un rapport étroit avec ces Hommes, ces Hommes qui nous semblent étranges dans leurs comportements, étranges dans leur langage, mais qui sont réellement universels dans leur Esprit, dans la mesure où nous sommes universels dans notre propre Esprit, ce qui nous permet d’établir avec eux des liens universels entre les Hommes.

RG :
 En parlant d’actualité, ici au Québec, pendant que tu étais là-bas, il y a eu un sondage en Amérique du Nord et on a découvert que des Québécois, les jeunes adolescents Québécois sont les plus tolérants sur les niveaux religieux, sexuels et tout le reste, ce sont les plus ouverts. Alors que le même sondage qui a été fait dans des zones anglophones, oh ! Il ne fallait pas leur parler de certains sujets ou leur poser des questions, ils étaient tout insultés de ça, alors qu’ici, ils sont très tolérants vis-à-vis de l’homosexualité, très compréhensifs vis-à-vis de l’utilisation des condoms (préservatifs), très très ouverts, tout… Il n’y a pas autant de barrières que… Est-ce un signe ?

BdM : Le peuple québécois, la conscience québécoise, c’est une très grande conscience, le peuple québécois c’est un grand peuple, le problème avec le peuple québécois c’est qu’il ne sait pas qu’il a de la grandeur, il commence un petit peu à tâtonner, à sentir. Mais le peuple québécois, c’est un peuple qui a une très grande conscience, une très grande sensibilité, et qui au vingt-et-unième siècle sera de plus en plus considéré comme une grande étendue d’individus. 
C’est un grand peuple, le peuple québécois.

RG :
 Mais comment réagir quand on est branché sur les émigrants qui arrivent ?

BdM : Je vais simplement ajouter une chose à cette qualification. Le problème avec le peuple québécois, c’est qu’il vit, il s’exprime à travers un langage bâtard et quand vous allez dans des pays qui ne nous connaissent pas… J’ai eu l’expérience dernièrement lorsque je suis allé à Haïti, où il y avait justement deux Québécois qui travaillent pour l’Hydro-Québec, et que vous entendez ces gens dirent : “ah, ben, câlisse là, mets-là la

bière, tabarnak là”… (rires du public). Oubliez le fait que les gens ne savent pas ce que ça veut dire : “câlisse, tabarnak” (jurons québécois) (rires du public). Mais simplement dans la vibration… Il y a une vibration qui se dégage parce que le peuple québécois, c’est un peuple qui vit ou qui connaît une violence cachée, non manifeste, nous sommes des êtres violents, et la violence de notre être se répercute dans notre langage.

Le langage est très coloré, il est très intéressant pour nous, mais nous devons l’utiliser de façon suffisamment sensible pour que la violence ne passe pas à travers le langage, pour qu’il ne reste que la coloration du langage, et si on me demandait quelle est l’objection que vous faites au langage québécois ou à la conscience québécoise, surtout à la conscience québécoise qui va dans le monde, c’est ce langage coloré, mais trop violent que nous utilisons dans le monde. Pourquoi ? Parce que nous avons un complexe national d’insécurité psychologique !

Nous avons une infériorité psychologique, et cette infériorité psychologique, elle se démasque dans le langage, et ceci n’est pas bon pour les relations interculturelles. C’est pour cela que nous avons besoin dans nos écoles, dans nos institutions académiques, nous avons besoin de développer une conscience de notre langage, pour que nous puissions de temps à autre parler comme du monde, et de temps à autre nous laisser aller dans notre langage coloré entre nous.

Moi aussi je l’ai fait, je l’ai déjà fait à la télévision, je l’ai fait déjà avec Glenn, j’ai déjà utilisé ce langage purement québécois pour faire passer une vibration, pour créer un choc dans la forme. Mais je ne peux pas passer mon temps dans le monde à parler avec un langage aussi violent, donc je dois raffiner un peu mon langage, pour que la parole soit plus accessible et plus plaisante à l’oreille.

Et le Québécois a besoin de prendre conscience de ceci, s’il ne veut pas créer dans les autres pays cette réaction. Vous savez qu’à Mexico, à Puerto Vallarta, c’est marqué dans certains restaurants ou à la porte de certains restaurants : Nous ne servons pas “los

tabernacos” ! (rires du public) C’est ridicule ! Et vous savez très bien parce que vous avez voyagé un peu, parce que les Québécois voyagent beaucoup, vous savez très bien comment certains de nos concitoyens vivent leurs vacances…

Moi je suis Québécois, je suis content de vivre au Québec, mais quand je vais à l’extérieur du Québec je suis content de ne pas connaitre des Québécois… (rires du public). Il y a quelqu’un qui m’a dit dernièrement : “vous n’êtes pas… vous n’avez pas l’accent québécois”… J’ai dit : “je suis Québécois, je l’ai, câlisse, l’accent québécois”… Mais je ne l’utilise pas toujours. Ça va loin la conscience ! Ça va même jusque dans la conscience de la langue, dans la conscience du langage, comment on parle… Donc ça fait partie du phénomène de la voix !

Vous pouvez dire des choses à des gens avec une voix qu’ils prendront, et vous pouvez dire des choses à des gens avec une autre voix qu’ils ne prendront pas, donc il faut que la voix soit consistante, et plus l’Homme aura une conscience mentale plus elle sera consistante. Mais si nous n’avions pas la coloration québécoise dans notre langage, nous ne pourrions pas, au Québec, faire passer le message avec autant de force que nous pouvons le faire. Parce qu’il y a des moments où la conscience publique a besoin d’être éveillée, a besoin d’être piquée !

Et qu’est-ce qu’il y a de plus efficace qu’une bonne bourrade québécoise ! Mais si nous allons dans nos grands termes français, à ce moment-là, ça ne passe pas, il y a une grande différence comme je l’ai déjà dit entre : “ah, ben, merde” et “Câlisse”. “Câlisse” ça passe, ça traverse, ça fait vibrer le plexus solaire ! “Merde”, ça ne fait qu’insulter l’autre ! C’est extraordinaire le langage québécois, mais il ne faut pas que nous soyons prisonniers de notre langage, il faut que nous puissions l’utiliser d’une façon créative pour donner à la voix la juste note dont elle a besoin pour faire passer son message…

RG :
 Bernard, en Europe il y a un regain du mouvement néo-nazi, à cause justement de l’infiltration de gens de plus en plus nombreux, qui viennent d’autres pays, entre autres du Maghreb, des musulmans, et ici au Québec on commence à s’apercevoir que si on ne remonte pas le défi de la dénatalité, si on ne fait pas beaucoup de petits, avant longtemps il va y avoir plus d’étrangers au Québec que de Québécois…

Alors comment réagir devant cette marée d’étrangers qui arrivent avec leurs croyances, leurs mentalités, et puis ils profitent surtout du système social, unique au monde, avec toutes les protections médicales, avec toutes les protections sociales, avec toute la sécurité sociale qu’on a ici au Québec, ils viennent carrément comme des parasites, abuser de notre niveau de conscience sociale que nous avons ici et qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde.

BdM : Bon. Je vais vous dire une chose, les gouvernements ont la responsabilité de faire des lois et de les bien faire. Si nous parlons des lois d’immigration, l’immigration c’est extrêmement important pour le maintien de l’équilibre des forces sociales dans une nation. Donc les gouvernements ont la responsabilité de faire des lois qui soient réellement intelligentes. Mais nous vivons dans des pays démocratiques et nous sommes tous souffrants d’un même mal, c’est qu’il y a trop de gens qui affichent des positions de trop grand libéralisme, c’est le libéralisme à outrance qui va faire en sorte que les gouvernements ne pourront pas travailler, le libéralisme à outrance va lier les mains des gouvernements, va lier les mains des agences.

Si le peuple ou les peuples, ou les nations veulent protéger leur patrimoine, si ces peuples veulent faire venir des gens de l’extérieur qui peuvent amener quelque chose, additionner quelque chose dans leur patrimoine, ces peuples-là ont besoin de prendre conscience que le mouvement à outrance du libéralisme qui existe dans le monde occidental, doit éventuellement commencer à s’équilibrer. C’est très bien ça d’être étudiant à l’Université, être jeune et pendre les pancartes…

Coupure enregistrement – Reprise de l’enregistrement en cours…

BdM : (…) Servent à ouvrir l’esprit des nations libérales, mais à ne pas lier les nations libérales à travers des activités légales qui les condamnent à recevoir des gens qui dans un ordre réellement intelligemment régi, ne se produirait pas. Nous avons besoin au Canada de main d’œuvre, nous n’avons pas beaucoup de population, c’est un peuple qui est en expansion, c’est une nation qui est ouverte, mais nous devons prendre conscience du besoin de légiférer intelligemment nos frontières.

Si nous ne le faisons pas aujourd’hui nous serons obligés de le faire dans dix ans, les Anglais le réalisent aujourd’hui, la France le réalise aujourd’hui, mais dans ce mouvement de légifération, nous devons prendre conscience des convenances internationales, des ententes internationales, et c’est au peuple, aux lois, aux gouvernements de s’assurer que les gens qui viennent vers eux, sont des gens qui sont honnêtes, sont des gens qui veulent travailler, sont des gens qui viennent pour des raisons intelligentes et créatives et qui peuvent servir à l’évolution de la nation.

Aujourd’hui avec la technologie, l’informatique, les cerveaux électroniques, ils ont à la pointe de leurs doigts l’information ! Qu’ils s’en servent ! Mais ce ne sont pas les gouvernements que je blâme en ce qui concerne ceci, ce sont les masses humaines et les opinons politiques locales. Il y a trop d’organisations, nous avons ça aux États-Unis, il y a des milliers et des milliers d’organisations, le gouvernement prend une position, il y a une organisation qui se lève contre ! Le gouvernement prend une autre position il y a une autre organisation qui se lève contre !

Regardez ce qui se passe au niveau de l’avortement, comment voulez-vous que le gouvernement prenne une position lorsque vous avez constamment des groupes qui s’affrontent et qui lient le gouvernement dans sa prise de position ! Donc si nous regardons la situation de l’émigration d’un point de vue de conscience créative, nous disons : les gouvernements ont leur tâche, les gouvernements sont conscients de leurs tâches, et ce sont les masses mal informées, mal politisées, qui lient les mains du gouvernement. Donc au lieu de vous promener avec vos pancartes et au lieu de faire du brouhaha devant le gouvernement, essayez de réellement comprendre la situation.

Essayez de réaliser qu’il y a des millions et des millions d’êtres qui sont prêts à venir, à Montréal, à Québec, à Toronto, essayez de réaliser que si ces êtres veulent venir ici, il faut qu’il y ait des infrastructures qui puissent les prendre, essayez de réaliser que si ces êtres viennent ici, qu’ils ne peuvent pas simplement bénéficier de nos supports sociaux parce que c’est nous qui allons payer les taxes ! Donc nous ne pouvons pas simplement traiter le problème de l’émigration avec la voie du cœur, nous devons aussi le traiter avec la voie de l’Intelligence. Et si nos ne faisons pas ça, si nous n’avons pas la volonté de réellement mettre le pied lorsqu’il doit être mis, nous paierons le prix, et jusqu’ici toutes les nations occidentales ont payé le prix.

Il n’y a pas eu de pays qui s’est réellement soulevé ou qui a pris une position rigide dans ce domaine, excepté les Américains, les Américains sont un peuple assez intéressant, lorsqu’il en ont plein le cul, ils en ont plein le cul, excusez l’expression québécoise. Donc en français, j’aurais dit : “lorsqu’ils en ont plein le nez, ils en ont plein le nez”. Et ensuite une fois que les Américains ont fait leur mouvement, ah là, les petits Canadiens font le mouvement ! Pourquoi est-ce que nous, nous ne ferions pas le mouvement ! Pourquoi ne ferions-nous pas le mouvement comme les Néo-zélandais l’ont fait, le mouvement, sur le plan des explosions atomiques dans le Pacifique ! Nous n’avons pas de colonne, et pourtant nous devrions avoir de la colonne parce qu’au Québec nous représentons une entité collective qui a suffisamment de conscience sociale pour prendre conscience de son bien-être !

Mais d’un autre côté si nous nous laissons idéaliser, si nous nous laissons idéologiser par des maîtres chanteurs qui se promènent avec des pancartes et qui n’ont pas l’expérience des problèmes que peuvent engendrer une légifération de migration mal faite, malsaine, c’est nous qui payons le prix. Il ne s’agit pas d’empêcher les gens de l’extérieur de venir dans nos pays et d’ajouter à notre population, il s’agit de nous assurer que les gens qui viennent de l’extérieur servent les intérêts de la nation, pour que la nation puisse bien les servir à leur tour. C’est ça de la politique créative !

RG :
 Avez-vous d’autres questions ? Ah ! Ben, il est déjà onze heures…. Une dernière question.
 Qui a claqué des doigts ? Oui, vas-y.

RG : 
La question est sur l’avortement.

BdM : Je ne peux pas en public répondre, donner ma position sur l’avortement, mais pour le public, je peux dire que l’avortement, si j’étais un être public, une personne publique, je dirais que l’avortement est une situation, une expérience qui est directement attaché à l’état émotif et spirituel de la personne, donc il y a des gens qui verront dans l’avortement un aspect négatif, il y a des gens qui verront dans l’avortement un aspect positif sur le plan social.

Donc le problème de l’avortement, c’est un problème de philosophie spirituelle, personnel. Moi je ne peux pas donner mon opinion personnel sur l’avortement parce que ce n’est pas bien que je le fasse. Le problème de l’avortement ça fait partie des problèmes d’ordres sociaux que vivent et que connaissent aujourd’hui les nations en général, et surtout les nations qui sont extrêmement proches d’une certaine morale chrétienne.

Ça fait partie de l’expérience politique des peuples, ça fait partie (coupure de l’enregistrement…) (…) Quand l’Homme sera conscient, quand il aura sa propre identité, il prendra sa position par rapport à l’avortement, ou il prendra sa position par rapport à l’euthanasie, parce qu’il n’aura pas d’émotions dans le mental pour barrer ou pour l’empêcher de voir clair dans cette condition. Mais d’ici là, l’avortement, l’euthanasie et toutes ces choses, ça fait partie de la problématique psychologique de l’ego face à la philosophie de la valeur de la forme, ça fait partie des problèmes avec lesquels doivent traiter les gouvernements.

Si les gouvernements ne veulent pas prendre de position d’une façon autonome ou unilatérale sur l’avortement, qu’il fassent un référendum. Autrement dit, si t’as le référendum, si 70 % de la population dit pour et 30 % dit contre ou moins, là on ne pourra pas dire que le gouvernement était dans une position ou dans une autre, ou que le gouvernement a une position plus religieuse ou moins religieuse, qu’ils fassent des référendums !

Pourquoi les gouvernements ne font pas de référendums ? Parce qu’ils ont la vanité de croire que c’est à eux le rôle de légiférer. Effectivement ils ont la fonction de légiférer, mais il y a des cas, il y a des nœuds dans l’expérience de l’Homme, où les gouvernements ont beaucoup de difficulté à légiférer parce que s’ils légifèrent dans une condition, ils vont soulever une autre condition contre elle.

Donc qu’ils aillent à la population et selon la maturité de la population, selon l’état psychologique de la population, elle prendra un oui ou un non, le gouvernement péquiste l’a fait sur le plan du référendum on est allé vers la population, et on a dit : “estce que les Québécois veulent aller pour un oui ou pour un non”… Et la population a donné sa réponse et ça en a été fini pour ce temps-là. C’est la même chose pour l’avortement ou d’autres questions qui sont d’ordre moral, qui sont très difficiles à trancher, dans la mesure où l’Homme est inconscient des lois de l’Esprit, des lois de la matière, ou de la valeur de la vie sur le plan biologique avant la gestation. Il s’agit d’avoir… Il faut que l’Homme ait une conscience occulte pour comprendre la valeur du fœtus avant la gestation.

Mais ça, pour l’avoir cette réponse-là, il faut être en contact avec les plans qui puissent l’instruire de cette science, à ce moment-là l’Homme est libre sur le plan moral de la question, mais tant que l’Homme ne sera pas conscient, ces questions viendront et feront partie de la lutte incessante qui existe entre différentes idéologies, entre différentes valeurs sociales, morales. Mais moi, en tant que personne, en tant que personne occulte ou initiée, je ne peux pas dans le public faire connaître ma réponse.

RG : Pourquoi ? 
Parce que c’est peut être ça, la question de monsieur, il aurait voulu savoir derrière…

BdM : Je ne peux pas le faire, parce que des gens diront : “Bernard de Montréal dit ça, eh bien, on fait ça”, donc ce n’est pas bon, et je peux même aller contre cette intervention, je peux dire, par exemple, que si le Vatican, si l’Église dans certains pays, je ne dis pas au Québec, mais je dis dans certains pays l’Amérique du Sud, l’Afrique, si l’Église légiférait pour l’avortement, il y aurait énormément de meurtres. Il y aurait énormément d’éliminations d’enfants, de fœtus, parce que les gens sont pauvres, les gens sont dans la misère, les gens n’ont pas besoin de cet autre enfant, donc l’Église en tant que consensus mondial, en tant qu’autorité mondiale, lorsqu’elle légifère contre l’avortement, sur le plan de l’équilibre psychosociologique, elle a raison.

Mais sur le plan interne, mental, occulte de la nature de la vie à travers le fœtus qui n’est pas rendu à l’expression biologique astralisante, c’est à dire respirante, je ne peux pas répondre. Mais si un prêtre ou bien l’Église me demandait : “est-ce que vous croyez que c’est une bonne idée qu’on ait légiféré contre l’avortement”… Je dirais : “dans les pays d’Amérique du Sud, dans les pays qui sont extrêmement sous-développés, je dirais, oui”.

Et si on me demandait : “est-ce que c’est bon au Canada ou au Québec, dans un pays plus civilisé, qu’on légifère contre l’avortement”… Je dirais : “à ce moment-là, vous retardez l’évolution psychologique des masses ou des individus”, donc à ce moment-là, l’Église pourrait dire : “eh bien, on est obligé de prendre une position universelle, on ne peut

légiférer pour l’Amérique du Sud et légiférer pour le Québec”. Et je dirais : “effectivement, vous ne pouvez pas le faire, donc légiférez pour la planète”, et que les gens qui font partie des civilisations ou des peuples plus avancés, plus libres, plus

philosophiques, plus avancés dans leur mental, que ces gens-là puissent prendre leurs décisions, si capables ils sont !

S’ils ne sont pas capables et qu’ils sont obligés de se laisser leurrer, influencer par des groupes de pression, ça fait partie de leur expérience, mais il y aura des gens capables de prendre leur propre position par rapport à l’avortement, et ils le feront dans le silence de leur expérience, ils le feront dans le silence de leur propre conscience, mais ils le feront parce que déjà, ça a été fait.

RG :
 Dans ces pays sous-développés, les gens manquent de nourriture, et une des techniques idéales : c’est en étant catholique, ils peuvent aller à la messe deux trois, quatre, cinq fois par jour en changeant de chapelle pour avoir des communions deux, trois, quatre, cinq fois par jour, afin qu’ils mangent un p’tit peu…

BdM : Vous savez, je vais vous dire quelque chose, monsieur Glenn, ça va vous prendre dix ans avant d’en arriver à avoir une maturité mentale suffisamment, suffisamment grande… (rires du public).

RG :
 Aiguisée….

BdM : Aiguisée, pour pouvoir réellement servir le peuple, les masses, la science. Dix ans…

RG : 
C’est pas si pire ! c’est pas si pire ! Avant l’an 2000…

BdM : Je ne vous dis pas ça, je ne vous dis pas ceci pour vous insulter parce que j’ai beaucoup de respect pour vous, je vous dis ceci simplement pour vous faire réaliser que, pour en arriver à avoir une voix, à bénéficier d’une voix, et à faire bénéficier des milliers de personnes d’une voix, il faut avoir une très grande patience dans le mental.

Il faut avoir une très grande objectivité dans le mental et il faut réaliser que lorsque nous disons des choses, nous devons dire des choses non pas simplement pour faire rire ou pour créer l’impression, mais pour faire réfléchir l’Homme d’une façon sérieuse sur des choses qui sont, en fait, extrêmement sérieuses parce qu’elles sont extrêmement profondes. Moi je vous respecte parce que vous avez la sensibilité d’aller plus loin que les gens en général, mais je vous respecterai encore plus lorsque, dans dix ans d’ici, vous aurez réellement atteint l’âge d’une grande raison.

RG : 
Mais j’espère, j’espère ne jamais me prendre au sérieux.

BdM : Non, effectivement ça c’est une qualité que je vous donne, vous ne vous prenez pas au sérieux, mais le problème c’est que….

RG : 
Et le public aussi ne doit pas prendre au sérieux…

BdM : Non. Effectivement, le public ne doit pas prendre au sérieux les choses, mais il y a des gens dans le public qui ont tendance à prendre les choses au sérieux. C’est très difficile pour le public de réaliser qu’il existe entre vous et moi une sorte de complicité intelligente, une sorte de complicité dans le travail, une sorte de capacité de mélanger nos deux êtres ensemble pour créer un produit qui soit bénéfique au monde.

Il y a des gens qui sont extrêmement naïfs, il y a des gens qui sont extrêmement spirituels, il y a des gens qui ne sont pas capables de voir à travers vos “innuendoes” (insinuations) humoristiques, quelque chose qui est simplement une vibration pour faire rire le monde, il y a des gens qui prennent les choses au sérieux, et ce sont ces gens-là qu’il faut protéger. Donc moi je vous dis qu’au cours des dix prochaines années, surtout si vous continuez à travailler avec moi, vous allez être amené petit à petit à développer une sorte de sérieux léger, une sorte d’humour créatif, et non pas simplement un humour pour un humour.

RG :
 Mais, Bernard, moi je n’ai jamais prétendu travailler avec Bernard…

BdM :
 Oui, mais…

RG :
 Pas plus qu’avec un autre invité que je reçois, je le dis même à tout le monde, je n’ai jamais eu ….

BdM : Effectivement…

RG : Et si on n’est pas venu sur la Terre pour s’amuser, ce serait bien triste !

BdM : Oui, effectivement, vous vous amusez, mais moi je ne m’amuse pas, moi je travaille en m’amusant, donc c’est ça la différence. (rires du public et applaudissements).

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