La souffrance de la femme ne résulte pas seulement de circonstances sociales ou historiques, mais d’un déséquilibre profond entre les pôles masculin et féminin. Bernard de Montréal montre que la domination masculine, née de l’ignorance et du manque d’amour intelligent, a façonné des millénaires de karma collectif. L’homme, en confondant pouvoir et conscience, a enfermé la femme dans la servitude et s’est lui-même détourné de son esprit.
LA DOMINATION MASCULINE ET L’ASSUJETTISSEMENT HISTORIQUE
L’homme a endossé le rôle du dominateur, créant les conditions de la souffrance féminine. Pendant l’involution, il s’est imposé comme maître de la Terre, s’appuyant sur sa force physique et son autorité sociale. Cette suprématie, luciférienne dans son essence, n’appartient pas à la conscience réelle de l’homme futur. Elle est le produit d’une distorsion de l’énergie, un pouvoir sans lumière. En agissant ainsi, l’homme a transformé la femme en objet de son ordre et de ses besoins. Il l’a forcée à se taire, à obéir, à subir. Derrière cette brutalité apparente se cachait une peur : celle de l’intelligence féminine. Ce déséquilibre a creusé dans la mémoire humaine un fossé que seule l’évolution de la conscience peut combler.
LE MANQUE D’INTELLIGENCE ET L’ÉGOÏSME DE L’HOMME
Bernard de Montréal disait que l’homme est souvent « con » parce qu’il ne sait pas aimer. Il aime avec son sexe, son orgueil ou son besoin de possession, rarement avec son esprit. Son amour est trop souvent mercantile : il prend plus qu’il ne donne. Il s’attache à la femme pour combler son vide et, lorsqu’il la perd, il souffre d’atteinte à son intérêt, non à son cœur. Il ne connaît pas la femme dans son essence spirituelle. Il la regarde sans la voir, la place sur un piédestal sans la comprendre. Ce manque d’intelligence affective est la source d’une immense incompréhension entre les sexes. L’homme, prisonnier de son ego, projette sur la femme ses propres insécurités : il la contrôle pour se rassurer, la domine pour ne pas se sentir faible. Ce faisant, il détruit ce qu’il prétend aimer.
LA RESPONSABILITÉ DU COUPLE ET L’ACTIVATEUR DE LA SOUFFRANCE
L’homme est le pôle actif du couple. Il détient la puissance de direction, mais aussi celle de destruction. Son rôle est de protéger l’équilibre, non de le troubler. Lorsqu’il échoue à cette tâche, la souffrance s’installe. C’est lui qui déclenche les blessures chez la femme, car il agit souvent sans conscience de l’impact de ses gestes ou de ses absences. La femme, de son côté, souffre toujours par amour ; l’homme, par son travail, son orgueil ou sa fuite. Absorbé par ses responsabilités, il néglige la présence, cette qualité silencieuse que la femme attend. L’homme moderne est souvent ailleurs : dans son activité, son écran, son ambition. Il oublie que la femme n’a pas besoin de sa protection, mais de sa clarté. Tant qu’il ne reconnaîtra pas cette attente essentielle, il prolongera le cycle du malentendu.
LE COUPLE INVOLUTIF : LE LIEN MÈRE-ENFANT
Le couple ancien repose sur un rapport inégal : la femme joue le rôle de mère, l’homme celui d’enfant. Ce modèle, enraciné dans la mémoire karmique, nourrit la dépendance et l’épuisement. La femme-mère éduque, supporte, soigne ; l’homme-enfant s’évade, justifie, revendique sa liberté. La mère s’épuise dans son don, l’homme s’enivre de ses plaisirs. Ce déséquilibre enferme la femme dans une mission de réparation et prive l’homme de croissance intérieure. Beaucoup de femmes, poussées par l’astral, attirent des hommes faibles ou dépendants qu’elles croient devoir sauver. Mais cette maternité sentimentale doit cesser : la femme ne trouvera sa paix qu’en cessant d’être mère de son partenaire.
LA TRANSMUTATION DE L’ÉNERGIE MASCULINE
Le chemin de libération passe par la maîtrise de l’astral. L’homme doit apprendre à contenir sa « grosse vibration », cette énergie guerrière qui détruit la paix du couple. Lorsqu’il découvre que sa compagne l’aime réellement, il cesse de réagir par peur et apprend à protéger sans dominer. C’est à ce moment qu’il commence à « mater l’astral » en lui, c’est-à-dire à transformer la force brute en clarté mentale. L’homme conscient ne se définit plus par sa virilité, mais par sa transparence. Il agit sans imposer, il aime sans asservir. Sa force devient lumière. Ainsi, il rétablit l’équilibre des pôles et libère la femme du rôle de victime.
Si la femme souffre le plus grand des karmas, c’est parce que l’homme, par son orgueil, sa domination et son attachement à l’ego, a manqué de l’intelligence et de la volonté nécessaires pour la respecter intégralement. Le défi, tant pour l’homme que pour la femme, est de sortir de ces rôles traditionnels involutifs pour ne réapparaître qu’en tant que personnes créatives.
L’homme nouveau devra apprendre à contrôler sa « grosse vibration » (son énergie guerrière) afin que la femme puisse se sentir protégée et libre d’exprimer ses intuitions. Si l’homme réalise que sa femme l’aime, il fera tout pour ne pas la faire souffrir, et c’est à ce moment-là qu’il mate l’astral en lui (qui est la source du mensonge et de la souffrance).
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