Le concept de Satan est dissocié de toute lecture religieuse pour être compris comme une puissance systémique liée à l’intelligence temporelle et à la gestion de la disharmonie dans le cosmos.
Dans la trinité dite satanique, Lucifer représente le principe de la Volonté, l’Antichrist la manifestation du mensonge dans la matière, et Satan occupe la fonction d’Esprit.
Satan n’est pas une entité morale, mais une intelligence temporelle extrêmement rusée, bien que fondamentalement dépourvue de lumière réelle. Sa fonction cosmique est de créer la disharmonie. Les forces sataniques sont liées au temps, et cette soumission constitue leur plus grande souffrance, car là où il y a temps, il n’y a pas de lumière absolue. Prisonnières de cette condition, elles s’attachent à l’âme humaine pour se nourrir de ses énergies émotives.
Durant l’involution, le rôle de Satan fut essentiel au développement de l’expérience humaine. Sa fonction consiste à fragmenter la conscience et à créer la réflexion de l’ego. Il intervient précisément dans les zones de confusion, utilisant le mensonge, la subversion et la peur pour maintenir l’homme coupé de sa source réelle. Le mental humain devient alors un terrain de jeu et de vampirisme égrégorique.
Satan n’existe pas comme personnage réel dans les mondes supérieurs. Il s’agit d’un concept implanté dans le cerveau humain afin de polariser la conscience entre le bien et le mal. Cette polarisation génère une anxiété constante qui empêche l’accès au mental supérieur. À un haut niveau de conscience, l’homme comprend que Satan est une énergie de forme et non une entité autonome.
L’évolution vers la sixième race marque la fin de l’influence satanique. L’Armageddon désigne le dernier affrontement entre les forces de la lumière et les forces liées à la magie noire. Pour l’homme fusionné, Satan ne représente plus rien, car cet homme n’est plus polarisable. Le pouvoir, en tant que hiérarchisation de l’énergie, est alors reconnu comme intrinsèquement satanique et devient caduc.

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