Le terme savoir désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, une connaissance directe et non conceptuelle transmise à l’ego par l’esprit, indépendante de la mémoire de l’âme, des constructions mentales et des influences de l’astral.
Sur le plan opérationnel, le savoir se manifeste comme une certitude immédiate, silencieuse et fonctionnelle qui ne procède ni de l’apprentissage accumulatif ni du raisonnement discursif. Il ne s’élabore pas par comparaison d’idées ou par adhésion à un système, mais s’impose comme une donnée intérieure stable qui guide l’action juste sans justification. Tant que l’ego cherche à savoir par accumulation d’informations ou par croyance, il demeure dans la connaissance psychologique ; lorsqu’il reçoit le savoir de l’esprit, il cesse de spéculer, tranche avec précision et agit sans doute.
Fonctionnellement, parler de savoir revient à distinguer une intelligence vivante d’une érudition mémorielle. Son établissement progressif marque la sortie de la conscience hors de l’opinion, de la réflexion et de l’interprétation pour entrer dans une gouverne directe, impersonnelle et immédiatement opérative de la vie.

0 commentaires