Le terme sensibilité désigne, dans l’instruction de Bernard de Montréal, la capacité de l’ego à réagir aux impressions internes et externes, modulée par la mémoire de l’âme et par les pressions de l’astral tant que l’esprit n’en a pas repris la gouverne directe.
Sur le plan opérationnel, la sensibilité se manifeste par la réceptivité émotionnelle, la résonance affective, la perméabilité aux ambiances, aux paroles et aux situations, ainsi que par la rapidité avec laquelle l’ego est touché, blessé, stimulé ou déstabilisé. Lorsqu’elle est dominée par l’astral, elle amplifie les réactions, nourrit l’identification psychologique et entretient des fluctuations intérieures qui brouillent la perception du réel. Issue des mémoires de l’âme, elle transporte des charges anciennes qui colorent l’expérience présente. Tant que l’ego s’y identifie, elle oriente ses décisions avant toute vision claire.
Fonctionnellement, parler de sensibilité revient à désigner un champ de réception transitoire. Sous l’action directe de l’esprit, sa coloration émotive se neutralise : elle cesse d’être moteur réactionnel pour devenir simple instrument de détection factuelle, permettant à l’homme de sentir sans se laisser gouverner par ce qu’il perçoit.

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