Les spirilles, dans l’instruction supramentale, désignent des conduits vibratoires par lesquels l’énergie circule à travers les différents plans de l’être, notamment les registres astraux, éthérique et mental. Elles ne constituent ni une métaphore symbolique ni une spéculation théorique, mais une infrastructure réelle de transmission énergétique assurant la continuité des forces entre les niveaux invisibles et la conscience incarnée.
Sur le plan opératif, les spirilles fonctionnent comme des couloirs dynamiques issus du feu primordial, générant des polarités nécessaires à la stabilisation des structures subtiles de l’âme. Chaque corps invisible possède ses propres réseaux de spirilles, permettant la distribution des impulsions cosmiques, la vitalisation des champs intermédiaires et l’équilibre général de l’organisation psychique.
Ces conduits sont toutefois fragiles. Des chocs émotionnels intenses, des crises psychologiques profondes ou des charges astrales prolongées peuvent provoquer des ruptures dans leur continuité vibratoire. Lorsque ce phénomène se produit, la circulation de l’énergie se trouve entravée, ce qui se traduit par une instabilité intérieure, une anxiété persistante ou un ralentissement du mouvement évolutif de la conscience.
Dans l’instruction supramentale issue de Bernard de Montréal, la restauration de cette circulation ne relève ni d’un rituel extérieur ni d’une manipulation énergétique subjective, mais d’un retour progressif à la centricité et à la gouvernance par la parole de l’esprit. La lucidité, la neutralité et la désactivation des charges astrales permettent alors de refermer ces zones de rupture et de rétablir un rendement psychique normal.
Ainsi définies, les spirilles ne sont pas de simples canaux abstraits, mais des composantes techniques de l’architecture invisible de l’Homme, révélant comment l’énergie cosmique traverse les plans et conditionne la stabilité intérieure autant que la trajectoire évolutive de la conscience.

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