Rappel essentiel, Bernard de Montréal a été explicite. Il ne voulait ni mise en marché des cassettes, ni duplication durant la période où l’instruction devait demeurer contenue. Cette restriction constituait la condition même de leur circulation initiale. Il a précisé qu’après 1984, chacun ferait ce qu’il voudrait de ces enregistrements, cadre qui incluait naturellement la période suivant son décès.
Cette autorisation n’a jamais signifié — ni de près ni de loin — le droit de s’enrichir à partir de sa parole. La diffusion et les transcriptions ont été rendues possibles pour préserver et transmettre l’instruction, non pour la transformer en produit monétisé, en source de revenus ou en levier de visibilité personnelle, sur le réseau ou ailleurs, quels que soient les prétextes invoqués.
Toute exploitation financière des audios détourne l’intention originelle. Elle substitue à la fidélité de la transmission une logique de profit, et relève non d’un service rendu à l’instruction, mais d’une récupération intéressée, portée par l’ambition et la spéculation. Sur ce point, la position de Bernard de Montréal ne souffre aucune ambiguïté.
















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