Bernard de Montréal explique que la recherche des mystères occultes, des phénomènes extraordinaires et des expériences astrales constitue une dispersion d’énergie qui retarde l’accès à la conscience supramentale. Ces quêtes, bien qu’attirantes pour l’ego, maintiennent l’homme dans des formes et des projections qui l’éloignent de son autonomie réelle.
L’instruction insiste sur la nécessité de développer une conscience autonome, affranchie des influences extérieures, des croyances et des formes symboliques. Tant que l’homme dépend de médiations, de visions ou de pouvoirs, il demeure soumis à des forces qui conditionnent son évolution.
Selon Bernard, un homme réellement conscientisé n’a plus besoin de rêver. Le rêve appartient à une conscience encore fragmentée. Lorsque l’esprit est stabilisé, l’homme peut accéder directement aux dimensions de la planète par la présence consciente, sans passer par les mécanismes oniriques ou astraux.
Il critique la curiosité insatiable de l’ego, qui cherche sans cesse à savoir, à voir et à comprendre par accumulation. La connaissance réelle ne provient ni de la curiosité ni de l’exploration des phénomènes, mais de l’expérience directe et de la fusion avec l’intelligence universelle, vécue sans intermédiaire.
Bernard met également en garde contre les illusions de l’orgueil, qui accompagnent souvent les premières ouvertures de conscience. Sans discernement, ces ouvertures renforcent la personnalité au lieu de la dissoudre. L’homme doit plutôt développer un corps mental infatigable, capable de soutenir la lucidité nécessaire à la compréhension de l’infinité de l’existence, sans fascination ni complaisance.






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