Bernard de Montréal aborde la transmutation de l’ego humain en esprit en posant une rupture fondamentale : l’homme n’est pas une créature du bon dieu. L’instruction affirme que l’homme doit cesser de se percevoir comme un être soumis pour devenir un créateur conscient, responsable de sa propre évolution.
Bernard explique que l’ego, tel qu’il est vécu dans l’involution, constitue une illusion fonctionnelle. Tant qu’il domine la conscience, il empêche l’accès à une intelligence universelle libre de toute projection. La transformation réelle exige que l’ego soit dépassé vibratoirement afin de devenir un simple véhicule de l’esprit, sans autorité propre.
L’instruction critique les anciennes connaissances et les formes religieuses héritées du passé. Ces structures sont désormais obsolètes pour l’homme nouveau, car elles maintiennent la conscience dans la dépendance, la croyance et la soumission à des puissances extérieures. Elles ne peuvent servir de base à l’évolution supramentale.
Bernard insiste sur la nécessité de détruire les anciennes formes, non par opposition idéologique, mais par lucidité. Cette destruction permet l’émergence d’une humanité nouvelle, individualisée, autonome et capable de fonctionner au-delà des cadres involutifs.
Cesser de se voir comme une créature du bon dieu constitue une étape décisive. C’est à cette condition que l’homme peut réaliser son potentiel réel, non dans la dévotion ou la croyance, mais dans l’intégration consciente de l’esprit et l’exercice d’une intelligence créatrice.






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