Bernard de Montréal traite de la transmutation de l’ego humain en esprit en affirmant que l’homme doit se libérer radicalement de la forme pour accéder à une vibration réelle. L’instruction précise que l’ego, tant qu’il demeure central, agit comme une barrière entre l’homme et l’esprit, empêchant toute intégration authentique de l’intelligence.
Bernard critique l’ego non comme une erreur morale, mais comme une structure devenue obsolète lorsque l’homme entre dans une phase évolutive avancée. Les supports de l’ego, qu’ils soient spirituels, philosophiques ou intellectuels, doivent être détruits, car ils entretiennent l’illusion d’une conscience élevée tout en bloquant la transmutation réelle.
L’instruction souligne que cette transformation ne peut se faire sans épreuves. La souffrance consciente, les chocs, et la confrontation avec la peur constituent des passages nécessaires. Bernard évoque des phases de terreur, de douleur et même la perception possible de la mort comme des seuils incontournables pour briser les attachements résiduels de l’ego.
Ces étapes ne sont ni punitives ni symboliques. Elles servent à détacher l’homme des influences du monde des esprits et à l’amener vers une autonomie vibratoire complète. Tant que l’homme cherche refuge, sécurité ou validation, la transmutation demeure incomplète.
Bernard conclut en rappelant un principe fondamental de l’instruction : la lumière est anti-ego. Elle ne négocie pas avec la forme, ne rassure pas la personnalité et ne s’adapte pas aux peurs humaines. L’homme doit donc se préparer à des changements profonds et irréversibles, condition nécessaire à l’émergence d’une conscience nouvelle, libre de toute illusion et de toute dépendance.






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