Bernard de Montréal aborde le phénomène de la frustration en le définissant comme une énergie bloquée au niveau de l’ego. L’instruction précise que cette condition fait partie intégrante de l’existence humaine et qu’aucun individu n’y échappe tant que l’ego demeure actif et dominant.
Bernard distingue clairement l’ego inconscient de l’ego conscient. L’ego inconscient subit la frustration sans en comprendre la nature ; il en souffre de manière diffuse et cherche à la compenser instinctivement. L’ego conscient, quant à lui, perçoit la frustration différemment : il en reconnaît la présence, mais doit apprendre à ne pas y réagir psychologiquement.
L’instruction souligne que l’ego inconscient tente souvent de canaliser cette énergie bloquée à travers des activités de compensation comme le sexe, la nourriture ou toute autre forme de satisfaction immédiate. Toutefois, avec le temps, ces stratégies deviennent inefficaces et aggravent la tension intérieure, rendant la frustration de plus en plus difficile à contenir.
Bernard conseille alors une approche radicalement différente : se mettre au neutre. Il ne s’agit ni de refouler ni de combattre la frustration, mais de comprendre qu’elle constitue un courant d’énergie bloqué. En cessant toute réaction émotionnelle ou mentale, l’homme permet à cette énergie de se résorber d’elle-même.
L’instruction explique que la frustration non comprise peut conduire à l’anxiété et à la violence, en particulier chez les jeunes, qui disposent de peu de moyens pour canaliser consciemment leur énergie. L’absence de neutralité transforme alors cette énergie en agitation destructrice.
Pour dépasser la frustration, l’homme doit en comprendre les mécanismes et apprendre à attendre que l’énergie passe. Cette attente consciente détruit le temps psychologique et permet un ajustement vibratoire vers un état plus stable. La frustration cesse alors d’être une souffrance pour devenir un signal de transformation.
Bernard mentionne que les femmes sont souvent plus sujettes à la frustration en raison de leur sensualité, tandis que les hommes le sont davantage en lien avec leur sexualité. Dans les deux cas, la frustration est liée au corps du désir et à l’activité astrale qui l’anime.
L’instruction précise que la seule issue réelle consiste à transformer l’énergie astrale en énergie mentale. Cette transmutation permet de neutraliser le désir compulsif et de libérer l’homme de la répétition des tensions intérieures.
Bernard conclut que la frustration doit être comprise et neutralisée pour ne plus engendrer de souffrance. La clé réside dans une manière de vivre vibratoire plutôt que psychologique, où l’ego cesse de vouloir être constamment actif et apprend à laisser circuler l’énergie sans interférence.









0 commentaires